123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

Flamanville : un pylône poursuivi en justice

La commune de Vitré a déposé un recours contre l’installation d’un pylône de la ligne THT de Flamanville. Les ondes électromagnétiques pourraient affecter la qualité des eaux.


La ville de Vitré (Ille-et-Vilaine), dirigée par l’ex-ministre Pierre Méhaignerie (UMP), a déposé lundi 14 mai 2012 un recours en référé pour obtenir l’annulation d’un permis de construire de la ligne à très haute tension (THT) du futur réacteur EPR de Flamanville (Manche), selon une source judiciaire.

Cette procédure, engagée devant le tribunal administratif de Rennes, est un recours en « excès de pouvoir » visant la préfecture d’Ille-et-Vilaine, qui avait délivré le permis. Elle concerne un pylône situé dans un périmètre de captage des eaux qui alimente la ville de Vitré.

Le cabinet de M. Méhaignerie et son avocat ont indiqué ne pas souhaiter à ce stade s’exprimer sur cette démarche.

Un captage d’eau menacé

La semaine passée, le conseil municipal de Vitré et celui de la Communauté de de communes de Vitré avaient approuvé ce recours par vote. Le pylône incriminé, portant le numéro 547, est situé à cheval sur un drain de captage des eaux, dans la forêt du Pertre.

Relayant les craintes d’associations de défense de l’environnement, M. Méhaignerie, cité par le quotidien Ouest-France, a évoqué il y a quelques jours les « risques que cette installation peut faire peser sur la qualité des eaux », en raison des champs électromagnétiques qu’elle induira.

Mi-mars, l’Agence régionale de santé de Bretagne avait émis un avis défavorable concernant ce tracé, avant de se raviser huit jours plus tard.

Raccordement électrique de l’EPR de Flamanville

Destinée au raccordement du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), la THT Cotentin-Maine, qui traverse également l’Ille-et-Vilaine, le Calvados et la Mayenne, sur 160 kilomètres, est contestée par les écologistes ainsi que par des riverains et plusieurs collectivités locales traversées.

Quatre communes de la Manche ont déjà introduit des recours devant le tribunal administratif de Caen. Et le Conseil d’Etat doit se prononcer dans six autres procédures, dont une déposée par M. Méhaignerie.


legende