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En France, la centrale de Gravelines est très vulnérable

La centrale de Gravelines est très vulnérable en raison de sa situation en bordure de mer (risque d’invasion marine) et au cœur de zone pétrochimique et urbaine.


Les accidents nucléaires survenus au Japon ce vendredi 11 mars sur les deux centrales de Fukushima et d’Onagawa, montrent combien ces installations industrielles sont vulnérables et menacent la santé des populations et l’équilibre du pays. Il montre aussi que la sécurité absolue en matière nucléaire est un mythe.

Ce risque d’accident est-il envisageable pour la centrale nucléaire située à Gravelines qui vient de franchir ses trente années de fonctionnement ?

L’association Virage-énergie Nord-Pas de Calais a décidé de faire le point et organise deux conférences sur cette question et ouvertes à tous publics les 7 & 11 avril 2011 à 19h00 au Nouveau Siècle à Lille.
Même si le risque sismique est plus faible en Nord-Pas de Calais qu’au Japon, il n’en demeure pas moins que les réacteurs français sont insuffisamment protégés.

La centrale de Gravelines, quant à elle, souffre d’une extrême vulnérabilité de par sa situation en bordure de mer (risque d’invasion marine) et en cœur de zone pétrochimique et urbaine. Cette centrale, de plus, présente une usure prématurée des groupes électrogènes censés prendre le relais en cas de problème du système électrique principal et, comme sur 13 autres réacteurs de 900 MW, une anomalie générique, non résolue à ce jour, du système de refroidissement d’urgence à actionner en cas d’accident.

La centrale de Gravelines doit aussi faire face aujourd’hui à son âge trentenaire, d’autant plus que ses six réacteurs étaient initialement prévus pour un fonctionnement de trente ans. Il va sans dire que les moyens de production d énergies renouvelables (et encore plus les économies d’énergies) présentent des risques d’accidents sans commune mesure (voire nuls) avec ceux, gravissimes, que fait courir la technologie nucléaire.

Afin que les responsables politiques s’engagent dans des politiques énergétiques au service du bien-être des populations actuelles et futures, il s’avère indispensable d’informer d’une manière indépendante les citoyens et d’intensifier le débat démocratique sur cette question.

Virage-énergie organise donc, avec le soutien de quinze associations régionales et nationales., les 7 et 11 avril prochains au Nouveau Siècle à Lille deux conférences,

La conférence du 7 avril fera le point sur les risques liées à son vieillissement. Interviendront Jean Sename, président de l’ADELFA (Assemblée de défense de l’environnement Littoral Flandres Artois) et membre de la Commission Locale d’Information de la centrale nucléaire de Gravelines, et Yves Marignac, expert indépendant en installations nucléaires, Directeur de Wise-Paris

La conférence du 11 avril se focalisera sur les alternatives énergétiques possibles avec présentation par les acteurs concernés du plan de sortie du nucléaire en Allemagne, d’une société coopérative de production électrique renouvelable en Belgique et du scénario régional Virage-énergie.


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