L’abécédaire des promesses de M. Sarkozy en 2007

Durée de lecture : 350 minutes

14 novembre 2010 / par villalard

Pour mémoire...


L’abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

35 heures
Je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été une solution contre le
chômage. Les 35 heures ont-elles permis de créer des emplois ? Nullement. Avec elles, vous avez
plus de temps pour vous, mais vos salaires sont gelés. Vous avez moins de pouvoir d’achat, vous
consommez moins. C’est toute l’économie qui s’est artificiellement réduite. Depuis 2002, les 35
heures ont été assouplies deux fois. Pour ma part, je crois qu’il nous faut vraiment en sortir. Cela ne
signifie pas qu’il faille revenir à 39 ou 40 heures pour tous. Ce serait faire la même erreur que le
Parti socialiste, dont la candidate persévère puisqu’elle défend la "généralisation des 35 heures".
Notre réponse à la RTT, c’est la liberté de gagner plus, en travaillant plus. Que certains salariés
soient heureux à 35 heures et souhaitent y demeurer est parfaitement respectable. D’autres veulent
pouvoir gagner plus en travaillant plus longtemps. Au nom de quoi devrait-on le leur interdire ?
Pour sortir des 35 heures, nous voulons une solution gagnant-gagnant : pour le salarié et pour
l’entreprise. Nous proposons tout d’abord d’assouplir fortement le recours aux heures
supplémentaires, tout en conservant les majorations de 25 et 50%. Surtout, nous proposons
d’exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et d’impôts, pour le patron comme pour
le salarié. Concrètement, cela signifie une baisse de 25% du coût salarial horaire, ce qui incitera les
entreprises à multiplier les heures supplémentaires. Pour le salarié au SMIC qui effectue 4 heures de
plus par semaine, cela signifie un gain de 17% sur sa feuille de paye. J’ajoute que le même
mécanisme doit s’appliquer au rachat de journées de RTT.
Source(s) : Mon Projet, Interview dans le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

35 heures à l’hôpital
Je crois qu’il est possible de revoir les 35 heures à l’hôpital, mais je suis certain que la réforme est
souhaitée et attendue par les personnels hospitaliers. Ils ont eu à souffrir de la désorganisation et de
la surcharge de travail que les 35 heures ont créées dans les services. Je propose que les personnels
volontaires aient la liberté de travailler plus pour gagner plus.
Source(s) : Interview Panorama du médecin (mars 2007)

Accès à la propriété
Depuis des années, on vous dit qu’on ne peut rien contre la crise du logement, et on laisse
s’aggraver une pénurie qui a rendu la propriété impossible pour beaucoup d’entre vous et la location
de plus en plus difficile. Cette situation ne peut pas durer. Je veux permettre à chaque ménage d’être
propriétaire, parce que la propriété est le rêve de chacun d’entre nous. Je vous permettrai
notamment de déduire de votre impôt sur le revenu les intérêts de votre emprunt immobilier. Ceux
qui ne paient pas l’impôt sur le revenu recevront une aide de l’État pour emprunter.
Source(s) : Mon projet

Administration
Je veux que nos grandes administrations deviennent de véritables partenaires de la réussite des
entreprises. Il faut mettre un terme à la logique de défiance qui existe à l’égard des PME. Je le dis
franchement : il est injuste que l’Administration traite à la même enseigne la grande majorité des
entreprises de bonne foi et l’infime minorité de celles qui trichent sciemment. L’Administration ne
peut plus se cantonner dans un pur rôle de contrôle et de sanction vis à vis d’entreprises toutes
supposées fraudeuses. Pour opérer ce bouleversement dans nos habitudes, il est nécessaire que ces
administrations, et leurs agents, soient demain évalués sur leur capacité à rendre à tous un service de
qualité, sur la rapidité des réponses données aux entreprises, et non plus sur le seul montant des
redressements opérés ou sur les procès-verbaux dressés.
Source(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

Adoption
Pour faciliter l’adoption des enfants à l’étranger, il faut structurer davantage nos liens de
coopération avec les pays d’origine, à l’image de ce que font les autres pays. Nous devons aussi
améliorer les règles des adoptions « intérieures », c’est-à-dire d’enfants nés en France et devenus
pupilles de l’Etat. La France est devenue plus exigeante que d’autres pays avant de considérer qu’un
enfant a été réellement abandonné par ses parents et est adoptable. Des solutions existent pour
améliorer les choses. Je suis avec attention les travaux du Conseil Supérieur de l’adoption sur ce
sujet. Ma conviction est que toute réforme doit être mûrement réfléchie et se faire dans l’intérêt de
l’enfant. Je veux que le mariage protège la filiation et le cadre naturel de la famille. Pour cette
raison, je n’ouvrirai pas le mariage, ni l’adoption aux couples de même sexe.
Source(s) : Interview à la revue Cotémômes
Discours Nantes (15/03/07)

Afrique
Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus,
en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à
l’Afrique. Je m’intéresse à l’Afrique et je la respecte. C’est pour cette raison que, par exemple, je
prône l’exonération totale d’impôts sur le revenu pour tous les migrants africains résidant en
France, lorsque leur argent est investi dans des micro-projets de développement sur place. Ce flux
émanant de la diaspora permettra de décupler l’aide au développement, de pallier l’insuffisance du
réseau bancaire et de contourner la corruption. Plus généralement, on ne fera pas bouger les choses
par le seul tutoiement entre le chef de l’Etat français et ses homologues du continent, mais par la
conscience collective d’un intérêt commun. L’Afrique compte huit cent millions d’habitants dont la
moitié a moins de dix-sept ans. L’avenir de ces jeunes est donc une obsession pour tous ceux qui,
comme moi, s’intéressent au développement. Parmi ces jeunes, il y a les étudiants et je pense qu’ils
doivent être plus nombreux à venir se former en France. Mais à une condition : une fois leur
formation achevée, on doit leur demander de mettre leurs compétences acquises en France – donc
leur première expérience professionnelle – au service de leur pays d’origine. Afin de ne pas se
retrouver par exemple dans la situation caricaturale du Bénin, dont les médecins sont plus
nombreux à exercer en France que chez eux.
Source(s) : Mon Projet ; Interview Jeune Afrique (5/11/06)

Agriculteurs
L’agriculture française est un atout économique majeur. Si nous voulons qu’elle demeure forte et
attractive, alors il n’est pas possible de ravaler les agriculteurs au rang de « jardiniers de la nature »,
ni d’accepter des baisses de revenus effarantes qui non seulement paupérisent les exploitants, mais
les privent largement des moyens de s’adapter aux évolutions des marchés et de la consommation. Il
faut permettre aux agriculteurs de vivre davantage du fruit de leur travail. Aucun producteur, en
effet, ne peut préférer vivre d’aides directes plutôt que du marché. Le niveau des aides dépendra
donc du niveau des prix. Avec des prix plus hauts et plus rémunérateurs, les aides seront moins
indispensables. (…) Je suis favorable au maintien des outils d’aide à l’installation. Ces outils ont
fait leur preuve, ils sont efficaces. Mais il ne faut pas vivre dans l’illusion : on n’installera pas un
agriculteur pour un départ. L’objectif doit être de veiller au renouvellement des générations et de ne
pas détourner les jeunes de ce métier. Il faut également veiller à appuyer les démarches des jeunes
qui viennent d’autres milieux. (…) L’aide à l’installation est primordiale, de même que les prêts
bonifiés. Un effort pourrait sans doute être fait en direction du stage d’installation, afin de le
rapprocher des besoins réels des futurs exploitants.
Source(s) : Interview Midi Libre (octobre 2006) ; Interview Le Mag Cultures (février 2007).

Agriculture
Je soutiendrai l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Elles sont indispensables à notre
indépendance alimentaire et désormais énergétique, et sont une force économique de premier plan.
La compétitivité de l’agriculture française est une réalité. La France reste l’un des principaux pays
producteurs dans le monde. Il n’y a aucune raison de céder notre place sur les marchés, ni d’ailleurs
de craindre notre mise à l’écart. Maintenir cette productivité dépend d’abord de notre capacité à
renouveler les générations. J’entends poursuivre et amplifier les efforts en matière d’installation.
Améliorer la productivité de notre agriculture passe également par le développement d’approches
économes en matière d’intrants agricoles. C’est aussi faciliter la mise en commun du matériel
d’exploitation : on peut aller beaucoup plus loin et apporter des réponses précises aux
préoccupations des exploitants. C’est enfin se tourner résolument vers les nouveaux débouchés et
mettre fin à une certaine forme de gaspillage. Je ne peux me résoudre à voir des terres mises en
jachère alors même qu’il y a des possibilités de cultiver, sur ces terres, des produits pour le marché
des biocarburants ou de la chimie verte. Tout ceci est possible si l’on se donne la peine
d’accompagner les exploitants. Il faut simplifier les structures d’appui aux exploitants et confier aux
chambres d’agriculture, qui réalisent déjà un formidable travail, une véritable mission
d’accompagnement des exploitants sur le terrain. (…) L’arrivée de nouveaux États membres, dotés
de secteurs agricoles puissants, ne doit pas susciter de craintes en France. Ces pays sont nos alliés et
nous avons beaucoup à partager avec eux. La France s’est engagée très tôt dans des partenariats
pour l’adhésion de ces pays, et elle n’a pas à le regretter. C’est ensemble que nous écrirons
l’évolution de la Pac et de nos agricultures. De plus n’oublions pas une chose : avec la croissance de
la population mondiale, les marchés vont s’élargir. (…) Quand on est agriculteur, on travaille tous
les jours à la préservation de l’environnement. Les efforts déjà réalisés ne doivent pas être oubliés,
ni sous-estimés. Il faut toutefois aller plus loin. Même si beaucoup de chemin a été fait, il n’en reste
pas moins vrai qu’il nous faut aller vers une meilleure prise en compte des ressources dans l’acte de
production. Il nous faut développer une agriculture diversifiée, favoriser les modes de production
naturels (l’herbe) et améliorer la gestion de l’eau (vis-à-vis de l’irrigation).
Source(s) : Mon Projet ; Interview Le Mag Cultures (février 2007).

Aide au développement
Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus,
en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à
l’Afrique. La fraternité, c’est la solidarité avec les pays pauvres et l’engagement dans les grandes
causes humanitaires, dans la lutte contre la faim, la misère, la maladie, dans le codéveloppement
qu’il va bien falloir réussir si l’on ne veut pas que l’exode massif du Sud vers le Nord ne tourne au
désastre. Je veux que la France inscrive sa politique d’aide au développement dans le cadre de
partenariats exigeants et responsables. Le principe de conditionnalité s’appliquera avec rigueur en
prenant mieux en compte le respect de l’Etat de droit et de bonne gouvernance.
Source(s)
Mon Projet
Discours Zénith (18/03/07)
Questionnaire Organisation –Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)

Aides agricoles
La suppression des subventions est inenvisageable. Celles-ci sont nécessaires pour permettre une
agriculture de qualité et la préservation de la vitalité de nos zones rurales. Mais la réalité à laquelle
nous sommes confrontés, c’est que les aides à l’agriculture sont aujourd’hui équivalentes au revenu
des exploitations. Elles sont même parfois supérieures à ce revenu d’exploitation. Le premier
chantier à engager, c’est celui de la simplification des régimes d’aide en place. Le second, c’est de
permettre aux agriculteurs de vivre davantage du fruit de leur travail. Aucun producteur, en effet, ne
peut préférer vivre d’aides directes plutôt que du marché. Le niveau des aides dépendra donc du
niveau des prix. Avec des prix plus hauts et plus rémunérateurs, les aides seront moins
indispensables.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)

Airbus
Des changements profonds sont nécessaires. Airbus et EADS ne peuvent plus fonctionner dans la
gouvernance actuelle qui donne aux intérêts nationaux un pouvoir de blocage contraire à la bonne
marche de l’entreprise. Il faut revoir la composition actuelle du capital et renégocier le pacte
d’actionnaires pour que la direction d’Airbus soit mobilisée sur les intérêts industriels et eux seuls.
L’entreprise a besoin d’investisseurs nouveaux et prêts à s’engager dans son développement,
notamment pour financer le lancement de l’A350 et du successeur de l’A320. Pour Nicolas Sarkozy,
il est logique, et c’est même là son devoir, que l’État se joigne s’il le faut à cette recapitalisation
pour marquer sa confiance dans l’entreprise et l’aider à passer ce cap difficile. L’Etat et les
collectivités intéressées doivent également accompagner les sous-traitants et les territoires affectés
par le plan Power8 pour consolider et développer leur activité. En particulier, la progression vers les
technologies composites sur le site de Méaulte, gage de sa pérennité, doit faire l’objet de mesures de
soutien de la part des pouvoirs publics et d’un engagement clair d’Airbus, voire d’autres acteurs
industriels éventuels, sur l’avenir des activités et des emplois concernés. Si les Français me font
confiance, je ferai de l’avenir de EADS et d’Airbus des priorités de la politique industrielle
volontariste qu’il s’emploiera développer en France et en Europe.
Source(s)
Communiqué (03/04/07)

Allocation adulte handicapée
Les personnes handicapées doivent pouvoir vivre décemment, ce qui est actuellement impossible
avec une allocation adulte handicapé (AAH) de 621 euros. Il n’est pas acceptable que le montant de
l’AAH n’atteigne même pas le seuil de pauvreté de 788 euros. Plus de 700 000 personnes sont
concernées. Afin de remédier à cette situation, je propose de revaloriser l’AAH de 25%.
Source(s)
Le Parisien (23/03/07)

Allocations chômage
Comme souvent en France, en matière de chômage ou en matière de minima sociaux, on indemnise
chichement, mais longtemps. Alors qu’il faudrait indemniser fortement, mais brièvement pour que
chacun soit incité à reprendre rapidement un emploi. Je propose que l’allocation chômage ne puisse
pas être inférieure au salaire minimum, mais que nul ne puisse refuser plus de trois offres d’emploi
correspondant à ses compétences
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Allocations familiales
J’aiderai les familles qui ont des difficultés à assumer leur mission éducative et responsabiliserai
celles qui y renoncent par la mise sous tutelle des allocations familiales. J’aiderai les familles à
chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le
premier enfant. Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un
travail lui permettant de faire vivre sa famille sans prise en compte des allocations familiales.
Source(s)
Mon Projet

Alstom
Tout le monde disait qu’il n’y avait rien à faire, qu’il fallait laisser tomber, qu’il fallait vendre à
SIEMENS. (…) Je me suis battu, au nom de l’État. Nous avons même racheté 20 % d’ALSTOM,
800 millions d’euros. Deux ans plus tard, Thierry BRETON revendait 2 milliards 100 millions.
ALSTOM est aujourd’hui une des entreprises les plus profitables de la bourse française. Alors les
spécialistes qui disaient que c’était foutu, que c’était fichu, ils sont où aujourd’hui ? Les 25 000
emplois, on les a sauvés.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Aménagement du territoire
Rétablir la confiance est plus que jamais nécessaire pour ceux de nos concitoyens qui sont issus du
monde rural. Depuis des décennies, certains de nos territoires ruraux les plus fragiles sont gagnés
peu à peu par la désertification. Or je veux affirmer, une fois encore, qu’il n’y a pas de fatalité au
dépeuplement ni à l’exode rural, pour peu que l’Etat poursuive et amplifie ce qui fut toujours une
grande politique, une politique originale dans notre pays, celle de l’aménagement du territoire. Elle
n’est d’ailleurs pas pour rien dans la qualité de vie et des services publics que nous reconnaissent
les étrangers qui visitent et apprécient notre pays. Aménager le territoire, c’est refuser que l’Etat ne
renforce encore les tendances, là, à la concentration, ailleurs, au dépeuplement, plutôt que de
rechercher un équilibre dans le développement de nos territoires. Aménager le territoire, c’est
finalement garantir une véritable égalité des chances pour chaque Français, en tout point du
territoire. L’accès au haut et très haut débit doit être reconnu comme une obligation de service
public sur tout le territoire. La politique de couverture en haut débit d’ores et déjà engagée doit se
poursuivre pour couvrir réellement la totalité du territoire, ce qui n’est pas le cas à ce jour. Un cadre
réglementaire favorable aux investissements en très haut débit par les opérateurs sera mis en place.
Source(s)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Amérique latine
L’Amérique latine quant à elle a connu des progrès démocratiques majeurs, au travers d’élections
qui se sont bien déroulées dans une quinzaine de pays ces derniers mois. Pour autant la démocratie
reste fragile, car beaucoup lui attribuent les difficultés sociales persistantes de certains de ces pays.
Nous devrons donc être attentifs aux dérives autoritaires et populistes, qu’elles viennent de
dirigeants de gauche ou de droite.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
ANPE
L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul service public de l’emploi, qui
interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le
souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui.
Source(s)
Mon Projet

Appartement de fonction
La procédure actuelle est excessive, tous les ministres n’ont pas besoin d’un appartement de
fonction. Qui est-ce qui a besoin d’un appartement de fonction ? Les ministres qui peuvent être
appelés de jour et de nuit parce qu’il se passe toujours quelque chose. (…) Si je suis élu président de
la République, je laisserais un appartement de fonction uniquement pour les ministres qui en ont
besoin, pour dire les choses comme elles sont, je ne voudrais pas être vexant à l’égard de qui que ce
soit, mais je ne suis pas persuadé que le ministre d’un domaine, par exemple celui de la
communication, ait essentiellement besoin d’être présent à son ministère en pleine nuit.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Art contemporain
Il faut d’abord faire aimer et populariser l’art contemporain, et cela dès le plus jeune âge. C’est la
mission principale de nos musées spécialisés et des fonds régionaux d’art contemporain. On doit
ensuite aider les artistes. Il me semble que beaucoup se joue au niveau de la formation : notre
dispositif d’enseignement de l’art manque sans doute de moyens pour se situer au meilleur niveau
international. Il y a, je le crois, des cloisons à abattre entre les différentes disciplines (art industriel,
design, nouvelles technologies) pour favoriser la polyvalence des artistes.
Source(s)
Interview Arts Magazine (avril 2007)

ASSEDIC
L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul service public de l’emploi, qui
interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le
souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui.
Source(s)
Mon Projet

Associations
Je donnerai des avantages concrets à ceux qui donnent de leur temps à la société dans les
associations. Je veux transmettre la valeur de l’engagement et pour cela valoriser le bénévolat, un
bénévolat régulier, qui n’est pas synonyme d’incompétence ou d’amateurisme. Je propose qu’une
année de bénévolat dans une association ou dans un club donne droit à un stage de formation gratuit
 ; que 20 heures de bénévolat effectuées régulièrement chaque mois donne droit à 10% de points en
plus aux examens ; que 10 ans de bénévolat donne droit à une année de cotisations de retraite. Je
veux que la société valorise ceux qui se dévouent pour elle et sanctionne ceux qui ne respectent ni la
loi, ni les autres, ni eux-même. Le bénévolat est une vraie richesse pour nos quartiers. Je veux le
valoriser en créant un livret d’épargne civique qui donnera aux bénévoles des avantages concrets :
stages de formation gratuits, points supplémentaires aux examens, cotisation pour la retraite. Mais
le recours au bénévolat ne remplace pas la présence de professionnels : on ne s’improvise pas
éducateur ou aide-maternelle. Je propose, dans chaque quartier, un responsable de la politique de la
ville qui aura à orienter les crédits vers les associations qui ont le plus besoin de salariés qualifiés.
Source(s)
Mon Projet
Discours Nantes (15/03/07)
Le Parisien version électronique (23/03/07)

Assurance maladie
Nous allons dépenser plus en matière de santé en raison de l’allongement de la durée de la vie, du
progrès thérapeutique, des exigences croissantes et légitimes de nos concitoyens. Aussi faut-il
dépenser mieux et créer les recettes nécessaires au financement des dépenses. Il faut d’abord
s’attaquer aux abus, aux fraudes et aux gaspillages. Evalués entre 7 et 15 milliards d’euros, ils
représentent plus que le déficit de l’assurance maladie. J’engagerai ensuite une plus forte politique
de prévention, car elle est porteuse d’économies sur le long terme. Je souhaite créer une franchise
raisonnable et juste afin de responsabiliser les patients. Je pense en outre que cela restaurera une
conception moins consumériste de la santé. S’agissant des recettes, fondamentalement, la solution
est évidemment le plein emploi. C’est parce que nous n’avons pas le plein emploi que nous avons
des déficits sociaux.
Source(s)
Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

Audiovisuel
La démocratisation de la culture passe par une télévision de qualité, parce que c’est le média que chacun regarde, qui pénètre dans tous les foyers. Trois à quatre heures par jour ! Près de 100 000
heures dans une vie ! L’enjeu est considérable, en termes de lien social, de transmission partagée, et bien sûr d’emploi culturel. Il faut être ambitieux pour notre télévision, et notamment pour les
chaînes publiques. C’est un fait, l’audiovisuel public est actuellement sous financé. Nous devrons trouver des solutions, sans tabous, car un financement convenable est indispensable si nous voulons
mettre la barre de la création et de l’imagination audiovisuelles à la hauteur qui devrait être les leurs.
Les chaînes publiques doivent exprimer leur singularité, en diffusant à des heures d’écoute convenables des programmes de qualité. Il s’agit aussi et surtout d’inventer une nouvelle culture
audiovisuelle, avec des téléfilms, des fictions de qualité - et la diffusion récente de la série des Maupassant en est un très bon exemple -, des documentaires, des émissions de plateau ou
s’échangent idées et contenus. Nous avons tout en main pour relever ce défi : des professionnels remarquables. Des maisons de production excellentes. Des spécialistes de fiction et de documentaires internationalement reconnus. Là encore, les perspectives en matière d’emploi sont considérables. Sait-on que le doublement des fictions sur nos chaînes représenterait 400 000 journées de travail en plus pour les intermittents qui en vivent ? La télévision est vraiment partie
prenante d’une économie de l’immatériel extrêmement prometteuse et encore trop balbutiante.
Source(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Autonomie des établissements scolaires
Je donnerai plus d’autonomie aux établissements pour leur permettre de développer leur projet
pédagogique spécifique. Elle est une nécessité pour que chaque établissement s’adapte au contexte
dans lequel il se trouve et pour que chacun se mobilise autour d’un projet dont il sera partie
prenante. C’est la responsabilité. C’est l’incitation à faire le mieux possible. C’est la condition pour
que le libre choix des parents devienne possible, pour que la carte scolaire un jour soit abolie et
pour que la ségrégation urbaine et la ségrégation scolaire cessent de se nourrir l’une de l’autre.
Source(s)
Mon Projet
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)

Autorité
Je ne crois pas à la République sans un minimum d’ordre, l’ordre républicain, je ne crois pas qu’on
peut tout faire, je crois à la justice, mais je crois aussi à la fermeté. Je crois aux droits, mais je crois
aussi aux devoirs.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Autorité Parentale
Il faut bien sûr aider les parents qui n’arrivent pas à assumer leur mission éducative, mais aussi les
responsabiliser. Je souhaite que les allocations familiales et l’allocation de rentrée scolaire soient
placées sous tutelle lorsque les parents faillissent à leur mission : la société doit avoir la garantie
que l’aide qu’elle accorde est bien utilisée dans l’intérêt de l’enfant.
Source(s)
Interview à la revue Cotémômes

Banlieues
Il faut d’abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes. Ce travail demande de la
maîtrise de soi, mais aussi de la résolution et du courage. C’est facile de revendiquer le calme dans
les banlieues, mais cela dissimule souvent une loi du silence, de la peur, des trafics, de
l’extrémisme. Il faut ensuite maîtriser l’immigration. Il faut enfin rétablir de l’activité. Les parents
doivent avoir un emploi, les enfants doivent suivre une formation. Les quartiers ne demandent pas
une situation à part. Ils demandent à devenir des quartiers comme les autres. Les vrais drames de la
banlieue sont ceux du quotidien. L’école qui devient un ghetto, le chômage dont on ne sort pas, les
jeunes filles qui ne peuvent vivre librement, les incivilités qui empoisonnent la vie, la drogue qui
devient source de l’économie. Je veux que la République se réapproprie les quartiers. Je poursuivrai
le démantèlement des bandes organisées. Je conduirai un plan d’urgence pour l’éducation qui
divisera par deux le nombre d’élèves des établissements les plus en difficulté. Services publics,
transports en commun, commerces de proximité seront réinstallés dans les quartiers. Je permettrai
aux habitants du parc HLM de racheter leur logement afin de se réapproprier la vie de leur quartier.
Si je suis élu je mettrai en oeuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos
quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que
chacun ait un emploi. Depuis vingt-cinq ans, on a dépensé des milliards dans les quartiers difficiles,
mais la situation n’a cessé de s’aggraver. Il faut changer de politique, changer de méthodes. Il faut
d’abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes. Ce travail demande de la
maîtrise de soi, mais aussi de la résolution et du courage. C’est facile de revendiquer le calme dans
les banlieues, mais cela dissimule souvent une loi du silence, de la peur, des trafics, de
l’extrémisme. Il faut ensuite maîtriser l’immigration. Il faut enfin rétablir de l’activité. Les parents
doivent avoir un emploi, les enfants doivent suivre une formation. Les quartiers ne demandent pas
une situation à part. Ils demandent à devenir des quartiers comme les autres. Je consacrerai
beaucoup d’argent aux banlieues, dans l’éducation, la formation, la rénovation urbaine, les services
publics, les transports, l’activité économique. Je n’accepte pas qu’on se soit résigné à laisser se
développer tant de ghettos scolaires et urbains. Je n’accepte pas que toute une partie de nos enfants
soit discriminée à cause de la couleur de leur peau ou de leur origine sociale. Ceux qui font des
efforts recevront les meilleures conditions de travail et d’éducation. Nous susciterons des vocations
pour le service public, qui sera un levier de promotion sociale pour les jeunes issus des quartiers.
Mais je ne laisserai aucun jeune dans l’oisiveté. Chacun devra avoir un emploi ou suivre une
formation qualifiante. Ce que Jean Vilar voulait faire avec le TNP et ce que Malraux voulait faire
avec les maisons de la culture, je voudrais que nous le fassions dans les banlieues. Je voudrais que
dans les quartiers comme dans les collèges, les lycées comme dans les universités, il y ait des lieux
de rencontre avec les artistes, de pratique artistique, de création. Je voudrais que toutes les
institutions culturelles soient impliquées dans cette démarche. Je souhaite que cette démarche soit
soutenue et encouragée par l’Etat, et contractualisées avec les villes, les départements et les régions.
Source(s)
Mon Projet
Le Parisien (23/03/07)
Discours Zénith (18/03/07)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Beau-parent
Je veux reconnaître la réalité des liens affectifs qui peuvent se créer entre un enfant et le conjoint de
son parent biologique, par la création d’un statut du beau-parent. Ce statut permettra de reconnaître
des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent dans le désintéressement, la générosité, la
tendresse, des enfants qui ne sont pas les leurs. (…) Ce statut sera applicable aux couples de même
sexe, mais aussi aux familles recomposées.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)

Bénévolat
Je veux transmettre la valeur de l’engagement et pour cela valoriser le bénévolat, un bénévolat
régulier, qui n’est pas synonyme d’incompétence ou d’amateurisme. Je propose qu’une année de
bénévolat dans une association ou dans un club donne droit à un stage de formation gratuit ; que 20
heures de bénévolat effectuées régulièrement chaque mois donne droit à 10% de points en plus aux
examens ; que 10 ans de bénévolat donne droit à une année de cotisations de retraite. Je veux que la
société valorise ceux qui se dévouent pour elle et sanctionne ceux qui ne respectent ni la loi, ni les
autres, ni eux-même.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)

Biocarburants
Il faut résolument se tourner vers les bioénergies. L’agriculture a une carte à jouer, car les
biocarburants sont de nouveaux marchés solvables. Il ne faut pas non plus oublier la forêt, pour son
rôle dans la production de chaleur ou d’électricité, et la lutte contre l’effet de serre. Les bioénergies,
ce n’est pas une découverte pour les agriculteurs français. Cela fait longtemps qu’ils s’intéressent à
cette question et qu’ils montent des projets. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une volonté politique
forte pour que l’usage des bioénergies se répande vite dans notre pays et pour que des filières
innovantes et compétitives puissent se développer. Je propose notamment que la fiscalité sur les
produits et comportements écologiques soit systématiquement moins élevée. Les bioénergies sont
un moyen pour les agriculteurs de pouvoir retrouver de la valeur ajoutée. Mais ils ne le pourront que
s’ils s’investissent dans l’aval des filières et qu’ils obtiennent une juste répartition de la richesse
produite. Mon objectif, c’est que l’adoption de comportements respectueux de l’environnement ne
coûte jamais plus cher aux ménages et aux entreprises, mais au contraire qu’elle leur coûte moins
cher. C’est pour cette raison que je propose la mise en place d’un crédit d’impôt environnement,
allant bien au-delà des dispositifs existants, au profit des ménages, des entreprises et de tous les
autres organismes qui investissent dans la recherche, dans la formation et dans des équipements
permettant de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies
renouvelables. C’est pour cette raison également que je souhaite détaxer les biocarburants, mais
aussi donner des avantages spécifiques aux propriétaires de véhicules propres, par exemple la
gratuité du stationnement en ville.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)
Réponses CGPME

Biodiversité
Enfin, nous devons agir au niveau international pour que les grands pays s’engagent dans la réduction des gaz à effet de serre et la protection de la biodiversité.
Source(s) : Mon Projet

Bioéthique
Le clonage thérapeutique reste pour le moment une théorie. Ne créons pas de faux espoirs à partir
de prouesses scientifiques non réalisées à ce jour. La loi de 2004 permet concrètement la recherche
sur les cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires. Il n’y a pas d’urgence –
à ce jour – à modifier cette loi avant l’échéance de 2009. La recherche sur les cellules souches
adultes doit par ailleurs être fortement encouragée. Elle est prometteuse et constitue une vraie
alternative au clonage thérapeutique et à l’utilisation d’embryons surnuméraires, car elle ne soulève
pas les mêmes questions éthiques.
Source(s)
Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)
Biotechnologies
Il faut favoriser le développement des jeunes entreprises innovantes en biotechnologies, en
dynamisant l’environnement fiscal et financier dans lequel elles évoluent.
Source(s)
Interview Pharmaceutiques (mars 2007)

Bouclier antimissile américain
Je trouve quand même préoccupant de ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du
système de défense antimissile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas
comment on peut dire que c’est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne
et que ce n’est pas du tout celui de l’Europe, sauf à renoncer à toute ambition d’une politique
européenne de la défense.
Source(s)
Le Monde (16/04/07)

Bouclier fiscal
Pour redonner confiance aux investisseurs, (…) il faut d’abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l’une des difficultés concrètes est fiscale.
C’est pour cela que j’ai toujours défendu l’idée d’un bouclier fiscal qui limite à un pourcentage donné les prélèvements qui peuvent s’accumuler, une année donnée, sur le revenu d’un même
contribuable. Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné.
Source(s) :
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Brevets
Le respect de la propriété intellectuelle est indispensable pour inciter les entreprises à innover, à
améliorer leur compétitivité et accroître leurs parts de marché. Or le dépôt d’un brevet auprès de
l’office européen des brevets est aujourd’hui trop coûteux, beaucoup plus que ne l’est le dépôt d’un
brevet au Japon ou aux Etats-Unis, la différence tenant en partie aux obligations de traduction.
Depuis 2000, un protocole a été conclu à Londres entre les principaux pays européens. Il conduit à
alléger les obligations linguistiques, tout en confortant le français qui est l’une des trois langues
officielles de l’office des brevets. Cet accord préserve, en outre, le droit de toute entreprise
d’obtenir une traduction en français en cas de litige. Ce protocole devrait donc être à mes yeux
ratifié dans les meilleurs délais par le Parlement français.
Source(s)
Réponses CGPME

Cannabis
Sur la drogue, guerre totale parce que nous sommes de tous les pays d’Europe celui où les jeunes
fument le plus de cannabis. L’idéologie héritée de 68 qui a consisté à supprimer l’interdit social sur
la drogue est une catastrophe. La notion même de drogue douce est une absurdité, si c’est une
drogue, elle n’est pas douce. (..) Partout où la drogue a été légalisée, demandez donc aux Pays-Bas
et en Espagne, ce fut une catastrophe. En tout cas que les choses soient claires, si je suis élu
président de la République, je ne légaliserai pas la drogue, je la combattrai.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Capitalisme
Je crois dans la force créatrice du capitalisme mais je suis convaincu que le capitalisme ne peut pas survivre sans une éthique, sans le respect d’un certain nombre de valeurs spirituelles, de valeurs
morales, sans l’humanisme, sans la culture. (…) Il faut remettre le capitalisme au service d’une certaine idée de l’homme. Je crois dans l’éthique du capitalisme. Je n’accepte pas, et des milliers
d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je
n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. Je proposerai à nos partenaires de
l’Union européenne d’édicter des règles pour que ceux qui veulent investir en Europe soient les bienvenus, mais qu’ils se comportent humainement, en respectant les hommes et les femmes, en
respectant le travail, conformément à notre culture qui place l’être humain au sommet de toute chose. Je renforcerai le capitalisme familial.
Source(s) :
Discours Besançon (13/03/07)
Mon Projet

Capitalisme financier
L’Europe doit protéger et pour cela elle doit contribuer à la moralisation du capitalisme financier. Si je suis élu, je proposerai que la moralisation du capitalisme financier soit l’un des principaux
objectifs de la zone euro. Le capitalisme c’est la création de richesse pas la spéculation.
Source(s) :
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Carte judiciaire
Je m’engage à augmenter les moyens de la justice, mais si nous ne changeons pas nos méthodes,
nous n’aurons pas de meilleurs résultats. Je propose d’abord une réforme de la carte judiciaire
permettant d’avoir des tribunaux plus gros, mieux organisés, et des magistrats moins isolés, pouvant
discuter entre eux des dossiers.
Source(s)
Interview Marie-Claire (avril 2007)

Carte scolaire
Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des
effectifs, qui pèsera sur les établissements. Nous ne pouvons nous résoudre à obliger des enfants
méritants, qui n’ont ni les moyens, ni les relations pour s’affranchir de la carte scolaire, à fréquenter
des établissements médiocres pour afficher un semblant de mixité sociale et scolaire. Je propose que
chaque famille ait le choix de l’établissement scolaire de son enfant. C’est la conséquence logique
de l’autonomie et de la diversification des établissements. La carte scolaire a été créée en 1963. Estil
si inconvenant en 2007 de vouloir s’en affranchir, alors que plus aucun pays en Europe ne la
pratique ? Je propose que chaque établissement ait progressivement la liberté de recruter des enfants
en dehors de son secteur. Mais qu’il ait aussi le devoir de veiller à respecter une diversité sociale et
géographique dans ses effectifs.
Source(s)
Mon Projet
Discours Angers (01/12/07)

Caution
Je faciliterai la location en supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie. En
contrepartie, les propriétaires seront protégés contre les risques d’impayés de loyers. Je réformerai
l’hébergement d’urgence, pour qu’il soit digne et permette la réinsertion. L’Etat doit mettre sa
signature au service de celui qui n’a pas de caution – je suis pour un service public de caution. Mon
Projet ; Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007 Chercheurs 05_chercheurs Recherche Je
réformerai notre appareil de recherche pour créer les conditions de travail et de rémunération
permettant d’attirer et de garder les meilleurs enseignants et chercheurs. Nous ne pouvons plus nous
résigner à perdre chaque année 15 à 20% de nos jeunes chercheurs, qui préfèrent partir à l’étranger.
Je veux que les carrières des chercheurs soient plus attractives afin d’attirer ou de retenir les
meilleurs ; que leurs rémunérations soient plus élevées, mais aussi fondées, comme la promotion, sur
le mérite ; que des moyens plus importants leur soient donnés pour travailler. Pour éviter cette fuite,
je mettrai également fin à la situation indigne de nos post-doctorants et jeunes chercheurs, dont le
montant des bourses et des salaires sera revalorisé, avec de vrais contrats de recherche, d’une durée
minimale de cinq ans.
Source(s)
Mon Projet
Le Parisien (23/03/07)

Chambres d’agriculture
Les chambres d’agriculture doivent être des structures d’accompagnement de l’évolution des
exploitations. Elles doivent, pour ce faire, se tourner davantage vers les actions de terrain.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)

Changement
Les Français ne redoutent pas le changement, ils l’attendent. Les Français savent que notre pays est
sur la ligne de crête, entre un décrochage possible qui pourrait être irréversible, et un avenir plein de
promesses qu’il ne tient qu’à nous d’embrasser. (…) Dans ce monde qui change à toute vitesse, la
France doit changer de rythme. Cela ne signifie pas qu’elle doit balayer ses traditions, ses valeurs
d’un revers de main, s’aligner sur le modèle le plus répandu, sur les prédictions du dernier penseur à
la mode. Cela ne signifie pas qu’elle doit renoncer à être elle-même, bien au contraire. Mais elle
n’en doit pas moins changer profondément. Justement pour rester fidèle à elle-même. « La France a
besoin de changement profond. La France peut faire aussi bien que les autres. (…) Je veux porter ce
changement. Je m’y suis préparé ».
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Charges sociales
Je conditionnerai les allègements de charges aux entreprises à la politique salariale de ces mêmes
entreprises (…).Je ne donnerai pas les mêmes allègements de charges aux entreprises qui
augmentent les salaires et à celles qui ne les augmentent pas.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Charte du dialogue social
Je souhaite que les cinq prochaines années soient celles d’une revitalisation profonde du dialogue
social, parce que je suis convaincu que le temps de la démocratie sociale n’est pas un temps perdu,
mais peut être du temps gagné si tout le monde joue le jeu. Je souhaite pour cette raison qu’une
Charte du dialogue social, inscrite dans une loi organique, prévoit qu’avant toute réforme
intervenant en matière de droit du travail, droit syndical, retraites, assurance-chômage, accidents du
travail et formation professionnelle, le gouvernement laisse obligatoirement sa chance à la
négociation entre les partenaires sociaux.
Source(s)
Réponses CGPME
Charte européenne des langues régionales
Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux
pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités
différente de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la
République au même titre que le Français. Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des
interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de
liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges
européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a
absolument rien à voir avec la construction de l’Europe.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)

