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Fonte estivale record de la banquise en Arctique

Les scientifiques constatent une réduction importante de la banquise arctique. Le recul de la glace devrait dépasser cette fin d’été le record de 2007


La banquise rétrécit chaque été. Le point bas de cette diminution intervient vers la mi-septembre, avant le retour du gel. Et cette année, les scientifiques s’attendent à une contraction record.

Selon deux instituts de recherche américain et danois, la surface de la banquise est actuellement inférieure à celle observée à pareille époque en 2007. L’année du dernier record en date.

Si la fonte stoppait net, 2012 correspondrait déjà au quatrième retrait enregistré jusqu’ici par les scientifiques. Mais les chercheurs sondés par le Study of Environmental Arctic Change s’attendent à une fonte avoisinant celle de 2007.

Le New Scientist, qui titre sur cette marche vers un nouveau record, pointe une double explication : le changement climatique allié à des conditions météo particulières durant la saison de fonte actuelle.

A cette actualité font écho les résultats préliminaires obtenus par CryoSat-2, satellite qui étudie l’épaisseur de la glace.

Le constat de l’Agence spatiale européenne (ESA) est que la fonte de l’Arctique est bien plus forte que ne laissaient supposer les modèles.

L’an dernier, 900 kilomètres cubes de banquise résistant jusque là à l’été ont disparu. Selon le Guardian, ce taux de fonte est 50% plus élevé que les prévisions généralement faites par les chercheurs.

Toujours selon la sonde de l’ESA, l’Arctique abritait 13 000 kilomètres cubes de banquise en été 2004, contre seulement 7 000 cette année. Une régression de moitié ou presque.

Si la perte annuelle de quelque 900 kilomètres cubes observée actuellement se poursuit, la couche de glace estivale pourrait disparaître dans les dix ans, calcule le Guardian.

Spécialiste au University College de Londres, Chris Rapley rappelle que « l’Arctique est particulièrement vulnérable au changement climatique. Les températures y augmentent bien plus vite qu’à l’équateur. D’où l’amincissement de la banquise observée ».

Selon le professeur, « cela nous dit que la planète essuie des changements majeurs. Les systèmes météorologiques de la planète étant interconnectés, ce qui se passe aux latitudes élevées nous affecte tous ».


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