En bref — Habitat et urbanisme
Les maisons fissurées pourraient coûter jusqu’à 500 milliards d’euros
Une maison fissurée au Mans (Sarthe), le 18 mars 2023. - © Manon Chemineau / Hans Lucas / AFP
Une maison fissurée au Mans (Sarthe), le 18 mars 2023. - © Manon Chemineau / Hans Lucas / AFP
Durée de lecture : 1 minute
Combien coûteront les maisons fissurées par les sécheresses à répétition ? Invité mercredi 22 juillet sur BFM Business, le directeur général de la Caisse centrale de réassurance (CCR), Édouard Vieillefond, avance un chiffre vertigineux : le montant des dégâts causés par le retrait-gonflement des argiles pourrait s’élever à 500 milliards d’euros. Ce phénomène serait « le risque principal aujourd’hui » parmi les catastrophes naturelles en France.
Plus de 60 % des maisons individuelles, soit 12,1 millions de logements, sont situées dans une zone d’exposition moyenne ou forte, selon les dernières études du Bureau des ressources géologiques et minières. En appliquant un montant moyen de 30 000 à 40 000 euros par dossier, le directeur général arrive à ce chiffre gigantesque « dans les cinquante ou cent prochaines années ». Il ne s’agit donc pas d’une prévision, mais d’un ordre de grandeur du risque accumulé.
La CCR estime par ailleurs que 2026 pourrait ressembler à l’année record de 2022, avec des dommages se chiffrant à plusieurs milliards d’euros. Pour Édouard Vieillefond, seule une politique solide de prévention permettra d’éviter que les fissures des maisons ne deviennent celles du régime des catastrophes naturelles, dont le fonds est géré par la CCR. Pour rappel, chaque assuré s’acquitte d’une surprime dans ses contrats d’assurance — habitation et automobile — pour abonder ce fond, qui a collecté 3,7 milliards d’euros en 2025.