Chasse
Il n’est pas question de réformer une nouvelle fois l’organisation française de la chasse. (…) Je suis
naturellement favorable à ce que la redevance pour les premiers permis soit diminuée et que nous
encouragions la chasse accompagnée. (…) Quelle politique de contrôle de la chasse pouvons-nous
définir lorsque tant d’acteurs interviennent ? Toutes les polices, toutes les structures de contrôle
seront regroupées au sein d’un seul et même ministère de la Sécurité. Sur le terrain, le préfet sera là
pour veiller au respect de la loi et de la police de la chasse. (…) Je sais que la chasse et surtout les
chasseurs souffrent des lourdeurs administratives et des incertitudes. Je peux m’engager à ce que
l’Union européenne ne soit pas une source de complications. L’Europe a vocation à protéger. Elle a
vocation à définir des règles pour les oiseaux migrateurs qui traversent ses frontières. Mais il
appartient aux seuls Etats de déterminer les conditions de chasse sur leur territoire. Et, c’est d’abord
au niveau départemental, c’est-à-dire au plus près du terrain, que la chasse doit être gérée.
Source(s)
Intervention de la Fédération nationale des Chasseurs (20/02/07)
Chercheurs
Nous ne pouvons plus nous résigner à perdre chaque année 15 à 20% de nos jeunes chercheurs, qui
préfèrent partir à l’étranger. Je veux que les carrières des chercheurs soient plus attractives afin
d’attirer ou de retenir les meilleurs ; que leurs rémunérations soient plus élevées, mais aussi fondées,
comme la promotion, sur le mérite ; que des moyens plus importants leur soient donnés pour
travailler. Pour éviter cette fuite, je mettrai également fin à la situation indigne de nos postdoctorants
et jeunes chercheurs, dont le montant des bourses et des salaires sera revalorisé, avec de
vrais contrats de recherche, d’une durée minimale de cinq ans.
Source(s)
Le Parisien (23/03/07)
Choc des civilisations
Je refuse l’idée d’un “choc des civilisations” conçu comme quelque chose d’inéluctable, ainsi que
l’ont dépeint certains universitaires aux Etats-Unis ou ailleurs. Pour autant, je n’ignore pas que le
risque est bien réel de voir les lignes de fractures culturelles et religieuses se creuser à travers le
monde. Mais ce danger a beaucoup moins à voir avec les cultures elles-mêmes, qu’avec
l’instrumentalisation qui en est faite. Prenez l’exemple de cette grande religion qu’est l’Islam. Qui
ne voit que, contrairement à ce que l’on entend parfois, la rupture n’est pas entre l’Occident et
l’Islam, mais bien plutôt au sein même de l’Islam : entre un islam moderne et modéré et cet islam
fondamentaliste et obscurantiste, dans lequel si peu de musulmans se reconnaissent. Pour faire face
à la menace du choc des cultures, je ne connais pas de meilleure arme que le dialogue des
civilisations, si cher à Jacques Chirac qui a, d’ailleurs, tant fait pour le promouvoir. Cette action, je
veux la poursuivre, car je crois comme lui que c’est dans le dialogue et dans l’échange que se
construisent le respect et la compréhension mutuelle.
Source(s)
La Revue du Liban (7-14/04/07)
Chômage
J’ai voulu vous parler en premier de l’État et de nos institutions parce que sans un État fort, dans
lequel vous avez pleinement confiance, nous ne pourrons rien faire. Mais je sais que le chômage et,
plus largement, la précarité du travail, sont votre principale préoccupation. Depuis vingt-cinq ans,
on vous dit que le pleinemploi est impossible et que le chômage est une fatalité. Rien n’est plus
faux. Je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été une solution contre le
chômage. Les 35 heures ont-elles permis de créer des emplois ? Nullement. Avec elles, vous avez
plus de temps pour vous, mais vos salaires sont gelés. Vous avez moins de pouvoir d’achat, vous
consommez moins. C’est toute l’économie qui s’est artificiellement réduite. Plutôt que de consacrer
tant d’argent à payer les Français pour qu’ils travaillent moins,nous devons tout faire pour être plus
nombreux à travailler, car l’activité des uns crée le travail des autres. C’est pourquoi, si je suis élu,
l’étudiant qui travaille ne paiera pas d’impôt,le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite
pourra le faire, notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au lieu de les
encourager à s’en séparer. L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul
service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour
permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement
qu’aujourd’hui. Je veux que les femmes, notamment les mères isolées, soient spécialement aidées à
retrouver des emplois stables à temps complet. Mais, contre le chômage, il faut aussi que nous
changions de politique économique. J’ose même dire : il faut que nous ayons une politique
économique qui agit, et non qui subit. J’investirai massivement dans la formation, dans la recherche
et l’innovation, dans le développement du commerce, de l’artisanat et des PME. Tout doit être fait
pour permettre à nos PME de grandir et pour que notre pays crée les centaines de milliers d’emplois
qui peuvent l’être dans les nouveaux segments de l’économie. Je rapprocherai la fiscalité des
entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer des emplois
chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe. Je ferai tout pour réduire la
fiscalité qui pèse sur le travail. Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique
industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays
doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour
notre industrie. Je soutiendrai aussi l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Elles sont
indispensables à notre indépendance alimentaire et désormais énergétique, et sont une force
économique de premier plan. Enfin, je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance,
d’emploi et de puissance économique. Si nous avons fait l’euro, c’est pour nous en servir. Grâce à
ces mesures, en cinq ans, nous pouvons atteindre le plein-emploi, c’est-à-dire un chômage inférieur
à 5 % et un emploi stable à temps complet pour tous. C’est de cette manière que nous pourrons
vraiment réduire la pauvreté, l’exclusion et la précarité. Notre seul objectif est de le ramener sous la
barre des 5%, vers le plein emploi. C’est possible si l’on rompt avec la politique de partage du
travail. Au lieu de payer les Français à moins travailler (préretraites, dispense de recherche
d’emploi, 35 heures), il faut les inciter à travailler plus. L’activité des uns crée le travail des autres.
Comme souvent en France, en matière de chômage ou en matière de minima sociaux, on indemnise
chichement, mais longtemps. Alors qu’il faudrait indemniser fortement, mais brièvement pour que
chacun soit incité à reprendre rapidement un emploi. Je propose que l’allocation chômage ne puisse
pas être inférieure au salaire minimum, mais que nul ne puisse refuser plus de trois offres d’emploi
correspondant à ses compétences.
Source(s)
Mon Projet
Le Parisien (23/03/07)
Discours Nantes (15/03/07)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Cinéma
Dans le domaine du cinéma, décisifs sont les dispositifs qui ont été mis en place, via les
contributions des chaînes de télévision, les taxes sur les tickets d’entrée en salles, l’avance sur
recette, les SOFICAS. Ils ont permis à notre cinéma de résister brillamment à la concurrence
américaine. De s’affirmer par rapport aux autres cinémas européens, trop souvent marginaux sur
leur propre marché, alors que notre production nationale a représenté en 2006 45 % du marché
français, avec plus de 84 millions d’entrées. Je me réjouis que ces dispositifs, portés par le Centre
National de la Cinématographie, aient été validés par la Commission européenne, ce qui consolide
un système d’aide à la création unique, et envié dans le monde entier. Je suis fier, aussi, d’avoir
oeuvré pour que soient adoptés les crédits d’impôts pour l’industrie cinématographique
audiovisuelle, avec l’objectif de relocaliser en France les tournages, et donc de développer l’emploi,
et d’avoir conforté les SOFICAS, indispensables au financement des films indépendants. Des
problèmes demeurent. Celui de l’écriture des films, qui doit être aidée davantage. Celui de la
distribution, si l’on songe que fréquemment, un très petit nombre de productions occupe l’immense
majorité des écrans, ce qui impose de mieux soutenir les salles qui portent la diversité
cinématographique, et aussi, de trouver le moyen, via les contrats de distribution des oeuvres,
d’assurer à tous les films une durée d’exposition équitable. C’est possible, puisque cela existe
ailleurs ! Problème, aussi, du formatage de beaucoup de films, conçus et financés pour être des
produits télévisuels, ce qui pose la question de ce que l’on peut attendre de l’audiovisuel,
notamment public. Problème, enfin, des nouvelles technologies et de tout ce qu’elles permettent, en
matière de téléchargement sauvage.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Cinquième République
La Ve République a été créée à un moment où la France traversait l’une des plus graves crises de
son Histoire. Ce n’est pas en la démolissant, en inventant une nouvelle République sur laquelle on
ne sait rien, que l’on répondra aux difficultés qui sont les nôtres aujourd’hui. C’est pourquoi je
défendrai la Ve République, tout en changeant la pratique, les comportements, les mentalités.
Source(s)
Mon projet
Class action
Il y a des progrès à faire en matière de respect des droits des consommateurs à l’égard de certains
services. J’entends bien y concourir. Il nous faut encore du temps de concertation pour y aboutir.
Mais il faudra que nous parvenions à instaurer une formule d’actions de groupe.
Source(s)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)
Classes
Dans les quartiers où s’accumulent tous les problèmes de l’exclusion et du chômage, je propose de
créer des classes de quinze élèves dans les collèges et les lycées.
Source(s)
Discours Agen (22/06/06)
Clônage thérapeutique
Le clonage thérapeutique reste pour le moment une théorie. Ne créons pas de faux espoirs à partir
de prouesses scientifiques non réalisées à ce jour. La loi de 2004 permet concrètement la recherche
sur les cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires. Il n’y a pas d’urgence –
à ce jour – à modifier cette loi avant l’échéance de 2009. La recherche sur les cellules souches
adultes doit par ailleurs être fortement encouragée. Elle est prometteuse et constitue une vraie
alternative au clonage thérapeutique et à l’utilisation d’embryons surnuméraires, car elle ne soulève
pas les mêmes questions éthiques.
Source(s)
Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)
CNIL
Sans protection des libertés, il n’y a pas de liberté. L’univers du numérique ne doit pas perdre en
atteintes aux libertés ce qu’il gagne en intelligence, en innovation, en accès de tous au savoir. Le
problème de la régulation numérique ne sera pas réglé en quelques années tant il doit désormais se
penser à l’échelle mondiale, mais encore faut-il que la France soit en bonne place dans ces
réflexions. Je ferai de la participation française aux débats européens et internationaux un enjeu
déterminant et je moderniserai la CNIL qui est en première ligne de défense des libertés. Ses
membres seront auditionnés publiquement par le Parlement avant d’être désignés, et celui-ci pourra
mettre son veto à leur nomination. La Représentation nationale pourra ainsi s’assurer de la
compétence et de la hauteur de vue des personnes désignées. Je garantirai l’indépendance de la
CNIL en la dotant d’un financement plus important et autonome, voté par le Parlement. J’ouvrirai le
débat de l’extension de ses missions et de ses pouvoirs afin de mieux garantir les libertés
numériques et la protection des données personnelles.
Source(s)
Tribune Journal du net (20/04/07)
Co-développement
Pour se développer, l’Afrique (…) a d’abord besoin de se nourrir. Elle a d’abord besoin de
l’autosuffisance alimentaire. Elle a besoin d’une agriculture vivrière davantage que d’une
agriculture spéculative. Elle a besoin d’éducation, de santé, d’administration, de droit, de sécurité et
d’infrastructures essentielles. Le co-développement, c’est le développement solidaire. C’est la
reconnaissance d’un intérêt commun. C’est le partage de la technologie, de la connaissance, des
compétences, des médicaments. C’est le libre échange négocié et régulé. C’est une immigration
choisie, c’est-à-dire concertée, décidée ensemble, organisée ensemble, maîtrisée ensemble. C’est la
compréhension, le respect, la coopération. Il suppose que le monde accepte de se préoccuper du sort
des générations futures et pas seulement de la rentabilité à court terme.
Source(s)
Discours St Etienne (09/11/06)
Collectivités locales
Je proposerai aux collectivités locales un contrat de stabilité interne afin qu’elles participent à
l’objectif de maîtrise des finances publiques. En échange, elles seront plus libres dans la mise en
oeuvre des compétences qui leur sont confiées.
Source(s)
Conférence de presse (02/04/07)
Communautarisme
Si je suis président de la République je combattrai le communautarisme parce que c’est la négation
de la République. Je le combattrai en défendant la promotion d’une culture commune : celle de la
France avec son identité, ses valeurs, ses convictions.
Source(s)
Discours Zénith (18/03/07)
Compte individuel d’épargne de formation
Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie,
nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment
de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de
secteur ou d’atteindre une qualification supérieure.
Source(s)
Mon projet
Conflit israélo-palestinien
Nous devons, impérativement, trouver une issue au conflit israélo-palestinien qui a déjà causé trop
de souffrances. Le rôle de la France c’est de permettre l’émergence d’une solution mutuellement
acceptable, d’une paix juste fondée sur l’établissement de deux Etats viables, démocratiques,
indépendants, vivant côte à côte dans la sécurité et dans des frontières sûres et reconnues. La France
et l’Europe doivent aider les Palestiniens à se doter d’un Etat, parce qu’il y ont droit. Mais en aucun
cas nous ne devons transiger avec nos valeurs et céder devant la violence et la haine. C’est
pourquoi, je considère que la communauté internationale est parfaitement fondée à exiger du
gouvernement palestinien qu’il respecte les trois conditions posées par le Quartette : la
reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des engagements passés. Mais je
crois qu’il est important d’en finir avec ce mythe qui consiste à croire qu’en réglant le conflit
israélo-palestinien, on aura réglé tous les problèmes de la région. Autant il est nécessaire et urgent
de trouver une issue à ce conflit, autant ce serait une grave erreur de sous-estimer les dangers que
recèlent les autres crises dans la région, à commencer par le Liban. Le règlement du conflit israélopalestinien
(…) passera par une solution négociée, mutuellement acceptable. Personne ne saurait
perdre de vue cette réalité fondamentale : un peuple occupé ne renoncera jamais, quoi qu’il endure.
C’est pourquoi, il importe d’adopter une position équilibrée envers les deux parties. Jamais je
n’accepterai le terrorisme, que rien ne peut justifier et jamais je ne transigerai avec la sécurité de
l’Etat d’Israël. En même temps, je veux dire à nos amis israéliens que la politique de fait accompli
sur le terrain hypothèque lourdement les chances de paix.
Source(s)
La Revue du Liban (7-14/04/07)
Conseil supérieur de la magistrature
Je veillerai rigoureusement à l’indépendance de la justice, notamment en lui donnant les moyens
nécessaires à sa mission. Mais la justice ne peut pas être un pouvoir à côté des autres, sans aucun
contrôle, ni contre-pouvoir. Rendue en votre nom, elle doit vous rendre des comptes. C’est pourquoi
je veux que le Conseil supérieur de la magistrature soit composé majoritairement de non-magistrats,
que vous puissiez le saisir si vous vous estimez victimes de la négligence ou de la faute d’un
magistrat et que vous participiez aux jugements des affaires délictuelles les plus graves. Je
demande, pour éviter toute confusion des pouvoirs, que le chef de l’Etat cesse de présider le CSM et
que son président soit choisi parmi ses membres. Les pouvoirs doivent être clairement séparés, la
justice pleinement indépendante, et il ne peut y avoir de pouvoirs sans responsabilité effective.
Source(s)
Mon projet
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Contenus en ligne
J’engagerai une politique volontariste de soutien à la création, la production et la diffusion de
contenus en ligne. Je mettrai en oeuvre les moyens nécessaires pour accompagner la mutation des
métiers de la création, de la production et de l’information, et pour garantir le respect de leurs
droits. Je ferai de l’interopérabilité une priorité industrielle européenne tant elle détermine la liberté
d’usage de chacun, quelle que soit sa condition. Enfin, les contenus culturels ou éducatifs du
domaine public seront gratuitement mis en ligne et je soutiendrai les sites d’intelligence collective
et ceux qui y contribuent.
Source(s)
Tribune Journal du net (20/04/07)
Continuité territoriale
Le développement économique ne peut se concevoir, dans le monde ouvert qui est le nôtre, sans que
ne soit garantie la mobilité des personnes et des biens. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours
pensé que la continuité territoriale entre l’outre-mer et la métropole est une priorité majeure. Dire
que l’outre-mer, c’est la France, ne doit pas rester « une parole en bouche ». Concrètement, pour
moi, la baisse des tarifs est une nécessité absolue. Mais, de grâce, arrêtons les clichés sur
l’économie administrée ! Si l’on veut que les prix baissent, il ne suffit pas de se contenter de dire
que l’on va obliger les compagnies aériennes, qui sont des sociétés de droit privé, à le faire. Ce n’est
juridiquement pas possible. Aujourd’hui, les prix trop élevés résultent, en partie, de la régulation du
marché aérien. C’est la raison pour laquelle je viens de faire modifier les règles restreignant la
concurrence. Dorénavant, les compagnies charters pourront vendre des vols « charters secs » sur
l’Outre-mer, ce qui leur était interdit jusqu’à présent. C’est une première étape, même si d’autres
mesures devront être prises un jour, telle que l’assouplissement des modalités de prise de congés
bonifiés afin d’éviter l’engorgement des périodes de pointe.
Source(s)
Discours Guadeloupe (23/03/07)
Contrat de Transition Professionnelle
L’idée que l’on a eue avec Jean-Louis Borloo [ …], c’est que toute personne qui a subi un
licenciement économique ne passe pas par la case chômage mais signe un contrat avec le service
public de l’emploi [ …] qui [ …] lui permet de garder le même salaire. [ …] La proposition que j’ai
faite est qu’on généralise le Contrat de Transition Professionnelle.
Source(s)
Table ronde à l’usine Bridor (Servon-sur-Vilaine – département de l’Ille et Vilaine – 2/04/07)
Contrat de travail
Pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les
entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à
durée indéterminée pour tous.
Source(s)
Mon projet
Contrat de travail unique
Pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les
entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à
durée indéterminée pour tous.
Source(s)
Mon projet
Couple de même sexe
Je suis le ministre des Finances qui a garanti par le PACS l’égalité fiscale entre les couples
homosexuels et les couples hétérosexuels. (…) « L’amour homosexuel est aussi sincère que l’amour
hétérosexuel et il n’y en a pas un qui est plus important que l’autre, naturellement. Mais la famille,
c’est fait pour protéger et pour élever des enfants et si je suis élu président de la République, je veux
que les choses soient très claires de ce côté-là, c’est cette idée de la famille que je défendrais en
reconnaissant aux homosexuels de notre pays, les mêmes droits fiscaux, sociaux et patrimoniaux ».
(…) J’ai proposé un contrat d’union civile, avec une cérémonie monsieur en mairie, ce qui est
quand même autre chose que le PACS au greffe sinistre du Tribunal d’Instance, puisque comme
vous le savez, peut-être êtes-vous pacsé, le PACS est un papier qu’on signe pas du tout en mairie, au
greffe du Tribunal d’Instance.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Créateurs
Nous ne préserverons notre identité, nous ne regagnerons notre prospérité, notre influence dans le
monde qu’à proportion de notre force créatrice. Notre avenir est entre les mains des créateurs. C’est
l’investissement d’aujourd’hui dans la création et dans l’innovation qui fera la prospérité de demain.
Je veux donner à chaque Français les moyens de réaliser ses projets et tout particulièrement à la
jeunesse parce qu’elle porte en elle le monde de demain. Je vous une propose de construire une
société de créateurs et d’entrepreneurs. Je vous propose que chaque université soit dotée d’un
dispositif d’aide à la création. Je vous propose que les projets à buts non lucratifs soient autant
soutenus que les projets à buts lucratifs. Je propose que des écoles de projets soient créées. Je
propose de développer le micro crédit pour financer les micros projets. Je vous propose des prêts
aux jeunes créateurs à taux zéro, parce que l’intérêt c’est le prix du temps, parce qu’un taux zéro
c’est un acte de foi dans l’avenir. Je propose de créer partout des Maisons des créateurs où se
retrouveront tous ceux qui aspirent à inventer, à créer, à entreprendre dans tous les domaines, où ils
pourront trouver des soutiens, des conseils, des formations, des aides, mais aussi où ils échangeront,
où ils croiseront leurs expériences, leurs idées, leurs projets, où ils formeront des projets communs,
où ils inventeront ensemble l’avenir.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Création
Je stimulerai la création et je rendrai la culture accessible au plus grand nombre parce que c’est une
source de liberté, d’épanouissement et de paix sociale. Une grande ambition de la politique
culturelle, c’est le soutien à la création d’aujourd’hui. Bien sûr, l’innovation, le talent, la capacité à
faire bouger les lignes, ou simplement à divertir -car ce n’est pas honteux- avec exigence et qualité,
ne se décrètent pas dans les bureaux. Mais la création a besoin d’aide si l’on ne veut pas que la loi
du profit à court terme décide de tout.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Crédit d’impôt environnement
Mon objectif, c’est que l’adoption de comportements respectueux de l’environnement ne coûte
jamais plus cher aux ménages et aux entreprises, mais au contraire qu’elle leur coûte moins cher.
C’est pour cette raison que je propose la mise en place d’un crédit d’impôt environnement, allant
bien au-delà des dispositifs existants, au profit des ménages, des entreprises et de tous les autres
organismes qui investissent dans la recherche, dans la formation et dans des équipements permettant
de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables.
Source(s)
Réponses CGPME
Crédit hypothécaire
Les ménages français sont aujourd’hui les moins endet¬tés d’Europe. Or, une économie qui ne
s’endette pas suf¬fisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts,
qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le cré¬dit hypothécaire
pour les ménages et que l’Étal inter¬vienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades. Je
propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur
de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus
facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de
l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux
dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.
Source(s)
Interview Revue Banque (avril 2007)
Interview à la revue Cotémômes
Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)
Crédit d’impôt
La fiscalité doit être adaptée pour encourager l’accession à la propriété. Cela passe par la création
d’un crédit d’impôt sur les intérêts des prêts immobiliers pour l’achat de la résidence principale.
Source(s)
interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)
Croissance
Ma stratégie économique, c’est de libérer les forces de travail en France pour créer ce point de
croissance qui nous permettra de résoudre les questions de déficit.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
CSM (Conseil supérieur de la Magistrature)
Je demande, pour éviter toute confusion des pouvoirs, que le chef de l’Etat cesse de présider le CSM
et que son président soit choisi parmi ses membres. Les pouvoirs doivent être clairement séparés, la
justice pleinement indépendante, et il ne peut y avoir de pouvoirs sans responsabilité effective. Pour
garantir aux Français une protection absolue de leurs droits et de leurs libertés, je demande aussi
qu’ils puissent directement saisir l’instance disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature
(CSM) et que leur requête soit examinée par une majorité de non-magistrats.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Culture
Je veux que la culture soit faite pour le peuple. Je stimulerai la création et je rendrai la culture
accessible au plus grand nombre parce que c’est une source de liberté, d’épanouissement et de paix
sociale. Si je suis élu, j’assignerai pour les 5 ans à venir, cinq priorités à la politique culturelle. La
première priorité, ce sera de défendre la diversité culturelle non seulement en soutenant et en
encourageant la francophonie et la création française mais aussi en agissant au sein de l’Union
européenne pour que les activités culturelles se voient reconnaître un statut dérogatoire par rapport
aux droits de la concurrence. Je demanderai à nos partenaires que la spécificité des activités
culturelles soit consacrée dans les traités de sorte que les aides publiques à la culture ne puissent
plus faire l’objet d’aucune contestation. La deuxième priorité ce sera la valorisation du patrimoine.
Je veux que le patrimoine soit entretenu. Je veux qu’il soit accessible à tous, ouvert à tous, et non
refermé sur lui-même. Je veux qu’il soit remis au coeur de la vie sociale, que des liens soient tissés
entre les sites, les monuments, et les établissements scolaires. Je veux que les citoyens se
réapproprient le patrimoine et qu’à travers lui ils retrouvent leur identité et leur héritage commun et
qu’il puisse les faire vivre. La troisième priorité, ce sera l’enseignement artistique. Car c’est avec
les enfants que tout se joue. Si on ne leur donne pas le goût de la lecture, si on ne les rend pas
curieux de ce qui est beau, si on ne les met pas en contact avec les grandes oeuvres de la sensibilité
et de l’esprit humain, si on ne leur transmet pas une culture commune, alors non seulement on les
privera d’un trésor inestimable, mais on préparera le retour d’une forme de barbarie à travers la
disparition d’une certaine idée de la grandeur de l’homme et de son universalité. Mais qu’on me
comprenne bien : je crois, comme Malraux, qu’il ne suffit pas d’expliquer les oeuvres d’art et
d’apprendre leur histoire. Il faut aussi apprendre à les aimer. Ce qui signifie que la transmission de
la culture et l’apprentissage du beau n’est pas seulement l’affaire des pédagogues, mais aussi celle
des artistes et que l’école doit s’ouvrir à eux comme les grandes institutions culturelles doivent
s’ouvrir sur l’école. La quatrième priorité, ce sera de faire entrer la culture et l’art dans les quartiers.
Ce que Jean Vilar voulait faire avec le TNP et ce que Malraux voulait faire avec les maisons de la
culture, je voudrais que nous le fassions dans les banlieues. Je voudrais que dans les quartiers
comme dans les collèges, les lycées comme dans les universités, il y ait des lieux de rencontre avec
les artistes, de pratique artistique, de création. Je voudrais que toutes les institutions culturelles
soient impliquées dans cette démarche. Je souhaite que cette démarche soit soutenue et encouragée
par l’Etat, et contractualisées avec les villes, les départements et les régions. La cinquième priorité,
ce sera de faire se rencontrer le monde de la culture et de l’art avec celui des technologies de
l’information. Ce sera de faire du monde virtuel qui émerge avec la révolution numérique un
nouveau champ de création et de diffusion des oeuvres. Je souhaite que la politique culturelle
investisse la société de l’information et qu’elle la tire vers le haut, qu’elle lui donne une âme, un
contenu, fidèle à un idéal de civilisation que nous avons hérité des Lumières. Je souhaite qu’elle
fasse émerger un nouveau modèle économique, viable, qui respecte le droit des auteurs, des
créateurs, des artistes, et qui en même temps réponde à l’exigence de permettre que les oeuvres
soient accessibles à tous, qu’elles soient le plus largement diffusées. Encore cette accessibilité n’a-telle
de sens que si le besoin d’art et de culture est dans les esprits, que si le goût de ce qui est beau
et ce qui est grand a été transmis.
Source(s)
Mon Projet
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Cybercriminalité
La cybercriminalité peut être financière, mais elle concerne aussi la pédophilie ou l’incitation des
mineurs à la violence… La première ligne de défense, c’est l’utilisateur. D’où l’importance d’un
très large effort de formation à l’usage d’Internet. Dans le projet de loi relatif à la prévention de la
délinquance que j’ai présenté au Parlement, il est prévu également la création de « cyber-patrouilles
 » pour enquêter sur de tels délits. Les moyens existent, mais leur organisation actuelle souffre de
dispersion et d’absence de coordination. Cette coordination doit avoir lieu, tant au niveau national
qu’international. Je protégerai aussi les biens et les personnes car internet ne doit pas devenir un
espace de non-droit. Je renforcerai les moyens de défense face aux agressions numériques, je ferai
de la sécurité des systèmes d’information un sujet prioritaire des politiques publiques, j’ouvrirai le
débat de l’indépendance technologique européenne et je protégerai le respect de la vie privée.
Source(s)
Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)
Tribune journal du net (20/04/07)
Darfour
Je n’accepte pas que la mauvaise volonté du gouvernement soudanais à appliquer la résolution 1 706
et sa complaisance à l’égard des milices djandjawids nous transforment en témoins impuissants de
l’horreur. Si je suis élu, je n’hésiterai pas à militer pour un durcissement décisif des sanctions contre
tous les responsables de la prolongation du conflit. Des mesures immédiates s’imposent, comme le
gel des avoirs ou le refus de délivrer des visas pour les individus impliqués dans les massacres. La
France appliquera au besoin ces mesures avec ses partenaires européens ou à titre national.
Source(s)
Le Monde (16/04/07)
Déchets nucléaires
Si le stockage des déchets nucléaires ultimes est contraignant, c’est grâce à l’énergie nucléaire que
la France émet par habitant 21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. Pour
cette raison, nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire. C’est tout l’enjeu de la
nouvelle génération de centrales EPR (dits de 3e génération) qui devront être développées et
implantées dans notre pays. Cet engagement est capital pour nous, mais il ne nous empêche pas
d’être très exigeants quant au droit à l’information des Français sur les risques nucléaires et sur les
politiques destinées à les prévenir.
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Déclaration de patrimoine
Je pense que l’équilibre actuel ( ndrl : qui oblige un certain nombre d’élus à déclarer leur patrimoine
au début et à la fin de l’exercice de leur mandat) est le bon. Je suis pour la transparence, pas pour la
surveillance et la suspicion. Etendre la transparence aux revenus et aux avantages en nature liés à la
fonction, comme le propose Transparence Internationale, me paraît en revanche souhaitable.
Source(s)
Questionnaire Organisation –Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)
Défense
Notre fierté repose sur la vocation particulière de la France dans le monde. Je ne transigerai pas
avec les valeurs de notre pays, son indépendance et ses alliances. Je souhaite que la France pèse sur
la scène mondiale et assume sa responsabilité dans la gestion des conflits mondiaux. Pour cela, je
maintiendrai notre effort de défense au moins à son niveau actuel tout en adaptant notre stratégie à
l’évolution des risques mondiaux. Il serait imprudent de relâcher notre effort de défense. Si je suis
élu Président de la République, je m’engage à maintenir notre effort au moins à son niveau actuel,
afin de disposer de forces armées bien entraînées, bien équipées et aptes à assurer la protection de
notre territoire, la sécurité des Français et la défense de nos intérêts dans des configurations très
variées et s’il le faut loin de nos frontières. Le budget de la Défense ne constituera pas la variable
d’ajustement des finances publiques. Consacrer de l’ordre de 2% du PIB à la Défense est à mes
yeux un minimum dans un contexte aussi mouvant et imprévisible. Notre politique de défense ne
saurait se limiter à la seule question des moyens. Nous devons nous interroger plus régulièrement
sur ses finalités, son adéquation avec nos besoins de sécurité et l’efficacité de sa mise en oeuvre.
J’entends renforcer les pouvoirs du Parlement en matière de contrôle des services de
renseignement ; d’approbation de la présence et des modalités d’intervention de nos forces armées à
l’étranger, au bout d’un certain délai à discuter ; de lancement des grands programmes d’armement
ou encore de ratification des accords de défense. Je souhaite que le président de la République
puisse venir devant la représentation nationale pour présenter et expliquer ses grandes orientations
de défense. Dans une démocratie moderne, il ne peut pas y avoir de domaines dont nous ne
puissions pas parler. Je souhaite la création, auprès du président de la République, d’un Conseil de
sécurité nationale qui deviendra l’instance centrale d’analyse, de débat et de réflexion en matière de
sécurité et de défense, en période normale comme en période de crise.
Source(s)
Mon Projet
Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)
Journée UMP Défense (7/03/07)
Défense civile
Je propose la création d’une agence de défense civile chargée d’animer l’esprit de défense et de
coordonner l’action des diverses composantes de notre société ainsi que des pouvoirs publics. Cette
agence pourrait être rattachée au ministre de l’Intérieur, voire au Premier ministre, et s’appuyer sur
le service civique pour étoffer les moyens d’intervention mobilisables en cas de besoin.
Source(s)
Journée UMP Défense (7/03/07)
Délocalisations
Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs
stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple
d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie. L’Europe ne doit pas
se résigner aux délocalisations, mais au contraire tout faire pour que l’activité se localise en Europe.
Source(s)
Mon projet
Dépendance
e souhaite ensuite mettre en oeuvre une grande politique de la fin de vie. Je veux que, dans la
manière dont notre société prend en charge les personnes très âgées et lutte contre leur solitude,
nous soyons un exemple de civilisation. Je lancerai un plan de prévention et de recherche sur les
maladies de la vieillesse, notamment la maladie d’Alzheimer. Je créerai une cinquième branche de
la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à
tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun
puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie. Je veux que la
France soit un modèle dans la prise en charge des personnes âgées et dépendantes. L’honneur d’une
civilisation, c’est la manière dont elle s’occupe des plus fragiles d’entre nous : la petite enfance, les
personnes handicapées, les malades, les personnes âgées. Je veux créer une cinquième branche de la
protection sociale pour prendre en charge la dépendance. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut
dire que nous devons créer, dans notre organisation administrative et sociale, un organisme dont le
but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance, et de veiller à ce que, sur tout le territoire,
de manière égale, il existe les structures suffisantes pour prendre en charge les personnes en perte
d’autonomie. Cet organisme aura des ressources spécialement affectées. C’est la seule manière de
garantir que nous consacrons assez d’argent à cet enjeu. Je veux que nous ayons deux objectifs.
D’abord le droit absolu au maintien à domicile pour tous ceux qui le souhaitent. Rester chez soi,
mourir dans le lieu qu’on a aimé, où l’on a vécu, c’est une liberté fondamentale. Cela suppose de
développer les aides ménagères ainsi que les aides médicales et paramédicales à domicile. Ensuite,
je veux que nous luttions contre la solitude des personnes âgées. Ne pas être seul, c’est encore plus
important que d’être bien logé ou bien nourri. Je veux que nous « aidions les aidants à aider », c’està-
dire à être présents auprès de leurs proches très âgés. Le rôle de la solidarité, c’est la prise en
charge matérielle des personnes dépendantes. Le rôle des familles, c’est leur prise en charge
affective. Nous créerons en particulier un congé rémunéré qui permettra à chacun d’entre nous de
cesser temporairement son travail pour s’occuper d’un proche en fin de vie. Et puis quand j’entends
certains se demander ce qu’on va faire faire aux jeunes pour le service civique obligatoire, je me dis
qu’il y a des gens qui n’ont pas beaucoup d’imagination. Eviter la solitude des personnes âgées,
voilà une mission pour le service civique obligatoire, notamment en milieu rural. Si l’on arrivait à
créer cette chaîne de solidarité entre les jeunes et les plus âgés, pour que les uns ne soient jamais
seuls et pour que les autres élargissent les dimensions de leur coeur, eh bien je pense que nous
aurions fait quelque chose de grand pour notre pays.
Source(s)
Mon Projet
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)
Dépense publique
La France doit réduire ses dépenses publiques mais elle n’a pas besoin d’une cure d’austérité de
plus, elle a d’abord besoin d’une politique de réformes et de croissance. Trouver des économies est
possible à condition de traiter de l’emploi dans la fonction publique. Avec les retraites des
fonctionnaires, il représente 45 % du budget. Je fais mien l’objectif de ne pas remplacer le départ à
la retraite d’un fonctionnaire sur deux. La moitié de la productivité ainsi gagnée doit servir à réduire
les déficits, l’autre à augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Il faudra aussi supprimer tous
les organismes inutiles, comme le Conseil monétaire de la banque de France, et faire une révision
systématique de tous les programmes. Nous ne voulons pas consacrer 5 milliards d’euro aux
préretraites : nous voulons utiliser l’argent public pour créer de l’activité, pas pour empêcher les
gens de travailler. Les 23 milliards de la formation professionnelle constituent un gisement de
productivité considérable. Et il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d’activité. Dans
notre société les devoirs doivent être la contrepartie des droits.
Source(s)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Dépression
A côté de la misère, de la pauvreté, je veux parler de la maladie, de la dépression, de ce qui atteint la
personne au plus profond de son être, du regard que la société porte sur ces fléaux, sur cette
souffrance qui n’est pas matérielle mais qui est humaine, qui est physique, qui est morale. La vie est
devenue si lourde pour certains de nos compatriotes. Je veux engager puissamment la recherche
médicale française vers le soulagement de ce mal dont on parle si peu mais qui est si présent pour
les jeunes comme les moins jeunes et qui n’est rien d’autre que le mal de vivre.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Désindustrialisation
Je ne peux accepter le gâchis de la désindustrialisation. Je ne peux accepter que tant d’hommes
soient broyés par une logique économique à courte vue ou laissés pour compte parce qu’ils ne
correspondent plus aux critères de performance à la mode. Je ne peux l’accepter parce que c’est un
effroyable gaspillage humain et parce que la cohésion sociale est aussi un facteur de compétitivité.
Je ne peux pas accepter l’idée d’abandonner à leur malheur des territoires et des hommes frappés
par le sort alors que très souvent il suffirait de si peu pour les remettre en selle. Je propose que
l’Etat se donne les moyens d’investir dans les bassins industriels en difficulté pour les
réindustrialiser en y développant des activités nouvelles.
Source(s)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Désintensification de l’agriculture
Je ne crois pas à la désintensification. Je crois beaucoup plus à des démarches de progrès permettant
un plus grand respect des ressources mobilisées, comme la terre ou l’eau. Le vrai défi de
l’agriculture européenne, c’est de poursuivre dans la voie du développement en s’appuyant sur les
résultats de la recherche. La France a la chance de disposer d’un grand réseau d’excellence
scientifique : Inra, Cemagref, instituts techniques. Mobilisons ce potentiel pour que l’agriculture
française et européenne relève le défi du développement durable et réponde à une demande
mondiale croissante.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)
Détention
Je souhaite que notre pays progresse sur la voie des libertés. Plus aucun citoyen ne devra craindre
d’être placé sans défense en prison comme cela s’est passé dans la terrible affaire d’Outreau. Je
créerai une procédure d’habeas corpus, qui garantira que personne n’est envoyé, ni main maintenu
en prison sans qu’une juridiction collégiale statuant en audience publique ne se soit prononcée. Je
veux également réformer en profondeur nos prisons pour qu’elles soient un lieu de préparation de la
réinsertion, pas un lieu d’aggravation de la relégation.
Source(s)
Mon projet
Dette
La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes
générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit. Mais je veux aussi
vous dire que la dette est la conséquence de l’échec de nos politiques antérieures. C’est pourquoi
mon projet concilie trois objectifs : engager les réformes dont notre pays a besoin, baisser les
impôts, réduire la dette et le déficit. Il est intégralement financé par des économies sur les dépenses
existantes. Je ferai en sorte qu’à l’avenir il soit interdit de financer les dépenses de tous les jours par
de la dette. Je m’engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d’ici 2012, et à créer les
conditions qui nous permettent d’inscrire une « règle d’or » dans la Constitution : aucun déficit
budgétaire autorisé si ce n’est pour des dépenses d’investissement. Cela ne peut se faire du jour au
lendemain, car cela suppose des réformes et le rattrapage de notre retard, en particulier dans
l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. La France doit réduire ses dépenses publiques
mais elle n’a pas besoin d’une cure d’austérité de plus. Elle a d’abord besoin d’une politique de
réformes et de croissance. Ma stratégie économique, c’est de libérer les forces de travail en France
pour créer ce point de croissance qui nous permettra de résoudre les questions de déficit.
Source(s)
Mon Projet
Le Parisien (23/03/07)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Développement durable
Le plus grand enjeu de civilisation en ce début de XXIe siècle c’est de réussir à mettre l’économie,
la science et la technique au service d’un développement durable. Je propose de faire du
développement durable le critère de toutes nos politiques publiques en changeant nos modes de
décision, de production, de transport. En mettant des objectifs environnementaux dans la commande
publique. En investissant massivement dans la recherche et le développement des énergies
renouvelables et des énergies nouvelles. En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz
à effet de serre. Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action
publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité. Mais ce que nous pouvons
choisir, c’est d’en faire une chance pour la croissance et nos emplois. Je créerai un grand ministère
du Développement durable, pour que l’environnement ait les moyens de ses ambitions.
Source(s)
Discours St Etienne (09/11/06)
Mon Projet
Dialogue social
Je m’appuierai fortement sur le dialogue social, qui est un des grands manques de notre pays. Cela
suppose de le moderniser profondément. Il faut que vous vous sentiez réellement représentés par
vos syndicats et que vous puissiez, par votre vote, approuver ou sanctionner les décisions qu’ils
prennent en votre nom. J’instituerai donc la liberté de présentation au premier tour des élections
professionnelles et seuls les résultats des élections permettront de dire quels sont les syndicats
représentatifs. Après huit jours de grève, un vote à bulletin secret sera obligatoire. Chacun pourra
continuer à faire grève même en cas de vote négatif, mais une minorité ne pourra plus faire croire
qu’elle représente l’avis de la majorité. (…) Dès l’été, une loi créera un service minimum garanti en
cas de grève. En échange des efforts que je leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus
considérés, mieux payés et leurs carrières seront plus valorisantes. Je souhaite que les cinq
prochaines années soient celles d’une revitalisation profonde du dialogue social, parce que je suis
convaincu que le temps de la démocratie sociale n’est pas un temps perdu, mais peut être du temps
gagné si tout le monde joue le jeu. Je souhaite pour cette raison qu’une Charte du dialogue social,
inscrite dans une loi organique, prévoit qu’avant toute réforme intervenant en matière de droit du
travail, droit syndical, retraites, assurance-chômage, accidents du travail et formation
professionnelle, le gouvernement laisse obligatoirement sa chance à la négociation entre les
partenaires sociaux.
Source(s)
Mon projet
Réponses CGPME
Discrimination
Quand on a un nom pas comme les autres, quand on a une couleur pas comme les autres ou quand
on a une pratique sexuelle minoritaire ou vécue comme telle, quand on a un handicap. Cette
discrimination, j’en suis tellement conscient que j’ai été le premier à défendre l’idée de la
discrimination positive, pour compenser la discrimination négative. Pourquoi ? Parce que je pense
que sur la ligne de départ de la vie, on ne part pas tous du même point, il y en a qui partent de plus
loin. Et qui n’y sont pour rien et ceux qui partent de plus loin, on doit les aider, alors les
propriétaires ou les employeurs qui seraient responsables de discriminations sur le plan sexuel, sur
le plan raciste, sur tous les plans tels qu’ils soient…condamnés.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Discrimination positive
Si je suis élu je mettrai en oeuvre une politique de discrimination positive à la française, fondée non
pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères
économiques et sociaux, parce que l’égalité républicaine ce n’est pas traiter également des
situations inégales mais de donner plus à ceux qui ont moins, de compenser les handicaps.
Source(s)
Discours Zénith (18/03/07)
Dissuasion
La dissuasion reste un impératif absolu. C’est l’assurance-vie de la Nation, la garantie qu’un autre
Etat devra réfléchir avant de s’en prendre à la France sauf à s’exposer à une sanction immédiate et
hors de proportion avec les avantages recherchés. Cette garantie pourra bénéficier à nos voisins
européens, dans des conditions qui, s’ils le souhaitent, pourraient être définies avec eux. Il ne s’agit
en aucun cas d’imposer quoi que ce soit. Il s’agit simplement de réfléchir au fait que les intérêts
vitaux de la France ne se réduisent pas à la seule dimension de l’hexagone. C’est un sujet important,
nous en débattrons et nous verrons. Mais je crois qu’il faut être capable d’ouvrir les bras et de dire
que la France, puissance nucléaire, qui fait un tel effort pour sa défense, est également le coeur de la
défense européenne.
Source(s)
Journée UMP Défense (7/03/07)
Données personnelles
Le développement des fichiers, d’Internet, et des multiples applications numériques dans la vie
quotidienne, je pense au dossier médical personnel par exemple, rend le rôle de la CNIL de plus en
plus important. Elle doit disposer des moyens nécessaires à ses missions, ce qui n’est pas le cas
pour le moment. Mais elle doit aussi veiller à ce que ses décisions soient strictement inspirées par la
recherche de l’intérêt général et non par quelques positions particulières ou dogmatiques. Je ne
pense pas que la vie privée soit correctement protégée sur Internet. Nous sommes devant des
questions nouvelles, dans un univers technologique qui évolue très vite. La réflexion qui est
actuellement en cours à l’échelle européenne sur ce point devra donc être poursuivie et, même si
c’est un sujet complexe, des mesures conciliant la liberté de l’Internet et la protection de la vie
privée devront être prises.
Source(s)
Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)
Dopage
J’ajoute un point très douloureux, celui du dopage. Imaginez les progrès que nous ferons dans la
lutte contre le dopage, c’est-à-dire contre les tricheurs, si nous mettons santé et sport dans un même
pôle, c’est-à-dire que pour la première fois le ministre des Sports aura les manettes pour appuyer sur
le ministère de la Santé pour obtenir des contrôles, une équité, une droiture. Alors, à ce moment-là,
on change tout et l’on « deghettoïse » le sport.
Source(s)
Rencontre avec les sportifs (15/04/07)
Droit à l’image
Le droit à l’image est un droit fondamental. Pour autant, je suis prêt à reconnaître que le régime
actuel n’est pas pleinement satisfaisant, notamment parce que l’utilisateur d’une image, qu’il en soit
ou non l’auteur, doit s’assurer que les personnes ou les propriétaires des biens représentés ont bien
approuvé expressément l’utilisation en cause, et que cette autorisation peut être difficile à obtenir. Je
pense que l’on peut trouver un meilleur équilibre entre le droit à l’image et la liberté d’information
en prévoyant que l’action en justice pour revendiquer le droit l’image soit subordonnée à la preuve
d’un agissement fautif et d’un réel préjudice. Je reste toutefois fortement attaché à la préservation de
la dignité des personnes
Source(s)
Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)
Droit à la formation
Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie,
nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment
de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de
secteur ou d’atteindre une qualification supérieure. Je mettrai en oeuvre un grand plan Marshall de la
formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que
chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi. Je souhaite proposer aux femmes qui
veulent travailler, une fois que les enfants sont grands, d’accéder à une formation qualifiante d’un
an, rémunérée.
Source(s)
Extrait mon projet
Discours Zénith (18/03/07)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Mon Projet
Droit d’auteur
La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être respectés dans le monde
numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à une licence dite « globale »
qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la distribution des oeuvres bascule sur
l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales apparaissent aujourd’hui sous de multiples
formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et c’est la véritable solution au problème du
téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai toujours plaidé pour un régime proportionné :
le bilan de son application, prévu par la loi, sera réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses
conclusions. L’interopérabilité est un objectif essentiel car elle détermine les usages autorisés des
oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne une priorité stratégique industrielle européenne.
Source(s)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)
Droits d’auteur
J’ai pris position avec force pour le respect du droit d’auteur dans tous les domaines, musique, films,
livres. Je veux redire ici que je continuerai à me battre pour le respect de ce droit, car la
rémunération du travail des auteurs, des artistes, des producteurs est aussi juste que nécessaire.
Nous pourrons faire, fin 2007, un état des lieux de la loi relative aux droits d’auteurs et droits
voisins dans la société de l’information, loi que je salue, et en particulier évaluer les conséquences
de la suppression par le Conseil Constitutionnel du dispositif de riposte graduée qui divisait votre
communauté. Et je me réjouis que la loi du 5 mars dernier ait organisé la contribution des
fournisseurs d’accès à Internet et des opérateurs de téléphonie mobile à l’aide à la création, musique
et cinéma, car il me semble normal que les nouveaux supports de diffusion participent également au
financement des comptes de soutien. La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent
être respectés dans le monde numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à
une licence dite « globale » qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la
distribution des oeuvres bascule sur l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales
apparaissent aujourd’hui sous de multiples formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et
c’est la véritable solution au problème du téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai
toujours plaidé pour un régime proportionné : le bilan de son application, prévu par la loi, sera
réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses conclusions. L’interopérabilité est un objectif
essentiel car elle détermine les usages autorisés des oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne
une priorité stratégique industrielle européenne. Je souhaite que l’Europe développe sa propre
industrie des dispositifs de protection des oeuvres. Il faut que, parallèlement, les industries
culturelles affectées par Internet soient aidées pour réussir leur évolution. Ce qui signifie, pour le
disque, qu’il faut aider à la numérisation des oeuvres et développer toutes les formes de diffusion
légale. Réfléchir à des aides sociales pour soutenir l’emploi dans la filière musicale. Examiner
l’ensemble des règles fiscales applicables à ce secteur, afin de les adapter dans ce contexte de
complète mutation.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)
Droits de douane
Je propose un système d’exonération des droits de douanes pour les matières premières et les
produits semi-ouvrés afin de favoriser les activités de transformation et donc d’intégration de valeur
ajoutée localement. Enfin, je pense qu’il serait judicieux de mettre en place un mécanisme de crédit
d’impôt majoré à l’exportation.
Source(s)
Discours Guadeloupe (23/03/07)
Droits de l’homme
Les droits de l’homme sont, pour toutes les démocraties du monde, à la fois un point de départ et un
horizon qui se déploie toujours devant eux. La France ne fait pas exception, et il appartiendra au
prochain président de lui faire franchir de nouvelles étapes dans la préservation et la conquête des
libertés. Je veux être le Président d’une France qui se sente solidaire de tous les proscrits, de tous les
enfants qui souffrent, de toutes les femmes martyrisées, de tous ceux qui sont menacés de mort par
les dictatures et par les fanatismes. Le Darfour est un scandale inacceptable, la Tchétchénie une
horreur, les infirmières bulgares en Lybie, une barbarie, Ingrid Bettancourt dans la jungle
colombienne une tragédie. Président de la République, je ne me taierai pas devant ces insultes aux
droits de l’homme. Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de
nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou
menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Discours Zénith (18/03/07)
Mon Projet
Droits de mutation
La fiscalité doit être adaptée pour encourager l’accession à la propriété. (…) Cela passe par la
suppression des droits de mutation, dès lors que les transactions sont liées à une mobilité imposée,
telle que la perte d’emploi, le déménagement professionnel, etc. Je propose que pour ces
commerces dit de bouches, qui disparaîssent, quand ils vendent les droits de mutation soient
supprimés lorsqu’ils vendent à un commerce de la même catégorie.
Source(s)
Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Droits de succession
Quand on a travaillé dur toute sa vie, qu’est-ce qui donne du sens à la vie ? C’est de faire que ses
enfants commencent un peu plus haut que soi-même on a commencé. Eh bien je ne vois pas
pourquoi on devrait payer des impôts sur les successions ou sur les donations. Dès le mois de juillet,
je supprimerai les droits de succession et de donation. Cette mesure concerne 95% des foyers. Je
m’y engage. L’injustice des droits de succession entre époux, alors qu’une femme est solidaire de la
dette fiscale de son mari. Je supprimerai les droits de succession entre époux. Et je supprimerai la
solidarité fiscale qui pèse sur tant de femmes doublement victimes des indélicatesses de leur mari à
l’égard du fisc et de leur infidélité conjugale.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)
Droits des femmes
Dans l’élan de la pensée des Lumières, la France a fait des droits de l’homme une valeur
universelle. Je vous propose qu’elle s’engage aujourd’hui dans le combat pour les droits des
femmes. Dans le monde entier, la parole de la France est celle de la liberté, de l’humanisme, du
respect des droits de l’homme. C’est une parole espérée par ceux qui attendent la démocratie et
crainte par ceux qui ne l’aiment pas. Eh bien, je veux dire ce soir que nous serons à la hauteur de
notre réputation. Nous ferons du prestige de la France le levier d’un combat en faveur des femmes.
Parce que quand la France se tait, c’est l’injustice et la haine qui en profitent. Alors que quand la
France parle, le monde entier devient meilleur. Mes chers amis, je veux que la France s’investisse
dans le combat pour le droit des femmes. Je veux aussi qu’elle s’inspire de leurs valeurs. Les
valeurs des femmes, c’est la générosité, le don de soi, le travail, l’engagement, la famille, la paix, la
vie. Ces valeurs, je veux les mettre au coeur de la société.
Source(s)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)
Dumping social
L’Europe doit protéger et pour cela je proposerai à nos partenaires d’instaurer une préférence
communautaire qui permette de faire face à la concurrence déloyale et de s’opposer aux dumpings.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Ecole
Je veux ensuite que l’école soit un lieu de travail, d’autorité et de respect. Je suis pour que les élèves
se lèvent quand les professeurs entrent dans les classes. Je souhaite que l’école devienne un lieu
sans violence, sans portable, sans casquette, sans cigarette. Même si elle a de vraies qualités, la
situation générale de notre école n’est plus acceptable.20 % de nos jeunes quittent l’école sans
qualification, c’est-à-dire sans aucune perspective professionnelle et un avenir personnel très limité.
Je ne peux m’y résoudre. Qui peut croire que ce qui était possible hier, apprendre à tous les enfants
à lire, écrire, compter, et leur donner un bagage culturel leur permettant de vivre en hommes libres
et en citoyens éclairés, ne l’est plus aujourd’hui ? Quant au sort fait à nos enseignants, il est
inadmissible : leurs rémunérations sont trop basses, les plus jeunes et les moins expérimentés sont
envoyés devant les classes les plus difficiles, le respect qui leur est dû n’est pas assuré,ni parfois
même leur sécurité. Il est possible de changer l’école. Il faut d’abord que nos enseignants exercent
leur métier dans de bonnes conditions. Ils sont la clé de la réussite de tous les élèves. Je souhaite
que leur autorité et leur liberté pédagogique soient respectées, que leur formation initiale et continue
soit assurée, et qu’ils aient la possibilité de travailler plus pour gagner plus. Il faut ensuite que nous
nous fixions le seul objectif acceptable : que tous les enfants sortent de l’école avec le bagage
nécessaire pour réussir leur vie adulte. Dès qu’un enfant décroche, il devra recevoir un soutien
individualisé. Je créerai des études dirigées dans tous les établissements pour que les enfants dont
les parents le souhaitent puissent faire leurs devoirs à l’école avec l’aide d’une personne
compétente. Je ferai en sorte que l’école consacre plus de temps au sport et à la culture parce que je
les crois essentiels à l’épanouissement des enfants et à la force de la société. L’école d’une grande
nation doit faire lire de grands textes. Enfin, tout en conservant le caractère national des
programmes et des diplômes, je veux mettre plus de diversité dans l’école pour que l’intelligence de
