« Des conditions caniculaires » de retour sur la France
Des couvertures de survie sur les portes vitrées d'une école, le 5 juillet 2026 à Saint-Hilaire-de-Clisson (Loire-Atlantique). - © Mathieu Thomasset / Hans Lucas / AFP
Des couvertures de survie sur les portes vitrées d'une école, le 5 juillet 2026 à Saint-Hilaire-de-Clisson (Loire-Atlantique). - © Mathieu Thomasset / Hans Lucas / AFP
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La France suffoque de nouveau. À partir de lundi 6 juillet, « des conditions caniculaires s’installent » sur une large partie de l’Hexagone, prévient Météo-France. Seize départements, de la Vendée à l’Isère, sont en vigilance orange canicule.
Mardi, les températures devraient encore grimper, avec 36 à 38 °C sur une grande partie de l’Hexagone, à l’exception des côtes du Nord-Ouest et des frontières de l’Est. La chaleur va probablement persister jusqu’en fin de semaine.
L’été s’annonce ainsi brûlant. D’après le bilan mensuel de Météo-France, juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré (+3,8 °C par rapport à la normale 1991-2020). À la fin du mois, 72 départements ont été placés en vigilance rouge à la canicule, un « fait inédit » depuis la création de ce système en 2004. Cette vague de chaleur a été plus intense, mais légèrement plus courte que celle d’août 2003.
Corollaire de ces journées torrides, « la sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire hexagonal et de la Corse », indique Météo-France. « Si on n’a pas de pluie, clairement, on va être très, très mal. Autant du côté de la biodiversité que de l’agriculture », a affirmé à Reporterre l’hydrologue Claire Magand.
Les conséquences de ces fortes chaleurs sont directes et dramatiques : lundi 6 juillet, d’importants incendies sévissaient dans la Drôme et les Pyrénées-Orientales, tandis qu’au moins 1 000 morts supplémentaires ont été enregistrées dans le pays entre le 24 et le 28 juin.