Deux portraits de Macron décrochés dans des mairies basques
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Ce mardi 19 mars, deux groupes de l’association écologiste basque Bizi ont réalisé 2 actions simultanées à Mauléon et Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées Atlantiques). Ils ont emporté le portrait officiel d’Emmanuel Macron dans les deux mairies. Ils ont laissé à leur place un message « Climat, Justice sociale... Où est Macron ? », et entendent ainsi « marquer le vide de la politique du Président sur les questions du dérèglement climatique et des injustices sociales », ont-ils précisé dans un communiqué.
Ces actions portent à 26 le nombre de portraits du président Macron symboliquement décrochés « pour protester contre le décrochage par la France des objectifs de limitation du réchauffement climatique adoptés dans l’Accord de Paris ». Des actions non-violentes du même type se sont en effet multipliées en France depuis plusieurs semaines, malgré les gardes-à-vue, les perquisitions et même l’annonce de trois procès les 26 juin, 2 et 11 septembre où seront jugés dix membres d’Action Non-Violente COP21.
Les militants de Bizi ont laissé sur place une lettre destinée aux maires des deux communes visées, dont voici quelques extraits : « Notre action non-violente a été menée à visage découvert, est assumée publiquement et ne vise pas votre commune en particulier, mais le Président de la république et son gouvernement (...) L’État français a porté et signé l’Accord de Paris lors de la COP21 en 2015 pour contenir le réchauffement climatique d’ici 2100 en dessous des +2°C et poursuivre ses efforts pour limiter la hausse à 1,5°C. Quatre ans après, la France ne respecte toujours pas ses engagements ; pire, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter (...) Les conditions de vie civilisées sur Terre sont en jeu (...) Le secrétaire général de l’ONU a encore averti il y a quelque mois "Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons [...] des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent" et insiste : "il est impératif que la société civile [...] demande des comptes aux dirigeants". C’est ce que nous faisons (...). »
- Source : courriel de Bizi.