chaque enfant soit reconnue. Je donnerai plus d’autonomie aux établissements pour leur permettre
de développer leur projet pédagogique spécifique et je donnerai aux familles la possibilité de choisir
l’école de leurs enfants. Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale,
géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements.
Source(s)
Mon Projet
Ecole des parents
Mais, soyons clairs, les familles ont aussi un rôle fondamental à jouer et je ne serai pas celui qui
tiendra un discours déresponsabilisant à leur égard. Les parents sont les premiers responsables de
l’éducation de leurs enfants. Ils doivent, par conséquent, pouvoir être plus impliqués dans
l’organisation de la vie scolaire. Ils doivent aussi, lorsqu’ils éprouvent des difficultés passagères,
être aidés dans leur rôle. C’est pour cela que je suis favorable aux expérimentations d’ « école des
parents ».
Source(s)
Discours Guadeloupe (23/03/07)
Edition du livre
Le prix unique du livre a été essentiel pour l’édition et a sauvé nombre de libraires (…). Bien sûr, il
faut des enseignes puissantes, qui sont des acteurs culturels majeurs. Bien sûr, il est normal et
souhaitable que des livres soient vendus dans les grandes surfaces. Mais ne rêvons pas. La
littérature de fond, la littérature à risque, celle par exemple des premiers romans, a besoin de ce
réseau des passionnés que sont les libraires, qu’il faut soutenir, avec les collectivités locales,
notamment contre la spéculation immobilière. Il faut les aider au développement d’une offre
numérique, c’est à dire à mettre en ligne leur catalogue, leurs disponibilités, afin que les acheteurs,
sûrs de ce qu’ils vont trouver, se rendent dans ces lieux de convivialité. De même qu’il faut aider les
éditeurs à prendre le tournant des nouvelles technologies. Dans cet esprit, je souhaite que le Centre
National du Livre voie ses missions et ses moyens renforcés.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Education physique et sportive
Nous devons reconstruire une école où le sport soit considéré comme une discipline fondamentale
parce que le sport est une morale de l’effort et une éthique. Parce que le sport c’est le dépassement
de soi et le respect des autres.
Source(s)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)
Egalitarisme
Accepter la logique de l’égalitarisme c’est du socialisme. Et je ne suis pas socialiste. Il faut sortir de
cette logique absurde du nivellement qui tire toute la société vers le bas en l’amputant de tous ses
talents, en la privant de ses jeunes les mieux formés, les plus entreprenants, les plus imaginatifs, les
plus audacieux. Il faut sortir de cette politique qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Il
faut sortir de cette double impasse de la politique qui punit la réussite et de la politique du chacun
pour soi.
Source(s)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Egalité d’accès aux soins
L’égalité d’accès aux soins est menacée par le manque de couverture complémentaire, l’inégale
répartition des professionnels et des équipements sur le territoire, les inégalités entre établissements
hospitaliers. Je propose de renforcer l’aide à l’acquisition d’une complémentaire et d’améliorer les
remboursements des soins dentaires et optiques. Nous devrons faire le bilan des incitations qui ont
été créées pour favoriser l’installation des professionnels de santé dans les zones déficitaires et sans
doute les renforcer. Je souhaite surtout permettre aux professionnels de santé d’améliorer leurs
conditions de travail en favorisant la constitution de cabinets de groupe et en permettant à ceux qui
le souhaitent de salarier un confrère. La question principale est de rompre avec l’isolement et
l’épuisement des professionnels. Pour l’hôpital, nous ne devons pas renoncer à la réforme de la
carte hospitalière. La sécurité des patients est une priorité absolue. Mais la mise en réseau des
hôpitaux locaux et des hôpitaux plus vastes permet de concilier la sécurité des patients, l’emploi
local et l’égalité d’accès aux soins. Pour une totale sécurité dans la prise en charge, il faut
concentrer les gestes techniques et dangereux sur les gros centres hospitaliers. Les hôpitaux locaux
devront rester en activité et se consacrer aux soins de suite, à la médecine gériatrique, à la
permanence des soins ou au long séjour.
Source(s)
Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)
Egalité des chances
Je prends l’engagement si je suis élu de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les
départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d’accéder à
l’enseignement supérieur sans le bac, comme c’est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le
Conservatoire National des Arts et Métiers. Je veux que toute personne qui n’a pas pu faire les
études de son choix puisse les entreprendre plus tard.
Source(s)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07), Discours Nantes (15/03/07)
Egalité professionnelle
Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République
en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. Je leur dis là encore comme je
le pense : malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont
pas encore des citoyennes à part entière dans notre République. Je veux un État exemplaire en
matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du
compte. Je veux que dans les conseils d’administration des entreprises publiques il y ait au moins
50% de femmes. Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique
aussi aux représentants du personnel dans les entreprises.
Source(s)
Discours Périgueux (12/10/06)
Egalité salariale
Un homme gagne 15% de plus qu’une femme. C’est scandaleux. Pour régler le problème, je veux
organiser, dès l’été 2007, une conférence sociale réunissant le patronat et les syndicats de salariés.
Je veux faire un diagnostic des inégalités, branche par branche. Les entreprises où il y a des
inégalités auront deux ans pour régulariser la situation. Celles qui n’aligneront pas les salaires
auront affaire à l’inspection du travail. Elles seront donc sanctionnées financièrement et pénalement
si nécessaire. Le principe de l’égalité est un principe sacré. Dès le mois de juin, je réunirai une
conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les
femmes et les hommes soit totale d’ici 2010. Les femmes subissent plus que les hommes les salaires
trop bas, le travail précaire, le sous-emploi, l’absence de formation.
Source(s)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Mon Projet
Egalité salariale et professionnelle
Je veux faire de l’égalité salariale et professionnelle entre les hommes et les femmes un axe majeur
de mon quinquennat. Je veux que nous visions le même niveau d’égalité et de modernité que celui
des pays scandinaves. Je veux qu’à l’école, on apprenne aux filles que leur désir de faire des études
et de réussir n’est pas moins légitime que celui des hommes. Je veux que lorsqu’elles en ont les
capacités, on les oriente vers les filières les plus exigeantes, notamment les filières scientifiques. Je
donnerai deux ans aux entreprises pour aligner les salaires des femmes sur ceux des hommes. Une
entreprise comme Axa l’a fait. Il n’y a pas de raisons que les autres n’y arrivent pas. Et je le ferai
sous peine de sanctions car cela fait cinquante ans que, sans sanction, on n’y arrive pas. Et je veux
que l’Etat soit exemplaire pour la promotion professionnelle des femmes. Pour chaque nomination,
j’exigerai que l’on examine autant de candidatures féminines que de candidatures masculines. Je
suis pour une démocratie irréprochable. Et une démocratie irréprochable, c’est une démocratie qui
donne la même chance aux hommes et aux femmes.
Source(s)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)
Electorat de gauche
Je me dois être à l’écoute de l’électorat de gauche quand il est à ce point trahi et abandonné dans ses
valeurs par les actuels dirigeants socialistes.
Source(s)
Interview Le Monde (23/01/07)
Emploi
Depuis vingt-cinq ans, on vous dit que le plein-emploi est impossible et que le chômage est une
fatalité. Rien n’est plus faux. Je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été
une solution contre le chômage. Les 35 heures ont-elles permis de créer des emplois ? Nullement.
Avec elles, vous avez plus de temps pour vous, mais vos salaires sont gelés. Vous avez moins de
pouvoir d’achat, vous consommez moins. C’est toute l’économie qui s’est artificiellement réduite.
Plutôt que de consacrer tant d’argent à payer les Français pour qu’ils travaillent moins, nous devons
tout faire pour être plus nombreux à travailler, car l’activité des uns crée le travail des autres. C’est
pourquoi, si je suis élu, l’étudiant qui travaille ne paiera pas d’impôt,le retraité qui veut travailler et
toucher sa retraite pourra le faire, notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au
lieu de les encourager à s’en séparer. L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en
un seul service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée
pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus
rapidement qu’aujourd’hui. Je veux que les femmes, notamment les mères isolées, soient
spécialement aidées à retrouver des emplois stables à temps complet. Mais, contre le chômage, il
faut aussi que nous changions de politique économique. J’ose même dire : il faut que nous ayons une
politique économique qui agit, et non qui subit. J’investirai massivement dans la formation, dans la
recherche et l’innovation, dans le développement du commerce, de l’artisanat et des PME. Tout doit
être fait pour permettre à nos PME de grandir et pour que notre pays crée les centaines de milliers
d’emplois qui peuvent l’être dans les nouveaux segments de l’économie. Je rapprocherai la fiscalité
des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer des
emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe. Je ferai tout pour
réduire la fiscalité qui pèse sur le travail. Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une
politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts.
Notre pays doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous
battre pour notre industrie. Je soutiendrai aussi l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Elles sont
indispensables à notre indépendance alimentaire et désormais énergétique, et sont une force
économique de premier plan. Enfin, je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance,
d’emploi et de puissance économique. Si nous avons fait l’euro, c’est pour nous en servir. Grâce à
ces mesures, en cinq ans, nous pouvons atteindre le plein-emploi, c’est-à-dire un chômage inférieur
à 5 % et un emploi stable à temps complet pour tous. C’est de cette manière que nous pourrons
vraiment réduire la pauvreté, l’exclusion et la précarité. Avec un potentiel d’au moins un demi-point
de croissance supplémentaire, l’économie numérique est l’un des moyens que je veux utiliser pour
vaincre le chômage. C’est une économie de talents, la France en est très largement dotée, elle ne sait
simplement ni les utiliser, ni les retenir. Elle les bride. Je veux les libérer. Il n’y a pas d’économie
sans travail. Mes engagements pour vaincre le chômage et réhabiliter le travail sont au coeur des
besoins de l’économie numérique. Elle gagnera en compétitivité grâce à l’exonération des heures
supplémentaires de charges sociales et fiscales, au contrat de travail unique, à la réforme de
l’imposition qui pèse sur le travail et les entreprises. Mais le numérique, ce sont aussi des emplois
plus qualifiés, mieux payés. Je veux que l’accès y soit facilité. Pour cela je réformerai les
nomenclatures des formations et des métiers pour qu’elles correspondent mieux aux réalités des
professions de l’internet et du numérique et prennent en compte les multiples spécialités qu’elles
recouvrent, et je ferai du doublement du nombre de télétravailleurs un objectif prioritaire tant celuici
représente une opportunité d’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail.
Source(s)
Mon projet
Tribune journal du net (20/04/07)
Empreintes digitales ou génétiques
Les technologies numériques ont conduit à un développement sans précédent des systèmes
automatisés de traitement de l’information et des fichiers informatiques. Je n’ai aucun regret, au
contraire, d’avoir encouragé le développement des fichiers d’empreintes digitales ou génétiques. Ces
fichiers ont aidé à identifier des coupables, à disculper des innocents et à sauver des vies. Je n’en
reste pas moins persuadé qu’il faut en améliorer le contrôle et le suivi, veiller à leur confidentialité
absolue et s’interdire toute forme d’interconnexion excessive. Je souhaite par exemple que la
consultation de fichiers sensibles (STIC, Judex) à des fins administratives présente les mêmes
garanties pour les citoyens que celles prévues pour le fonctionnement du casier judiciaire.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Energie
Notre politique énergétique conciliera l’indépendance et le développement durable. Nous
augmenterons la part des énergies renouvelables, isolerons les bâtiments anciens, mais nous
renouvellerons aussi le parc nucléaire. Grâce à la clairvoyance de nos prédécesseurs, nous avons la
chance de maîtriser cette énergie déterminante pour le futur car elle ne perturbe pas le climat et
garantit en partie notre autonomie énergétique. Ceux qui vous disent qu’ils vont renoncer au
nucléaire vous font, au mieux, de fausses promesses, au pire mettent gravement en danger notre
indépendance.
Source(s)
Mon Projet
Energie nucléaire
L’énergie nucléaire confère un véritable avantage comparatif incontestable à notre pays. C’est tout
d’abord une filière industrielle d’excellence qui emploie des dizaines de milliers de salariés
français. De plus, depuis des décennies, le parc nucléaire français nous garantit une très grande
sécurité dans nos approvisionnements énergétiques. Alors que l’énergie devient rare, il s’agit d’un
atout majeur pour la France et ses partenaires européens. Enfin, même si le stockage des déchets
nucléaires ultimes est contraignant, c’est grâce à l’énergie nucléaire que la France émet par habitant
21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. Pour toutes ces raisons, nous
devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire. C’est tout l’enjeu de la nouvelle génération de
centrales EPR (dits de 3e génération) qui devront être développées et implantées dans notre pays.
Cet engagement est capital pour nous, mais il ne nous empêche pas d’être très exigeants quant au
droit à l’information des Français sur les risques nucléaires et sur les politiques destinées à les
prévenir. Confiante dans la place incontournable que tient l’énergie nucléaire dans notre production
électrique, la France entend s’engager fortement, dès à présent, dans la recherche sur les réacteurs
nucléaires de 4e génération, avec pour objectif de toujours mieux concilier demain cette énergie
avec les exigences du développement durable.
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Enseignants
Quant au sort fait à nos enseignants, il est inadmissible : leurs rémunérations sont trop basses, les
plus jeunes et les moins expérimentés sont envoyés devant les classes les plus difficiles, le respect
qui leur est dû n’est pas assuré,ni parfois même leur sécurité. Il est possible de changer l’école. Il
faut d’abord que nos enseignants exercent leur métier dans de bonnes conditions. Ils sont la clé de la
réussite de tous les élèves. Je souhaite que leur autorité et leur liberté pédagogique soient
respectées, que leur formation initiale et continue soit assurée, et qu’ils aient la possibilité de
travailler plus pour gagner plus. Je m’engage si je suis élu à leur rendre la considération qui leur est
due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle. Je m’engage à multiplier les
passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière
soient élargies. Je m’engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus.
Je m’engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués
pour moitié. Je m’engage à ce qu’ils soient mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et
par conséquent moins isolés. Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui
jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études. Je
veux qu’ils sachent que la révolution de l’école que je souhaite sera d’abord la leur. Elle sera fondée
sur sept grands principes : la liberté pédagogique, l’autonomie, l’évaluation, la modulation des
moyens en fonction des handicaps des élèves, l’orientation, la deuxième chance et la formation tout
au long de la vie. Dès l’été 2007, j’engagerai les négociations nécessaires pour revaloriser la
condition enseignante. On ne peut pas prétendre faire de l’éducation une priorité, si l’on n’est pas
capable de donner aux enseignants un statut social convenable. Je le ferai sans démagogie. Les
enseignants ont compris que la logique permanente des moyens supplémentaires allait contre leur
pouvoir d’achat.
Source(s)
Mon Projet
Discours Nantes (15/03/07)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)
Enseignement artistique
C’est avec les enfants que tout se joue. Si on ne leur donne pas le goût de la lecture, si on ne les
rend pas curieux de ce qui est beau, si on ne les met pas en contact avec les grandes oeuvres de la
sensibilité et de l’esprit humain, si on ne leur transmet pas une culture commune, alors non
seulement on les privera d’un trésor inestimable, mais on préparera le retour d’une forme de
barbarie à travers la disparition d’une certaine idée de la grandeur de l’homme et de son
universalité. Mais qu’on me comprenne bien : je crois, comme Malraux, qu’il ne suffit pas
d’expliquer les oeuvres d’art et d’apprendre leur histoire. Il faut aussi apprendre à les aimer. Ce qui
signifie que la transmission de la culture et l’apprentissage du beau n’est pas seulement l’affaire des
pédagogues, mais aussi celle des artistes et que l’école doit s’ouvrir à eux comme les grandes
institutions culturelles doivent s’ouvrir sur l’école. La question de la culture aujourd’hui c’est celle
de l’enseignement artistique, (…) non plus comme le parent pauvre de l’enseignement général, mais
comme le pilier d’une culture générale qui naturellement englobe aussi la culture technique, la
culture scientifique, l’histoire, la géographie et la philosophie. Je veux faire de l’enseignement
culturel et artistique la clé de la démocratisation de la culture (…) Mais je suis pour la liberté
pédagogique. Et dans un pays où il y a un million d’enseignants, je ne veux plus qu’on dise :
l’éducation artistique, ce sera comme cela et pas autrement ! Si un enseignant est un passionné de
musique, très bien, ça passera par la musique, et par la littérature pour un autre si c’est son domaine
de passion. (…) La démocratisation de la culture c’est d’abord qu’un nombre de plus en plus grand
de jeunes quitte l’école avec les moyens intellectuels et les qualifications qui leur permettent de
trouver leur place dans la société. C’est qu’un nombre de plus en plus grand de jeunes s’engagent
dans la vie avec dans la tête quelques leçons de science et d’humanité qui leur permettent de se
comprendre et de comprendre le monde. C’est qu’un nombre de plus en plus grand de jeunes
affrontent l’existence avec l’esprit ouvert pour accueillir toute la beauté du monde et les moyens
d’exprimer ce qu’ils éprouvent.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Interview Télérama (14/02/07)
Discours Besançon (13/03/07)
Enseignement primaire et secondaire
Je veux que souffle sur lui un vent de liberté et d’évaluation. Liberté pédagogique des enseignants,
car rien ne remplace l’expérience de 20 ans d’enseignement. Mais évaluation des enseignants selon
les résultats des élèves. Liberté des établissements pour mettre en oeuvre des projets spécifiques.
Mais évaluation indépendante et publique de chaque établissement. Liberté de choix des parents de
l’école de leur enfant par la suppression progressive de la carte scolaire, mais obligation pour
chaque établissement de respecter une mixité sociale et géographique. Je crois dans la mixité
scolaire, mais je veux qu’elle pèse sur les établissements, pas sur les familles. Dès la rentrée de
2007, les établissements pourront recruter 20% de leurs effectifs en dehors du secteur et consacrer
25% de leur budget à leur projet pédagogique. 25% d’un emploi de temps, cela ne remet pas en
cause le caractère national des diplômes et des programmes, mais cela permet pour les uns de faire
plus de langues, pour les autres plus de sport, pour les troisièmes encore plus de soutien
individualisé, en fonction des besoins locaux.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Enseignement privé
Si je suis élu, je n’opposerai pas l’enseignement privé et l’enseignement public. La guerre scolaire
est une guerre vaine, qui ne doit jamais se rouvrir. Chacun, dans le respect des principes de la
République, a son rôle à jouer. Je veux que soit reconnue l’utilité sociale de l’enseignement privé.
Source(s)
Discours Maison-Alfort (02/02/07)
Enseignement religieux
Je suis favorable à l’enseignement de l’histoire des grandes religions. À la différence de Régis
Debray, je ne suis pas pour la lecture et le commentaire des textes sacrés à l’école. Le commentaire
est subjectif, on entrerait dans une nouvelle guerre de religion. En revanche, j’estime qu’il est plus
important de connaître les grandes dates des grandes religions monothéistes que de connaître les
divinités grecques !
Source(s)
Interview La Croix (04/04/07)
Enseignement supérieur
Cela fait quarante ans que nous avons renoncé à conduire une réforme de l’enseignement supérieur.
À l’heure de la bataille mondiale de l’intelligence, nous en payons un prix élevé, tandis que nos
jeunes sont envoyés par milliers dans des filières sans débouchés. L’enseignement supérieur et la
recherche seront pour moi une priorité absolue. Leurs moyens seront portés au même niveau que
dans les pays les plus en pointe sur le sujet, mais cela s’accompagnera de réformes de fond. Je
donnerai aux universités volontaires une autonomie réelle. Je réformerai notre appareil de recherche
pour créer les conditions de travail et de rémunération permettant d’attirer et de garder les meilleurs
enseignants et chercheurs. Notre pays a besoin de conduire plus de jeunes vers les études
supérieures, mais des études dans lesquelles ils ont une chance de réussir et qui conduisent à
l’emploi. Chaque bachelier aura une place à l’université, mais le nombre d’étudiants dans les
différentes filières dépendra des réalités du marché du travail. Un service public de l’orientation
permettra aux élèves de choisir la voie qui leur correspond le mieux. Enfin, je veux transformer la
condition étudiante, en faisant tout pour que l’argent ne soit jamais un obstacle à la poursuite des
études, en permettant à nos jeunes d’être autonomes et en créant des campus universitaires de
réputation mondiale et européenne.
Source(s)
Mon Projet
Enseignement technique
Nous devons reconstruire une école où la culture technique soit partie intégrante de la culture
générale et où chacun puisse choisir sa voie en fonction de ses goûts et pas seulement à travers la
sélection par l’échec.
Source(s)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)
Entrepreneur
L’entreprise et les entrepreneurs n’ont pas aujourd’hui la place qu’ils méritent dans notre pays.
Entreprendre, c’est toujours prendre un risque et l’échec fait partie de l’aventure entrepreneuriale. Il
est vital que notre société valorise mieux cette prise de risques. A mes yeux, c’est l’image tout
entière du chef d’entreprise qui est ici en question et qu’il convient de réhabiliter. Nous vivons
certes dans une société qui a toujours valorisé l’engagement en faveur de l’intérêt général, le service
du public et de la collectivité. Mais, à tous les jeunes de France, je veux dire avec force que l’on sert
aussi son pays, en créant son entreprise et en la faisant gagner. On est utile aux autres, en créant des
richesses dans son pays. On a droit à l’estime de la Nation quand on participe à sa prospérité. Or,
malgré les risques pris, malgré les emplois créés, malgré les recettes fiscales versées, l’entreprise
demeure trop souvent un objet de défiance en France. Il est temps de dépasser les oppositions de
classe, de réconcilier les Français avec leurs entreprises et de réconcilier, dans le même mouvement,
les entrepreneurs avec l’Etat. Les règles complexes, multiples, instables – vous venez hélas d’en
faire l’expérience sur le temps de travail – qu’applique l’Administration française à nos entreprises,
constituent aujourd’hui un véritable « impôt réglementaire ». Cet impôt - comble de l’injustice - est
d’autant plus lourd que l’entreprise est petite. Je souhaite donc que s’engage une vaste politique de
simplification des normes applicables aux PME. Dans ce but, il nous faudra nous fixer dorénavant
des objectifs extrêmement concrets : la limitation très stricte du temps nécessaire au renseignement
des formulaires, la simplification effective de la feuille de paye des salariés français, et la
réorganisation de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises dans une logique de « 
guichet unique ».
Source(s)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Entreprise
Je rapprocherai la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne
ne viendra créer des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe.
Je ferai tout pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail. L’entreprise et les entrepreneurs n’ont
pas aujourd’hui la place qu’ils méritent dans notre pays. Entreprendre, c’est toujours prendre un
risque et l’échec fait partie de l’aventure entrepreneuriale. Il est vital que notre société valorise
mieux cette prise de risques. A mes yeux, c’est l’image tout entière du chef d’entreprise qui est ici
en question et qu’il convient de réhabiliter. Nous vivons certes dans une société qui a toujours
valorisé l’engagement en faveur de l’intérêt général, le service du public et de la collectivité. Mais,
à tous les jeunes de France, je veux dire avec force que l’on sert aussi son pays, en créant son
entreprise et en la faisant gagner. On est utile aux autres, en créant des richesses dans son pays. On a
droit à l’estime de la Nation quand on participe à sa prospérité. Or, malgré les risques pris, malgré
les emplois créés, malgré les recettes fiscales versées, l’entreprise demeure trop souvent un objet de
défiance en France. Il est temps de dépasser les oppositions de classe, de réconcilier les Français
avec leurs entreprises et de réconcilier, dans le même mouvement, les entrepreneurs avec l’Etat. Les
règles complexes, multiples, instables – vous venez hélas d’en faire l’expérience sur le temps de
travail – qu’applique l’Administration française à nos entreprises, constituent aujourd’hui un
véritable « impôt réglementaire ». Cet impôt - comble de l’injustice - est d’autant plus lourd que
l’entreprise est petite. Je souhaite donc que s’engage une vaste politique de simplification des
normes applicables aux PME. Dans ce but, il nous faudra nous fixer dorénavant des objectifs
extrêmement concrets : la limitation très stricte du temps nécessaire au renseignement des
formulaires, la simplification effective de la feuille de paye des salariés français, et la réorganisation
de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises dans une logique de « guichet unique ».
Internet est une chance pour réhabiliter l’effort, le goût du risque, et augmenter le pouvoir d’achat.
Sur internet, chacun peut créer son activité et en vivre. Nous le voyons tous les jours. Au lieu de
l’étouffer, je ferai en sorte que l’Etat facilite, incite et soutienne ce foisonnement de microinitiatives.
Pour faire le pendant avec l’exonération de charges fiscales et sociales sur les heures
supplémentaires, les revenus tirés d’une activité numérique personnelle seront exonérés de charges
sociales et fiscales dans une limite à définir. Au-delà, un statut simplifié de micro-entreprise
numérique permettra à ces activités de croître et de se développer.
Source(s)
Mon Projet
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Tribune journal du net (20/04/07)
Entreprise patrimoniale
Je suis un très grand partisan de l’entreprise patrimoniale, celle où le chef d’entreprise, le dirigeant,
est aussi l’actionnaire principal. Ces entreprises là portent les valeurs de travail, de réussite, de
responsabilité auxquelles je suis très attaché. Elles sont aujourd’hui les plus dynamiques en termes
de création d’emplois. Les mesures que je propose, notamment la réforme du bouclier fiscal, la
déduction de l’ISF de l’investissement dans une PME, la baisse de l’impôt sur les sociétés, mais
également l’exonération des droits de succession pour 95 % des Français, permettront de
récompenser tous ceux qui, à la tête d’entreprises patrimoniales, ont pris des risques.
Source(s)
Réponses CGPME
Environnement
Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action publique. Ce
n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité. Mais ce que nous pouvons choisir, c’est d’en
faire une chance pour la croissance et nos emplois. Je créerai un grand ministère du Développement
durable, pour que l’environnement ait les moyens de ses ambitions. Notre politique énergétique
conciliera l’indépendance et le développement durable. Nous augmenterons la part des énergies
renouvelables, isolerons les bâtiments anciens, mais nous renouvellerons aussi le parc nucléaire.
Grâce à la clairvoyance de nos prédécesseurs, nous avons la chance de maîtriser cette énergie
déterminante pour le futur car elle ne perturbe pas le climat et garantit en partie notre autonomie
énergétique. Ceux qui vous disent qu’ils vont renoncer au nucléaire vous font, au mieux, de fausses
promesses, au pire mettent gravement en danger notre indépendance. Je souhaite que la
responsabilité de ceux qui polluent puisse être mise en cause de manière illimitée. Je créerai une
fiscalité écologique pour inciter les Français à adopter des comportements vertueux, notamment une
TVA à taux réduit sur les produits propres. Nous investirons dans la recherche sur les technologies
propres. Nous développerons les transports en commun et les transports alternatifs à la route, tout
en aidant les transporteurs routiers à acquérir des véhicules propres. Enfin, nous devons agir au
niveau international pour que les grands pays s’engagent dans la réduction des gaz à effet de serre et
la protection de la biodiversité. Une organisation mondiale de l’environnement doit voir le jour et je
proposerai que les produits venant de pays qui ne respectent aucun engagement en matière
écologique soient pénalisés.
Source(s)
Mon Projet
Etat
Le premier rôle de la politique, c’est de faire fonctionner l’État. La mondialisation ne disqualifie
nullement le rôle des États. Au contraire. Dans la mondialisation, les pays qui échouent sont ceux
dont l’État est inefficace, entrave, empêche ; ceux qui réussissent sont ceux dans lesquels l’État
facilite, incite, soutient. Rien ne se fera donc avec un État qui continue à fonctionner comme
aujourd’hui. Je crois dans un État ouvert, équilibré, soucieux de faire agir tout le monde ensemble.
Mais je crois aussi dans un État fort, qui fait des choix, mène des politiques et, plus que tout,
poursuit l’intérêt général, l’intérêt de notre nation.
Source(s)
Mon projet
Etat actionnaire
Je propose que l’Etat actionnaire joue son rôle, pas seulement en préparant des privatisations pour
desserrer l’étau de la dette mais en n’oubliant pas qu’il doit aussi être un Etat stratège, garant de la
préservation de nos intérêts industriels et technologiques fondamentaux. C’est ce que font les
Américains avec l’intelligence économique et avec les dépenses du Pentagone. C’est ce que les
Japonais font avec le MITI. C’est ce que les Chinois font avec leur gestion politique de transfert de
technologies. C’est ce que la France et avec elle l’Europe ne font plus ou plus suffisamment. C’est ce
que nous avons commencé à faire avec les pôles de compétitivité, avec l’agence nationale de la
recherche, avec l’agence nationale de l’innovation industrielle. Il faut aller beaucoup plus loin.
Source(s)
Discours St Etienne (09/11/06)
Etudes surveillées
L’école ne peut se décharger de toute responsabilité quand la classe est finie. C’est la raison pour
laquelle je souhaite qu’elle prenne en charge les orphelins de 16h ou de 17h dont les parents
travaillent , qu’elle organise des études surveillées où les enfants au lieu d’être livrés à eux-mêmes
soient encadrés pour faire leurs devoirs. Je souhaite que les enseignants volontaires pour diriger ces
études, comme ceux qui seront volontaires pour faire du soutien scolaire, reçoivent un surcroît de
rémunération ». « Je propose que les enseignants sur la base du volontariat puissent encadrer des
études dirigées et être payés davantage ».
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Etudiant
Enfin, je veux transformer la condition étudiante, en faisant tout pour que l’argent ne soit jamais un
obstacle à la poursuite des études, en permettant à nos jeunes d’être autonomes et en créant des
campus universitaires de réputation mondiale et européenne. Si je suis élu, l’étudiant qui travaille ne
paiera pas d’impôt.
Source(s)
Mon Projet
euro
Je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance, d’emploi et de puissance économique.
Si nous avons fait l’euro, c’est pour nous en servir. Je n’accepte plus la façon dont est géré l’euro
dans notre pays. Et je veux le poser avec gravité. J’ai voté pour l’euro. Je suis pour l’euro. L’euro
est une réussite, mais on n’a pas fait la deuxième monnaie du monde pour ne pas s’en servir. (…) Je
demande pourquoi les Américains se servent du dollar comme d’une arme au service de la
croissance et de l’emploi ? Les Japonais du yen. Les Chinois du yuan, et les Anglais de la livre
sterling. (…) Je veux un gouvernement économique pour l’Europe. C’est-à-dire des ministres des
Finances qui gèrent la zone euro pour en faire la première zone de croissance du monde. L’euro doit
être au service de la croissance et de l’emploi, et pas simplement de la lutte contre une inflation qui
n’existe plus, pour une raison simple, c’est que la concurrence est telle, la mondialisation est telle,
que la lutte contre l’inflation doit être moins grande, pour la raison simple que la concurrence fait
baisser les prix. Nous devons avoir une politique monétaire. Si nous avons fait l’euro, c’est pour
nous en servir. J’agirai au sein de l’Eurogroupe pour nous doter d’un gouvernement économique et
éviter d’avoir des chocs asymétriques de conjoncture, sortir du flou juridique s’agissant de la
politique de change, organiser une vraie concertation entre l’Eurogroupe et la BCE. Modifier le
traité serait sans doute très difficile. Un accord me paraît en revanche envisageable.
Source(s)
Mon Projet
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Conférence de presse (02/04/07)
Europe
Je suis un Européen convaincu. Je sais jusque dans ma propre histoire ce qu’il en a coûté à l’Europe
d’être divisée. Mais je n’ai pas dit oui à la construction européenne tout au long de ces années pour
avoir l’Europe que nous avons aujourd’hui. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie d’une
mondialisation réduite à la circulation des capitaux et des marchandises, mais doit au contraire
protéger ses peuples dans la mondialisation. L’Europe est d’abord une grande culture. Elle doit agir
dans le monde pour que les valeurs de la civilisation ne cèdent pas sous la pression des seuls intérêts
commerciaux et financiers. Elle doit défendre les droits de l’homme, la démocratie, la protection
des plus faibles, la solidarité, la protection de la nature. L’Europe doit ensuite préserver les intérêts
de ses peuples. Je réhabiliterai la préférence communautaire, c’est-à-dire le droit pour l’Europe,
lorsque c’est son intérêt, notamment à l’OMC, de préférer et donc de protéger ses produits, ses
entreprises, ses marchés. L’Europe ne doit pas se résigner aux délocalisations, mais au contraire tout
faire pour que l’activité se localise en Europe. C’est ce que nous ont dit ceux qui ont voté non au
référendum sur le projet de Constitution. C’est un fait politique. Je veux leur dire que je les ai
entendus. Enfin, l’Europe doit nous permettre de faire à plusieurs ce que seuls nous faisons moins
bien : notamment la politique migratoire et le développement, la politique industrielle et la
recherche, le développement durable. Je soutiendrai la PAC car elle est la condition de
l’indépendance alimentaire de toute l’Europe. Nous avons fait l’Europe pour agir, pas pour subir.
Nous avons fait l’Europe pour exprimer une volonté commune, pas pour organiser notre
renoncement collectif. Pour toutes ces raisons, je veux que l’Europe ait des frontières et je
m’opposerai à l’entrée de la Turquie. J’ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux
questions institutionnelles que nul n’a contestées pendant la campagne référendaire,afin que
l’Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 États membres. La
question de la réécriture d’un texte plus global, scellant la dimension fondamentalement politique
de l’Europe, se posera dans un second temps.
Source(s)
Mon Projet
Euthanasie / Fin de vie
Je suis pour le respect de la vie, dans la mesure où la souffrance ne rend pas la vie impossible. Il y a
des limites à la souffrance humaine. Mais, je ne pense pas que cette question se règle par une loi.
Comment voulez-vous qu’un texte recense tous les cas de fin de vie ? Cela ne se quantifie pas. Un
texte ne peut pas donner une liste exhaustive de situations où les cas de fin de vie peuvent
s’appliquer. Je veux que l’on fasse confiance au dialogue. C’est au patient, à sa famille et au corps
médical de trouver la solution la plus adaptée. Je pense qu’il faut donc laisser une zone de liberté.
Un tiers seulement des personnes qui y auraient droit bénéficient de soins palliatifs. Il faut donc
urgemment les développer.
Source(s)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Interview Panorama du médecin (mars 2007)
Evaluation
C’est le corollaire de la liberté pédagogique et de l’autonomie. Refuser l’évaluation de l’école ou du
maître c’est mépriser les enseignants, c’est leur dénier leur capacité à être efficaces, à être
performants. C’est leur refuser le droit d’être jugés sur leur résultat. Pour moi la culture du résultat
est nécessaire à l’école comme ailleurs. Mais l’évaluation ne peut pas se fonder sur des critères
purement quantitatifs. Ils doivent être aussi et avant tout qualitatifs, ce qui renvoie à la question de
savoir quelle mission on assigne à l’éducation.
Source(s)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)
Excellence
Contre l’héritage de mai 68, contre le refus de toute autorité, contre le relativisme culturel et moral,
contre le nivellement par le bas, contre la dévalorisation des diplômes, contre l’inculture, il n’y a
pas d’autre choix que l’excellence.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07
Exode rural
Rétablir la confiance est plus que jamais nécessaire pour ceux de nos concitoyens qui sont issus du
monde rural. Depuis des décennies, certains de nos territoires ruraux les plus fragiles sont gagnés
peu à peu par la désertification. Or je veux affirmer, une fois encore, qu’il n’y a pas de fatalité au
dépeuplement ni à l’exode rural, pour peu que l’Etat poursuive et amplifie ce qui fut toujours une
grande politique, une politique originale dans notre pays, celle de l’aménagement du territoire. Elle
n’est d’ailleurs pas pour rien dans la qualité de vie et des services publics que nous reconnaissent
les étrangers qui visitent et apprécient notre pays. Aménager le territoire, c’est refuser que l’Etat ne
renforce encore les tendances, là, à la concentration, ailleurs, au dépeuplement, plutôt que de
rechercher un équilibre dans le développement de nos territoires. Aménager le territoire, c’est
finalement garantir une véritable égalité des chances pour chaque Français, en tout point du
territoire.
Source(s)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Exploitation agricole
Je suis favorable au maintien des outils d’aide à l’installation. Ces outils ont fait leur preuve, ils sont
efficaces. Mais il ne faut pas vivre dans l’illusion : on n’installera pas un agriculteur pour un départ.
L’objectif doit être de veiller au renouvellement des générations et de ne pas détourner les jeunes de
ce métier. Il faut également veiller à appuyer les démarches des jeunes qui viennent d’autres
milieux. (…) L’aide à l’installation est primordiale, de même que les prêts bonifiés. Un effort
pourrait sans doute être fait en direction du stage d’installation, afin de le rapprocher des besoins
réels des futurs exploitants.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)
Famille
On a pris l’habitude de dire que l’autorité, le respect, le mérite n’étaient pas des valeurs
importantes. Je considère que ce sont des valeurs fondamentales sans lesquelles il n’y a pas de
société possible. Nous devons tout faire pour que les familles, l’école, la société dans son ensemble
soient de nouveau des lieux de transmission de ces repères. Si je suis élu, je soutiendrai fortement
toutes les familles, sans a priori, car elles sont le premier lieu d’éducation et de solidarité. J’aiderai
celles qui ont des difficultés à assumer leur mission éducative et responsabiliserai celles qui y
renoncent par la mise sous tutelle des allocations familiales. Je ne crois pas qu’il soit du rôle de la
loi d’affirmer qu’une famille, cela peut être un père et une mère, mais aussi deux mères ou deux
pères. Je veux, en revanche, reconnaître la sincérité de l’amour homosexuel, en créant une union
civile donnant les mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux couples mariés, à l’exception de
la filiation et de l’adoption, ainsi qu’un statut de beaux-parents, valable pour les familles
recomposées et homoparentales. J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En
particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. La garde des enfants ne sera
plus un obstacle au travail des femmes. J’allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à
ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une personne handicapée.
Je supprimerai les droits de donation et de succession pour que les familles, à l’exception des plus
riches, puissent transmettre librement le fruit du travail de toute leur vie à leurs enfants.
Source(s)
Mon Projet
Fédérations sportives
Le sport est devenu une véritable industrie par les enjeux économiques et sociaux internationaux. Il
faut sortir de la logique où l’on considère que, pour pouvoir diriger une fédération, il faut soit avoir
des moyens personnels considérables et être dégagé de toute obligation professionnelle, soit être à
un âge où l’on a le choix entre une retraite paisible ou une activité bénévole. (…) Le sport ne peut
pas avoir de tels enjeux et ne pas être professionnalisé dans sa gestion et dans son approche. Ce
n’est pas parce que c’est du sport amateur que la question tourne autour du seul bénévolat. Ceux qui
se dévouent pour le sport méritent d’en être récompensés. Comment ? Je souhaite d’abord que les
dirigeants des fédérations puissent être rémunérés pour le travail qu’ils font. Porter, diriger une
fédération est un travail à temps complet qui mérite d’être rémunéré et pas par de petits
arrangements. (…) Je veux que chaque fédération, dans chaque sport, puisse se donner les meilleurs
pour les diriger. Et qui peut me dire que nous pouvons avoir les meilleurs pour incarner son sport si
nous ne les payons pas ? Quelle drôle d’idée que de voir l’argent rentrer dans le sport et considérer
que les dirigeants, qui animent un sport, le portent, défendent son image et l’organisent, eux, n’ont
pas vocation à être rémunérés. Que la rémunération d’un dirigeant ferait en sorte que
l’enthousiasme de ce dirigeant ne serait pas aussi noble. C’est faux ! À la tête de nos fédérations,
nous avons besoin de dirigeants professionnels, engagés et de qualité. Et que soit faite une place
spécifique aux anciens champions au sein des conseils d’administration de nos fédérations. Que
celui qui a tout reçu de son sport, qui lui a tout donné, ne puisse pas s’investir dans le sport qui a été
sa vie est un désastre. (…) Il ne faut pas avoir peur de rémunérer les gens pour le travail qu’ils font.
Source(s)
Rencontre avec les sportifs (15/04/07)
Femmes
Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République
en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. (…) Malgré la loi sur la parité,
malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont pas encore des citoyennes à part
entière dans notre République. Je veux un État exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre
les hommes et les femmes et on est encore bien loin du compte. Je veux que dans les conseils
d’administration des entreprises publiques il y ait au moins 50% de femmes. Je veux que le principe
de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique aussi aux représentants du personnel dans
les entreprises. Je veux que le temps passé à l’éducation des enfants soit pris en compte pour le
calcul des retraites, que les femmes aient continué de travailler en les élevant aient cessé de
travailler pour les élever. Je veux que les femmes qui ont cessé longtemps de travailler pour élever
leurs enfants et qui se séparent de leur mari soient davantage aidées pour retrouver un emploi. Je
veux que les femmes au chômage qui cherchent un emploi aient le droit de faire garder leurs enfants
comme les femmes qui travaillent. Je veux que la violence conjugale soit plus durement réprimée et
que les femmes qui en sont victimes soient mieux accompagnées. Je veux répéter qu’aucune
coutume, aucune culture d’origine, aucune pratique religieuse ne saurait en France autoriser
quiconque à proclamer l’infériorité intrinsèque de la femme. Je veux que partout en France les
femmes soient libres de se promener en jupe, libres de vivre comme elles l’entendent, libre de se
marier à leur guise. Je veux que les femmes, notamment les mères isolées, soient spécialement
aidées à retrouver des emplois stables à temps complet.
Source(s)
Discours Périgueux (12/10/06)
Mon projet
Filière bois
La France a un rôle fort à jouer dans la promotion de la filière bois. Le développement de la maison
en bois pourrait être le signal de celle ambition. À cette fin, je crois que nous devons nous doter
d’un plan d’ensemble, élaboré dans le cadre d’une grande concertation, qui permettra de valoriser la
filière bois dans la création d’un puits de carbone et de soutenir cette activité.
Source(s)
Interview Architecture Bois (avril 2007)
Finances publiques
La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes
générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit. Mais je veux aussi
vous dire que la dette est la conséquence de l’échec de nos politiques antérieures. C’est pourquoi
mon projet concilie trois objectifs : engager les réformes dont notre pays a besoin, baisser les
impôts, réduire la dette et le déficit. Il est intégralement financé par des économies sur les dépenses
existantes. Je ferai en sorte qu’à l’avenir il soit interdit de financer les dépenses de tous les jours par
de la dette.
Source(s)
Mon projet
Fiscalité
Tout doit être fait pour permettre à nos PME de grandir et pour que notre pays crée les centaines de
milliers d’emplois qui peuvent l’être dans les nouveaux segments de l’économie. Je rapprocherai la
fiscalité des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer
des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe. Je ferai tout
pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail. Nous devons avoir une politique fiscale. Le grand
problème fiscal de la France, c’est le poids de la fiscalité qui pèse sur le travail et sur les fruits du
travail. Je veux taxer la pollution et expérimenter la TVA sociale. Je veux réduire ou changer les
prélèvements qui frappent le fruit du travail (succession, ISF, bouclier fiscal à 50% comprenant la
CSG et la CRDS). Je veux enfin rapprocher la fiscalité qui pèse sur les entreprises de la moyenne
européenne.
Source(s)
Mon Projet
Conférence de presse (02/04/07)
Fiscalité écologique
Je souhaite que la responsabilité de ceux qui polluent puisse être mise en cause de manière illimitée.
Je créerai une fiscalité écologique pour inciter les Français à adopter des comportements vertueux,
notamment une TVA à taux réduit sur les produits propres.
Source(s)
Mon Projet
Fonction publique
Je veux que nos grandes administrations deviennent de véritables partenaires de la réussite des
entreprises. Il faut mettre un terme à la logique de défiance qui existe à l’égard des PME. Je le dis
franchement : il est injuste que l’Administration traite à la même enseigne la grande majorité des
entreprises de bonne foi et l’infime minorité de celles qui trichent sciemment. L’Administration ne
peut plus se cantonner dans un pur rôle de contrôle et de sanction vis à vis d’entreprises toutes
supposées fraudeuses. Pour opérer ce bouleversement dans nos habitudes, il est nécessaire que ces
administrations, et leurs agents, soient demain évalués sur leur capacité à rendre à tous un service de
qualité, sur la rapidité des réponses données aux entreprises, et non plus sur le seul montant des
redressements opérés ou sur les procès-verbaux dressés.
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Fonctionnaires
En échange des efforts que je leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus considérés, mieux
payés etleurs carrières seront plus valorisantes. Je veux signer un contrat de progrès avec les
fonctionnaires : des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, plus considérés, plus autonomes,
aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics
plus efficaces qui s’adaptent aux besoins et aux attentes des usagers. On ne refera pas l’Etat sans les
fonctionnaires. A fortiori contre eux. Je veux le redire : je n’aime pas la façon dont on parle des
fonctionnaires dans notre pays. Chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite
des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne. Les fonctionnaires sont comme tout
le monde, ils veulent être reconnus et ils veulent être respectés. Ils sont prêts au changement mais
ils veulent y être associés. Au fonctionnaire qui subit depuis des années l’érosion de son pouvoir
d’achat, je dis ma volonté qu’il y ait moins de fonctionnaires mais qu’ils soient mieux payés et
mieux considérés. Au fonctionnaire qui se sent démotivé parce que ses efforts ne sont jamais
récompensés je dis que mon objectif est que le mérite soit reconnu et les gains de productivité
partagés. Je lui dis que je ne veux pas que la seule voie de réussite soit celle des concours et des
examens mais que l’expérience et le mérite, cela doit compter aussi. Au fonctionnaire qui souffre de
la désorganisation créée par les 35 heures, en particulier à l’hôpital, je dis que mon objectif est la
remise à plat complète des 35 heures dans le secteur public de sorte que ceux qui veulent travailler
davantage pour gagner davantage aient le droit de le faire. Au fonctionnaire de police, au
professeur, à l’agent hospitalier, au chauffeur de bus, au contrôleur de la SNCF qui se font insulter,
agresser, menacer, je dis que cette violence dont ils sont les victimes est inacceptable, parce qu’ils
ont droit à leur dignité et parce qu’à travers eux c’est à l’autorité de l’Etat qu’on porte atteinte, c’est
la République qu’on offense. Un système gagnant-gagnant « Je suis le seul candidat à avoir dit : il y
a 450 000 fonctionnaires qui partent à la retraite d’ici à 2012, il faut qu’on en remplace un sur deux.
On ne licencie personne. On en remplace un sur deux. (…) ».. « on ne peut pas continuer à
embaucher sans cesse plus alors qu’entre temps il y a eu l’Europe, la décentralisation,
l’informatique, l’Internet, les nouvelles techniques de communication. « Depuis 1980 on a créé 1
million de postes de fonctionnaires dans notre pays. (…) Comme il y a beaucoup de fonctionnaires,
ils sont mal payés, mal considérés, mal respectés. Je veux donc qu’on économise en remplaçant un
fonctionnaire sur deux et que la moitié des gains de productivité on les rende aux fonctionnaires
sous forme d’augmentation de leur pouvoir d’achat ».
Source(s)
Mon Projet
Conférence de presse (02/04/07)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Formation
Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie,
nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment
de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de
secteur ou d’atteindre une qualification supérieure. Je mettrai en oeuvre un grand plan Marshall de la
formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que
chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi. Je veux lever les tabous de notre
système de formation professionnelle : trop de dépenses de gestion, trop de gaspillages, trop
d’opacité, trop d’argent pour former ceux qui sont déjà qualifiés, pas assez pour ceux qui ne le sont
pas. La création d’un compte individuel de formation professionnelle permettant à chacun, lorsqu’il
en a besoin, de bénéficier d’une formation suffisamment longue pour être qualifiante, entraînera une
profonde modernisation de nos structures de formation professionnelle. Je souhaite proposer aux
femmes qui veulent travailler, une fois que les enfants sont grands, d’accéder à une formation
qualifiante d’un an, rémunérée. L’ordinateur n’est pas un minitel évolué, c’est une porte ouverte sur
le monde, avec ses richesses, mais aussi ses risques. Je ferai de la formation numérique une priorité.
Je réviserai profondément les programmes et référentiels, trop centrés sur la pratique à l’heure où
c’est par la connaissance de la technique qu’on s’affranchit de ses contraintes. J’engagerai aussi une
politique adaptée aux besoins de ceux qui ont du mal à franchir le pas du numérique, je pense
notamment aux seniors, souvent déroutés face à ces nouvelles technologies, aux foyers ou aux
étudiants à faibles revenus et aux TPE et PME qui les négligent faute de temps alors que c’est une
condition du maintien et du développement de leur activité.
Source(s)
Mon Projet
Discours Zénith (18/03/07)
Conférence de presse (02/04/07)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Tribune journal du net (20/04/07)
Fracture numérique
L’accès au haut et très haut débit doit être reconnu comme une obligation de service public sur tout
le territoire. La politique de couverture en haut débit d’ores et déjà engagée doit se poursuivre pour
couvrir réellement la totalité du territoire, ce qui n’est pas le cas à ce jour. Un cadre réglementaire
favorable aux investissements en très haut débit par les opérateurs sera mis en place. Tous les
Français n’ont pas les moyens d’acquérir un ordinateur, ni le temps d’acquérir les connaissances
nécessaires à sa bonne utilisation. Je ne veux pas de « laissés pour compte » du numérique, qu’ils
soient seniors, sans emploi, étudiants, personnes isolées, ou autres. C’est pourquoi je souhaite
renforcer considérablement l’usage d’Internet dans l’éducation ; mais aussi créer un véritable réseau
de formation de proximité à l’Internet, appuyé par exemple sur le réseau des points d’accès publics
à l’Internet. Lutter contre les inégalités numériques est un impératif. Tous les Français, quel que soit
le lieu où ils vivent ou travaillent, doivent avoir accès au haut débit à 1 mégabit minimum, demain
au très haut débit. Mais l’accès ne sert à rien sans équipement et la France accuse un retard urgent à
combler. Je m’assigne le triple objectif de 100% des écoles connectées en haut débit et 100% des
universités en WiFi, de doubler le nombre de foyers équipés et de créer un point d’accès public à
internet dans au moins un tiers de nos communes. Parmi les moyens pour l’atteindre, je favoriserai
les offres matérielles premier-prix, pour lesquelles les logiciels libres sont un véritable atout. Je sais
qu’il est aujourd’hui possible d’avoir sur le marché des offres à moins de 500 euros, voire beaucoup
moins au travers de solutions telles que le recyclage informatique par exemple.
Source(s)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)
Interview dans le magazine Internautes Micro (mars 2007)
Tribune journal du net (20/04/07)
Français
Etre Français c’est aimer la France, c’est vouloir la République, c’est respecter l’Etat. Etre Français
c’est prendre en partage l’histoire de la France et les valeurs de la France. Etre Français c’est penser
qu’au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque
chose de plus grand qui s’appelle la France. Je veux dire à tous les Français que la France est plus
forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l’affaiblissement de la
France, que lorsque la France est faible c’est chacun d’entre nous qui se trouve affaibli. Etre
Français c’est se sentir l’héritier d’une seule et même histoire dont nous avons toutes les raisons
d’être fiers. Si on aime la France, on doit assumer son histoire et celle de tous les Français qui ont
fait de la France une grande nation. Si je suis élu, je ne cesserai d’affirmer notre fierté d’être
français. Notre fierté repose ensuite sur notre langue et notre culture, immense. Je défendrai la
langue française dont j’ose affirmer qu’elle est un bien pour l’humanité, ainsi que le rayonnement
de notre culture dans le monde.
Source(s)
Discours de Caen (09/03/07)
Mon Projet
France
J’aime cette France de toutes les couleurs et de toutes les religions où s’entremêlent tant d’histoires,
de souvenirs et de cultures. J’aime cette France de la diversité, des différences et des mélanges. Et
parce que je l’aime, parce que je la respecte, je ne veux pas la laisser caricaturer par une minorité
qui ne lui ressemble pas, qui ne cherche qu’à attiser la violence et la haine.
Source(s)
Discours Zénith (18/03/07)
Franchise Santé
La logique de ma proposition est la responsabilisation de tous sur l’ensemble des soins.
Aujourd’hui, les seules personnes responsabilisées sur leur consommation de soins sont les 10% de
Français qui n’ont pas de couverture complémentaire parce qu’ils sont souvent juste au-dessus des
seuils d’attribution de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire. Avec la franchise que je
propose, qui n’est pas une franchise à l’acte mais une franchise annuelle, chacun sera amené à
contribuer personnellement, mais de façon modeste, à sa propre consommation. Cela me paraît être
la moindre des choses pour un bien aussi essentiel que la santé. Cette franchise ne sera remboursée
ni par les régimes obligatoires, ni par les organismes complémentaires. Elle sera en revanche
plafonnée annuellement et un nombre limité de personnes, par exemple les enfants et les titulaires
du minimum vieillesse, pourront en être exonérées. Cette franchise se substituera au 1€ forfaitaire et
aux augmentations régulières de ticket modérateur.
Source(s)
Interview Panorama du médecin (mars 2007)
Francophonie
Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je
renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la
création, parce que c’est par la création que le Français rayonne. Je veillerai à ce que dans les
entreprises installées sur le territoire français la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a
aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue. Je me
battrai pour que, dans les instances européennes et à l’ONU, le Français continue d’être employé.
Ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France dans des
organisations internationales. Je veux qu’on enrichisse les programmes scolaires d’un volet
francophone significatif et que, dans les villes, on crée des maisons de la francophonie, lieux
vivants d’arts et de culture, où les jeunes pourront « toucher du doigt » l’originalité des cultures
francophones. Il est également important de leur permettre de découvrir la richesse des cultures du
Sud avec un service civique assorti d’un volet francophone. Dans l’enseignement supérieur, il est
urgent de commencer à réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France,
afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe,
qui ont fini par s’exiler aux Etats-Unis
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Tribune dans Le Figaro (22/03/07)
Fraternité
Dans les valeurs de la République, la fraternité n’est pas une valeur moins importante que les autres.
C’est la plus importante de toutes. (…) Je veux remettre la fraternité au coeur de la politique. Ce
n’est pas démodé. Ce n’est pas l’affaire de la société civile. Ce n’est pas seulement la préoccupation
du monde associatif. Ce doit être le combat d’un Président de la République : la Fraternité ! La
fraternité pour moi c’est que les accidentés de la vie soient secourus. C’est que les malades puissent
