Canicule de juin : 5 764 morts en excès, un bilan inédit depuis 2003
La surmortalité a concerné « toutes les classes d’âge à partir de 15 ans ». - Pexels/CC/Alexandre Saraiva Carniato
La surmortalité a concerné « toutes les classes d’âge à partir de 15 ans ». - Pexels/CC/Alexandre Saraiva Carniato
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L’épisode de chaleur extrême qui a touché la France du 17 juin au 2 juillet a provoqué 5 764 décès excédentaires, selon des données provisoires publiées le 22 juillet par Santé publique France. Il s’agit de la surmortalité la plus élevée enregistrée depuis la canicule historique d’août 2003, qui avait causé 15 000 morts. La moitié de ces décès s’est concentrée sur trois jours seulement, les 25, 26 et 27 juin. L’Île-de-France a été la région la plus touchée, avec 1 999 morts en excès, soit une mortalité doublée par rapport à la normale.
Ce que l’agence sanitaire juge « inédit », c’est que la surmortalité a concerné « toutes les classes d’âge à partir de 15 ans », avec une augmentation marquée dès 45 ans. Si les plus de 75 ans restent les plus vulnérables — ils représentent les deux tiers des décès, soit 3 719 personnes —, la tranche des 45-64 ans a également été très durement touchée, avec un bond de 55 % par rapport à la mortalité attendue. Ces chiffres ne peuvent toutefois pas encore être imputés avec certitude à la chaleur, précise Santé publique France, qui publiera un bilan définitif à l’automne.
À ces 5 764 morts s’ajoutent les quelque 300 décès excédentaires de la première canicule de l’année, fin mai. La France a depuis enchaîné un troisième épisode de fortes chaleurs à la mi-juillet.