Ils ne portent pas de bonnets et ils se mobilisent POUR l’écotaxe‏

Durée de lecture : 2 minutes

28 novembre 2013 / Bizi ! / CGT Cheminots / CADE



Mais si, c’est bien de taxer les transports routiers polluants ! Des écologistes et des cheminots vont le dire haut et fort, à Bayonne, le 2 décembre.


Une nouvelle fois, les mobilisations des lobbys patronaux ont obtenu la suspension de l’écotaxe (ou plutôt « pollutaxe »).

Nous organisons aujourd’hui une réunion large et ouverte pour voir ensemble comment faire contre-poids au lobbying des patrons routiers et des divers responsables de l’agriculture productiviste et de la délocalisation actuelle de l’économie. Nous entendons clarifier un certain nombre d’aspects de ce dossier :

- Les coûts externes des transports (pollution, accident, usure des infrastructures) restent majoritairement à la charge de la collectivité. En ce qui concerne le transport de marchandises, les poids lourds coûtent quatre fois plus que le fer. Pour mille tonnes par kilomètre, ces coûts externes se montent à 71,20€ pour le routier, 17,90€ pour le ferroviaire, et 22,50€ pour le maritime. Il est urgent de réinternaliser une partie de ces couts externes et la pollutaxe y contribue.

- Il s’agit d’une mesure de bon sens, car elle permet de préparer un avenir proche qui verra le prix du pétrole, plus rare et moins facilement accessible, monter en flèche. La pollutaxe doit financer les alternatives au transport routier (train, fluvial) qui permettent un transport plus sûr et moins polluant.

- La pollutaxe contribuera au maintien et au développement de l’emploi local. L’emploi dans les modes de transport alternatif n’est pas délocalisable, contrairement au transport routier où le dumping social est de règle en union Européene. De plus, si le transport coûte plus cher, les entreprises auront plus tendance à produire au plus près du consommateur et à éviter les transports inutiles voir absurdes (crevettes pêchées au Danemark, décortiquées au Maroc puis revenant au Danemark pour y être préparées, porcs bretons envoyés dans des abattoirs allemands). Enfin, le renchérissement du transport routier contribue à promouvoir l’agriculture paysanne de proximité face à l’agriculture industrielle et délocalisée.

- La pollutaxe est loin d’être parfaite, et certains de ces défauts doivent être impérativement corrigés (exonération du transport sur autoroutes payantes exemptant de fait les transports longue distance, collecte de la pollutaxe par un consortium privé empochant au passage 20 % des recettes etc.). De plus, nous contestons l’abattement de 30% dont bénéficieraient les trajets en Aquitaine (qui prétend être un axe épargné par le transport routier alors que notre territoire se trouve sur un des axes de communications eurropéens les plus denses en transport routier).

Nous devons aujourd’hui reprendre l’initiative dans ce dossier et faire entendre notre voix ! Nous proposons à tous ceux et celles qui partagent le même souhait de participer à une réunion ouverte. Il y sera défini diverses actions et mobilisations pour demander l’application rapide de cette pollutaxe. Cette réunion aura lieu :

Lundi 2 Décembre à 18h00 à la bourse du travail salle 1, à Bayonne





Source et photo : Courriel à Reporterre de Bizi !

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