avoir une vie sociale normale, qu’ils puissent se loger, travailler, emprunter aux mêmes conditions
que les autres avec s’il le faut une caution publique. C’est que le plein emploi soit atteint pour que
tout le monde puisse travailler, puisse nourrir sa famille, élever ses enfants. C’est que celui qui
travaille dur puisse se loger décemment. Je rêve que le peuple français tout entier se lève pour que
la fraternité ne soit plus seulement un mot gravé sur le fronton des mairies mais devienne une réalité
entre les hommes et les femmes de notre pays. Je rêve qu’un jour tous les enfants dont les familles
sont françaises depuis des générations, tous les enfants de rapatriés et de harkis, tous les enfants
d’immigrés, tous les petits-enfants d’Italiens, de Polonais et de Républicains espagnols, tous les
enfants catholiques, protestants, juifs ou musulmans puissent s’asseoir ensemble à la table de la
fraternité. Je rêve que vous viviez dans une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa
peau ou sur sa religion ou sur l’adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère. Je rêve
que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent
ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d’être Français, les mêmes rêves et les
mêmes ambitions, qu’ils aient le sentiment de vivre dans le même pays avec les mêmes chances et
les mêmes droits. Je rêve d’une France où chacun trouve sa place, où les professeurs n’aient plus
peur de leurs élèves, où les adultes n’aient plus peur des jeunes, où les jeunes n’aient plus peur de
devenir adultes, où les parents n’aient plus peur que leurs enfants vivent moins bien qu’eux, où
l’ouvrier ne vive plus dans la hantise des délocalisations, où la différence ne soit plus vécue comme
un danger mais comme une richesse, où l’avenir ne soit plus une menace mais une promesse.
Source(s)
Discours Zénith (18/03/07)
Frontières de l’Europe
Je veux une Europe qui ait une existence politique, et qui ait une identité, et par conséquent une
Europe qui ait des frontières. Je veux une Europe où tous les pays du monde, fussent-ils
démocratiques, n’aient pas vocation à entrer. La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa
place à l’intérieur de l’Union Européenne. L’Europe sans frontière c’est la mort de la grande idée de
l’Europe politique. L’Europe sans frontière c’est le risque de la voir condamnée à devenir une sousrégion
de l’ONU. Je ne l’accepte pas.
Source(s)
Discours Strasbourg (21/02/07)
Frontières de l’Europe
Je veux une Europe qui ait une existence politique, et qui ait une identité, et par conséquent une
Europe qui ait des frontières. Je veux une Europe où tous les pays du monde, fussent-ils
démocratiques, n’aient pas vocation à entrer. La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa
place à l’intérieur de l’Union Européenne. L’Europe sans frontière c’est la mort de la grande idée de
l’Europe politique. L’Europe sans frontière c’est le risque de la voir condamnée à devenir une sousrégion
de l’ONU. Je ne l’accepte pas.
Source(s)
Discours Strasbourg (21/02/07)
Garde d’enfants
À la femme qui a du mal à concilier sa vie familiale et sa vie professionnelle, je propose un
investissement massif dans le développement et la diversification des modes de garde. Il faut régler
une fois pour toutes le problème de la garde des enfants de moins de trois ans. Je rendrai opposable
devant les tribunaux le droit à une solution de garde pour tout enfant de moins de trois ans. Pour ces
enfants, chaque famille recevra une allocation qu’elle pourra utiliser pour payer une place en crèche
ou recourir à une assistante maternelle. Je veux que l’argent que l’Etat consacre aux crèches vous
soit directement donné. C’est vous qui déciderez qu’à tel endroit on ouvre une crèche, et non pas
l’Etat ou les communes. Il n’est pas normal qu’il soit si difficile d’ouvrir des crèches d’entreprise,
des crèches associatives ou des crèches municipales alors que le besoin est si grand.
Source(s)
Discours Agen (22/06/06)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)
Gaz de France
GAZ DE FRANCE c’est une entreprise qui achète du gaz, mais qui n’en produit pas. Est-ce qu’il
faut adosser cette entreprise qui achète sur un autre acheteur ? Pourquoi pas, on peut en discuter. Ou
est-ce qu’il faut réfléchir à un producteur ? La question mérite d’être posée. (…) GAZ DE
FRANCE achète du gaz. SUEZ achète du gaz, de l’électricité. Si on les fusionne tous les deux, la
taille est plus importante, donc on peut espérer qu’ils aient des prix moins chers. Si j’étais président
de la République je pourrais aussi réfléchir, voir si GAZ DE FRANCE SUEZ ou GAZ DE
FRANCE n’aurait pas intérêt à se tourner du côté de producteurs de gaz pour faire une grande
entreprise qui produirait du gaz et le commercialiserait.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Golden parachute
Je veux dire au grand patron dont la gestion est un échec, et qui négocie une prime d’éviction en
forme de parachute en or, qu’il est légitime que la réussite paye, mais qu’il est scandaleux que
l’échec enrichisse (…). La moindre des choses, c’est que les dirigeants des grands groupes cotés
assument leur rémunération devant leurs salariés, leurs actionnaires, et que, par conséquent, la
rémunération de chaque dirigeant ne soit pas secrètement fixée dans le huis-clos du conseil
d’administration, mais publiquement approuvée pour chacun d’entre eux par l’assemblée générale
des actionnaires et, bien sûr, publiée nominativement dans le rapport annuel. Je propose qu’il en soit
de même pour toutes les primes exceptionnelles, les parachutes et les retraites chapeau.
Source(s)
Discours Agen (22/06/06)
Golden Parachutes
Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique
détestable des golden parachutes, parce que c’est contraire aux valeurs qui sont les miennes.
Source(s)
Réunion publique Marseille (19/04/07)
Gouvernement
Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace. Je demanderai
aux ministres de s’engager sur des objectifs et j’évaluerai régulièrement leur travail. Il y aura moins
de lois, mais elles seront appliquées. Je gouvernerai avec un gouvernement resserré, de 15
ministres, selon une architecture ministérielle totalement renouvelée. Je demanderai aux ministres
de s’engager sur un contrat de mission à durée déterminée, c’est-à-dire sur des résultats que
j’évaluerai chaque année. Je supprimerai massivement les organismes inutiles qui empêchent en
réalité les ministres d’agir et ralentissent l’action publique. Je proposerai aux meilleurs du secteur
privé de nous aider à reconstruire l’Etat par la création de contrats hors catégories de rémunération.
Source(s)
Mon Projet
Conférence de presse (02/04/07)
Gratuité des musées
Il faut répondre aux attentes de nos compatriotes par des chèques culture, des passeports culturels
offrant un panel de spectacles et d’activités, des exonérations ciblées capables d’attirer les publics
éloignés des pratiques culturelles comme, par exemple, la gratuité dans les musées.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Guichet unique
L’impôt réglementaire que constituent les contraintes et les normes de toute nature pese sur nos
entreprises. Cette charge pénalise toutes nos entreprises, mais touche plus durement encore les plus
petites d’entre elles. Je suis convaincu que le chantier de la simplification administrative doit
réellement changer de dimension. Il nous faut nous fixer dorénavant des objectifs extrêmement
concrets. Cela passe par la limitation très stricte du temps nécessaire au renseignement des
formulaires, par la simplification effective de la feuille de paye des salariés français, et par la
réorganisation de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises dans une logique de « 
guichet unique ».
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Handicap
Je veux que nous ayons l’argent nécessaire pour mener de grandes politiques de solidarité. Je veux
en citer trois plus particulièrement. La première concerne les personnes handicapées. Elles nous
apprennent le courage et c’est pourquoi je veux absolument que nos enfants soient scolarisés dans
les mêmes écoles que les enfants handicapés. Elles nous rappellent ce qui est vraiment important
dans l’existence. Je veux rendre opposables devant les tribunaux un certain nombre de droits qui les
concernent, notamment l’accès aux transports et aux bâtiments publics. Leur insertion dans le
monde du travail sera pour moi une priorité et je leur ouvrirai les portes de l’enseignement
supérieur. J’ai la conviction profonde que le handicap enrichit celui qui le côtoie. C’est pourquoi j’ai
toujours pensé que la société avait le devoir de garantir aux personnes handicapées les mêmes
conditions d’existence qu’aux personnes valides, et à ces dernières, la chance de pouvoir apprécier le
courage et la volonté des personnes handicapées. A l’école, au travail, dans les loisirs : la place des
personnes handicapées est au milieu des personnes valides, ni plus, ni moins. Je considère, d’abord,
que l’Allocation Adulte Handicapé ne permet pas de vivre décemment, elle n’atteint même pas le
seuil de pauvreté, et, au nom de la solidarité la plus élémentaire, je propose d’en revaloriser le
montant de 25%. Je veux ensuite encourager et reconnaître le mérite des personnes handicapées qui
décident de reprendre un emploi, en mettant en place un revenu de solidarité active, c’est-à-dire une
allocation qui permette de toujours garantir un vrai supplément de revenu entre celui qui travaille et
celui qui ne travaille pas. Je suis choqué lorsque des entreprises préfèrent payer une amende plutôt
que d’embaucher au moins 6% de personnes handicapées, et scandalisé que les administrations ne
respectent pas le quota de 6%. J’ai moi-même quadruplé, en trois ans, le nombre de personnes
handicapées employées par le Conseil général des Hauts-de-Seine. Je ferai tout pour que le seuil de
6% soit atteint. Pour les services de l’Etat, ce sera pour moi un impératif. J’entends bien convaincre
aussi les collectivités locales et les entreprises. Je veux favoriser l’accès des personnes handicapées
aux établissements d’enseignement supérieur où elles sont beaucoup trop peu présentes. Cette
égalité de droits, je veux d’ailleurs l’étendre à tous les domaines de la vie quotidienne. C’est
pourquoi je veux rendre opposables devant les tribunaux les principes d’accessibilité des bâtiments
publics et de scolarisation des enfants handicapés dans les établissements ordinaires. Chaque
collectivité doit assumer sa part de responsabilité et financer les éventuelles mises en conformité
des bâtiments ou des moyens de transport relevant de ses compétences. S’agissant de la dépendance
liée au handicap et au vieillissement, dont les coûts sont immenses et croissants, je propose la
création d’une cinquième branche de la protection sociale : elle permettra d’assurer une prise en
charge des situations de perte d’autonomie. C’est pour la République un honneur et un devoir que
d’accueillir et de soigner les étrangers dans les meilleures conditions possibles, en particulier les
enfants et les adolescents. Je me suis toujours montré très attentif à ce que les personnes en situation
de handicap nécessitant des soins, obtiennent un droit de séjour en France lorsqu’elles ne pouvaient
pas bénéficier du traitement approprié dans leur pays d’origine. Je considère toutefois que ce séjour
ne fait pas naître un droit à demeurer en France : sur ce sujet, je crois qu’il faut savoir faire preuve
d’humanité, mais aussi de responsabilité.
Source(s)
Mon Projet
Interview Yanous Focus (avril 2007)
Harkis
Vous avez été victimes d’une double discrimination : discriminés parce que la France vous a
mobilisés et vous a abandonnés ; discriminés parce que vivre dans un camp n’offre pas les mêmes
chances au départ de la vie. (…) Si je suis élu, je m’engage à faire pour vous une discrimination
positive, doublement positive, la discrimination positive « plus, plus ». Vous êtes, vous les enfants
de harkis, les premières personnes vers qui nous devons engager une politique de discrimination
positive (…) par la mise en place de politiques individualisées en matière de formation, d’accès à
l’emploi ou au logement, ainsi que des concours spécifiques d’accès à l’emploi public ou une
politique particulière d’accès aux fonctions et postes politiques. Les harkis ayant été en captivité
pourront bénéficier du titre de « prisonniers de guerre ». Ils seront tous « considérés comme des
anciens combattant ». La création rapide d’une Fondation pour la mémoire sur la guerre d’Algérie,
dans laquelle les harkis (auront) toute leur place, avec les autres rapatriés. (…) Il faudra bien un jour
rendre hommage aux victimes de cette « guerre sans nom » sur les deux rives, des victimes
auxquelles on doit enfin donner des visages.
Source(s)
Rencontre avec les associations de Harkis (31/03/07)
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et
elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus
par semaine, un salarié rémunéré au Smic gagnera immédiatement 165 euros net de plus par mois.
Source(s)
Mon Projet
Hôpital
Je libérerai l’hôpital de la contrainte des 35 heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler
plus pour gagner davantage de le faire. L’hôpital est en pleine transformation : nouvelle
gouvernance, T2A. Nous devrons prendre le temps de l’évaluation de ces réformes. Je veux poser
par avance plusieurs principes. D’une part, l’autonomie de l’hôpital et sa souplesse d’organisation.
C’est le meilleur moyen pour que l’organisation sanitaire la plus adaptée aux populations desservies
soit mise en place. D’autre part, la garantie du service public. Il faut s’assurer que la mise en place
des réformes respecte les missions propres de l’hôpital public que sont la recherche, la formation,
les urgences et l’égalité d’accès aux soins sur le territoire. C’est dans ces conditions que nous
pourrons aller vers une tarification commune entre public et privé. Je veux lancer rapidement un
grand débat sur les missions de l’hôpital. Il faut ramener l’hôpital à sa mission première, soigner les
patients qui souffrent de pathologies médicales. Cela suppose de développer les services de long et
moyen séjour pour les personnes en fin de vie, les personnes dépendantes. Le personnel qui le
souhaite pourra faire des heures supplémentaires exonérées de charges. C’est comme cela que nous
supprimerons les 35 heures à l’hôpital. Il faut également revoir la carte hospitalière. On ne pourra
pas conserver en l’état tous les hôpitaux de France. Certains sont trop petits pour assurer des soins
techniques dans des conditions de sécurité satisfaisantes, mais devront remplir d’autres missions.
Quant aux infirmières, je fais mienne la question de la revalorisation de leur diplôme. Je veux offrir
au personnel médical de meilleures possibilités de promotion sociale, notamment pour les
infirmières qui veulent devenir médecins. Je souhaite revoir la gouvernance des hôpitaux, en leur
permettant, dans la ligne des réformes en cours, de se consacrer davantage à la politique médicale,
de bénéficier d’une plus grande souplesse et d’une plus grande autonomie de gestion, et en même
temps d’être évalués sur des résultats. La création d’un conseil de surveillance et d’un directoire,
deux organes distincts, permettrait de séparer les fonctions opérationnelles des fonctions de
contrôle. Le directoire serait dépositaire de l’unité de commandement et de décision et mettrait en
oeuvre la politique hospitalière approuvée par le conseil de surveillance.
Source(s)
Mon Projet
Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)
Interview Panorama du médecin (mars 2007)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Hôpital prison
La présence de malades dans les prisons » est « un problème essentiel. (...)Il faut de toute urgence
développer l’Hôpital prison ». Des structures comme l’hôpital prison permettraient de placer « dans
des établissements d’un nouveau type des hommes et des femmes qui ont besoin d’être soignés et
qui peuvent présenter un danger à la fois pour la société et leurs co-détenus.
Source(s)
Visite au centre pénitencier pour femmes de Rennes (22/01/07)
ICANN
La gestion actuelle par l’ICANN n’est pas une « menace » pour les autres pays. La véritable menace
serait de voir ces questions du ressort de pays peu respectueux de la liberté d’expression. La
création, à la suite du dernier Sommet mondial sur la société de l’information de Tunis, d’une
plateforme de dialogue permanent, le Forum sur la Gouvernance d’Internet, est un premier pas vers
une gestion plus équilibrée de l’Internet à l’échelle internationale. Il faut aller plus loin. Je souhaite
que la France participe plus activement à ces discussions qui structurent l’avenir d’Internet dans le
monde, et la prochaine réunion du forum, en novembre 2007 à Rio, en donnera l’occasion.
Source(s)
Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)
Identité nationale
Je défends une identité française fondée sur un certain nombre de valeurs sur lesquelles je ne
transigerai pas : la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité pour tous les territoires,
la promotion sociale, la valorisation du mérite.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Immigration
Pendant des années, on n’a pas pu parler d’immigration dans notre pays. Ceux qui n’acceptaient pas
l’ouverture totale des frontières étaient immédiatement taxés d’extrémisme ou de racisme. Je veux
souligner qu’en matière d’immigration les problèmes sont plus devant nous que derrière nous et
qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une politique responsable, qui concilie immigration maîtrisée et
codéveloppement. Si je suis élu, je conforterai la politique d’immigration choisie que j’ai engagée
en tant que ministre de l’Intérieur. J’instaurerai des plafonds annuels d’immigration. La laïcité,
l’égalité entre la femme et l’homme, la liberté de conscience sont des principes avec lesquels je ne
transigerai jamais. Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort
d’apprendre le français avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et
parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. Le regroupement familial ne
sera possible que si la personne a un logement et un travail lui permettant de faire vivre sa famille
sans prise en compte des allocations familiales. Enfin, j’ai proposé la création d’un ministère de
l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant
que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à
l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement.
Source(s)
Mon Projet
Immigration choisie
Entre l’immigration zéro, qui nous appauvrirait et serait contraire à nos intérêts comme à nos
traditions, et l’ouverture totale des frontières, qui est une folie irresponsable alors que de grandes
migrations s’annoncent, il existe une position de bon sens, qui est celle de l’immigration régulée,
concertée avec les pays d’origine. La France doit continuer d’accueillir des migrants. C’est son
intérêt et sa responsabilité, notamment pour la formation des élites des pays que nous aidons. Mais
elle ne doit le faire qu’à certaines conditions. La première condition, c’est de se doter de plafonds
d’immigration, comme le fait par exemple le Canada, un pays démocratique somme toute. Nous ne
pouvons accueillir que dans la mesure où nous pouvons fournir un logement, un emploi, une école
pour les enfants. Sinon c’est la crise de l’intégration et des banlieues, comme nous la connaissons
aujourd’hui.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Immigration clandestine
Il faut lutter contre l’immigration clandestine qui fait la fortune des marchands de sommeil et des
passeurs sans scrupule qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie des pauvres malheureux dont ils
exploitent la détresse. Je souhaite que celui qui a été reconduit dans son pays ne puisse pas obtenir
un titre de séjour en France pendant les 5 ans qui suivent. Je souhaite que les étrangers en situation
irrégulière soient exclus du droit au logement opposable.
Source(s)
Discours de Caen (09/03/07)
Impôts
Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser. Je ne vois pas quelle
gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l’Union
européenne à 15. Revalorisation des retraites Pouvoir d’achat/Retraites/Injustices Je comprends la
forte inquiétude des personnes âgées qui, depuis dix ans, subissent une véritable érosion de leur
pouvoir d’achat sous l’effet de la pression fiscale. C’est pour cela que je suis autant soucieux de
réduire les impôts. J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites
et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce
aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite.
Source(s)
Mon Projet
Impôts sur les bénéfices
Je demande un impôt sur les bénéfices des sociétés modulé. Plus cher pour ceux qui suppriment de
l’emploi, moins élevé pour ceux qui gardent de l’emploi.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Indépendance et pluralisme de la presse
l est tout à tait légitime de poser la question du pluralisme des médias au regard de son importance
pour le débat démocratique. Je constate qu’il existe des règles et des instances de contrôle qui
s’assurent de ce pluralisme. Notre industrie des médias est menacée pour sa part par la révolution
numérique et la mondialisation de la culture et de la communication Elle a donc besoin d’avoir des
groupes solides qui la structurent. Par suite, la situation actuelle me semble satisfaisante dans ses
grandes lignes, même si elle n’exclut pas des adaptations. Un rapport a été remis à ce sujet par Alain
Lancelot en 2005. Il a ouvert des pistes. Je suis prêt à en reprendre certaines et ferai en sorte que la
réflexion se poursuive. Je veux ajouter que je suis préoccupé par les difficultés actuelles de la presse
écrite, alors que la qualité, la diversité et l’indépendance de celle-ci constituent des protections
absolument déterminantes pour la liberté d’expression et la démocratie. J’entends donc soutenir, par
tous les moyens possibles, le secteur de la presse écrite dans les efforts qu’il doit entreprendre pour
sortir de la crise qu’il traverse.
Source(s)
Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)
Indice des prix
Je propose de revoir l’indice des prix. Chacun s’en rend compte en faisant ses courses ou en payant
ses factures, il ne reflète pas la réalité. Pour que cet indicateur soit utile, il faut qu’il corresponde
véritablement aux dépenses. Je prévois donc de le modifier.
Source(s)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Industrie
Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs
stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple
d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie. Accepter la fin de
l’industrie comme une fatalité est une erreur stratégique. La nouvelle économie transforme
l’ancienne, elle ne la fait pas disparaître. La nouvelle économie n’a fait disparaître ni la sidérurgie,
ni la mécanique, ni le textile. Les services ne feront pas disparaître l’industrie. Je propose que soit
mise en oeuvre une politique de filières qui permette à la France d’exploiter ses atouts et de tirer le
meilleur parti de ses avances technologiques et de son image de marque dans le nucléaire, le
ferroviaire, l’espace, l’automobile, la santé, l’agro-alimentaire, le tourisme ou le luxe, ou encore
dans les technologies propres où la France est en mesure, si elle s’en donne les moyens, de prendre
un avantage décisif. Je propose que l’Etat se donne les moyens d’investir dans les bassins
industriels en difficulté pour les réindustrialiser en y développant des activités nouvelles.
Source(s)
Mon Projet
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Industrie du jeu vidéo
Il y a tout d’abord les efforts engagés par la France pour le crédit d’impôt production en faveur du
jeu vidéo. C’est une mesure forte dont je soutiens le principe et que les députés viennent d’inscrire
dans le projet de loi de modernisation de la diffusion audiovisuelle et de la télévision du futur. Des
négociations restent à conduire auprès de la Commission européenne, notamment en ce qui
concerne le périmètre des jeux pouvant bénéficier de cette mesure, et j’entends être vigilant sur les
critères retenus, afin de ne pas pénaliser l’économie nationale du jeu vidéo. Au-delà, le jeu vidéo est
une industrie encore jeune, et tout reste à construire pour que notre pays lui offre des conditions
optimales de développement. Je pense par exemple à la formation aux métiers du jeu vidéo, mais
aussi au développement de pôles de compétitivité consacrés à cette activité, à l’instar du pôle Image
Multimédia et Vie Numérique d’Ile-de-France, ou encore du projet de pôle « jeu vidéo » initié par
Capital Games et Lyon Game. De façon générale, le ministère de la Culture et de la Communication
a déjà engagé de nombreux efforts dans le sens de la reconnaissance du caractère culturel du jeu
vidéo, et la mise en oeuvre des outils nécessaires pour que cette industrie dispose des moyens
nécessaires dans un univers mondial fortement concurrentiel. C’est une direction que j’entends
poursuivre et intensifier.
Source(s)
Interview PlayStation (04/07)
Industrie du logiciel
Je souhaite conforter l’excellence de notre industrie du logiciel et en particulier dans le domaine des
jeux vidéos où nos talents fort nombreux ont tendance à s’expatrier de plus en plus souvent.
L’industrie du logiciel, qu’il soit libre ou propriétaire, est capitale pour l’avenir. La France excelle
dans cette discipline et je souhaite favoriser la pleine expansion de l’édition logicielle dans la
diversité de ses modèles économiques, sous ces deux aspects, qui sont d’ailleurs de plus en plus
complémentaires. Un pôle de compétitivité est en voie de création autour du logiciel libre. J’en
soutiens le principe.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)
Industrie du médicament
Le secteur du médicament est une priorité à mes yeux. Il faut en finir avec la pression fiscale
croissante qui pèse sur cette industrie depuis tant d’années. Ma conviction est que nous allons
dépenser de plus en plus pour la santé. C’est bon pour les patients, pour l’emploi, pour l’économie.
Il faudra donc que nous ayons les recettes nécessaires pour financer ces dépenses, sans handicaper
les générations futures. En revanche, je suis hostile à une régulation comptable de l’assurancemaladie
ayant pour seul but de contracter les dépenses.
Source(s)
Interview Pharmaceutiques (mars 2007)
Infirmières/Infirmiers
Malgré les grands services qu’elles rendent à la société, aux patients et à leur famille, les infirmières
et infirmiers restent en ville comme à l’hôpital les oubliés de nos politiques de santé : leurs
qualifications ne bénéficient pas d’une reconnaissance à la hauteur de la durée des études et du
niveau d’exigence de leurs responsabilités professionnelles ; l’amélioration de leurs perspectives en
termes de rémunération et de carrière a pris un retard incontestable. Leur effort et leur mérite
doivent être davantage valorisés, leur rôle indispensable dans notre système de soins conforté. C’est
autant une question de justice qu’un enjeu d’efficacité et de qualité des soins, qu’il s’agisse de faire
face à la problématique du vieillissement de la population et de la prise en charge de la dépendance,
de privilégier le maintien à domicile de préférence à l’hospitalisation, de relever le défi de la
prévention ou d’améliorer le fonctionnement de nos hôpitaux. Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy
redit son souhait que leur diplôme soit reconnu au niveau licence et que la tarification des actes des
infirmières et infirmiers exerçant en libéral soit réévaluée. Dans un souci d’équité avec les autres
professionnels de santé, j souhaite également que leurs indemnités kilométriques soient
progressivement revalorisées. La revalorisation de la condition infirmière fait clairement partie de
son projet pour la santé. A cet effet, il s’engage à ce que son gouvernement définisse avec la
profession un plan de revalorisation prévoyant notamment que leur soient transférés certains actes
diagnostics et thérapeutiques dans le cadre d’une délégation de tâches concertée avec le corps
médical, que soient reconnues au niveau Bac+4 voire Bac+5 (niveau Master 1 et 2) certaines
spécialités infirmières, que soient remises à plat les conditions d’application des 35 heures à
l’hôpital pour permettre aux personnels qui le désirent de gagner plus en travaillant davantage, que
soient mises en place des incitations financières pour encourager l’activité des infirmières et
infirmiers dans les zones déficitaires, ou encore que soit facilité juridiquement et financièrement les
développement des cabinets libéraux de groupe.
Source(s)
Communiqué sur une lettre adressée aux infirmières et infirmiers (17/04/07
Innovation industrielle
Sur le terrain de l’innovation industrielle, c’est aussi la démarche d’un financement par projets qui
prévaut déjà dans les pôles de compétitivité que j’ai mis en place à travers l’ensemble de notre pays.
Dans ces pôles, il s’agit, je le rappelle, de rapprocher les industriels et les chercheurs, afin de
favoriser une R&D gagnante. Cela commence à marcher et si le succès se confirme, la France
prendra là un tournant décisif pour son avenir industriel.
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Institutions européennes
Débloquer l’Europe institutionnellement, telle est à mes yeux la priorité absolue si nous ne voulons
pas que très vite l’Union ne se transforme en une simple zone de libre-échange où viendront
s’affronter les spéculateurs et les prédateurs du monde entier. Débloquer l’Europe
institutionnellement, ce sera le sens de ma première initiative européenne si je suis élu. Dans ce but
je proposerai à nos partenaires de nous mettre d’accord sur un traité simplifié qui reprendra les
dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l’Europe puisse se remettre en
marche qui n’ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire.
Source(s)
Discours Strasbourg (21/02/07)
Instruction civique
Une des missions essentielles de l’école républicaine est d’assurer la formation de citoyens libres et
éclairés. Je pense que l’école doit dispenser des connaissances, mais aussi des valeurs, parmi
lesquelles figurent le respect de l’autorité, la responsabilité, l’intégrité morale. C’est pourquoi je
suis favorable à ce que l’instruction civique soit davantage intégrée aux enseignements dispensés
par l’école.
Source(s)
Questionnaire Organisation –Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)
Intégration
Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort d’apprendre le français
avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et parce que cela sera un
signe de leur volonté de respecter notre culture. (…) J’ai proposé la création d’un ministère de
l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant
que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à
l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement. La France est un pays qui s’est construit par
l’ouverture ; je veux que la France reste ouverte, accueillante et généreuse. Je veux que tous ceux
qui aiment la France et respectent la France soit accueillis chez nous parce que nous avons besoin
d’eux. Et je dis une chose : nous avons un socle de valeurs : la laïcité, la séparation du temporel et
du spirituel, l’égalité entre la femme et l’homme qu’on ne bradera pas. Si vous n’expliquez pas à
ceux qui vont nous rejoindre, les immigrés, qu’il y a des valeurs que nous ne négocierons pas, qui
s’appelle l’identité de la France, comment voulez-vous qu’ils s’intègrent. La politique de
l’immigration, c’est l’identité de la France dans 30 ans. Ceux qui nous rejoignent doivent la
respecter, tout en apportant ce qu’ils sont. Nous ne voulons pas brader les valeurs de cette identité
française. Un pays se construit par vagues successives d’immigration. Il est cohérent de vouloir
rénover l’intégration à la française en rappelant que la France n’est pas seulement une démocratie
où seule compte la loi de la majorité, c’est aussi une République avec des principes et des valeurs.
Ceux qui veulent soumettre leur femme, ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le
mariage forcé, ceux qui veulent imposer à leurs soeurs la loi des grands frères, ceux qui ne veulent
pas que leur femme s’habille comme elle le souhaite ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la
République française.
Source(s)
Mon Projet
Journal de 20 heures (TF1 – 14/03/07)
Interview au Journal du Dimanche (11/03/07)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Intermittents du spectacle
Je mesure pleinement le rôle joué par les intermittents du spectacle, sans lesquels il n’y aurait pas de
spectacle vivant, pas de créations cinématographiques, ou audiovisuelles. Il est normal qu’ils
bénéficient d’un régime d’indemnisation du chômage particulier, qui est d’ailleurs unique dans le
monde. Je suis favorable à une indemnisation généreuse qui permette à ceux qui décident de
travailler pour la culture de vivre convenablement quitte à leur demander en contrepartie de
contribuer au développement de l’enseignement artistique et à la découverte par les jeunes des
métiers de la culture. Pour l’instant, un nouvel accord vient d’être signé. Je pense qu’il faut le
laisser vivre et en faire le bilan dans quelques mois. Mais la vérité, c’est qu’un accord sera toujours
insuffisant tant qu’il se fera dans un contexte de pénurie. Or, je suis convaincu que l’emploi culturel
est plein de promesses, et qu’il compte parmi les secteurs les plus créateurs, potentiellement, de
richesses et de croissance, en particulier du côté du cinéma et de l’audiovisuel. Je ferai tout pour le
développement de l’emploi culturel.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Internats d’excellence
Protéger l’enfant c’est faire en sorte que les bons élèves issus de familles modestes et qui ne
peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions puissent être accueillis dans des internats
d’excellence.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Investissement
Depuis trop longtemps la France cherche à rétablir ses équilibres en diminuant ses dépenses
d’investissement au lieu de diminuer ses dépenses courantes. Depuis trop longtemps la France
sacrifie ses dépenses d’avenir parce que personne n’a le courage de toucher aux dépenses du passé.
Je propose de tailler dans la dépense improductive et de donner la priorité à l’investissement. Je
propose d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et dans la recherche après avoir
donné à nos universités une plus grande autonomie. Je propose de donner aux Français la possibilité
de s’endetter davantage pour investir. Il faut donner à tous ceux qui ont des projets les moyens de
les financer grâce à du capital risque public, à des prêts à taux zéro, à un système de cautionnement
public qui mutualise les risques et qui permette à ceux qui ne peuvent pas apporter de garanties
d’accéder au crédit. Je propose que le crédit d’impôt recherche soit porté à 100% pour stimuler
l’effort de recherche des entreprises.
Source(s)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Irak
Les Français savent aussi qu’ils doivent à la lucidité de Jacques Chirac de ne pas les avoir entraînés
dans une entreprise incertaine, celle d’une guerre en Irak qui était une erreur historique et qu’ils ne
souhaitaient pas. (…) En Irak, ma conviction est que la solution ne peut être que politique. Il faut
réinventer un "pacte" entre Irakiens qui assurerait à chaque communauté, à chaque segment de la
société irakienne, à chaque Irakien un accès équitable aux institutions et aux ressources du pays. Et
qui isolerait les terroristes. En ce qui concerne la question du retrait des troupes étrangères, la
France n’a pas de troupes sur le terrain et n’est donc pas la mieux placée pour dire quelle serait la
bonne date pour ce retrait. Il y a me semble-t-il deux écueils à éviter : un retrait précipité, qui
entraînerait le chaos, ou l’absence de toute perspective de retrait, à laquelle les Irakiens réagiraient
par plus de violence et qui ferait le jeu des terroristes. La voie adaptée consiste à fixer un "horizon"
pour le retrait, qu’il appartient aux autorités irakiennes de définir en fonction de la situation et en
liaison avec les pays qui ont des troupes sur le terrain. Je crois qu’ainsi les Irakiens seront assurés
que l’objectif est bien de leur rendre la plénitude de leur souveraineté.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
Iran
Je suis convaincu qu’une solution diplomatique est possible si la communauté internationale reste
ferme sur ses principes et dans ses demandes. Un nouveau conflit aurait des conséquences très
graves pour la région. L’accès de l’Iran à l’arme nucléaire est inacceptable, mais le règlement de la
crise avec l’Iran doit être recherché par la négociation et dans un cadre multilatéral. La France doit
agir pour que la communauté internationale reste unie, comme elle l’a été en adoptant à l’unanimité
les résolutions 1 737 et 1 747. Si l’Iran continue à ne pas respecter les résolutions du Conseil de
sécurité, il faudra aller plus loin dans les sanctions pour faire comprendre au régime que nous
n’acceptons pas le fait accompli d’un Iran nucléaire. Dans ce cas, nous rechercherons en priorité
l’unité du Conseil de sécurité sur de nouvelles mesures. Rien n’est exclu, a priori, ce qui compte,
c’est l’efficacité. S’agissant de sanctions en dehors du Conseil de sécurité, ce n’est pas un problème
de principe. Mais il est, bien sûr, préférable d’avoir une résolution de l’ONU. C’est à l’Iran de choisir
entre sanctions et isolement croissant ou coopération. En contrepartie, la Communauté
internationale doit garantir qu’elle tiendra ses engagements, notamment en termes d’accès au
nucléaire civil, si Téhéran respecte ses obligations.
Source(s)
Le Monde (16/04/07)
Interview Arabies (04/07)
ISF
Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis président de la République. Il est normal que ceux
qui ont les plus gros patrimoines paient davantage. En revanche, je crois à un bouclier fiscal à 50 %
intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette
sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné. Il faut
faire revenir les patrimoines et créer une nouvelle génération de capitalistes familiaux, qui
investissent dans les PME et au service de l’emploi. J’entends donc donner à ceux qui paient l’ISF
la possibilité de déduire de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir
dans les PME. Je veux que tous ceux qui ont des projets puissent les financer et pas seulement dans
la high tech ou dans Internet.
Source(s)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Islam
Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de
France que moi, en créant le CFCM, en indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre
l’Islam et les extrémistes, en demandant pour les Musulmans le droit de prier non pas dans des
caves et des garages, mais dans des mosquées, et en indiquant que l’Islam de France que je souhaite
à la différence de l’Islam en France, que je ne souhaite pas. La place de l’islam doit être celle de
toute religion dans une société laïque, qui garantit la liberté de conscience, de religion, de culte. La
France doit rester le pays de la liberté de pensée et d’expression. Je garantirai le droit des
musulmans à pratiquer leur culte de manière digne, mais aussi le respect de nos principes fondateurs
 : laïcité, liberté de conscience, égalité hommes/femmes.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Interview Arabie (04/07)
Islam de France
Je veux également couper l’islam de France des influences étrangères, qu’il s’agisse du financement
des lieux de culte ou de la formation des imams. Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de
l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de France que moi, en créant le CFCM, en
indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre l’Islam et les extrémistes, en demandant pour
les Musulmans le droit de prier non pas dans des caves et des garages, mais dans des mosquées, et
en indiquant que l’Islam de France que je souhaite à la différence de l’Islam en France, que je ne
souhaite pas.
Source(s)
Interview La Croix (04/04/07)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Israël
S’agissant plus spécifiquement du conflit israélo-palestinien, ma conviction est que, si nous voulons
trouver une solution, chacun des protagonistes doit accepter de reconnaître le droit de l’autre.
Personne ne saurait perdre de vue deux réalités fondamentales : d’un côté, le terrorisme dont est
victime la population israélienne, qui est inacceptable, de l’autre, un peuple occupé, qui ne
renoncera jamais, quoi qu’il endure. Dans ce conflit, la France doit adopter une position équilibrée
et un discours de franchise. A nos amis palestiniens, je veux dire que l’existence et la sécurité de
l’Etat d’Israël ne sont pas négociables et que rien ne peut justifier la violence. Les terroristes qui
prétendent agir en leur nom et pour leur bien sont en fait les véritables ennemis des Palestiniens car
ils les privent d’une paix à laquelle ils aspirent et ont droit. C’est la raison pour laquelle la France,
avec l’ensemble de la communauté internationale, a posé comme condition à la reprise du dialogue
avec le gouvernement palestinien que ce dernier respecte les trois conditions posées par le Quartet :
la reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des accords antérieurs. Et à nos
amis israéliens, je veux dire qu’ Israël doit se tenir prêt à faire les concessions nécessaires pour
permettre aux Palestiniens d’établir un Etat viable. Vous l’avez compris, je défendrai avec la même
énergie et avec la même force le droit d’Israël à vivre en sécurité et le droit des Palestiniens à
disposer d’un Etat. Sur cette base, je suis convaincu qu’une solution pourra être trouvée, car
l’immense majorité des deux peuples ne veut que la paix et la réconciliation.
Source(s)
Interview Actualité Juive (04/07)
Jeu vidéo
Il n’est plus nécessaire de faire la preuve de l’engouement des Français pour le jeu vidéo : avec 15
millions de joueurs français et plus d’un milliard d’euros de ventes, nous sommes face à une
révolution culturelle au sens où l’usage du jeu vidéo devient un loisir extrêmement prisé. A mes
yeux, cela signifie clairement que le jeu répond à une attente forte, mais aussi que les talents
français en matière de création de jeux doivent savoir trouver dans notre pays tes conditions pour se
développer sans devoir s’expatrier, et que la distribution des jeux doit respecter toutes les
sensibilités. (…) Le jeu vidéo ne se résume pas aux seuls jeux ultra-violents, bien au contraire. C’est
devenu un véritable phénomène de société qui nous réserve des évolutions passionnantes et permet
aux joueurs de vivre différentes situations, des plus anodines aux plus extrêmes, sans me parler des
mondes, virtuels qui commencent à apparaître. Ce que j’espère, c’est que ce phénomène saura
continuer à se développer en harmonie avec les règles de notre société. Les efforts de signalisation
des éditeurs comme les politiques de sensibilisation des parents aux risques de certains jeux sont
une bonne voie, même si de vraies améliorations restent nécessaires. (…) C’est un sujet que je suis
avec une très grande attention : on ne peut transiger ni avec la protection des mineurs, ni avec la
liberté des adultes, ni avec la responsabilité des professionnel.
Source(s)
Interview PlayStation (04/07)
Jeunes
Je veux permettre à chaque jeune de conquérir l’autonomie financière qui lui permette de financer
ses études, sa formation, de ne plus vivre chez ses parents, de vivre sa vie, de vivre avec qui il veut,
d’aimer qui il veut, comme il veut.
Source(s)
Discours Zénith (18/03/07)
Juge
L’affaire Outreau a mis en lumière, de manière dramatique, les graves dysfonctionnements de notre
justice pénale. Je propose une refonte complète de la procédure pour sortir le juge d’instruction et le
juge des libertés et de la détention (JLD) de leur solitude. Le JLD sera supprimé et l’instruction sera
conduite par des juges expérimentés travaillant davantage en équipe. La détention provisoire sera
prononcée au terme d’une procédure d’habeas corpus, en audience publique et contradictoire, devant
une juridiction collégiale dont le juge d’instruction ne fera pas partie. Qu’il s’agisse autrefois du juge
d’instruction, aujourd’hui du juge des libertés et de la détention, une évidence s’impose : un juge seul
n’offre pas assez de garanties pour prendre une décision aussi lourde que celle d’incarcérer une
personne présumée innocente. Je souhaite donc la création de juridictions collégiales, ne
comprenant pas le juge d’instruction et statuant en audience publique sur la mise en détention
provisoire. Elles devraient aussi se faire présenter régulièrement chaque mis en cause pour vérifier
la justification du maintien en détention préventive et l’état d’avancement des investigations. Une
mise en examen ne devrait d’ailleurs pas durer plus de cinq ans. Un Etat qui protège c’est un Etat
qui garantit l’indépendance de la justice et lui donne les moyens nécessaires à son fonctionnement.
C’est un Etat où les juges sont responsables de leurs actes quand ils commettent des fautes comme
n’importe quel citoyen.
Source(s)
Le Parisien version électronique (23/03/07)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Justice
Je veillerai rigoureusement à l’indépendance de la justice, notamment en lui donnant les moyens
nécessaires à sa mission. Mais la justice ne peut pas être un pouvoir à côté des autres, sans aucun
contrôle, ni contre-pouvoir. Rendue en votre nom, elle doit vous rendre des comptes. C’est pourquoi
je veux que le Conseil supérieur de la magistrature soit composé majoritairement de non-magistrats,
que vous puissiez le saisir si vous vous estimez victimes de la négligence ou de la faute d’un
magistrat et que vous participiez aux jugements des affaires délictuelles les plus graves. Enfin, je
souhaite que notre pays progresse sur la voie des libertés. Plus aucun citoyen ne devra craindre
d’être placé sans défense en prison comme cela s’est passé dans la terrible affaire d’Outreau. Je
créerai une procédure d’habeas corpus, qui garantira que personne n’est envoyé, ni main maintenu
en prison sans qu’une juridiction collégiale statuant en audience publique ne se soit prononcée. Je
veux également réformer en profondeur nos prisons pour qu’elles soient un lieu de préparation de la
réinsertion, pas un lieu d’aggravation de la relégation.
Source(s)
Mon projet
Laïcité
Pour promouvoir la laïcité, nous pourrions diffuser largement une "charte de la laïcité et de la
citoyenneté", dans les écoles, lors des retraits de cartes d’électeur ou des journées d’appel de
préparation à la défense… Elle devrait également être remise aux étrangers dans le cadre du contrat
d’accueil et d’intégration que j’ai fait adopter dans la loi sur l’immigration choisie.
Source(s)
Tribune La Croix (21/09/06)
Langue Française
Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense
d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française. Si je suis élu, je mettrai la
francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le
dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la
création que le Français rayonne. Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire
français la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou
commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue. Je me battrai pour que, dans les
instances européennes et à l’ONU, le Français continue d’être employé. Ce sera naturellement une
obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Langues étrangères
Je me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l’enseignement de deux langues étrangères
parce que c’est la seule façon efficace pour que l’hégémonie de l’anglais soit battue en brèche.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Langues régionales
Je souhaite que leur enseignement soit correctement pris en charge par l’éducation nationale. Je
souhaite que l’on soutienne leur pratique et leur diffusion. Mais je ne veux pas de cette logique de
confrontation avec le Français que cherchent à faire prévaloir certains indépendantistes qui veulent
en finir avec l’unité française que nous avons mis si longtemps à construire et qui reste le bien le
plus précieux mais aussi le plus fragile que nous ayons à léguer à nos enfants. Si je suis élu, je ne
serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain un
juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre,
décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre
que le Français. Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des
jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune
minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit
de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à
voir avec la construction de l’Europe.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Liban
Le Liban est un des rares pays dans la région où des hommes et des femmes de différentes
confessions sont capables de vivre ensemble. Ce que j’ai voulu dire lorsque j’ai parlé du “miracle
libanais”, c’est que nous ne pouvions laisser mourir une telle merveille. Parce que l’amitié qui nous
lie à nos frères libanais est unique et indéfectible, la place de la France sera toujours aux côtés du
peuple libanais quand il souffre. J’ai été, comme tous les Français, profondément touché par le
drame qu’ont enduré les Libanais l’été dernier et j’ai tenu à plusieurs reprises à leur exprimer toute
ma solidarité. Si la France doit choisir un camp au Liban, c’est celui de la paix et du respect de la
souveraineté libanaise. J’ai toujours conçu l’amitié franco-libanaise comme une relation entre deux
peuples, entre deux Nations et non comme celle de la France avec telle ou telle communauté. Croire
que notre relation avec les uns ne peut grandir qu’au détriment des autres, est une grave erreur. Mais
parce que nous sommes les amis des Libanais, nous leur devons la franchise. Et être franc
aujourd’hui, c’est trouver le courage de leur dire que les groupes armés qui prétendent agir pour le
bien du peuple libanais sont, en fait, ceux qui le privent d’une paix à laquelle il aspire tant. Il faut
que les Libanais le sachent : les ennemis du Liban et de sa souveraineté, ce sont d’abord les groupes
armés.
Source(s)
La Revue du Liban (7-14/04/07)
Liberté pédagogique
Qui mieux que l’instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l’enfant qui est en
face de lui et qu’il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate
parisien enfermé dans son bureau qui ne voit pas un enfant de la journée.
Source(s)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)
Libertés
Pour garantir aux Français une protection absolue de leurs droits et de leurs libertés, je demande
aussi qu’ils puissent directement saisir l’instance disciplinaire du Conseil supérieur de la
magistrature (CSM) et que leur requête soit examinée par une majorité de non-magistrats.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Livret d’épargne civique
Le bénévolat est une vraie richesse pour nos quartiers. Je veux le valoriser en créant un livret
d’épargne civique qui donnera aux bénévoles des avantages concrets : stages de formation gratuits,
points supplémentaires aux examens, cotisation pour la retraite.
Source(s)
Le Parisien version électronique (23/03/07)
Logement
Depuis des années, on vous dit qu’on ne peut rien contre la crise du logement, et on laisse
s’aggraver une pénurie qui a rendu la propriété impossible pour beaucoup d’entre vous et la location
de plus en plus difficile. Cette situation ne peut pas durer. Il faut d’abord inciter à la construction de
logements pour faire baisser les prix. Je veux que le droit au logement soit opposable devant les
tribunaux, afin que les pouvoirs publics soient obligés d’agir pour assurer la construction d’assez de
logements dans toute la gamme des besoins. Je veux permettre à chaque ménage d’être propriétaire,
parce que la propriété est le rêve de chacun d’entre nous. Je vous permettrai notamment de déduire
de votre impôt sur le revenu les intérêts de votre emprunt immobilier. Ceux qui ne paient pas
l’impôt sur le revenu recevront une aide de l’État pour emprunter. Je faciliterai la location en
supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie. En contrepartie, les propriétaires seront
protégés contre les risques d’impayés de loyers. Je réformerai l’hébergement d’urgence, pour qu’il
soit digne et permette la réinsertion.
Source(s)
Mon Projet
Logiciel libre
L’industrie du logiciel, qu’il soit libre ou propriétaire, est capitale pour l’avenir. La France excelle
dans cette discipline et je souhaite favoriser la pleine expansion de l’édition logicielle dans la
diversité de ses modèles économiques, sous ces deux aspects, qui sont d’ailleurs de plus en plus
complémentaires. Un pôle de compétitivité est en voie de création autour du logiciel libre. J’en
soutiens le principe.
Source(s)
Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)
Loi 1905
Je n’avancerai pas sur ce sujet tant qu’il n’y aura pas de consensus en la matière. (…)Je poursuivrai
la discussion avec l’ensemble des religions. C’est un sujet sur lequel on ne peut avancer sans
consensus. (…) Au fond, je veux m’en tenir à quelques objectifs. Je souhaite que la République soit
une République des droits réels et pas virtuels. À quoi cela sert-il de dire à nos compatriotes
musulmans qu’ils ont les mêmes droits que les autres, s’ils sont obligés de prier dans des caves ou
des garages ? Les problèmes de terrorisme, on les a dans les caves et les garages. Pas à la Grande
Mosquée de Lyon ou de Paris ! Je veux également couper l’islam de France des influences
étrangères, qu’il s’agisse du financement des lieux de culte ou de la formation des imams. Enfin, je
veux aider les élus locaux à pouvoir répondre aux demandes des communautés présentes dans leurs
villes. (…) La loi de 1905 est un monument. Avant d’y toucher, il faut faire très attention. Le code
des communes, en revanche, pourrait permettre un certain nombre d’aménagements.
Source(s)
Interview La Croix (04/04/07)
Loi mémorielle
Je ne suis pas favorable (…) à la multiplication des lois mémorielles, car je pense qu’il n’appartient
pas aux responsables politiques de se substituer aux historiens, et je ne veux pas d’une repentance
généralisée qui soit la porte ouverte à la concurrence des mémoires ou qui dresse les Français les
uns contre les autres en fonction de leurs origines La priorité est de nous unir autour de la fierté
d’être français.
Source(s)
Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)
Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme
La France doit continuer à être au premier rang de l’action internationale en matière de lutte contre
le blanchiment et le financement du terrorisme. Sa législation est particulièrement stricte. Lorsque
j’étais ministre de l’Economie et des finances, j’ai d’ailleurs étendu le champ d’application de la
déclaration de soupçon de blanchiment, par la loi du 9 août 2004. La transparence de la place
financière d’Andorre doit continuée à être promue. Il en va de même à Monaco, dans la continuité
des efforts déjà réalisés, en lien avec la France, sur l’application aux activités bancaires du code
monétaire et financier français et sur le respect de toutes les normes internationales de lutte contre le
blanchiment. Je souhaite que cette collaboration se poursuive pour que des normes sur les flux
financiers, équivalentes aux normes françaises, soient adoptées. Notre réglementation, en France et
en Europe, doit continuer à être à l’avant-garde des meilleurs standards internationaux en la matière.
Je promouvrai cette action vigilante, auprès du G 7 et de l’OCDE, car les initiatives menées au
cours des dernières années, souvent à l’initiative de la France, comme la liste noire du GAFI, ont
montré leur efficacité. Je le ferai également auprès de nos partenaires en Europe, pour que chacun
puisse à son tour agir en ce sens. Le blanchiment et l’utilisation du système financier par les réseaux
criminels représentent une menace directe pour nos sociétés démocratiques et la stabilité
économique. J’ai la volonté, en partenariat avec les autres Etats européens, d’engager une véritable
action concertée en matière de rapprochement des législations et de coopération renforcée entre les
autorités judiciaires et les services enquêteurs. il convient en particulier de s’engager sur la
transparence des mouvements de capitaux et prévoir des sanctions à l’égard des pays non
coopératifs.
Source(s)
Questionnaire Organisation –Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)
Lutte contre l’homophobie
Comme peut-on faire pour lutter contre l’homophobie ? De deux façons. Par des sanctions
immédiates et très sévères : la meilleure des préventions, c’est la certitude de la sanction. La
dérision, le mépris à l’égard de l’homosexualité, c’est intolérable, de la même façon que les
violences dites « culturelles » envers les femmes sont intolérables. Ma politique est simple : on ne
peut rien tolérer en la matière. Rien. Ni une familiarité, ni une injure, ni une attitude. Je ne parle
même pas des agressions. Deuxièmement, tout ce qui peut être fait à l’école pour expliquer que la
différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai.
Source(s)
Interview Têtu (04/07)
Lutte contre la corruption
Il est indispensable d’assurer le bon fonctionnement des administrations et des services judiciaires
chargés de lutter contre la corruption. Il convient, en particulier, de renforcer la capacité des
services enquêteurs. La formation spécialisée des magistrats, des enquêteurs et des experts doit
constituer une autre priorité. Des moyens matériels suffisants doivent, en outre, être mis à leur
disposition. C’est d’ailleurs pourquoi je veux renforcer la spécialisation des tribunaux et des
magistrats. Enfin, au-delà de la répression, il faut renforcer la prévention en direction des opérateurs
publics et privés qui peuvent être exposés aux risques de la corruption.
Source(s)
Questionnaire Organisation –Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)
Lutte contre le Sida
La prévention est la clé. Tout doit être fait pour expliquer, convaincre, rendre accessibles les
préservatifs, notamment dans les lycées. Il ne faut pas relâcher la garde. L’effort d’explication des
jeunes doit être développé, l’effort sur la recherche dans la lutte contre le sida doit être maintenu, le
soutien aux malades doit être une priorité de santé publique. (…) Ce qu’on fait Jacques Chirac et
Philippe Douste-Blazy avec UNITAID est une très bonne chose. La pandémie qui s’étend en
Afrique est un problème pour l’Europe et pour la France. On ne pas considérer que le problème du
Sida s’arrête aux frontières de l’Hexagone. L’accès aux médicaments n’est pas seulement une
obligation morale de solidarité, c’est une obligation pour nous. Comment arrêtera-t-on l’épidémie
en Europe si dans les autres pays du monde l’épidémie continue d’avancer ?
Source(s)
Interview Têtu (04/07)
Lutte contre les grandes pandémies
Elle peut être l’occasion d’oeuvrer à l’édification d’une mondialisation équitable, à travers
l’initiative UNITAID, lancée par la France et présidée par Philippe Douste-Blazy, grâce à laquelle
les malades du SIDA, de la tuberculose et du paludisme dans les pays pauvres auront accès à des
médicaments performants pour se soigner. 500 millions de dollars seront disponibles dès 2008 sur la
base de financements-citoyen. 30 pays ont déjà adhéré à cette initiative, qui bénéficiera à 100 000
enfants en 2007 et 200 000 en 2008. L’effort devra être poursuivi résolument.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
Magreb
Nos relations sont riches et denses. La coopération bilatérale continue de s’enrichir, en particulier
dans l’enseignement supérieur et la santé, mais aussi la formation professionnelle, l’éducation, et
tant d’autres domaines au coeur des réformes menées au Maghreb pour moderniser les économies et
les institutions, ce que la France entend appuyer par sa coopération bilatérale. Premier partenaire
commercial des pays du Maghreb, la France doit poursuivre ses efforts. Les jeunes entrepreneurs du
Maghreb doivent pouvoir contribuer à faire émerger des filières industrielles intégrées, à cheval sur
les deux rives de la Méditerranée. Je souhaite par ailleurs que le Maghreb joue un rôle moteur dans
l’Union méditerranéenne que j’appelle de mes voeux et qui aurait vocation à travailler avec l’UE sur
des sujets d’intérêt commun : sécurité collective, immigration, écologie et codéveloppement.
Source(s)
Interview Arabies (04/07)
Maison des adolescents
Je souhaite que cette expérience se poursuive et se généralise. Toutefois les troubles de
