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En brefClimat

El Niño a 80 % de probabilité de revenir cet été, prévient l’Organisation météorologique mondiale

El Niño peut notamment provoquer de fortes sécheresses, incendies et pertes de récoltes en Asie du Sud-Est, de fortes pluies et d'autres évènements extrêmes en Amérique du Sud.

Il y a maintenant 80 % de probabilité qu’un phénomène climatique El Niño ait lieu dans les prochains mois, sur la période juin — août 2026. C’est l’estimation donnée le 2 juin par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). La probabilité que l’évènement se poursuive ensuite au moins jusqu’en novembre est de 90 %, selon l’OMM.

El Niño est un phénomène climatique naturel récurrent qui mêle perturbations atmosphériques et océaniques dans le Pacifique. Il réapparaît en moyenne tous les deux à sept ans. Il s’était récemment produit en 2015-2016 puis en 2023-2024.

Sa survenue entraîne une hausse ponctuelle de la température globale et aggrave les effets déjà dramatiques du changement climatique. Il peut notamment provoquer de fortes sécheresses, incendies et pertes de récoltes en Asie du Sud-Est, de fortes pluies et d’autres évènements extrêmes en Amérique du Sud. L’Europe n’est a priori pas touchée par les conséquences d’El Niño.

La plus grande incertitude restante pour cet été concerne la force de cet épisode El Niño. Il pourrait être particulièrement intense. Les scientifiques redoutent, quoi qu’il en soit, des effets d’autant plus dévastateurs qu’ils se combineront à ceux du réchauffement climatique qui ne fait qu’empirer.

« Le monde doit considérer [cet évènement] comme l’alerte climatique urgente qu’il représente. [...] La seule réponse efficace est une action climatique à la hauteur de la crise : mettre fin à notre dépendance aux énergies fossiles, accélérer la transition vers les énergies renouvelables, protéger les plus vulnérables et mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour tous », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

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