l’adolescence ne sont que la suite logique de la non prise en compte des difficultés de l’enfant, et
particulièrement des maltraitances dont il est l’objet. Il serait dramatique que ces « maisons de
l’adolescence » ne soient que la conséquence de la faillite de la prévention et des soins.
Source(s)
Interview Marie-Claire (avril 2007)
Maisons des créateurs
Je propose de créer partout des Maisons des créateurs où se retrouveront tous ceux qui aspirent à
inventer, à créer, à entreprendre dans tous les domaines, où ils pourront trouver des soutiens, des
conseils, des formations, des aides, mais aussi où ils échangeront, où ils croiseront leurs
expériences, leurs idées, leurs projets, où ils formeront des projets communs, où ils inventeront
ensemble l’avenir.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Mandat électoral
Je suis pour une limitation du mandat présidentiel à deux quinquennats, car dix années sont un
temps suffisamment long pour une fonction aussi éminente. Faut-il étendre cette limitation de deux
mandats à l’ensemble des autres élus, maires ou députés ? Personnellement, je ne le pense pas. Je ne
crois pas que la limitation des mandats ait un effet direct sur la lutte contre la corruption, que je
soutiens comme vous. Surtout, je pense que, dans un régime démocratique, c’est aux électeurs de
choisir leurs élus. Si un élu est formidable, intègre, dévoué, je ne vois pas ce qui s’oppose à ce qu’il
soit régulièrement réélu.
Source(s)
Questionnaire Organisation –Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)
Marché de l’art
Son dynamisme s’inscrit plutôt dans une revitalisation globale de notre économie. Très simplement,
si les acheteurs potentiels reviennent en France, la place de Paris sera confortée. Mais là encore, on
peut agir. Via les commandes publiques. Les collections que constituent en régions les FRAC, le
FNAC dans la capitale, et qui portent des ambitions, des cohérences. En rendant la France plus
attractive pour les artistes étrangers, avec la création, sur l’ensemble du territoire, de maisons ou de
cités pour les accueillir en résidence. En nous battant, à Bruxelles, et je suis décidé à le faire, pour
que la TVA à l’importation soit réduite, notamment pour les arts décoratifs, les meubles, les
manuscrits, ce qui est une nécessité si l’on veut concurrencer le Royaume-Uni où la TVA n’est que
de 5%, et qui occupe une place majeure sur la marché de l’art. Il est évident qu’en favorisant la
création de richesses, en faisant en sorte que les entrepreneurs aient envie de rester en France, on
garde sur notre sol les acheteurs, les collectionneurs potentiels. Les pouvoirs publics doivent
renvoyer aux collectionneurs d’art, notamment d’art contemporain, une image positive de leur
passion. Elle contribue à la vitalité de la création, au rayonnement de la culture française, et même,
bien souvent, par le biais des donations ou de la dation, à l’enrichissement du patrimoine national.
Ensuite, il faut certainement aller plus loin en matière de fiscalité : pour développer le mécénat,
notamment le mécénat d’entreprise qui a déjà été dopé par la loi de 2003, et pour faciliter la
création et l’activité des fondations. Enfin, il faut soutenir vraiment nos artistes français à l’étranger.
Il faut mettre en place une politique et des structures de promotion efficaces de la création française
sur la scène internationale, qui évitent les écueils de la dispersion des moyens et de la promotion
officielle de nos artistes.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Interview Arts Magazine (avril 2007)
Mariage homosexuel
Je veux que le mariage protège la filiation et le cadre naturel de la famille. Pour cette raison, je
n’ouvrirai pas le mariage, ni l’adoption aux couples de même sexe.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Médecine libérale
La médecine libérale est un fondement du système de santé français. Nos compatriotes y sont très
attachés. Il faut le préserver et répondre à ses attentes et à ses préoccupations. J’en vois
principalement trois. Le rôle du généraliste, d’abord. Celui-ci est en première ligne dans le parcours
de soins et la loi de 2004 l’a expressément consacré. Je le dis clairement, je suis favorable à
l’alignement du tarif de la consultation des généralistes sur celui des spécialistes. Deuxièmement :
l’épuisement, la surcharge de travail, l’isolement, en ville et à la campagne. Je souhaite favoriser la
constitution de cabinets de groupe, le regroupement de médecins généralistes, spécialistes et autres
professionnels de santé, et permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir salarier un confrère ou
utiliser des modes nouveaux d’association comme le contrat de collaboration. Je souhaite également
que notre confiance dans les médecins libéraux se traduise par la création d’espaces de liberté
tarifaire (en contrepartie d’obligations d’évaluation et de formation continue). Troisièmement : la
pénurie de médecins et autres professionnels de santé sur certaines parties du territoire. Les
incitations actuelles à l’installation dans certaines zones devront être évaluées et sans doute
renforcées. Je pense que la constitution de cabinets de groupe est une réponse au phénomène de
l’isolement.
Source(s)
Interview Pharmaceutiques (mars 2007)
Méditerranée
Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus,
en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud C’est à la France, européenne
et méditerranéenne à la fois, de prendre l’initiative avec ses partenaires du Sud de l’Europe, d’une
Union Méditerranéenne comme elle prit jadis l’initiative de construire l’Union européenne. Cette
Union Méditerranéenne devra prendre en charge les questions de lutte contre le terrorisme, la
gestion concertée des migrations, le développement économique et commercial et la promotion de
l’Etat de droit dans la région. Elle aura vocation à travailler étroitement avec l’Union Européenne,
et un jour à avoir avec elle des institutions communes. Je souhaite que la France se voit de nouveau
comme une puissance méditerranéenne majeure. Je souhaite par ailleurs que le Maghreb joue un
rôle moteur dans l’Union méditerranéenne que j’appelle de mes voeux et qui aurait vocation à
travailler avec l’UE sur des sujets d’intérêt commun : sécurité collective, immigration, écologie et
codéveloppement.
Source(s)
Mon Projet
onférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)
Interview Arabies (04/07)
Mère au foyer
Je ne suis pas favorable au salaire de mère au foyer. L’Etat n’a pas les moyens. Et puis il faut être
cohérent. Je ne peux pas demander aux gens de travailler plus et verser un salaire à des femmes qui
souhaitent élever leurs enfants. En revanche, on peut améliorer leur situation. Je propose que ces
femmes aient droit à une protection sociale autonome et que les années passées à éduquer leurs
enfants leur ouvrent droit à une pension de retraite. Cela existe déjà, mais pas pour toutes et à des
niveaux nettement insuffisants. Ces droits, acquis personnellement et indépendamment de la
pension de leur conjoint, leur assureraient une certaine autonomie financière. En cas de séparation
ou de veuvage, elles pourraient donc disposer de droits propres. Et puis, je souhaite proposer à
celles qui veulent travailler, une fois que les enfants sont grands, d’accéder à une formation
qualifiante d’un an, rémunérée. La liberté de chacun, et des femmes en particulier, est ma priorité.
Source(s)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Mi-temps sportif
Si les épreuves sportives continuent à avoir les plus petits coefficients, il ne fait pas s’étonner que
les familles regardent le sport comme une anecdote. Il y a eu un grand débat sur le mi-temps sportif.
On passait d’une situation où l’on ne fait jamais de sport, à une situation où l’on en ferait à mitemps.
À l’arrivée, rien n’a été changé du tout. Je veux qu’on laisse le choix, à toutes les familles de
France, de l’école de son enfant. Choisir une école où l’on fera du sport, en doublant le nombre
d’heures. Ou choisir une école où l’on fera un mi-temps sportif, même si son enfant n’a pas
vocation à devenir professionnel. Je conteste violemment l’idée que pour faire un mi-temps sportif
il faut avoir l’espérance de devenir champion olympique ou professionnel. Il existe quantité de
jeunes, dans des tas de familles, qui peuvent avoir envie de faire du sport autant que des autres
matières, sans pour autant avoir l’espérance d’être un jour champion olympique ou d’être
sélectionné en équipe de France. Je veux que ce choix existe. À partir de ce moment-là, je veux que
les établissements de mi-temps sportifs ne soient pas des fabriques à champions. Tant mieux si nous
en avons, je n’ai jamais opposé sport d’élite et sport de masse, car l’élite est absolument nécessaire
pour tirer l’ensemble du peuple vers un objectif et un rêve. Mais je veux que le gosse qui n’a aucun
talent pour le sport mais qui l’aime passionnément puisse en faire à mi-temps.
Source(s)
Rencontre avec les sportifs (15/04/07)
Micro-crédit
Je propose de développer le micro crédit pour financer les micros projets.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Mineurs
Je poursuivrai la politique de sécurité que j’ai engagée depuis 2002. Des peines planchers seront
instaurées pour les multirécidivistes et le droit pénal des mineurs sera réformé. Je demande qu’on
change l’ordonnance de 45 sur les mineurs, ça ne peut plus continuer comme ça. Un mineur de 17
ans, n’a rien à voir avec un mineur de 17 ans en 1945 et d’ailleurs quand vous êtes frappé par un
mineur ça vous fait la même souffrance que quand vous êtes frappé par un majeur. Le mineur
multirécidiviste de 16 à 18 ans sera puni comme un majeur.
Source(s)
Mon Projet
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Minima sociaux
Je ne veux pas réduire les minima sociaux car personne ne vit dignement avec le RMI tel qu’il
existe aujourd’hui. Il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d’activité. Dans notre société
les devoirs doivent être la contrepartie des droits. Je veux que ceux qui ont des minima sociaux (…)
et qui reprennent un emploi, puissent pendant les deux premières années cumuler le minima social
et cet emploi.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Minimum vieillesse
J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse.
Source(s)
Mon Projet
Ministère de l’immigration et de l’identité nationale
J’ai proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration
passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit
traiter l’ensemble des questions relatives à l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement. Je
veux un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, (…) aujourd’hui le dossier de
l’immigration est explosé en trois ministères différents. Je continuerai à parler de l’immigration en
posant le problème de l’identité nationale. Ce que nous avons de plus précieux à offrir à tous ceux
qui veulent vivre en France c’est la fierté d’être Français qui est bien davantage qu’un statut
juridique. Le partage de cette identité qui est la nôtre, avec la culture, la langue, les valeurs qui la
fondent est la condition de leur intégration réussie. Comment réussir l’intégration de ceux que nous
accueillons si nous ne prenons pas la peine de leur parler du pays où ils veulent vivre ? La France
est un pays qui s’est construit par l’ouverture ; je veux que la France reste ouverte, accueillante et
généreuse. Je veux que tous ceux qui aiment la France et respectent la France soit accueillis chez
nous parce que nous avons besoin d’eux. Et je dis une chose : nous avons un socle de valeurs : la
laïcité, la séparation du temporel et du spirituel, l’égalité entre la femme et l’homme qu’on ne
bradera pas. Si vous n’expliquez pas à ceux qui vont nous rejoindre, les immigrés, qu’il y a des
valeurs que nous ne négocierons pas, qui s’appelle l’identité de la France, comment voulez-vous
qu’ils s’intègrent.
Source(s)
Mon Projet
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Discours Besançon (13/03/07)
Journal de 20 heures (TF1 – 14/03/07)
Ministère de la Culture
Le poids politique du Ministère de la Culture doit être élargi, pour que les arbitrages en matière
d’éducation ne soient pas rendus au détriment de la culture. Je veux faire de l’enseignement culturel
et artistique la clé de la démocratisation de la culture (…) A côté des politiques culturelles des
collectivités locales auxquelles la décentralisation adonné un souffle nouveau, le grand problème à
résoudre est celui d’une coopération plus étroite entre les institutions culturelles et l’Education
Nationale. Un certain nombre d’expériences réussies doivent nous inciter à aller beaucoup plus loin
sur une beaucoup plus grande échelle. (…)
Source(s)
Interview Télérama (14/02/07)
Discours Besançon (13/03/07)
Ministère des Affaires financières
Je souhaite changer radicalement la procédure budgétaire. Je ne veux plus que les administrations et
les ministres aillent quémander chaque année le détail de leur budget à Bercy. Je veux qu’on leur
donne une enveloppe et qu’on leur demande de s’y tenir. A côté du ministère de l’emploi, de la
croissance et de la stratégie économique, je créerai un ministère des affaires financières chargé des
comptes. Ce ministre sera le seul à débattre du projet de loi de finances, les ministres débattant de
leur gestion au moment des lois de finances d’exécution.
Source(s)
Conférence de presse (02/04/07)
Ministre
Je crois qu’un pays de 64 millions d’habitants doit avoir un nombre limité de ministères (limité à
15), mais des ministères rebâtis. Je veux moins de ministres qui soient davantage responsables, qui
aient davantage de poids face à l’administration. Je veux que ce soient les ministres qui gouvernent
et non les cabinets Je ne veux plus que ce soient les bureaucrates qui gouvernent. Je veux remplacer
l’irresponsabilité technocratique par la responsabilité politique.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Discours Villebon-sur-Yvette
Mise en examen
Une mise en examen ne devrait pas durer plus de cinq ans.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Mixité sociale
Pour chaque établissement, je veux connaître les résultats, les progrès des élèves, le taux de réussite
au brevet et au bac, afin de pouvoir juger de l’efficacité des mesures et du projet mis en oeuvre.
Surtout, je veux imposer aux établissements une obligation de mixité sociale dans la composition de
leurs effectifs. Cette évaluation et cette obligation de mixité permettront de s’assurer qu’il n’y a pas
de discrimination selon le niveau scolaire ou social des élèves dans le recrutement et que la mixité
est bien mise en oeuvre, partout en France. En contrepartie, les parents seraient libres de choisir
l’école de leurs enfants. Enfin, je veux que chaque établissement présente un pourcentage minimal
d’élèves aux classes préparatoires. Aujourd’hui, la moitié des établissements ne le fait pas. Il faut
aussi faire confiance aux enseignants, et ne pas les juger à la simple application d’une circulaire !
Les professeurs, mieux que quiconque, savent comment enseigner.
Source(s)
Interview Femme Actuelle (26/03/07)
Mondialisation
La mondialisation est un fait. Il serait aussi vain de la nier ou de s’y opposer que de prétendre
remettre en cause la loi de la gravité ou arrêter la course des nuages. La question n’est donc pas de
savoir si la mondialisation est bonne ou mauvaise. Elle est de savoir si nous y sommes préparés. Le
choix existe, car si la mondialisation est un fait, la subir n’est pas une fatalité. Les Français veulent
des faits, des actes, des décisions. Je veux être celui qui les propose, qui les imagine et surtout qui
les mette en oeuvre. (…) L’Etat doit protéger sans être protectionniste. Le mot protection ne me fait
pas peur. Je l’assume. (…) La mondialisation exige un Etat fort, une cohésion sociale et territoriale
forte, une identité collective forte. Si nous voulons être forts dans la mondialisation, nous ne devons
renoncer à rien de cela. (…) Pour gagner dans la mondialisation, il faut investir plus que les autres
et avant les autres. Nous aurons besoin de l’Europe pour remporter ce combat, mais d’une Europe
qui tienne aussi ses promesses de prospérité collective et de protection. Il serait illusoire d’imaginer
que nos efforts porteront leurs fruits si nous continuons à nous battre dans un monde où les blocs
économiques ne jouent pas avec les mêmes règles. Je refuse le protectionnisme mais je ne veux pas
être naïf et j’attends un minimum de réciprocité dans l’application de règles sociales ou
environnementales. J’entends que l’Europe soit demain un véritable espace commun de
développement économique.
Source(s)
Discours St Etienne (09/11/06)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Monnaie
Je veux que la monnaie soit au service de l’emploi et de la croissance.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Moteur franco-allemand
Si le moteur franco-allemand reste essentiel et même incontournable en Europe, il ne peut plus
suffire dans une Union qui compte désormais vingt-sept membres. L’amitié franco-allemande a
toujours été au coeur du projet européen. Souvent, par le passé, nos deux pays ont permis à la
construction européenne d’avancer quand celle-ci semblait en panne. Aujourd’hui encore, alors que
l’Europe traverse une crise profonde après les échecs des référendums français et néerlandais, cette
amitié doit être mise au service de l’idéal européen. Pour autant, dans une Europe à vingt-sept, nous
avons besoin de toutes les énergies et de toutes les volontés. Les Etats qui souhaitent prendre leurs
responsabilités doivent pouvoir le faire et se constituer en « groupes moteurs ». Ces groupes ad hoc
permettront aux Etats membres qui le souhaitent d’aller ensemble, plus vite et plus loin, dans tel ou
tel domaine dans lequel ils partagent un intérêt particulier et une volonté commune.
Source(s)
Interview La Razon (avril 2007)
Multilatéralisme
Le conforter : plus que jamais, les grandes décisions internationales doivent faire l’objet d’une
concertation des grands pays. Nous avons besoin de l’Organisation des Nations Unies parce qu’elle
est universelle et qu’elle a donc seule la légitimité et l’efficacité pour traiter certains problèmes.
C’est vrai pour traiter les crises les plus complexes. On le voit dans les crises africaines, où les
opérations de maintien de la paix ne se limitent pas à un volet militaire mais appuient aussi les
processus politiques de transition, l’organisation des élections, la restructuration des forces de
sécurité, la reconstruction de l’appareil judiciaire. Qui d’autre aurait aujourd’hui, 45 ans après les
indépendances, la légitimité et la capacité pour le faire ? Partout où il s’agit d’affirmer une
légitimité internationale face à des Etats, d’élaborer des normes universelles, de promouvoir de
nouveaux principes, de réguler un monde global, les Nations Unies sont irremplaçables.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
Musique
Le secteur de la musique traverse actuellement une crise incontestable. (…) Sous l’influence
d’Internet, la musique va devoir s’inventer un autre modèle économique, comme elle a déjà
largement commencé de le faire d’ailleurs. (…) Le rôle des pouvoirs publics est d’accompagner en
douceur ces changements et de veiller à ce que la création indépendante, originale, facteur de
nouveauté et de subversion puisse continuer à émerger et à vivre. C’est d’autant plus important
qu’Internet peut tout autant permettre la diversification de l’offre qu’accentuer le marketing à
outrance de quelques titres privilégiés. Sur ce point aussi, les pouvoirs publics ont un rôle à jouer,
notamment par l’aide à la numérisation des catalogues et l’incitation à l’octroi des droits. C’est dans
ce contexte de complet bouleversement que le soutien public aux industries musicales et la politique
de diversité musicale devront être repensés pour être confortés. Du côté des consommateurs, les
avantages de la diversité de l’offre, de son exhaustivité, de sa sécurité tout comme l’interopérabilité
des supports et des matériels, dont je souhaite qu’elle soit portée au rang de priorité stratégique
industrielle de l’Europe, l’emporteront, je le crois, sur les inconvénients du téléchargement illégal.
A cela s’ajoute, l’augmentation considérable des canaux de promotion et de diffusion des oeuvres,
sur le web, à la télévision, par les mobiles ou encore par la radio, dont je m’engage à réorganiser le
spectre pour que tous les Français aient accès aux grandes radios nationales et aux radios
thématiques.
Source(s)
Tribune Musique Info Hebdo (19/01/07)
Nations Unies
Pour préserver l’efficacité des Nations Unies, l’autorité du conseil de sécurité doit être
incontestable. Il doit pour cela renforcer sa représentativité parce que le monde a changé. Cet
élargissement du conseil doit concerner toutes les régions du monde et notamment les pays du Sud.
Des grands pays comme l’Allemagne, l’Inde, le Japon ou le Brésil doivent y jouer un rôle
permanent, et l’Afrique comme l’Amérique latine doivent également y être représentées. J’ai
conscience qu’il est difficile de réunir un consensus sur cette question entre les 192 Etats du monde.
Je propose d’explorer des formules transitoires, pour avancer progressivement. Il nous faudra
combiner le maintien du statut des cinq membres permanents, une augmentation globale limitée du
nombre de sièges au Conseil, pour lui conserver son efficacité, avec la création de nouveaux sièges
permanents sans droit de veto. Sans doute sera-t-il nécessaire de renvoyer à plus tard le choix
définitif de certains nouveaux membres permanents. Pourquoi ne pas imaginer de créer des sièges à
statut privilégié, éligibles pour trois ans par exemple ? Pourquoi ne pas imaginer que si un de ces
Etats « privilégiés » était réélu à ce siège trois fois, il pourrait devenir permanent ? Quel que soit la
formule retenue, la vocation de certains pays à devenir des membres permanents doit être fondée
sur des critères clairs : la population sans doute, mais aussi la contribution financière à
l’Organisation, et surtout la contribution en troupes aux opérations de maintien de la paix.
Source(s)
Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)
Nominations
Je veux que les nominations aux fonctions les plus importantes de l’État se fassent sur des critères
de compétences et de hauteur de vue, et non pas sur des critères de proximité avec le pouvoir
politique en place. Les candidats à ces nominations seront auditionnés publiquement par le
Parlement et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination. Je veux que l’Etat soit exemplaire
pour la promotion professionnelle des femmes. Pour chaque nomination, j’exigerai que l’on
examine autant de candidatures féminines que de candidatures masculines. Je suis pour une
démocratie irréprochable. Et une démocratie irréprochable, c’est une démocratie qui donne la même
chance aux hommes et aux femmes.
Source(s)
Mon Projet
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)
Nucléaire civil
L’énergie du futur n’a pas vocation à être la possession exclusive des pays les plus développés dès
lors qu’un système de garanties peut fonctionner efficacement. J’ai proposé pour cela la création,
sous l’égide de l’ONU et de l’Agence Internationale pour l’énergie atomique, d’une véritable banque
mondiale du combustible nucléaire civil qui garantirait aux pays émergents l’accès aux bienfaits de
l’énergie atomique sans risque de détournement militaire. Cette institution aurait donc l’avantage
d’ôter tout avantage économique et politique aux programmes nationaux d’enrichissement de
l’uranium et de retraitement des combustibles irradiés. Sur le nucléaire, une coopération est possible
avec nos partenaires du Sud. Je souhaite par exemple proposer à l’Algérie, avant d’autres Etats, de
l’aider à développer une capacité nucléaire civile en échange d’un partenariat sur l’exploitation des
champs gaziers. Dire ceci, c’est aussi pour moi une façon de dire à l’Iran qu’une coopération est
possible et que nous ne sommes pas condamnés à la confrontation. Au travers de l’exemple
algérien, grand pays d’Afrique, c’est aussi dire que pour moi, le développement du Sud passe par
l’accès à l’énergie et donc au nucléaire.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
Numérique
Ce que nous avons fait pour l’aéronautique, l’espace et le nucléaire nous pouvons le faire aussi pour
le numérique qui annonce un bouleversement du savoir, l’émergence d’une nouvelle forme
d’intelligence collective qui nous obligera tôt ou tard à tout repenser : nos institutions, notre
système d’enseignement, nos politiques publiques, notre système juridique. Nous ne devons pas
attendre. Fixons-nous comme objectif que la prospective sur la société numérique devienne une
priorité nationale et débouche sur une stratégie collective. Le numérique est l’un des plus grands
défis pour la nation aujourd’hui. Ses enjeux sont multiples : croissance, avec à la clef des centaines
de milliers d’emplois, liberté, connaissance, diversité culturelle, qualité de vie, pouvoir d’achat ... Il
n’est pas un secteur de notre société qui ne soit touché par l’apparition d’internet et les
bouleversements qui en résultent. C’est une révolution qui se déroule sous nos yeux, la révolution
numérique. Les cinq années à venir seront déterminantes. Les réseaux à haut débit arriveront à
maturité. Les réseaux à très haut débit d’une part, l’internet mobile d’autre part, commenceront à
apporter leur lot de bouleversements nouveaux. Les métiers de la culture, en particulier la musique,
seront plus que jamais au coeur de ce nouvel environnement et accompagner leur mutation en
protégeant leurs spécificités est un enjeu majeur. Le pouvoir des citoyens se renforcera. La sécurité
informatique deviendra une préoccupation essentielle. Il faudra veiller à ce que personne, quel que
soit son âge ou sa situation sociale, ne soit laissé pour compte de ces évolutions. Dans ce domaine
aussi, je veux donc réformer en profondeur notre pays pour qu’il puisse se saisir de ces multiples
opportunités, lui donner les moyens de franchir ces étapes sans renier nos valeurs, notre culture,
notre identité et en les portant au niveau international.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Tribune journal du net (20/04/07)
Numerus clausus
Face à la baisse de la démographie médicale, le desserrement du numerus clausus est un impératif et
je m’engage à en tirer toutes les conséquences, y compris financières, pour les facultés et les
hôpitaux.
Source(s)
Interview Panorama du médecin (mars 2007)
OGM
Je suis pour le moment sceptique sur les vrais avantages des OGM. Mais je n’écarte pas l’hypothèse
que les OGM s’avèrent un jour vraiment utiles à la société, aux agriculteurs et aux consommateurs.
C’est pourquoi je considère que la France doit se réserver la possibilité, plus tard, lorsque les
conditions de sécurité seront pleinement remplies, de s’engager dans leur culture. Poursuivre la
recherche est donc, de ce point de vue, indispensable. Si les OGM peuvent permettre de ne pas
utiliser des produits phytosanitaires ou d’en réduire significativement l’utilisation, c’est un progrès.
Si les OGM peuvent permettre de mettre au point des variétés qui apportent des avantages très
significatifs pour la santé humaine ou pour le développement durable, c’est un progrès. Il faudra
être en mesure d’en profiter. L’expérimentation en plein champ doit en revanche s’accompagner
d’un encadrement strict et transparent. Je pense qu’il faut renforcer la surveillance, en développant
un véritable suivi biologique de toutes les cultures sur le territoire. Il faut s’appuyer sur les
compétences des uns et des autres (scientifiques, milieux associatifs, services de l’État), et ce, en
toute transparence. La biovigilance est une nécessité ; elle doit fédérer toutes les énergies.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)
OMC
Je veux que l’on change les règles de l’OMC. (…) Il ne faut pas sortir (de l’Organisation mondiale
du commerce) mais négocier de manière différente. (…) Ce n’est pas aux commissaires européens
d’aller négocier à l’OMC. C’est au président (de la commission) de négocier et à personne d’autre ».
(…) A l’OMC, « je veux la réciprocité et je ne veux pas qu’on m’explique que ce que font les
Américains, nous, on n’aurait pas le droit de le faire ». La mondialisation telle que la France la
souhaite passe par la réforme du fonctionnement de l’ONU et de l’ensemble des institutions
internationales. Les grands pays émergents doivent être mieux représentés dans les organes de
décision. Cela passe par la création à côté de l’organisation mondiale du commerce d’une
organisation distincte dédiée à l’environnement et dotée des mêmes pouvoirs juridictionnels. Cela
passe par la reconnaissance du statut spécifique de l’agriculture dans les règles qui gouvernent les
relations commerciales internationales.
Source(s)
Visite au salon de l’Agriculture (09/03/07)
Discours St Etienne (09/11/06)
Ordonnance de 1945
Je demande qu’on change l’ordonnance de 45 sur les mineurs, ça ne peut plus continuer comme ça.
Un mineur de 17 ans, n’a rien à voir avec un mineur de 17 ans en 1945 et d’ailleurs quand vous êtes
frappé par un mineur ça vous fait la même souffrance que quand vous êtes frappé par un majeur.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Organisation Mondiale de l’Environnement
Il nous créer une « Organisation mondiale de l’environnement » (OME) dont le rôle sera de
rationaliser les principes et les normes dans le domaine environnemental et de mutualiser les
moyens aujourd’hui éparpillés entres les pays et les structures internationales. Lieu d’expertise et de
négociation internationale, cette OME serait alors un interlocuteur crédible pour les autres
organisations multilatérales. Elle pourra notamment faire contrepoids à l’OMC qui a tendance à
négliger les problèmes environnementaux.
Source(s)
Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)
Orientation
C’est l’autre condition de l’égalité des chances. Sans elle, ceux qui viennent des milieux les plus
modestes sont incapables de choisir en toute connaissance de cause la formation qui correspond le
mieux à leurs aspirations et à leurs aptitudes. Ils s’autocensurent face aux études longues ou ils
s’engagent dans des voies sans issue. L’orientation doit devenir une pièce centrale et non plus
secondaire de notre système éducatif pour que chacun puisse trouver la voie qui lui convient en
ayant une claire conscience des débouchés qui s’offrent à lui. C’est un élément central de la
modernisation de notre pays, que la France ne peut plus continuer à laisser des milliers d’étudiants
s’engouffrer chaque année dans des filières sans débouchés ou dans lesquelles ils n’ont aucune
chance. La responsabilité publique exige d’avoir le courage de mettre fin à ce gâchis, à l’hypocrisie
de cette sélection opaque, aux frustrations multiples ressenties par tant de jeunes qui passent quatre
ou cinq ans dans l’enseignement supérieur, mais ne sont pas en mesure de décrocher à la fin un
emploi qualifié. L’argent public doit financer autant de places d’enseignement supérieur qu’il y a de
bacheliers qui sortent du système scolaire, car notre objectif, c’est qu’un maximum de jeunes
rejoignent l’enseignement supérieur. Mais cet argent ne doit financer que des filières qui conduisent
à l’emploi, et à proportion des débouchés envisageables. C’est évidemment au niveau des
universités que peut s’apprécier le mieux cette adéquation entre filières et besoins du marché du
travail et ce sera donc aux universités de faire la preuve que leurs filières de formation mènent à
l’emploi. Chaque étudiant de terminale recevra une information détaillée sur les filières qu’il
envisage et devra être aidé à choisir une filière dans laquelle il a des chances de réussir et des
chances de trouver un emploi.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07)
OTAN
Ce serait une erreur d’opposer la politique européenne de défense à l’Alliance Atlantique, alors
même que l’Union européenne et l’OTAN sont deux organisations plus complémentaires que
concurrentes. En revanche, nous devons veiller avec nos partenaires européens à ce que l’OTAN
n’évolue pas, comme sembleraient le souhaiter les Etats-Unis, vers une organisation mondiale
effectuant des missions aux confins de l’humanitaire, du militaire et des activités de police
internationale. L’OTAN n’a pas vocation à se substituer à l’ONU. Elle doit conserver un ancrage
géopolitique clair en Europe et une vocation strictement militaire. Et, dans le prolongement des
Accords dits de Berlin Plus, l’Union européenne doit pouvoir, en tant que de besoin, s’appuyer sur
les moyens, notamment de commandement et de planification, que l’Alliance met en oeuvre. Ce
sont à mes yeux trois conditions du maintien à son niveau actuel de la contribution importante de
notre pays à l’OTAN.
Source(s)
Journée UMP Défense (7/03/07)
Outre-Mer
Depuis que j’ai lancé cette idée, en mars 2006, les acteurs économiques des quatre DOM ont
répondu à mon appel et m’ont fait part de leurs attentes en la matière. Il ressort de nos échanges,
durant ces derniers mois, un consensus sur l’idée de créer des zones franches globales au plan
géographique mais ciblées sur certains secteurs d’activités. Il ne s’agit donc pas d’un privilège
accordé à telle ou telle partie du territoire : la zone franche globale concerne la Guadeloupe tout
entière ! (…) Ces zones franches viendraient en complément de l’actuelle défiscalisation qu’il faut
conserver. Il faut la conserver car la défiscalisation agit sur les coûts d’investissement, là où les
zones franches agiront sur les coûts de fonctionnement. Il faut la conserver car la défiscalisation
n’est pas un « ensemble de niches fiscales », c’est un outil de développement économique
nécessaire à la croissance de territoires spontanément sous capitalisés. Le développement
économique ne peut se concevoir, dans le monde ouvert qui Le développement économique ne peut
se concevoir, dans le monde ouvert qui est le nôtre, sans que ne soit garantie la mobilité des
personnes et des biens. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours pensé que la continuité territoriale
entre l’outre-mer et la métropole est une priorité majeure. Dire que l’outre-mer, c’est la France, ne
doit pas rester « une parole en bouche ». Concrètement, pour moi, la baisse des tarifs est une
nécessité absolue. Mais, de grâce, arrêtons les clichés sur l’économie administrée ! Si l’on veut que
les prix baissent, il ne suffit pas de se contenter de dire que l’on va obliger les compagnies
aériennes, qui sont des sociétés de droit privé, à le faire. Ce n’est juridiquement pas possible.
Aujourd’hui, les prix trop élevés résultent, en partie, de la régulation du marché aérien. C’est la
raison pour laquelle je viens de faire modifier les règles restreignant la concurrence. Dorénavant, les
compagnies charters pourront vendre des vols « charters secs » sur l’Outre-mer, ce qui leur était
interdit jusqu’à présent. C’est une première étape, même si d’autres mesures devront être prises un
jour, telle que l’assouplissement des modalités de prise de congés bonifiés afin d’éviter
l’engorgement des périodes de pointe. Je propose un système d’exonération des droits de douanes
pour les matières premières et les produits semi-ouvrés afin de favoriser les activités de
transformation et donc d’intégration de valeur ajoutée localement. Enfin, je pense qu’il serait
judicieux de mettre en place un mécanisme de crédit d’impôt majoré à l’exportation.
Source(s)
Discours Guadeloupe (23/03/07)
Ouverture
Je ne suis pas l’homme d’un clan, je ne suis pas l’homme d’une famille politique, je veux
m’adresser à tous les Français, sans exception et je pratiquerai l’ouverture, je ne veux pas mégoter,
je ne veux pas compromis avant, mais je pratiquerai l’ouverture après.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Ouverture des magasins le dimanche
Je suis pour la liberté. Si des gens veulent travailler le dimanche ou aller faire leurs courses le
dimanche où on peut les faire en famille, pourquoi le leur interdire. Regardez ce qu’on fait les
Espagnols, c’est assez intéressant et ça ne marche pas trop mal, ils ont testé la libéralisation de
l’ouverture du dimanche pour les seuls petits commerces. C’est-à-dire pour ceux, je crois, de
mémoire, qui font moins de 150 ou de 200 mètres de surfaces de vente. (…) Je voudrais que région
par région, on ait la liberté de faire les choses. Je veux que les maires puissent autoriser l’ouverture
des commerces le dimanche.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)
Ouvriers
J’ai visité beaucoup d’usines, rencontré beaucoup d’ouvriers. Dans les usines on parle peu. Il y a
beaucoup de pudeur chez les ouvriers. Il y a une culture ouvrière, une façon d’être des ouvriers, un
rapport particulier des ouvriers à la vie et au travail. Je ne veux pas que cette culture ouvrière se
perde. Je ne veux pas d’une France sans usine. Si les usines partaient, le reste partirait aussi. Les
services aux entreprises partiraient. Le marketing, la finance, la recherche appliquée partiraient .
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
PAC
Je soutiendrai la PAC car elle est la condition de l’indépendance alimentaire de toute l’Europe.
Nous avons fait l’Europe pour agir, pas pour subir. Nous avons fait l’Europe pour exprimer une
volonté commune, pas pour organiser notre renoncement collectif. Si je suis élu je proposerai à nos
partenaires de rouvrir le dossier de la politique agricole commune avec l’objectif de garantir
l’indépendance alimentaire de l’Europe, mais aussi la sécurité sanitaire, le respect de
l’environnement et un revenu décent pour les agriculteurs qui passe par des prix qui respectent le
savoir faire des agriculteurs. Repenser la politique agricole est une nécessité. La supprimer serait
une catastrophe pour l’indépendance de l’Europe. Elle mettrait le sort de l’agriculture entre les mains
de la spéculation.
Source(s)
Mon Projet
Discours Strasbourg (21/02/07)
PACS
Nous sommes passés à côté du PACS. Je l’ai dit dès 1999 dans un discours, à Lyon. Je ne fais pas
un « coming-out » pour cause d’élection présidentielle, je dis cela depuis huit ans. Je suis le
ministre des Finances qui a garanti par le PACS l’égalité fiscale entre les couples homosexuels et
les couples hétérosexuels.
Source(s)
Interview Têtu (04/07)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Palestine
S’agissant plus spécifiquement du conflit israélo-palestinien, ma conviction est que, si nous voulons
trouver une solution, chacun des protagonistes doit accepter de reconnaître le droit de l’autre.
Personne ne saurait perdre de vue deux réalités fondamentales : d’un côté, le terrorisme dont est
victime la population israélienne, qui est inacceptable, de l’autre, un peuple occupé, qui ne
renoncera jamais, quoi qu’il endure. Dans ce conflit, la France doit adopter une position équilibrée
et un discours de franchise. A nos amis palestiniens, je veux dire que l’existence et la sécurité de
l’Etat d’Israël ne sont pas négociables et que rien ne peut justifier la violence. Les terroristes qui
prétendent agir en leur nom et pour leur bien sont en fait les véritables ennemis des Palestiniens car
ils les privent d’une paix à laquelle ils aspirent et ont droit. C’est la raison pour laquelle la France,
avec l’ensemble de la communauté internationale, a posé comme condition à la reprise du dialogue
avec le gouvernement palestinien que ce dernier respecte les trois conditions posées par le Quartet :
la reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des accords antérieurs. Et à nos
amis israéliens, je veux dire qu’ Israël doit se tenir prêt à faire les concessions nécessaires pour
permettre aux Palestiniens d’établir un Etat viable. Vous l’avez compris, je défendrai avec la même
énergie et avec la même force le droit d’Israël à vivre en sécurité et le droit des Palestiniens à
disposer d’un Etat. Sur cette base, je suis convaincu qu’une solution pourra être trouvée, car
l’immense majorité des deux peuples ne veut que la paix et la réconciliation.
Source(s)
Interview Actualité Juive (04/07)
Parent au foyer
Il ne faut pas culpabiliser les parents qui font le choix de se consacrer exclusivement à élever leurs
enfants. C’est un choix qui peut être douloureux, lorsqu’elles deviennent veuves, lorsqu’il y a un
problème avec le mari. Je propose deux choses : leur reconnaître un droit à la protection sociale, et
que ces années consacrées à élever ses enfants, et donc par parenthèse à ne pas consommer de
service public, je pense par exemple aux crèches, comptent dans le calcul de la retraite.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Parité
Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République
en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. Je leur dis là encore comme je
le pense : malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont
pas encore des citoyennes à part entière dans notre République. Je veux un État exemplaire en
matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du
compte. Je veux que dans les conseils d’administration des entreprises publiques il y ait au moins
50% de femmes. Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique
aussi aux représentants du personnel dans les entreprises.
Source(s)
Discours Périgueux (12/10/06)
Parlement
Nous devons accorder davantage d’autonomie au Parlement dans la conduite de son activité
législative et de contrôle de l’action du gouvernement. Je propose de donner aux parlementaires une
plus grande maîtrise de leur ordre du jour, tout en confortant leurs pouvoirs de contrôle. Cela ne
pourra se faire qu’en renforçant les capacités d’expertise et d’audit du Parlement et en donnant à
l’opposition un véritable statut, comme c’est le cas au Royaume-Uni. Je pense à la possibilité pour
l’opposition de créer une commission d’enquête et de présider certaines commissions permanentes.
Et je crois que dans certains domaines importants de la vie de la nation, c’est-à-dire ceux qui
engagent l’histoire et le destin de la France, comme les affaires internationales et européennes, par
exemple, ou la défense, majorité et opposition doivent pouvoir travailler et décider ensemble. Dans
une démocratie moderne, il ne peut y avoir de domaine réservé et de pouvoirs solitaires. J’entends
renforcer les pouvoirs du Parlement en matière de contrôle des services de renseignement ;
d’approbation de la présence et des modalités d’intervention de nos forces armées à l’étranger, au
bout d’un certain délai à discuter ; de lancement des grands programmes d’armement ou encore de
ratification des accords de défense.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Journée UMP Défense (7/03/07)
Partage du travail
Les 35 heures ont freiné les salaires et le pouvoir d’achat. Je propose de passer d’une logique du
partage à une logique de création. Je propose que celui qui veut travailler plus pour gagner
davantage ait le droit de le faire parce qu’il ne sert à rien d’avoir plus de temps libre quand on
n’arrive plus à boucler ses fins de mois.
Source(s)
Discours Charleville-Mézières (18/12/06)
Patrimoine
Je veux que le patrimoine soit entretenu. Je veux qu’il soit accessible à tous, ouvert à tous, et non
refermé sur lui-même. Je veux qu’il soit remis au coeur de la vie sociale, que des liens soient tissés
entre les sites, les monuments, et les établissements scolaires. Je veux que les citoyens se
réapproprient le patrimoine et qu’à travers lui ils retrouvent leur identité et leur héritage commun et
qu’il puisse les faire vivre. La conservation et la valorisation du patrimoine, sa transmission aux
générations futures sont à mes yeux les premiers devoirs de l’Etat. Avec 4 milliards d’euros, en dix
ans, on pourrait rendre sa splendeur à l’ensemble de notre patrimoine monumental dont 490
monuments majeurs en France. C’est un défi qui vaut la peine. (…) Ces monuments génèrent un
flux de touristes considérable.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Discours Besançon (13/03/07)
Interview Télérama (14/02/07)
Patriotisme
Je veux rendre à chaque jeune Français la fierté d’être Français. Cette fierté, je veux que nous
l’offrions en partage à tous ceux qui veulent devenir Français, au lieu de les accueillir dans une
France qui croierait si peu dans ses valeurs qu’elle ne se donnerait même plus la peine de les
défendre. A la jeunesse française qui ne mesure pas toujours combien elle aurait à souffrir du déclin
de la France je veux rappeler que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des
Français a toujours causé l’affaiblissement de la France, que lorsque la France est faible c’est
chacun d’entre nous qui se trouve affaibli. Aimer la France c’est rassembler les Français. Pour
rassembler il faut aimer. Il faut ouvrir les bras. Il faut donner. On peut le faire si dans le même
temps on ne renonce pas à ce que l’on est.
Source(s)
Discours Zénith (18/03/07)
Patrons voyous
J’ai employé le premier l’expression « patrons voyous », qui ne respectent ni les règles du marché, ni
les droits des salariés. Je n’aurai aucune bienveillance à leur égard car je ne fais pas de différence
entre la délinquance de la rue et celle au sein de l’entreprise. Je crois même que c’est pire, car, quand
on est patron, on a, à l’égard de la société, une responsabilité particulière. C’est pourquoi j’ai parlé
de tolérance « double zéro » pour celui qui déménage son usine la nuit, ou qui vide la caisse pour
n’avoir à payer ni les salaires, ni les indemnités de licenciement. Le Parisien (23/03/07)
Source(s)
Le Parisien version électronique (23/03/07)
Pauvreté
Depuis 1984, la pauvreté ne baisse plus dans notre pays. Et si l’on déplace le critère de la pauvreté
en retenant le seuil de 60 % du revenu médian plutôt que 50 %, cela fait passer des millions de
Français sous le seuil de pauvreté, dont un million d’enfants. Pourtant, notre pays n’a jamais autant
dépensé en matière sociale. Lorsque j’ai dénoncé l’échec du modèle social français, c’est cela que je
visais : des dépenses sociales qui n’ont jamais été aussi élevées, une politique qui n’a jamais été
aussi inefficace. Je fais quatre propositions. La première, c’est que la lutte contre la pauvreté, en
particulier celle des enfants, soit une priorité du prochain quinquennat. Ma deuxième priorité sera
de faire du travail la principale voie de sortie de la pauvreté. Le plein-emploi pour chacun, avec des
emplois à temps complet correctement rémunérés, est possible dans notre pays, si nous acceptons
l’idée que c’est en travaillant davantage que chacun pourra avoir une activité. S’agissant des
personnes pauvres, je mettrai en place la réforme proposée par Martin Hirsch, président d’Emmaüs
France : la création d’un revenu de solidarité active au profit de ceux qui reprennent un emploi. Ma
troisième priorité est l’éducation. L’école est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Elle doit
donner le meilleur aux enfants les plus défavorisés : je propose de diviser par deux le nombre
d’élèves dans les ZEP et de créer des internats de réussite éducative dans toutes les villes afin de
permettre aux enfants défavorisés de bénéficier des meilleures conditions de travail pour réussir.
Enfin, je souhaite mettre en place concrètement le droit au logement opposable. Une personne qui
travaille doit pouvoir se loger autrement que dans sa voiture ou dans un camping.
Source(s)
Interview dans La Croix (13/03/07)
Peer to peer
La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être respectés dans le monde
numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à une licence dite « globale »
qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la distribution des oeuvres bascule sur
l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales apparaissent aujourd’hui sous de multiples
formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et c’est la véritable solution au problème du
téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai toujours plaidé pour un régime proportionné :
le bilan de son application, prévu par la loi, sera réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses
conclusions. L’interopérabilité est un objectif essentiel car elle détermine les usages autorisés des
oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne une priorité stratégique industrielle européenne.
Source(s)
Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)
Peine de mort
Je suis opposé à la peine de mort. C’est pour moi une question de principe. Je crois que le monde
doit continuer à cheminer vers son abolition totale.
Source(s)
Tribune dans Le Monde (03/01/07)
Peines planchers
Des peines planchers seront instaurées pour les multirécidivistes et le droit pénal des mineurs sera
réformé. Je souhaite qu’on créé des peines plancher pour les multirécidivistes, parce que 50 % des
délits, c’est 5 % des délinquants. Et celui qui ne comprend pas qu’on ne doit pas revenir 25 fois
devant le même tribunal pour la même chose, je souhaite qu’il soit puni sévèrement avec la
certitude de la sanction.
Source(s)
Mon Projet
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Pensée unique
Je veux en finir avec le politiquement correct et avec la pensée unique, qui est le point de rencontre
de tous les renoncements, de tous les sectarismes, de toutes les arrogances. Je veux en finir avec la
pensée unique qui nous a mis dans la situation où nous sommes, qui s’est trompée sur tout, qui a
échoué sur tout, qui a creusé les déficits, qui a augmenté le chômage, qui a fait exploser la pauvreté,
l’exclusion, la précarité, qui a raté l’intégration, qui a laissé se développer les discriminations, qui a
installé le communautarisme, qui a abaissé l’autorité de l’Etat, qui a affaibli l’identité nationale, qui
a fabriqué l’échec de l’école, qui a dévalorisé les diplômes et le travail, qui a favorisé l’assistanat. Je
veux en finir avec la pensée unique qui dit que la politique ne peut rien faire pour changer quoi que
ce soit et qu’elle ne peut rien dire sur rien. Parce qu’à force de ne rien faire, à force de ne rien dire, à
force de ne rien penser, on finit par laisser le champ libre à tous les extrémismes.
Source(s)
Discours Villebon-sur-Yvette (20/03/07)
Pensions de réversion
L’injustice faite aux veuves, dont les pensions de réversion, si ce n’était l’intervention du minimum
vieillesse, sont inférieures à 300 euros en moyenne. Quand un homme a travaillé toute sa vie, il doit
pouvoir mourir dans la certitude que sa femme aura un minimum décent pour vivre. Ce n’est pas le
cas aujourd’hui. Ce n’est pas une juste récompense du travail. J’augmenterai le taux des pensions de
réversion. Quand un homme et une femme vivent ensemble, les cotisations retraites de l’un ne sont
pas les siennes, mais celles du couple.
Source(s)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)
Plein emploi
Le plein-emploi pour chacun, avec des emplois à temps complet correctement rémunérés, est
possible dans notre pays, si nous acceptons l’idée que c’est en travaillant davantage que chacun
pourra avoir une activité. Notre seul objectif est de le ramener sous la barre des 5%, vers le plein
emploi. C’est possible si l’on rompt avec la politique de partage du travail. Au lieu de payer les
Français à moins travailler (préretraites, dispense de recherche d’emploi, 35 heures), il faut les
inciter à travailler plus. L’activité des uns crée le travail des autres.
Source(s)
Interview dans La Croix (13/03/07)
Le Parisien (23/03/07)
PME
Le développement des PME françaises passe d’abord à mon avis par une simplification de leur
environnement juridique et fiscal. En complément des effets bénéfiques pour leur croissance
qu’aura le contrat de travail unique, je souhaite que l’on suspende pendant deux ans tous les seuils
réglementaires qui les empêchent d’embaucher et que l’on mette fin à la prolifération de textes
législatifs et réglementaires qui les contraint à passer un temps considérable à régler des problèmes
de droit. En matière fiscal, je souhaite supprimer l’imposition forfaitaire annuelle, réformer la taxe
professionnelle et rapprocher progressivement le taux de l’impôt sur les sociétés de la moyenne de
l’Union européenne à 15. Il est par ailleurs indispensable d’améliorer les conditions de financement
des PME, parce que le manque de capitaux est l’une des principales explications à leur trop faible
développement. Je souhaite multiplier les investisseurs providentiels, grâce à la mise en place du
bouclier fiscal à 50 %, CSG et CRDS comprises, et à l’autorisation de déduire de l’ISF
l’investissement direct dans le capital d’une PME jusqu’à 50 000 euros. Le développement des
PME exige enfin qu’elles innovent plus qu’aujourd’hui et qu’on les aide à le faire. Je propose
notamment de réformer le crédit impôt recherche, en ayant une conception moins stricte de
l’innovation et en augmentant les moyens publics qui lui sont consacrés. Je propose que les PME
bénéficient d’un accès privilégié à la commande publique et qu’une part des marchés attribués leur
soit explicitement réservée.
Source(s)
Réponses CGPME
Discours St Etienne (09/11/06)
PME / PMI
L’impôt réglementaire que constituent les contraintes et les normes de toute nature pesant sur nos
entreprises. Cette charge pénalise effectivement toutes nos entreprises, mais touche plus durement
encore les plus petites d’entre elles. Je suis convaincu que le chantier de la simplification
administrative doit réellement changer de dimension. Il nous faut nous fixer dorénavant des
objectifs extrêmement concrets. Cela passe par la limitation très stricte du temps nécessaire au
renseignement des formulaires, par la simplification effective de la feuille de paye des salariés
français, et par la réorganisation de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises dans une
logique de « guichet unique. Aujourd’hui, le cadre économique général qui est offert aux PME/PMI
françaises ne leur permet pas de connaître un développement optimal. La profitabilité de ces petites
entreprises françaises est 30% inférieure à celle de leurs concurrentes allemandes, anglaises ou
américaines. J’y vois, pour ma part, la double conséquence de l’« impôt réglementaire » et des
prélèvements obligatoires très élevés qui pèsent en France, sur le travail et sur la production. Mais,
au-delà de la rentabilité, les relations économiques actuelles entre entreprises font peser un poids
très lourd sur la trésorerie des PME. Cela passe principalement au travers de délais de paiement
excessifs, en comparaison de ce qui se pratique à l’étranger. De mon point de vue, la solution est
moins d’amener les banques à accompagner l’explosion des besoins en fonds de roulement que de
revenir à la raison sur les délais de règlement. Dans cette perspective, il appartient, d’une part, au
secteur public de montrer l’exemple en réduisant fortement ses propres délais et, d’autre part, de
faire respecter, par des contrôles adaptés de la DGCCRF, les dispositions légales existantes qui
prévoient l’application d’intérêts de retard. Je propose que l’Etat conduise une véritable politique de
la commande publique au profit des PME comme le font les Américains. Je ne vois pas pourquoi ce
qui est acceptable pour l’Organisation Mondiale du Commerce en Amérique ne le serait pas en
Europe
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Police de proximité
La police de proximité mise en oeuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans
l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits. Avec nous la délinquance a
baissé de 9,5 %. J’ai changé de stratégie, ce n’est pas pour y revenir.
Source(s)
Interview au Journal du Dimanche (11/03/07)
Politique arabe
Je pense qu’il faudrait plutôt parler de politiques de le France au Maghreb, au Proche-Orient et dans
le Golfe : formule plus neutre, qui tient compte de la variété de la zone qui inclut Israël et l’Iran.
L’expression - politique arabe » a été forgée sous De Gaulle dans des circonstances historiques
précises. Il s’agissait alors, pour la France, de se refaire une virginité dons la zone après la crise de
Suez (l956) et la guerre d’Algérie (1954-1962). En pleine guerre froide. De Gaulle avait imaginé
une « 3e voie » entre les États-Unis et l’URSS. Un tel positionnement répondait alors aux voeux de
nombreux pays arabes qui se sentaient prisonniers du duel américano-soviétique. Le contexte actuel
est différent. Il serait d’ailleurs utopique d’imaginer que la France peut agir seule dans la région,
sans l’appui des États-Unis et de l’UE. Elle peut apporter un concours précieux, on l’a vu lors de la
crise libanaise, mais en aucun cas agir seule. La France doit avoir une politique globale dans cette
zone vitale aux intérêts nationaux. Une politique cohérente s’impose, d’autant que la région est en
pleine phase de recomposition. Il me semble que deux séries d’objectifs, doivent guider la politique
française. Tout d’abord, la modernité démocratique. La stabilité sans démocratie est une fausse
stabilité. Je ne suis pas un militant de la « démocratie aéroportée » pas plus que du statu quo. Il
s’agit plutôt d’accompagner les évolutions des États et des sociétés. Je me réjouis que la plupart des
pays arabes aient enregistré des progrès remarquables et qu’un processus de transition démocratique
y soit engagé de manière irréversible. Et, deuxième objectif, la défense et la promotion de nos
intérêts. La France a de nombreux et anciens intérêts commerciaux, qu’elle doit protéger et
renforcer. Les exportations représentent 6 * de notre commerce extérieur (3 % Maghreb. 2 % Golfe,
1 % Proche-Orient). La défense de la langue française, à travers la formation d’une élite
francophone et francophile : le français est répandu dans le Maghreb et au Liban, et c’est une langue
non négligeable au Proche-Orient et dans le Golfe, où les écoles françaises sont très cotées auprès
des élites. Plus de 200 000 Français y sont installés (donc deux tiers sont binationaux). De
nombreuses communautés liées à la région résident également en France. On estime à 3 millions le
nombre de Français d’origine maghrébine.
Source(s)
Interview Arabie (04/07)
Porte-Avions
La réalisation d’un second porte-avions, (…) c’est une question de cohérence. Soit nous ne
construisons pas de porte-avions, et c’est un choix, soit nous en faisons deux. Parce qu’il est curieux
de faire un porte-avions, sans se poser la question de la permanence à la mer de notre groupe
aéronaval, compte tenu des impératifs sur notre premier porte-avions.
Source(s)
Journée UMP Défense (7/03/07)
Pouvoir d’achat
Depuis des années, on vous dit que votre pouvoir d’achat augmente. C’est faux. Avec l’euro qui a
fait augmenter les prix, les 35 heures qui ont gelé les salaires, le coût du logement qui a explosé et
nos impôts qui sont parmi les plus élevés au monde, le pouvoir d’achat baisse en France. Mais ceux
qui vous promettent que nous aurons plus de pouvoir d’achat en travaillant moins, et en ne
changeant rien, ne vous disent pas la vérité non plus. Je veux être le Président du pouvoir d’achat.
Pour cela, je permettrai d’abord à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, dans
le secteur privé comme dans le secteur public. Les heures supplémentaires seront toutes payées au
moins 25 % de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de
tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par semaine, un salarié rémunéré au Smic gagnera
immédiatement 165 euros net de plus par mois. Les salaires sont trop bas dans notre pays. Je
demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires car l’État fait lui-même un effort sur les
allégements de charges. Dès le mois de juin, je réunirai une conférence avec les partenaires sociaux
afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010.
Les femmes subissent plus que les hommes les salaires trop bas, le travail précaire, le sous-emploi,
l’absence de formation. Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les
baisser. Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus
élevés que la moyenne de l’Union européenne à 15. Je comprends la forte inquiétude des personnes
âgées qui, depuis dix ans, subissent une véritable érosion de leur pouvoir d’achat sous l’effet de la
pression fiscale. C’est pour cela que je suis autant soucieux de réduire les impôts. J’augmenterai de
25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour
que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai
en réformant les régimes spéciaux de retraite. Je veux mener des politiques sociales ambitieuses,
lutter contre la pauvreté, notamment celle des enfants, investir dans les équipements et les services
publics. Mais tout cela ne sera possible que si, d’abord, nous créons plus de richesses marchandes.
Voilà pourquoi je veux vous dire la vérité : nous devons collectivement enrichir notre économie et
travailler davantage.
Source(s)
Mon Projet

Pré-retraites
On ne peut pas dire aux Français : vous allez devoir cotiser plus longtemps pour payer vos retraites,
parce qu’on va vivre plus longtemps, et en même temps continuer à mettre à la retraite des gens de
55 ans qui ont besoin de travailler ». « (…) Quand on met quelqu’un à la retraite de 55 ou de 56
ans, on ne créé pas un emploi pour un jeune. C’est un mensonge, on brise socialement quelqu’un
qui veut travailler. Et je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder
les quinquagénaires dans les entreprises. (…) À 55 ans on est encore jeune, alors à 52, on est un
gamin. (…) je n’accepte pas le sacrifice qui est fait des quinquagénaires. Je changerai ça, je ne crois
pas au système des préretraites. Je précise : quand on a commencé à bosser à 16 ans, comme les
dames de l’entreprise LEGRAND près de Limoges, et qu’on embauche à 4h15 du matin, je
comprends parfaitement bien qu’on veuille partir tôt. Ça je n’en discute pas, ça s’appelle la
pénibilité. Mais pour l’essentiel, n’obligeons pas à partir à la retraite des gens qui ne le veulent pas.
(…)Je vais même plus loin. Je souhaite qu’on puisse rester au travail, si l’employeur et le salarié
sont d’accord, au-delà de l’âge de la retraite, si on veut améliorer sa retraite, ou si tout simplement
on a des grands enfants qui font des études et qu’il faut continuer à payer.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Préférence communautaire
Ce qui n’est plus possible, c’est que la préférence européenne soit devenue "un gros mot" quand je
vois chaque jour les signes d’une préférence américaine, d’une préférence canadienne, d’une
préférence chinoise ou d’une préférence indienne. La réciprocité doit redevenir la règle dans les
rapports entre l’Union européenne et les autres régions du monde. Je ne vois pas d’objection à ce
que la SNCF attribue des marchés à des entreprises canadiennes dès lors que les entreprises
françaises peuvent avoir accès aux mêmes marchés dans les métropoles canadiennes. Aujourd’hui,
je constate que ce n’est pas le cas. En l’absence de réciprocité, je souhaite que l’Union européenne
réactive l’idée fondamentale de la préférence communautaire, qui était à la base du marché
commun. Je propose qu’aussi longtemps que nous n’obtiendrons pas des conditions loyales pour la
concurrence internationale, les achats publics européens soient réservés en priorité aux producteurs
européens. L’Europe doit protéger et pour cela je proposerai à nos partenaires d’instaurer une
préférence communautaire qui permette de faire face à la concurrence déloyale et de s’opposer aux
dumpings. Je réhabiliterai la préférence communautaire, c’est-à-dire le droit pour l’Europe, lorsque
c’est son intérêt, notamment à l’OMC, de préférer et donc de protéger ses produits, ses entreprises,
ses marchés. L’Europe ne doit pas se résigner aux délocalisations, mais au contraire tout faire pour
que l’activité se localise en Europe.
Source(s)
Discours St Etienne (09/11/06)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06) (06/03/07) :
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Mon Projet
Prélèvements obligatoires
La baisse des prélèvements obligatoires, c’est une priorité pour moi. On ne peut pas se dire
Européen et se satisfaire de prélèvements obligatoires qui représentent 45,3 % du PIB, soit quatre
points de plus que la moyenne de l’Union européenne à 15. (…) Si on réduit de 4 points nos
prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d’euros aux Français : 2000 euros rendus aux
Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4900 euros par foyer si on s’en tient à la
France qui travaille.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Interview Le Monde (23/01/07)
Premier enfant
Je souhaite qu’une allocation familiale soit versée dès le premier enfant parce que le premier enfant
représente une charge très lourde pour les jeunes couples qui sont au début de leur carrière
professionnelle, qui souvent enchaînent les petits boulots et sont confrontés à la précarité.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Président
Pour redonner vraiment aux Français confiance dans la politique et leurs représentants, il faut fixer
des objectifs clairs, s’engager sur des résultats et rendre régulièrement compte aux Français de leur
réalisation. Le président de la République devra demain gouverner. Je proposerai pour le président
de la République deux mandats, pas un de plus. Parce que j’estime que l’énergie que l’on met à
durer, on ne la met pas à faire. Je souhaite que le président de la République puisse venir devant la
représentation nationale pour présenter et expliquer ses grandes orientations de défense. Dans une
démocratie moderne, il ne peut pas y avoir de domaines dont nous ne puissions pas parler.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Journée UMP de la Défense (07/03/07)
Président de la République
Je limiterai à deux le nombre de mandats du président de la République. Je rendrai compte
régulièrement de mon action devant les Français et devant le Parlement. Je renforcerai les pouvoirs
de celui-ci, notamment de l’opposition, parce que je ne veux pas gouverner seul et que je pense
qu’une démocratie se protège des risques de dérive lorsqu’elle est capable d’organiser et d’accepter
ses propres contre-pouvoirs.
Source(s)
Mon projet
Presse écrite
La presse, elle aussi, a été durement touchée, même si ses difficultés ont bien d’autres causes.
L’arrivée d’Internet a été pour elle un facteur aggravant. Il faut donc soutenir la presse, garantir la
pérennité de l’actuel système d’aides, notamment l’aide aux fonds propres. Enfin, nous devons être
à ses côtés dans ses efforts pour s’adapter aux réalités nouvelles. Cela passera sans doute après
concertation avec l’ensemble des partenaires concernés, à une réforme d’ensemble, et notamment,
dans le secteur de la distribution, par une réforme de la loi Bichet, qui, par les contraintes qu’elle
impose, provoque, indirectement, la fermeture de nombreux points de vente. L’Etat doit jouer
pleinement son rôle, parce qu’il n’y a pas de pluralisme de l’information, et donc de démocratie
véritable, sans des entreprises de presse rentables et économiquement viables.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Prêt à taux zéro
Dans certains endroits, le prix des terrains s’est envolé. Je propose donc la création d’un nouveau
prêt à taux zéro foncier : le ménage qui achète est propriétaire de tout, tout de suite, mais les
échéances de ce prêt à taux zéro avec lequel il a acheté le terrain, ne commencent à courir qu’une
fois le bâti remboursé. Je propose des prêts aux jeunes créateurs à taux zéro, parce que l’intérêt c’est
le prix du temps, parce qu’un taux zéro c’est un acte de foi dans l’avenir.
Source(s)
Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)
Discours Besançon (13/03/07)
Prêt foncier
Dans certains endroits, le prix des terrains s’est envolé. Je propose donc la création d’un nouveau
prêt à taux zéro foncier : le ménage qui achète est propriétaire de tout, tout de suite, mais les
échéances de ce prêt à taux zéro avec lequel il a acheté le terrain, ne commencent à courir qu’une
fois le bâti remboursé.
Source(s)
Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)
Prévention
Je souhaite que nous engagions un grand programme de prévention et de recherche sur les maladies
qui touchent spécifiquement les femmes. Une femme meurt toutes les heures d’un cancer du sein.
C’est considérable alors que c’est, bien souvent, évitable. C’est une immense injustice. Je protégerai
la spécialité de gynécologie médicale qu’on a voulu supprimer par le passé. Et je renforcerai les
fonds publics consacrés à la recherche sur les maladies de la femme, les cancers, l’ostéoporose, les
maladies de la vieillesse et notamment la maladie Alzheimer qui touchent particulièrement les
femmes parce qu’elles vivent plus longtemps. Une femme qui souffre de la maladie d’Alzheimer,
c’est une femme doublement fragile. Fragile parce que c’est une femme, fragile parce qu’elle est
malade. Vous le craignez pour vos mères, vous le craignez pour vous-mêmes. Les années que nous
gagnons en espérance de vie doivent être des années en bonne santé. Je ferai des maladies de la
vieillesse une priorité de santé publique. Prévenir et guérir ces maladies, ce serait un immense
progrès pour toute l’humanité.
Source(s)
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)
Prime pour l’emploi
On donne une prime pour l’emploi à 8 millions de personnes. Autant dire qu’on ne la donne à
personne. Je veux qu’on la donne à moins de monde, (…) mais qu’elle soit plus importante.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Prisons
La prison est une autre zone d’ombre de notre République. Je ne veux pas parler de honte parce que
ce terme ne rend pas compte du travail remarquable de l’administration pénitentiaire. Beaucoup
d’améliorations ne doivent pas moins être apportées à notre régime carcéral. Citons les fouilles au
corps, trop fréquentes et humiliantes, la surpopulation, la prise en charge insuffisante des
souffrances psychiques, les conditions de visite pour les familles et les proches. Je propose la mise
en place d’un contrôle général indépendant des prisons, qui pourrait intervenir à tout moment pour
mettre un terme à des situations incompatibles avec les exigences du droit et de la dignité humaine.
Je suis également partisan d’une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce
qu’elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine. La
poursuite de la construction des établissements pénitentiaires dont nous avons besoin ; la réduction
du nombre de personnes en détention provisoire, en réservant cette hypothèse aux cas d’atteintes ou
de tentatives d’atteinte à l’intégrité physique des personnes, et le placement dans d’autres structures,
mieux adaptées, d’un grand nombre de personnes qui n’ont rien à faire en prison, je pense en
particulier aux personnes qui souffrent de troubles psychiatriques ; enfin, l’élaboration d’une loi
pénitentiaire exigeante et la création d’un contrôle général indépendant des prisons, feront qu’il ne
sera plus possible, en France, d’obliger un détenu à partager sa cellule. Je souhaite que notre pays
progresse sur la voie des libertés. Plus aucun citoyen ne devra craindre d’être placé sans défense en
prison comme cela s’est passé dans la terrible affaire d’Outreau. Je créerai une procédure d’habeas
corpus, qui garantira que personne n’est envoyé, ni main maintenu en prison sans qu’une juridiction
collégiale statuant en audience publique ne se soit prononcée. Je veux également réformer en
profondeur nos prisons pour qu’elles soient un lieu de préparation de la réinsertion, pas un lieu
d’aggravation de la relégation.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Interview Lyon Capitale (05/04/07)
Mon Projet
Proche-orient
Une autre priorité reste de relancer un processus de paix au Proche Orient, dont l’objectif est la
création d’un Etat palestinien indépendant et viable et le renforcement de la sécurité d’Israël, sans
lequel celui-ci ne fera pas de gestes politiques majeurs. Mais dans cette région, ma conviction est
que la paix passera par le développement économique. L’Europe en cela a des arguments qu’elle
doit faire jouer. Ma position se veut équilibrée. Je souhaite maintenir un engagement sans faille en
faveur de la souveraineté, et de l’indépendance du Liban dont je suis l’ami. Je suis aussi un ami
d’Israël, dont le droit à la sécurité ne se négocie pas. Cette amitié ne dispense d’ailleurs pas des
critiques. Dans la tragédie libanaise de l’été passé, j’ai jugé excessive et inadaptée là réaction du
gouvernement israélien et je ne me sens pas moins ami d’Israël en disant cela. Concernant le conflit
israélo-palestinien, la seule solution durable passe par une paix juste, donc négociée, avec
l’établissement de deux États viables, démocratiques, vivant dans des frontières sûres et reconnues.
La France, avec ses partenaires, notamment au sein du Quartet, doit tout faire pour aboutir à une
solution.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
Interview Arabies (04/07)
Produits Bio
Je souhaite mettre en place une politique consistant à rendre, grâce à une fiscalité adaptée, tous les
produits écologiquement bons moins chers que les autres produits.
Source(s)
Interview Agra Press Hebdo (22/01/07)
Produits du terroir
La force de notre agriculture, c’est sa diversité. Elle nous permet de concilier autosuffisance
alimentaire, sécurité sanitaire, fortes exportations, qualité des produits, maintien des traditions
culinaires et oenologiques. Il faut que notre politique agricole et celle de l’Union Européenne
tiennent compte de cette diversité, sachant que les agriculteurs doivent pouvoir vivre
majoritairement du prix de leurs productions. Les produits de terroir doivent gagner en
rémunération par des circuits de distribution plus courts et un meilleur partage de la valeur ajoutée
entre production et distribution.
Source(s)
Le Parisien (23/03/07)
Produits phytosanitaires
Il faut tendre vers des utilisations qui soient de plus en plus mesurées. Il faut recourir à ces produits
quand c’est nécessaire et seulement quand c’est nécessaire. Les agriculteurs en sont convaincus. Je
sais leur envie de mieux faire. Cette détermination est bien la preuve que les tentatives d’opposer
agriculture et environnement sont vides de sens. Les producteurs ne sont pas les seuls concernés par
les meilleurs usages des produits phytosanitaires. Ces produits servent aussi à l’entretien des voiries
communales, des axes routiers ou des jardins. Là aussi, il faut faire des efforts.
Source(s)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)
Professionnels de Santé
La priorité doit être de restaurer la confiance de chacun dans le système de santé, en particulier des
professionnels. A l’hôpital, ils ont été trop longtemps soumis aux conséquences désastreuses des 35
heures. En libéral et dans les officines, ils ont eu l’impression d’être la seule variable d’ajustement
du système. Dans l’industrie pharmaceutique, ils sont confrontés à la concurrence internationale et
aux défis de l’innovation.
Source(s)
Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)
Promotion sociale
Je souhaite que l’effort individuel, le courage, l’initiative personnelle, le mérite républicain soient
les seuls critères de la promotion sociale, mais je sais aussi que certains ont tant d’obstacles à
surmonter qu’ils n’ont aucune chance d’y arriver si on ne leur donne pas un coup de main
supplémentaire.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Proportionnelle
Je veux m’adresser aussi à tous ceux qui après le premier tour ne se sentent pas représentés, ont
l’impression d’être exclus, d’être condamnés à ne pas avoir leur mot à dire dans la République. A
tous ceux-là je veux dire que je les comprends et que je les respecte. Je veux leur dire que la
proportionnelle n’est pas un bon système parce qu’elle donne le pouvoir aux partis, parce qu’elle
rend difficile la constitution de majorités stables. Nous avons déjà connu dans notre histoire les
conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale. Nous ne pouvons pas y revenir. Mais
nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des
opinions et des sensibilités. Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à
discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à
l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse. Je veux
m’adresser aussi à tous ceux qui après le premier tour ne se sentent pas représentés, ont
l’impression d’être exclus, d’être condamnés à ne pas avoir leur mot à dire dans la République. A
tous ceux-là je veux dire que je les comprends et que je les respecte. Je veux leur dire que la
proportionnelle n’est pas un bon système parce qu’elle donne le pouvoir aux partis, parce qu’elle
rend difficile la constitution de majorités stables. Nous avons déjà connu dans notre histoire les
conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale. Nous ne pouvons pas y revenir. Mais
nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des
opinions et des sensibilités. Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à
discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à
l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.
Source(s)
Discours Bercy (29/04/07)
Protection de l’enfance
Il faut profondément réformer le système de protection de l’enfance. Je souhaite expérimenter la
séparation entre les juges chargés des mineurs délinquants et les juges chargés de la protection de
l’enfance en danger. Pas seulement pour mieux prévenir et répondre à la délinquance des mineurs,
mais aussi et surtout pour que nous soyons plus rapides et plus efficaces dans la protection des
enfants victimes et vulnérables, avec des juges qui leur seront consacrés. Il faut appliquer les
dispositions législatives (loi de 1998 rendant obligatoire l’audition filmée des enfants victimes
d’abus sexuels) et les étendre à toutes les maltraitances. J’ai proposé que la médecine scolaire
s’implique dans la détection précoce des enfants présentant des troubles du comportement. Il ne
s’agit pas de repérer dès le plus jeune âge de futurs délinquants mais de ne pas rester les bras
ballants devant ceux, qui même très jeunes, se conduisent de façon violente. Le rôle de l’école est
de comprendre leur souffrance, afin de mettre en place les mesures utiles.
Source(s)
Interview Marie-Claire (avril 2007)
Protection des sources journalistiques
La protection des sources journalistiques est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse.
Or, le principe du secret des sources n’est actuellement mentionné que de manière indirecte dans
notre droit, notamment par l’article 109 du code de procédure pénale. Je suis prêt à inscrire le droit
de tous les journalistes à la protection de leurs sources dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de
la presse et à étendre à leur domicile les garanties prévues pour les locaux d’une entreprise de
presse.
Source(s)
Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)
Protection sociale
Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à
la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le
souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper
d’un proche en fin de vie. Pour donner réellement la priorité à l’emploi, il faut arrêter de le taxer
toujours plus et de faire peser sur lui les dépenses, santé, retraite, dépendance, qui vont croître plus
vite que l’économie au cours des années qui viennent. Je crois qu’il faut explorer d’autres pistes de
financement. La fiscalité écologique ne représente aujourd’hui que 2,9% du PIB, je propose
d’élever ce niveau à 5% en 5 ans. Je souhaite que l’on réfléchisse à la manière dont les importations
pourraient être mises à contribution pour financer notre protection sociale et alléger les charges
pesant sur le travail. Il faut que nous en parlions avec nos partenaires de l’Union européenne.
Source(s)
Mon Projet
Interview Panorama du médecin (mars 2007)
Discours St Etienne (09/11/06)
Protocole de Kyoto
Le protocole de Kyoto a été un grand progrès même si ses ambitions de réduction des émissions de
gaz à effet de serre sont insuffisantes au regard des données scientifiques. Il nous faut aller plus loin
avec les vingt pays industrialisés qui émettent le plus de gaz à effet de serre. Je pense tout
particulièrement aux Etats-Unis, dont je souhaite qu’ils assument leur part de responsabilité dans le
réchauffement climatique. L’Europe pourrait leur proposer une coopération dans la recherche sur les
énergies du futur, en mutualisant nos moyens respectifs. Mais à mon sens la Chine, comme le
Brésil, l’Inde et la Russie devront prendre toute leur part dans la lutte pour le respect de
l’environnement. Je crois aussi qu’il faut concilier les échanges avec le respect de l’environnement.
L’OMC doit intégrer cette question dans la négociation des accords internationaux. Nous devrons
veiller à ce que des mesures incitatives ou fiscales, comme une taxe carbone, soient mises en place
pour lutter contre le dumping environnemental, en particulier s’agissant de la lutte contre le
réchauffement climatique.
Source(s)
Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)
Quinquennat
Je limiterai à deux le nombre de mandats du président de la République. Je rendrai compte
régulièrement de mon action devant les Français et devant le Parlement. Je renforcerai les pouvoirs
de celui-ci, notamment de l’opposition, parce que je ne veux pas gouverner seul et que je pense
qu’une démocratie se protège des risques de dérive lorsqu’elle est capable d’organiser et d’accepter
ses propres contre-pouvoirs.
Source(s)
Mon projet
Radars
L’installation des radars, c’est moi qui l’ait eu, l’idée. Le président de la République nous avait fixé
comme une obligation d’avoir des résultats en matière de sécurité routière, et la demande
d’installation des radars, je l’assume. Regardez les résultats, 10 000 tués en moins, c’est 10 000
familles à qui on ne vient pas un matin glauque expliquer que le fils ou la fille est mort. 50 % des
tués sur la route n’ont commis qu’un seul crime, croiser un assassin de la route. Ils n’y sont pour
rien, ils sont avec leur famille au volant de leur voiture, ils ne demandaient rien à personne, et ils
croisent un dingue.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (TF1 – 5/02/07)
Rayonnement culturel
Mon rêve, aujourd’hui, c’est que la France compte hors de l’hexagone. Que ses créateurs, écrivains,
artistes soient connus et reconnus, que notre création soit vivante dans les universités étrangères, les
colloques, les grandes collections, les musées phares, les grands projets architecturaux, au sein du
marché de l’art comme de celui du cinéma. Non pas que nous soyons absents. Mais nous ne
sommes pas assez présents, assez influents. On le sent bien, c’est un élan, une volonté, une
confiance que nous devons retrouver pour peser vraiment. Je souhaite que nous nous dotions des
relais les plus performants pour porter cet esprit de conquête. Je souhaite que le réseau de nos
centres culturels à l’étranger, soit plus présent et plus actif au coeur des nouvelles puissances, des
pays émergents, notamment du côté de l’Asie. De même, il est urgent de mieux fédérer notre
paysage audiovisuel extérieur, qui, là encore, est éclaté en de multiples chaînes, au lieu de
rassembler ses moyens et ses talents pour porter de façon moderne et crédible la voix de la France.
Et puis, il faut que nos grandes expositions circulent davantage. Que nos galeries, nos artistes soient
plus présents dans les grandes foires internationales, ce qui est l’une des conditions pour que la
place de Paris redevienne l’une des plaques tournantes du marché de l’art. Tout est lié. Il faut, enfin,
exporter partout dans le monde notre savoir-faire, notre ingénierie culturelle et faire connaître nos
chefs d’oeuvre en tous lieux. Pour accroître notre rayonnement, pour renforcer nos positions, nous
devons aussi jouer avec force la carte européenne. Il y a un système d’éducation européen à
inventer, dont ERASMUS ne contient que les prémices, avec des parcours universitaires effectués
dans différents pays, et cela dans toutes les disciplines. Avec des écoles européennes. Par exemple,
une école européenne du patrimoine. Par exemple, une école européenne du cinéma, parce que cela
a du sens. Et il y a, bien sûr, une culture européenne à faire vivre, avec le développement des
coproductions cinématographiques et audiovisuelles, avec la circulation des oeuvres et des artistes,
des aides massives à la traduction, des grandes manifestations et expositions itinérantes et la
multiplication d’institutions comme la Villa Médicis ou la Casa Vélasquez dans les grandes nations
d’Europe.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Recherche
Je ferai des sciences du vivant une priorité de notre recherche. (…) J’investirai massivement dans la
formation, dans la recherche (…) Nous investirons dans la recherche sur les technologies propres.
(…)L’enseignement supérieur et la recherche seront pour moi une priorité absolue. Leurs moyens
seront portés au même niveau que dans les pays les plus en pointe sur le sujet, mais cela
s’accompagnera de réformes de fond. Je donnerai aux universités volontaires une autonomie réelle.
Je réformerai notre appareil de recherche pour créer les conditions de travail et de rémunération
permettant d’attirer et de garder les meilleurs enseignants et chercheurs. La recherche française,
parce qu’elle n’a pas su faire évoluer son organisation depuis 60 ans, est en situation de décrochage.
La loi de programme du 18 avril 2006 a constitué un premier sursaut, en introduisant deux éléments
indispensables à un renouveau de notre système de recherche : une évaluation indépendante (par le
biais de L’AERES) et un financement selon une logique de projet (grâce à l’ANR). J’entends
poursuivre cet effort et même aller plus loin durant les cinq prochaines années, avec la
généralisation du financement par projet (l’ANR ne concerne que 6 % des crédits publics de la
recherche] et la mise en place d’une évaluation systématique dans l’ensemble du système. Nous
n’avons pas aujourd’hui les moyens financiers de relever le défi de la bataille mondiale de
l’intelligence. Pendant les cinq prochaines années, je ferai donc de l’augmentation des dépenses
consacrées à l’enseignement supérieur [5 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2012) et à [a
recherche (15 milliards d’euros supplémentaires, pour atteindre l’objectif de 3 % du PIB en 2012)
une priorité. Avec ces nouveaux financements, accompagnés des réformes structurelles
indispensables, j’entends notamment revaloriser les carrières des enseignants et des chercheurs,
grâce à des rémunérations plus élevées et davantage modulées selon le mérite, des responsabilités
supplémentaires pour les chercheurs, même jeunes, qui ont fait leurs preuves, et des moyens plus
importants pour travailler (laboratoires bien équipés]. Le secteur privé ne représente que la moitié
des dépenses nationales de recherche. Mon objectif est qu’il en atteigne les deux tiers d’ici 2012.
J’encouragerai notamment l’innovation dans les PME, dont l’effort de recherche est
proportionnellement le plus faible, en renforçant le crédit impôt-recherche, en leur réservant une
partie des crédits publics de recherche et en ratifiant le protocole de Londres sur le brevet européen.
Dans La continuité de La politique des pôles de compétitivité, je favoriserai les liens entre le secteur
privé et les autres acteurs de l’innovation afin d accroître la circulation du savoir et de multiplier les
créations d’entreprises issues du monde de la recherche (en considérant par exemple comme zone
franche fiscale les incubateurs d’entreprise dans les universités). L’évotution de notre société exige
plus de transparence, plus de participation et plus de responsabilité dans la définition et la conduite
des politiques publiques, y compris ce Iles relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche. Je
veux renforcer le rôle du Parlement, notamment pour le contrôle de la mise en oeuvre des politiques
gouvernementales. J’entends consulter, avant toute réforme importante, les citoyens et les personnes
intéressées par la réforme. Cela vaudra notamment pour la réforme de l’enseignement supérieur et
de La recherche. Je souhaite la création d’un comité erwironnemental d’éthique, ayant la même
crédibilité, la même notoriété, la même indépendance, que le Comité national d’éthique afin que Les
citoyens puissent être éclairés sur les grandes questions posées par la recherche scientifique en
matière environ-nementale. C’est ainsi que nous pourrons concilier le principe de précaution et
l’idéal de progrès. À l’université, [es scientifiques auront également un rôle central une fois la
réforme de la gouveerrance achevée : les chercheurs et les enseignants-chercheurs auront une place
beaucoup plus importante dans les conseils d’administration. Nous persistons dans le financement
récurrent des structures de recherche, alors que les pays les plus dynamiques fonctionnent selon une
logique de projets. Nous persistons à laisser nos universités à la périphérie de l’effort de recherche,
alors que nos partenaires placent les leurs au centre. Nous continuons à enfermer nos universités
dans un carcan centralisé pendant que les universités de tous nos concurrents fonctionnent de
manière autonome et libre. Face au risque de décrochage scientifique et technologique, les réformes
sont une priorité. Je transformerai donc nos grands organismes de recherche en agences de moyens,
chargées de sélectionner et financer des équipes de recherche pour des projets à durée déterminée.
Je renforcerai la gouvernance des universités et je donnerai à celles qui le souhaitent un statut
d’autonomie réelle afin qu’elles disposent de tous les moyens nécessaires pour se développer et
réussir. Le défi, c’est de mettre notre pays en situation de tirer le meilleur parti des multiples
nouveaux services et usages que le très haut débit et l’internet mobile rendront possibles. Il est
majeur. La recherche et l’innovation en sont le coeur. En augmentant le budget de l’enseignement
supérieur de 50% en cinq ans et l’effort de recherche de 40%, j’ai l’ambition de leur en donner les
moyens. Je ferai d’internet l’une des quatre ou cinq priorités de la recherche nationale et je
favoriserai la création d’incubateurs d’entreprises dans les universités, qui seront alors considérées
comme des zones franches.
Source(s)
Mon Projet
VRS (02-03/07)
tribune journal du net (20/04/07)
Recherche médicale
Dans le cadre de l’augmentation générale de l’effort de recherche, je souhaite doubler les moyens
de la recherche médicale au cours des cinq prochaines années. Il me paraît nécessaire de construire,
à partir de l’INSERM, une agence unique de la recherche médicale qui procédera à des appels
d’offres et des financements sur projet ainsi qu’à l’évaluation des résultats. Il faut favoriser le
développement des jeunes entreprises innovantes en biotechnologies, en dynamisant
l’environnement fiscal et financier dans lequel elles évoluent. Il faut enfin tout faire pour garder nos
meilleurs chercheurs en France et attirer leurs homologues étrangers.
Source(s)
Interview Pharmaceutiques (mars 2007)
Récidive
Je souhaite qu’on créé des peines planchers pour les multirécidivistes, parce que 50 % des délits,
c’est 5 % des délinquants. Et celui qui ne comprend pas qu’on ne doit pas revenir 25 fois devant le
même tribunal pour la même chose, je souhaite qu’il soit puni sévèrement avec la certitude de la
sanction. Je veux des peines doublées pour les multirécidivistes. Je veux résoudre enfin le problème
des mineurs. Le mineur multirécidiviste de 16 à 18 ans sera puni comme un majeur.
Source(s)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Redevance télé
Je ne suis pas pour l’augmentation de la redevance télé.
Source(s)
Interview Télérama (14/02/07)
Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Le changement climatique constitue un défi majeur de notre siècle. Si nous ne prenons pas
rapidement les décisions qui s’imposent pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, c’est
notre propre survie qui est menacée. Or, le secteur du bâtiment absorbe à lui seul près de 40% de la
consommation française d’énergie, loin devant les transports et l’industrie. L’utilisation des
matériaux écologiques constitue, par conséquent, l’un des moyens les plus sûrs pour réduire notre
consommation et maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre.
Source(s)
Interview Architecture Bois (avril 2007)
Réformes
Je vous associerai au choix des réformes. Je crois que l’on prend de meilleures décisions si l’on
prend le temps d’écouter ceux qui sont concernés sur le terrain, et que les réformes sont mieux
appliquées si chacun a pu au préalable les comprendre et les accepter. 10% du corps électoral
pourront demander au Parlement de se prononcer sur un texte de loi.
Source(s)
Mon projet
Régimes spéciaux
J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de
réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies
que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite. Je ferai la réforme des régimes
spéciaux de retraite. Je n’accepte pas cette idée que tous les Français du public et du privé doivent
cotiser 40 ans et que dans les régimes spéciaux, je ne leur reproche pas, on doit cotiser 37 années et
demi.
Source(s)
Mon Projet
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Regroupement familial
Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un travail lui
permettant de faire vivre sa famille sans prise en compte des allocations familiales. Il y aura trois
conditions à poser pour qu’un étranger en France puisse faire venir sa famille : qu’il ait un logement
pour la loger, pour qu’il n’y ait plus de squats ; qu’il ait les revenus de son travail pour la faire
vivre, (..) ; et troisièmement qu’on apprenne le français, en tout cas des rudiments de français, avant
de venir en France, parce que si on ne le fait pas, on ne peut pas s’intégrer.
Source(s)
Mon Projet
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Régularisation
En régularisant tous les sans-papiers on incite une masse croissante de malheureux à immigrer
clandestinement dans l’espoir d’être régularisés un jour et l’on fait monter le ressentiment chez ceux
qu’on accueille si mal et chez ceux qui se sentent de plus en plus étrangers dans leur propre pays. Si
je suis élu président de la République, il n’y aura pas de régularisation globale.
Source(s)
Discours de Caen (09/03/07)
Réinsertion
Je veux augmenter les revenus du travail et faire du travail la voie de la réinsertion.
Source(s)
Discours Nantes (15/03/07)
Relations entre les Etats
Nous devrons rendre les relations entre les Etats plus transparentes. Il nous faut les débarrasser des
réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils
s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur
les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des
complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes.
Nous ne devons pas non plus nous contenter de la seule personnalisation de nos relations. Les
relations entre des Etats modernes ne doivent pas seulement dépendre de la qualité des relations
personnelles entre les chefs d’Etat, mais d’un dialogue franc et objectif, d’une confrontation des
exigences respectives, du respect des engagements pris et de la construction d’une communauté
d’intérêts à long terme.
Source(s)
Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)
Religion
La religion est évidemment d’abord une affaire privée. Nul ne doit être contraint ni de croire, ni de
révéler sa croyance ou son incroyance. Chacun doit être libre de transmettre ou non sa foi. Nous
vivons dans un pays qui, depuis plus d’une centaine d’années, a fait le choix de laisser la religion
dans le registre de la vie privée. C’est notre tradition, et désormais une condition absolue de notre
équilibre social. Je l’estime essentielle et je ferai tout pour la respecter et la conforter. Pour lutter
contre l’intégrisme et le communautarisme, il faut que toutes celles et tous ceux qui ont la foi,
puissent la vivre et la pratiquer en toute égalité. Oui, il n’y a que des Français, égaux devant la loi,
également respectables, également dignes de croire ou de ne pas croire, de pratiquer leur foi s’ils le
souhaitent, à la seule condition de respecter l’ordre public. La première question est celle du
financement de la construction des lieux de culte. Je suis d’accord sur le constat. Il n’est pas juste
que les fidèles des confessions en expansion récente sur notre territoire, l’islam sunnite et le
christianisme évangélique, rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. La loi de 1905 a
organisé, en réalité, le financement public de l’immobilier affecté aux cultes qui étaient présents en
France à l’époque du vote de la loi - et c’est très bien ainsi. Mais les cultes les plus récemment
installés en France ne bénéficient pas, eux, d’un tel effort national. Et ils sont contraints, trop
souvent, de recourir à des montages juridiques hasardeux et à un financement venant de l’étranger.
Cela n’est satisfaisant ni pour les cultes, ni pour l’ordre public.
Source(s)
Interview La Vie (5/04/07)
Tribune La Croix (21/09/06)
Repentance
La mode de la repentance est une mode exécrable. Je n’accepte pas que l’on demande aux fils
d’expier les fautes des pères, surtout quand ils ne les ont pas commises. Je n’accepte pas que l’on
juge toujours le passé avec les préjugés du présent. Je n’accepte pas cette bonne conscience
moralisatrice qui réécrit l’histoire dans le seul but de mettre la nation en accusation. Je n’accepte
pas ce changement systématique de la nation qui est la forme ultime de la détestation de soi. Car
pour un français, haïr la France c’est se haïr lui-même. Je n’accepte pas que l’on veuille vivre en
France en professant la haine de la France. Je veux que le racisme et l’antisémitisme soient
poursuivis et condamnés avec la plus grande sévérité. Mais je ne veux pas que l’on dise que tous les
Français sont racistes ou antisémites, parce que c’est faux. Je ne veux pas que l’on dise que la
France est le pays le plus raciste et le plus antisémite au monde, parce que ce n’est pas vrai, parce
que la France c’est exactement le contraire, c’est le pays des droits de l’homme, c’est le pays qui
récuse le plus le communautarisme qui renvoie chacun à ses origines ethniques et religieuses, c’est
le pays de la République, qui s’est toujours battu depuis deux cents ans pour la liberté, l’égalité et la
fraternité de tous les hommes .
Source(s)
Discours de Caen (09/03/07)
République
Je souhaite une République en tout point exemplaire : exemplaire au niveau de l’organisation de ses
pouvoirs constitutionnels, exemplaire au regard du juste équilibre qui doit nécessairement exister
entre eux, exemplaire du point de vue de la protection des libertés. Je ne crois pas à la République
sans un minimum d’ordre, l’ordre républicain, je ne crois pas qu’on peut tout faire, je crois à la
justice voyez-vous, mais je crois aussi à la fermeté. Je crois aux droits, mais je crois aussi aux
devoirs.
Source(s)
Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)
Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)
Réquisition
Je suis contre la réquisition pour une raison assez simple, c’est que la réquisition, ça conduira à ce
que les propriétaires ne loueront plus leurs appartements.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Respect
Au fonctionnaire de police, au professeur, à l’agent hospitalier, au chauffeur de bus, au contrôleur de
la SNCF qui se font insulter, agresser, menacer, je dis que cette violence dont ils sont les victimes
est inacceptable, parce qu’ils ont droit à leur dignité et parce qu’à travers eux c’est à l’autorité de
l’Etat qu’on porte atteinte, c’est la République qu’on offense.
Source(s)
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Responsabilité des entrepreneurs
Je sais que les chefs d’entreprise ressentent aujourd’hui une pression croissante en faveur de la mise
en cause de leur responsabilité, notamment sur le terrain pénal. La facilité avec laquelle ils peuvent
être mis en cause et condamnés est vécue par beaucoup, à juste titre, comme une très profonde
injustice. Si je suis élu, je souhaite qu’une commission composée de juristes, d’économistes, de
représentants des salariés et de chefs d’entreprise réexamine le régime complet de responsabilité des
dirigeants d’entreprise, dans tous les domaines de la gestion, et à identifier les changements
nécessaires.
Source(s)
Réponses CGPME
Restauration
Je n’ai jamais compris que la fixation des taux de TVA pour des prestations locales doive relever
d’une directive négociée à l’unanimité des Etats membres de l’UE. Autant je suis attaché aux
progrès de l’harmonisation fiscale européenne pour l’impôt sur les sociétés ou pour les droits sur les
alcools, l’essence, les cigarettes, qui manifestement impactent les échanges au sein de l’Union,
autant je souhaite que la TVA sur les prestations locales, telles que la restauration ou la rénovation
de logements, revienne entièrement dans le champ de notre compétence nationale, aussi tôt que
possible. J’entreprendrai ce combat si je suis élu, j’en prends l’engagement. Cette modification
permettra alors à la France d’harmoniser à la baisse ses taux de TVA en matière de restauration,
dans le cadre d’un accord global qui est à définir. Mais pour moi, l’objectif sera très clair : que la
réduction de la pression fiscale ait un impact global, sur les prix pratiqués, sur le nombre d’emplois
dans le secteur – nous savons qu’il constitue un gisement potentiel considérable – et sur le niveau
des rémunérations pratiquées dans l’hôtellerie. A mes yeux, si l’Etat accepte de se priver d’une
recette fiscale importante, c’est à la condition d’un accord gagnant-gagnant avec la profession, les
salariés et les consommateurs. Nous avons déjà négocié ensemble un tel accord. Nous pouvons aller
plus loin.
Source(s)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)

Retraites
Le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite pourra le faire, J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces
retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite. J’allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à
ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une personne handicapée.
Les droits des femmes sont fragiles et incomplets au moment de la retraite. Je veux parler de la pauvreté des femmes âgées. Parce que derrière la pudeur et la réticence à en parler, se cachent
d’immenses injustices. L’injustice faite à celles qui ont travaillé toute leur vie aux côtés de leur mari et dont on a accepté pendant des années qu’elles n’acquièrent aucun droit propre à la retraite.
L’injustice faite à celles qui subissent, dans le montant de leur retraite, les conséquences de carrières entrecoupées par les grossesses et l’éducation des enfants. Si nous devons réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est pour pouvoir revaloriser ces petites retraites. L’injustice faite aux veuves, dont les pensions de réversion, si ce n’était l’intervention du minimum vieillesse, sont inférieures à 300 euros en moyenne. Quand un homme a travaillé toute sa vie, il doit pouvoir mourir dans la
certitude que sa femme aura un minimum décent pour vivre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Ce
n’est pas une juste récompense du travail. J’augmenterai le taux des pensions de réversion. Quand un homme et une femme vivent ensemble, les cotisations retraites de l’un ne sont pas les siennes,
mais celles du couple. L’injustice faites aux femmes qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants, qui n’ont pas recours aux crèches et aux services d’accueil de l’enfance, mais qui
n’ont droit ni à une pension de retraite, ni même à une sécurité sociale indépendante de leur mari. Je
donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants. Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même
que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n’accepte pas est que cela soit aussi un maximum. Quelle
drôle d’idée que d’interdire aux Français de travailler plus pour gagner plus. (...) La retraite, ce n’est pas un problème d’épargne mais de travail. Si cela vous intéresse de travailler jusqu’à 70 ans et de
partir ensuite en vacances plutôt qu’acheter un appartement pour vos petits-enfants, c’est votre droit. Mais en travaillant davantage, vous contribuez à résoudre le problème de l’équilibre des
retraites.
Source(s) : Mon Projet
Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Revalorisation du travail annuel
Le travail manuel et l’« intelligence de la main » sont encore trop dévalorisés. Il en résulte une
désaffection des jeunes, alors que plusieurs de ces secteurs sont des gisements importants d’emplois
stables, durables et profondément utiles à la collectivité. Je souhaite engager une vaste démarche de
revalorisation des métiers manuels et techniques. L’orientation des élèves sera renforcée à tous les
niveaux du cursus scolaire, par la création d’un véritable service public de l’orientation. Il devra
contribuer notamment à valoriser l’entreprise et les métiers auprès des élèves, afin de poursuivre le
développement de l’enseignement professionnel et technique, mais aussi des cursus fondés sur
l’alternance. Parallèlement, je souhaite créer des universités des métiers, c’est-à-dire des
établissements d’excellence dans des secteurs plus manuels ou plus techniques, mais qui jouent
aussi un rôle déterminant dans notre économie : par exemple, le jeu vidéo, les métiers d’art ou la
gastronomie. S’agissant du pouvoir d’achat, comme pour tous les emplois, les emplois plus manuels
bénéficieront de l’exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires. Ils pourront travailler
plus pour gagner plus. Dans le même temps, l’introduction d’une contrepartie à la perception de
revenus minimaux achèvera de revaloriser le travail, y compris manuel.
Source(s)
Réponses CGPME
Revenu de solidarité active
S’agissant des personnes pauvres, je mettrai en place la réforme proposée par Martin Hirsch,
président d’Emmaüs France : la création d’un revenu de solidarité active au profit de ceux qui
reprennent un emploi.
Source(s)
Interview dans La Croix (13/03/07)
RMI
L’assistanat est, pour moi, la plus insidieuse des aliénations. Parfois, j’entends que l’on prétend que
je voudrais supprimer le RMI ! Non, il n’en a jamais été question ! En revanche, je n’accepte pas
que l’on bénéficie de la solidarité nationale sans obligation réciproque, sans effort. Les minima
sociaux attribués à des personnes en âge de travailler sont là pour les aider à franchir une étape
difficile. Cela peut arriver à chacun mais cela ne peut pas et ne doit pas devenir un moyen de
subsistance à vie. C’est aussi une question de dignité ! Je veux que tout bénéficiaire d’un minimum
social en âge de travailler ait une activité adaptée à sa situation, qu’il s’agisse de formation ou de
travail d’intérêt général. Le but de cette activité doit être de retrouver un emploi car c’est en
travaillant que les hommes et les femmes peuvent concevoir des projets et donner le meilleur à leurs
enfants. C’est en travaillant que l’on peut vivre debout !
Source(s)
Discours Guadeloupe (23/03/07)
Ruralité
Il faut restaurer l’égalité des chances entre les territoires et garantir la qualité de vie des campagnes.
Je n’ignore pas les problèmes de logement, d’accès aux soins, de prise en charge des jeunes enfants
et des personnes âgées, de transport, de présence des services publics et des services au public dans
les territoires ruraux. Ces problèmes doivent recevoir des réponses. Rétablir la confiance est plus
que jamais nécessaire pour ceux de nos concitoyens qui sont issus du monde rural. Depuis des
décennies, certains de nos territoires ruraux les plus fragiles sont gagnés peu à peu par la
désertification. Or je veux affirmer, une fois encore, qu’il n’y a pas de fatalité au dépeuplement ni à
l’exode rural, pour peu que l’Etat poursuive et amplifie ce qui fut toujours une grande politique, une
politique originale dans notre pays, celle de l’aménagement du territoire. Elle n’est d’ailleurs pas
pour rien dans la qualité de vie et des services publics que nous reconnaissent les étrangers qui
visitent et apprécient notre pays. Aménager le territoire, c’est refuser que l’Etat ne renforce encore
les tendances, là, à la concentration, ailleurs, au dépeuplement, plutôt que de rechercher un équilibre
dans le développement de nos territoires. Aménager le territoire, c’est finalement garantir une
véritable égalité des chances pour chaque Français, en tout point du territoire. Je n’accepte pas les
fermetures de services publics en milieu rural, sans concertation et sans préavis. Comprenons-nous
bien, je suis absolument convaincu que les services publics doivent évoluer, en fonction notamment
des besoins exprimés par les habitants et les élus. Mais fermer purement et simplement un service
public dans une zone rurale déjà fragilisée, m’a toujours semblé être le degré zéro de la réforme. Je
veux prendre un engagement clair : que toute évolution des services publics ne puisse intervenir que
pour garantir à tous un service d’une qualité encore supérieure. C’est le principe des « Points Poste
 » qui sont confiés à des commerces de proximité, ce qui permet d’assurer les mêmes services avec
des horaires d’ouverture plus longs. Pour permettre au monde rural français de rebondir, pour
garantir la permanence des grands services régaliens, nous avons le devoir d’imaginer, d’utiliser les
nouvelles technologies, de jouer sur la polyvalence des agents et de mutualiser, partout où cela est
possible, les moyens des acteurs publics ou privés. La nouvelle politique de développement rural
européenne, telle qu’appliquée en France, va se traduire par un certain degré de régionalisation.
Certains pays choisissent d’aller plus loin. Ce sont des pays avec des traditions décentralisées fortes.
Je ne suis pas hostile à ce que la France renforce le rôle de l’échelon régional. Je pense cependant
que l’urgence réside dans la clarification des objectifs des aides du second pilier. Nous devons fixer
quelques objectifs clairs, dotés de moyens importants, pour éviter le saupoudrage. Le
développement rural est un enjeu majeur, qui mérite des moyens à la hauteur et un haut degré
d’efficience des politiques publiques, communautaire comme française.
Source(s)
Interview L’Echo Républicain (10/04/07)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Interview Le Mag Cultures (février 2007)
Salaires
Je veux être le Président du pouvoir d’achat. Pour cela, je permettrai d’abord à ceux qui veulent
travailler plus pour gagner plus de le faire, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Les
heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et elles
seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par
semaine, un salarié rémunéré au Smic gagnera immédiatement 165 euros net de plus par mois. Les
salaires sont trop bas dans notre pays. Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les
salaires car l’État fait lui-même un effort sur les allégements de charges. Dès le mois de juin, je
réunirai une conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle
entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010. Les femmes subissent plus que les hommes
les salaires trop bas, le travail précaire, le sous-emploi, l’absence de formation. Le problème, c’est
non seulement que les salaires sont trop bas, mais encore que la grille des salaires est écrasée avec
beaucoup de Français dont les salaires ont été rattrapés par le Smic. C’est pourquoi ma politique
sera une politique d’augmentation de tous les salaires, le Smic bien sûr, mais aussi les autres, pour
sortir de cet égalitarisme qui dévalorise l’effort et le travail. Et c’est pourquoi aussi je suis opposé au
Smic à 1 500 euros brut n’importe quand et dans n’importe quelles conditions. Pour permettre
l’augmentation de tous les salaires, je prendrai trois mesures : la rémunération au moins 25 % de
plus des heures supplémentaires et leur exonération fiscale et sociale. Cela représentera 165 euros
net de plus par mois pour un salarié rémunéré au Smic qui travaillera cinquante minutes de plus par
jour ; l’obligation pour les branches d’augmenter la grille des salaires, faute de quoi elles perdront
les allégements de charges ; l’investissement dans l’enseignement supérieur, la recherche et
l’innovation pour que nos emplois soient plus qualifiés et donc mieux rémunérés.
Source(s)
Mon Projet
Libération (10/04/07)
Santé
J’engagerai la politique de santé publique et de prévention qui nous fait défaut depuis tant d’années.
J’améliorerai les conditions de travail des professionnels de la santé, leur ferai bien davantage
confiance, reconnaîtrai leur mérite par de plus grandes facilités de promotion professionnelle, et
libérerai l’hôpital de la contrainte des 35 heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler plus
pour gagner davantage de le faire. Je souhaite garantir l’égalité et l’équité de l’accès aux soins pour
tous sur tout le territoire. Mais je veux également que chacun se sente responsable du financement
de notre système de santé. Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé.
Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien
naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément
majeur. Je veux que nous préservions l’excellence de notre système de santé, qui est l’un des
meilleurs du monde. Au lieu de lutter contre ses gaspillages, nous avons organisé son rationnement,
essoufflant nos professionnels sous le poids de la bureaucratie, de l’isolement, des inégalités, sans
parler des 35 heures. Pour moi, la santé n’est pas un coût, c’est un investissement, une richesse, des
emplois, de la croissance, et surtout un bien-être qui n’a aucun prix. C’est pourquoi tout euro
dépensé dans la santé doit être un euro utile, qui serve à guérir ou à soulager la souffrance. Je ferai
des sciences du vivant une priorité de notre recherche. Les remboursements pour les lunettes et les
prothèses, les Français ont un remboursement qui ne doit pas être supérieur à 30 %, alors que le
problème d’hygiène dentaire, c’est un problème de santé publique, on ne peut pas dire que c’est du
confort, on ne peut pas se trimballer avec une dent qui manque, et pareil pour les lunettes, ce n’est
pas une question de mode, c’est une question de nécessité. J’ai proposé qu’on porte les
remboursements jusqu’à 50 %, mais je veux qu’à l’inverse, on pose le problème des fraudes, des
médicaments de confort et des excès en tout genre.
Source(s)
Mon Projet
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Scolarité
S’agissant de la scolarisation des enfants de deux à trois ans, toutes les études montrent que, telle
est pratiquée aujourd’hui, c’est-à-dire dans des classes trop nombreuses, avec du personnel
insuffisamment formé et des institutrices qui sont seules à s’occuper d’une trentaine d’enfants, elle
n’est pas adaptée à des enfants aussi jeunes. Par conséquent, je ne veux pas développer la
scolarisation des enfants de deux à trois ans. Lorsque l’environnement familial des enfants ne leur
permet pas d’acquérir le vocabulaire qui leur sera nécessaire pour réussir l’apprentissage de la
lecture, de petites structures de prise en charge, avec des personnels qualifiés, devront toutefois être
créées.
Source(s)
Interview à la revue Cotémômes

SDF
S’agissant des sans domicile fixe, je suis pour des centres d’hébergement de petite taille, qui gardent les gens plus qu’une nuit, deux nuits ou une semaine pour les réinsérer.
Source(s) : J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Seconde chance
Je prends l’engagement si je suis élu de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les
départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d’accéder à
l’enseignement supérieur sans le bac, comme c’est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le
Conservatoire National des Arts et Métiers. Je veux que toute personne qui n’a pas pu faire les
études de son choix puisse les entreprendre plus tard.
Source(s)
Discours Maisons-Alfort (02/02/07), Discours Nantes (15/03/07)
Sécurité
Je poursuivrai la politique de sécurité que j’ai engagée depuis 2002. Des peines planchers seront
instaurées pour les multirécidivistes et le droit pénal des mineurs sera réformé.
Source(s)
Mon Projet
Sécurité sociale professionnelle
Ceux qui font l’effort de travailler doivent bénéficier d’une vraie protection contre le chômage et
contre les aléas de l’économie. Avec les partenaires sociaux, je créerai la sécurité sociale
professionnelle. Elle ne supprimera pas le chômage, pas plus que la Sécurité sociale n’a supprimé la
maladie. Mais elle permettra à chacun de surmonter au mieux et au plus vite cette difficulté. Une
personne licenciée pour des raisons économiques ne perdra pas son contrat de travail : celui-ci sera
transféré au service public de l’emploi qui lui garantira 90% de sa rémunération antérieure aussi
longtemps que nécessaire, pour suivre une formation qualifiante, trouver un nouvel emploi, essayer
un nouveau métier. En revanche, il ne sera plus possible de refuser plus de deux emplois sans
justification.
Source(s)
Mon projet
Seniors
Notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au lieu de les encourager à s’en
séparer. Il nous faudra aussi cesser de mettre de côté les seniors qui pourraient et voudraient
poursuivre leur activité. Il est inouï que nous continuions à dépenser plus de 5 milliards et demi
d’euros chaque année pour retirer du marché du travail des personnes qui sont encore dans la force
de l’âge. Si, là encore, cela devait permettre aux jeunes de travailler, nous n’aurions pas hélas l’un
des taux de chômage des jeunes les plus élevés du monde.
Source(s)
Mon Projet
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Service civique
Je donnerai des avantages concrets à ceux qui donnent de leur temps à la société dans les
associations, et créerai un service civique obligatoire de six mois. Si je suis élu, je mettrai en place
le service civique de 6 mois. Parce qu’il faut une fois au moins que l’on demande quelque chose à la
jeunesse en contrepartie de ce qu’elle reçoit. Elle y trouvera la possibilité de servir de grandes
causes, d’élargir son horizon, de rencontrer d’autres gens que ceux qu’elle a l’habitude de voir. (…)
Dans son volet militaire et de sécurité, le service civique pourrait utilement contribuer au
renforcement de nos capacités de réaction, via notamment une réserve opérationnelle plus
consistante, à même de soulager nos armées déjà fortement sollicitées sur les théâtres extérieurs.
Source(s)
Mon Projet
Discours Zénith (18/03/07)
Interview Revue Défense & Sécurité internationale (Mars 2007)
Service minimum
Dès l’été, une loi créera un service minimum garanti en cas de grève. En échange des efforts que je
leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus considérés, mieux payés et leurs carrières seront
plus valorisantes.
Source(s)
Mon Projet
Service public de l’emploi
L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul service public de l’emploi, qui
interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le
souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui.
Source(s)
Mon projet
Services publics
Je crois résolument dans le service public, à son rôle pour l’égalité des chances. C’est pourquoi il
est essentiel d’assurer sa présence dans les quartiers en difficulté, en milieu rural, outre-mer. Mais je
veux que le service public soit au service du public. Je souhaite que son fonctionnement et ses
horaires d’ouverture répondent mieux à vos attentes.
Source(s)
Mon projet
Services publics en milieu rural
Je n’accepte pas les fermetures de services publics en milieu rural, sans concertation et sans préavis.
Comprenons-nous bien, je suis absolument convaincu que les services publics doivent évoluer, en
fonction notamment des besoins exprimés par les habitants et les élus. Mais fermer purement et
simplement un service public dans une zone rurale déjà fragilisée, m’a toujours semblé être le degré
zéro de la réforme. Je veux prendre un engagement clair : que toute évolution des services publics
ne puisse intervenir que pour garantir à tous un service d’une qualité encore supérieure. C’est le
principe des « Points Poste » qui sont confiés à des commerces de proximité, ce qui permet
d’assurer les mêmes services avec des horaires d’ouverture plus longs. Pour permettre au monde
rural français de rebondir, pour garantir la permanence des grands services régaliens, nous avons le
devoir d’imaginer, d’utiliser les nouvelles technologies, de jouer sur la polyvalence des agents et de
mutualiser, partout où cela est possible, les moyens des acteurs publics ou privés.
Source(s)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
SMIC
Le problème de la France, c’est que la SMIC, qui devrait n’être qu’un point de départ, est de plus en
plus un point d’arrivée. De plus en plus de Français sont rémunérés au SMIC : 17% contre 1,4% des
salariés britanniques, alors même que le SMIC britannique est supérieur de 100 euros au SMIC
français. Voilà la triste réalité de notre pays. Les 35 heures ont artificiellement atrophié notre
économie et gelé les salaires. Il faut faire repartir la machine économique, et permettre
l’augmentation de tous les salaires. Le SMIC, mais aussi les autres. Porter le Smic à 1500 euros,
comme le proposent certains socialistes, ce serait un tout petit effort sur la durée de la législature.
En réalité, tout en conservant le SMIC, il faut s’attaquer à l’écrasement des grilles salariales et faire
un effort sur l’ensemble des salaires. Eux veulent l’augmentation du seul SMIC ; je préfère
l’augmentation de tous les salaires grâce à l’augmentation de la quantité de travail. La hausse du seul
SMIC est un risque parce qu’elle tasserait la grille des salaires. Elle donnerait le sentiment à la
classe moyenne que travailler dur ne sert à rien puisqu’on ne gagne pas plus, à l’arrivée, que celui
qui est dans l’assistanat ou en bas de l’échelle. Je suis attaché à la justice. Je veux me préoccuper du
pouvoir d’achat de tous les Français en « libérant » les 35 heures, donc en leur permettant de faire
des heures supplémentaires sur lesquelles il n’y aura ni cotisations ni impôts sur le revenu.
Source(s)
Le Parisien (23/03/07)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Interview Le Parisien (21/02/07)
Société de l’Information
La révolution numérique nous oblige à être imaginatifs autant que pragmatiques, et à cerner les
priorités. Les nouvelles technologies offrent, évidemment, une augmentation sans limites des
possibilités de diffusion. Elles permettent aux nouveaux talents de se faire connaître sans
intermédiaires. Elles sont un lieu privilégié pour le dialogue des cultures. Elles sont une réalité qui
nous oblige. La France doit améliorer toujours davantage son positionnement et jouer de tous ses
atouts. C’est capital en termes économiques, car des milliers et des milliers d’emplois en dépendent.
C’est capital en termes politiques et culturels, car, d’une dépendance technologique, peut découler
une dépendance culturelle, comme le montre, par exemple, la domination d’un moteur de recherche
comme Google. C’est pourquoi, je souhaite que soit menée une politique de soutien efficace de nos
entreprises innovantes dans ce secteur. Dans cet esprit, les universités doivent devenir des zones
franches fiscales pour les étudiants, les enseignants, les chercheurs qui déposeraient des brevets et
créeraient des entreprises. Je souhaite conforter l’excellence de notre industrie du logiciel et en
particulier dans le domaine des jeux vidéos où nos talents fort nombreux ont tendance à s’expatrier
de plus en plus souvent. Je souhaite que l’Europe développe sa propre industrie des dispositifs de
protection des oeuvres. Il faut que, parallèlement, les industries culturelles affectées par Internet
soient aidées pour réussir leur évolution. Ce qui signifie, pour le disque, qu’il faut aider à la
numérisation des oeuvres et développer toutes les formes de diffusion légale. Réfléchir à des aides
sociales pour soutenir l’emploi dans la filière musicale. Examiner l’ensemble des règles fiscales
applicables à ce secteur, afin de les adapter dans ce contexte de complète mutation. (…) Je souhaite
que la politique culturelle investisse la société de l’information et qu’elle la tire vers le haut, qu’elle
lui donne une âme, un contenu, fidèle à un idéal de civilisation que nous avons hérité des Lumières.
Je souhaite qu’elle fasse émerger un nouveau modèle économique, viable, qui respecte le droit des
auteurs, des créateurs, des artistes, et qui en même temps réponde à l’exigence de permettre que les
oeuvres soient accessibles à tous, qu’elles soient le plus largement diffusées. (…) Internet est un
extraordinaire instrument de démocratisation culturelle, qui doit être pleinement utilisé. Je pense,
par exemple, à la création de sites publics mettant gratuitement à disposition les oeuvres du
patrimoine français tombées dans le domaine public, ou financées par fonds publics. Je pense à la
création de sites éducatifs et interactifs mettant les jeunes en contact direct avec les créations
contemporaines. Il y a là un gisement infini, qui doit être exploité au profit de tous. (…) La
littérature de fond, la littérature à risque, celle par exemple des premiers romans, a besoin de ce
réseau des passionnés que sont les libraires, qu’il faut soutenir, avec les collectivités locales,
notamment contre la spéculation immobilière. Il faut les aider au développement d’une offre
numérique, c’est à dire à mettre en ligne leur catalogue, leurs disponibilités, afin que les acheteurs,
sûrs de ce qu’ils vont trouver, se rendent dans ces lieux de convivialité. De même qu’il faut aider les
éditeurs à prendre le tournant des nouvelles technologies. Dans cet esprit, je souhaite que le Centre
National du Livre voie ses missions et ses moyens renforcés. (…)
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Soins optiques et dentaires
Je propose un meilleur remboursement par l’assurance-maladie des soins optiques et dentaires. Ces
soins, indispensables à une vie digne et de qualité, sont aujourd’hui très mal remboursés.
Source(s)
Interview Panorama du médecin (mars 2007)
Solidarité
Nos politiques de solidarité méritent mieux que l’avarice et le rationnement. C’est pourtant ce que
nous leur faisons subir depuis des années parce que nous ne commençons pas par le
commencement : créer des richesses marchandes. Dans la cinquième puissance du monde, le
minimum vieillesse et l’allocation pour adulte handicapé ne sont même pas au niveau du seuil de
pauvreté. Pouvons-nous l’accepter ? Je veux que nous ayons l’argent nécessaire pour mener de
grandes politiques de solidarité. Je veux en citer trois plus particulièrement. La première concerne
les personnes handicapées. Elles nous apprennent le courage et c’est pourquoi je veux absolument
que nos enfants soient scolarisés dans les mêmes écoles que les enfants handicapés. Elles nous
rappellent ce qui est vraiment important dans l’existence. Je veux rendre opposables devant les
tribunaux un certain nombre de droits qui les concernent, notamment l’accès aux transports et aux
bâtiments publics. Leur insertion dans le monde du travail sera pour moi une priorité et je leur
ouvrirai les portes de l’enseignement supérieur. Je souhaite ensuite mettre en oeuvre une grande
politique de la fin de vie. Je veux que, dans la manière dont notre société prend en charge les
personnes très âgées et lutte contre leur solitude, nous soyons un exemple de civilisation. Je lancerai
un plan de prévention et de recherche sur les maladies de la vieillesse, notamment la maladie
d’Alzheimer. Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer
suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester
à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour
pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie. Enfin, je veux que nous préservions l’excellence de
notre système de santé, qui est l’un des meilleurs du monde. Au lieu de lutter contre ses gaspillages,
nous avons organisé son rationnement, essoufflant nos professionnels sous le poids de la
bureaucratie, de l’isolement, des inégalités, sans parler des 35 heures. Pour moi, la santé n’est pas
un coût, c’est un investissement, une richesse, des emplois, de la croissance, et surtout un bien-être
qui n’a aucun prix. C’est pourquoi tout euro dépensé dans la santé doit être un euro utile, qui serve à
guérir ou à soulager la souffrance. Je ferai des sciences du vivant une priorité de notre recherche.
J’engagerai la politique de santé publique et de prévention qui nous fait défaut depuis tant d’années.
J’améliorerai les conditions de travail des professionnels de la santé, leur ferai bien davantage
confiance, reconnaîtrai leur mérite par de plus grandes facilités de promotion professionnelle, et
libérerai l’hôpital de la contrainte des 35 heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler plus
pour gagner davantage de le faire .Je souhaite garantir l’égalité et l’équité de l’accès aux soins pour
tous sur tout le territoire. Mais je veux également que chacun se sente responsable du financement
de notre système de santé.
Source(s)
Mon Projet
Sport
Je ferai en sorte que l’école consacre plus de temps au sport. Je veux rendre au sport la place qu’il
mérite. Je ne veux que l’on se passionne simplement pour le sport quand il y a une Coupe du
monde, qu’elle soit de football ou de rugby, quand il y a un Championnat du monde d’athlétisme ou
quand un boxeur fait des exploits. Je veux rendre sa place au sport dans notre société du 1er janvier
au 31 décembre. Comment faire, comment y arriver ? Je pense que tout passe par l’école. (…) Donc
on change la logique de l’école, en doublant le nombre d’heures, en augmentant les coefficients, en
permettant aux familles de choisir un mi-temps sportif et en démontrant qu’avec un mi-temps
sportif on peut quand même faire de grandes études, que non seulement ce n’est pas un handicap,
mais que ça peut être une chance. On donne les moyens aux fédérations de professionnaliser leur
gestion. On récompense les bénévoles dans tous les clubs amateurs si importants pour notre pays en
leur donnant des points de retraite. Le bénévolat, ce n’est pas simplement une question d’argent,
mais de considération. Pour que celui qui a consacré 20 ans à son club de sa région ne se dise à la
fin de sa vie qu’en plus on ne lui a pas dit merci. Mais cela vaut aussi pour les jeunes lors de leurs
examens de passage. J’aimerais vous dire un mot à propos d’un sujet qui vous préoccupe : le
ministère des Sports. Je veux prendre mes responsabilités et j’ai beaucoup réfléchi à cette question.
Naturellement, le mouvement sportif est attaché à un ministère des sports. D’ailleurs, c’est un grand
classique français, chacun considère qu’il y a trop de ministres, mais chacun veut le sien… Le rôle
de la politique n’étant pas de nier les contradictions, mais de les surmonter. Il y aura donc un
ministère des sports, dédié aux sportifs, mais je veux inscrire ce ministère dans un pôle de
compétences où j’y mettrai également la santé. Car je conteste l’idée que le sport soit associé à la
jeunesse. Le sport, ce n’est pas que la jeunesse, c’est toute la France. Lier jeunesse et sports, c’est
nier la pratique sportive. Je veux que celui qui porte le sport puisse également débattre et porter
d’autres enjeux comme celui de la santé. Quelle est la signification de mettre le titulaire de la santé
d’un côté et celui du sport dans un autre ? À quoi sert le sport, s’il ne sert pas à améliorer, à porter, à
développer la santé des Français et pas simplement des jeunes français ?
Source(s)
Mon Projet
Rencontre avec les sportifs (15/04/07)
Statut de pré-majorité
Je propose de créer, pour les jeunes de 16 à 18 ans, un statut de pré-majorité, leur permettant, par
exemple, de prendre des responsabilités dans la vie associative, dans des entreprises ou dans la vie
civique.
Source(s)
Interview Marie-Claire (avril 2007)
Stock Options
Je n’aime pas l’idée de stock options réservées à un petit groupe de cadres dirigeants. Je suis très
tenté par l’idée de plans de stock options pour tous ou pour personne.
Source(s)
Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007
Suicide
Si je suis élu président de la République, je veux donner des moyens à la recherche, je veux
spécialiser les services sur ces questions-là et ceux qui sont malades de dépression ou de stress ou
de mal-être ou mal-vivre, n’ont pas à être culpabilisés. Ils portent, quand on a une maladie
organique, quand on a une fracture, on va chez le médecin pour se faire soigner, quand on est
dépressif, parce que la vie est dure, parce qu’il y a de la pression, parce que c’est lourd à porter tout
ça. Il faut faire un grand plan national pour aider ces millions de gens à vivre c’est une question
d’humanité.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)
Tabac
Il y a 150 000 personnes qui meurent chaque année du cancer. Toutes les familles sont touchées par
ce fléau abominable, ce crabe de l’intérieur, qui génère tant de souffrances et tant de drames. On
n’attrape pas le cancer que par la cigarette, mais on l’attrape par la cigarette et pire, non seulement
le fumeur l’attrape, le risque d’avoir un cancer est multiplié par dix quand on fume, mais de plus,
celui qui ne fume pas, mais qui est à côté d’un fumeur peut l’attraper, ça ce n’est pas la liberté. Moi,
je suis pour que vous ayez plus de libertés, mais pas la liberté de vous tuer et pas la liberté de tuer
les autres, donc c’est parfaitement clair. D’ailleurs regardez quand on prend l’avion, il y a quelques
années tout le monde fumait dans l’avion, maintenant c’est interdit, qui penserait à revenir sur cette
interdiction ? Alors si je veux être tout à fait honnête et le plus précis possible, je m’interroge, je ne
suis pas sûr, mais je m’interroge si dans les départements ruraux, où il reste un café tabac, un lieu de
convivialité, est-ce qu’on peut appliquer strictement la même règle ? Cela n’enlève rien au fait que
je suis pour l’interdiction.
Source(s)
J’ai une question à poser (5/02/07)
Tarifs bancaires
L’activité bancaire doit reposer sur une relation de confiance avec les particuliers, mais une relation
de confiance qui fonctionne dans les deux sens. Or, il est clair qu’aujourd’hui, les Français ont le
sentiment que certaines politiques de tarification sont encore excessivement coûteuses et que leurs
marges de choix sont trop limitées. La transparence des banques sur leurs prix et sur leurs produits
est, à ce titre, un enjeu majeur.
Source(s)
Interview Revue Banque (avril 2007)
Taxe professionnelle
Je propose de supprimer la taxe professionnelle qui pénalise jusqu’à la caricature les investissements
les plus productifs et les plus innovants. Je propose de la remplacer par une contribution dont
l’assiette serait moins stigmatisante pour l’effort d’investissement et selon des modalités permettant
de garder un lien avec le territoire d’implantation.
Source(s)
Discours St Etienne (09/11/06)
Taxe carbone
Si nous ne parvenions pas à amener les Etats-Unis et les grandes puissances émergentes à participer
à la lutte contre l’effet de serre, je souhaite la mise en place d’une taxe sur le carbone importé
applicable aux produits issus de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto.
Source(s)
Réponses CGPME
Téléchargement
J’ai pris position avec force pour le respect du droit d’auteur dans tous les domaines, musique, films,
livres. Je veux redire ici que je continuerai à me battre pour le respect de ce droit, car la
rémunération du travail des auteurs, des artistes, des producteurs est aussi juste que nécessaire.
Nous pourrons faire, fin 2007, un état des lieux de la loi relative aux droits d’auteurs et droits
voisins dans la société de l’information, loi que je salue, et en particulier évaluer les conséquences
de la suppression par le Conseil Constitutionnel du dispositif de riposte graduée qui divisait votre
communauté. Et je me réjouis que la loi du 5 mars dernier ait organisé la contribution des
fournisseurs d’accès à Internet et des opérateurs de téléphonie mobile à l’aide à la création, musique
et cinéma, car il me semble normal que les nouveaux supports de diffusion participent également au
financement des comptes de soutien. La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent
être respectés dans le monde numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à
une licence dite « globale » qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la
distribution des oeuvres bascule sur l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales
apparaissent aujourd’hui sous de multiples formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et
c’est la véritable solution au problème du téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai
toujours plaidé pour un régime proportionné : le bilan de son application, prévu par la loi, sera
réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses conclusions. L’interopérabilité est un objectif
essentiel car elle détermine les usages autorisés des oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne
une priorité stratégique industrielle européenne. Je souhaite que l’Europe développe sa propre
industrie des dispositifs de protection des oeuvres. Il faut que, parallèlement, les industries
culturelles affectées par Internet soient aidées pour réussir leur évolution. Ce qui signifie, pour le
disque, qu’il faut aider à la numérisation des oeuvres et développer toutes les formes de diffusion
légale. Réfléchir à des aides sociales pour soutenir l’emploi dans la filière musicale. Examiner
l’ensemble des règles fiscales applicables à ce secteur, afin de les adapter dans ce contexte de
complète mutation.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)
Télévision
On a jamais eu autant de chaînes publiques et aussi peu de culture à l’écran. (…) Pour moi, le
service public, y compris France 2, doit viser à une politique éducative de l’excellence. Ne pas
hésiter à faire de la contre programmation, des grandes émissions de débat, présenter des spectacles,
des films qui ne sont pas sur les autres chaînes (…) Mais je ne suis pas pour l’augmentation de la
redevance. Le problème de la politique culturelle dans notre pays, et pas seulement dans
l’audiovisuel, c’est la question des financements. Je suis favorable à des financements hybrides,
avec des partenariats, du mécénat.
Source(s)
Interview Télérama (14/02/07)
Théâtre privé
Très importants sont le fond de soutien pour le théâtre privé, et les différents systèmes d’aides au
spectacle vivant. Elles sont nécessaires, pour que vivent ces troupes, qui participent du maillage
culturel de notre pays. Il faut notamment leur permettre de mieux diffuser leur travail, car, par
exemple, il n’est pas normal que beaucoup de pièces de théâtre soient représentées moins de dix
fois. On peut réfléchir à la meilleure manière d’attribuer ces aides, en associant davantage les
professionnels au processus de décision. Mais le principe du soutien public au spectacle vivant est
intangible à mes yeux.
Source(s)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Traité franco-algérien
J’ai toujours pensé que l’amitié n’avait pas besoin d’être gravée dans le marbre d’un traité. L’amitié se
vit, se prouve chaque jour, cela ne se décrète pas. Le Traité d’amitié a son calendrier. Au-delà du
Traité, qui viendra en son temps, nous souhaitons progresser avec les Algériens sur les divers
aspects de notre relation bilatérale. Je sais que les questions de mémoire, liées au passé, restent
centrales. Personne ne peut plus défendre le système colonial : nous en savons la profonde injustice.
Mais nous savons aussi qu’il ne faut pas confondre ce système politique, condamnable, et l’action
des personnes qui coexistaient de manière pacifique, dont le souvenir mérite le respect. Quant aux
souffrances subies par tous, « indigènes » Européens, nul ne peut les ignorer. Tous en ont été les
victimes. Le travail de mémoire est douloureux, il ne faut pas le brusquer, il appelle à des efforts
réciproques, II faudra encore du temps pour parvenir peu à peu, dans le respect de l’histoire qu’elle a
été, à des mémoires moins contrastées.
Source(s)
Interview Arabies (04/07)
Traité simplifié
J’ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n’a
contestées pendant la campagne référendaire,afin que l’Europe se dote rapidement des moyens de
fonctionner efficacement à 27 États membres. La question de la réécriture d’un texte plus global,
scellant la dimension fondamentalement politique de l’Europe, se posera dans un second temps. Les
dispositions à faire figurer en priorité dans le traité simplifié : 1/ la mise en place d’une Présidence
stable du Conseil européen pour donner à l’Europe un visage et une voix et favoriser des actions de
plus long terme, avec un meilleur suivi ; 2/ la création d’un Ministre européen des Affaires
étrangères ; ainsi, sur la convocation du Président du Conseil européen, ou du Ministre des Affaires
étrangères de l’Union, lors de chaque crise internationale, les Européens se parleront entre
Européens avant de parler à d’autres. Ils se prononceront sur un projet de position européenne avant
de prendre parti sur les suggestions des autres. (…) Le Ministre des Affaires étrangères européen,
placé sous le contrôle politique des gouvernements, pourra de même coordonner de manière
efficace nos moyens diplomatiques, budgétaires et, le cas échéant, militaires. 3/ l’extension du
domaine de la majorité qualifiée, notamment en matière judiciaire et pénale et d’immigration, 4/
l’extension du domaine de la codécision qui augmente le rôle du Parlement européen dont l’accord
devient indispensable pour le vote des « lois européennes » ; 5/ les règles relatives aux modalités de
la majorité qualifiée, principalement la règle de la double majorité (55% des Etats membres
représentant au moins 65% de la population de l’UE) ; 6/ la clause passerelle qui permet aux Etats
membres de décider à l’unanimité de faire passer une matière soumise à la règle de l’unanimité sous
le régime de la majorité qualifiée ; 7/ le mécanisme d’alerte précoce, qui permet aux parlements
nationaux de s’assurer que l’Union n’excède pas son champ de compétences ; 8/ le droit d’initiative
citoyenne, qui donne la possibilité à un million de citoyens de demander à la Commission de faire
des propositions dans tel ou tel domaine.
Source(s)
Mon Projet
Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)
Transports
Nous développerons les transports en commun et les transports alternatifs à la route, tout en aidant
les transporteurs routiers à acquérir des véhicules propres.
Source(s)
Mon Projet
Travail
Depuis vingt-cinq ans, on vous dit que le plein-emploi est impossible et que le chômage est une
fatalité. Rien n’est plus faux. Je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été
une solution contre le chômage. Les 35 heures ont-elles permis de créer des emplois ? Nullement.
Avec elles, vous avez plus de temps pour vous, mais vos salaires sont gelés. Vous avez moins de
pouvoir d’achat, vous consommez moins. C’est toute l’économie qui s’est artificiellement réduite.
Plutôt que de consacrer tant d’argent à payer les Français pour qu’ils travaillent moins, nous devons
tout faire pour être plus nombreux à travailler, car l’activité des uns crée le travail des autres. C’est
pourquoi, si je suis élu, l’étudiant qui travaille ne paiera pas d’impôt,le retraité qui veut travailler et
toucher sa retraite pourra le faire, notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au
lieu de les encourager à s’en séparer. Je veux réhabiliter le travail et, au-delà, le mérite, l’effort, le
goût du risque. Je ferai en sorte que les revenus du travail soient toujours supérieurs aux aides
socialeset que les titulaires d’un minimum social aient une activité d’intérêt général, afin d’inciter
chacun à prendre un emploi plutôt qu’à vivre de l’assistanat. Réhabiliter le travail, c’est aussi ne
plus accepter la pénibilité de certains emplois, le stress de certaines situations professionnelles.
Source(s)
Mon projet
Turquie
Je veux une Europe qui ait une existence politique, et qui ait une identité, et par conséquent une
Europe qui ait des frontières. Je veux une Europe où tous les pays du monde, fussent-ils
démocratiques, n’aient pas vocation à entrer. La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa
place à l’intérieur de l’Union Européenne. L’Europe sans frontière c’est la mort de la grande idée de
l’Europe politique. L’Europe sans frontière c’est le risque de la voir condamnée à devenir une sousrégion
de l’ONU. Je ne l’accepte pas.
Source(s)
Discours Strasbourg (21/02/07)
TVA sociale
Après y avoir beaucoup réfléchi et avoir étudié l’expérience du Danemark et celle plus récente de
l’Allemagne, je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une partie des cotisations
sociales sur la TVA, parce que ce système permet d’exonérer les exportations du financement de la
protection sociale et de taxer les importations. C’est le contraire du système actuel de financement
de la protection sociale qui, en taxant le travail, obère la compétitivité des exportations, augmente le
prix des produits français par rapport au prix des produits importés, déprécie la rémunération du
travail et contribue à faire de l’emploi une variable d’ajustement de l’économie. Le temps de
l’expérimentation est venu. Il n’a que trop tardé. Le financement de la protection sociale par l’impôt
sur les ventes, que l’on appelle parfois un peu bizarrement la « TVA sociale », présente beaucoup
d’avantages dans le contexte de l’économie globale. C’est un moyen pour lutter contre les
délocalisations, pour créer de l’emploi, pour faire augmenter le pouvoir d’achat. En renchérissant le
prix des produits importés, il diminue l’incitation du consommateur à acheter les produits bon
marchés des pays à bas salaires plutôt que les produits fabriqués en France avec un coût du travail
plus élevé. Le consommateur, qui recherche d’autant plus le meilleur marché que son pouvoir
d’achat est faible, est ainsi incité à participer à la destruction de son emploi et de sa protection
sociale. En taxant les importations et en exonérant les exportations, le basculement d’une partie des
cotisations sociales sur la TVA a le même effet qu’une dévaluation, ce qui permet d’atténuer la
surévaluation de l’euro et de doper la compétitivité. En allégeant la charge fixe qui pèse sur le
travail, il permet d’amortir les fluctuations de l’emploi quand la conjoncture se dégrade. En
diminuant le coût du travail, il favorise les entreprises qui emploient relativement plus de main
d’oeuvre, sans pénaliser pour autant la compétitivité des entreprises à forte valeur ajoutée par
rapport à leurs concurrents étrangers. L’assiette de la TVA étant plus large que celle des cotisations
sociales, environ un tiers de la baisse des cotisations pourrait être réalloué à l’augmentation du
pouvoir d’achat. Ce qui contribuerait à la revalorisation des salaires. Cela fera-t-il augmenter les
prix ? C’est une question que je n’évoque pas à la légère car nos prix sont déjà trop élevés et c’est
pour cela que l’expérimentation est utile. Il y aura une augmentation des prix s’agissant des produits
importés, ce qui est l’un des buts recherchés, mais c’est peu probable pour les autres puisque la
baisse des cotisations compensera dans le prix de revient la hausse de la TVA. En moyenne les prix
des produits fabriqués en France devraient rester stables, compte tenu de la pression de la
concurrence. L’expérience allemande est, de ce point de vue, encourageante. Mais je comprends que
le risque d’une hausse des prix qui rognerait le pouvoir d’achat inquiète les salariés et les retraités,
tellement habitués à être trompés et à servir de variables d’ajustement. Pour éviter toute crainte de
ce genre, je vous propose qu’avec l’accord des partenaires sociaux, toute avancée dans le sens de la
TVA sociale s’accompagne d’un grand rendez-vous social à la fin de chacune des deux années
suivantes. Ce rendez-vous prendrait la forme d’une conférence salariale qui aurait pour mission
d’examiner du pouvoir d’achat des salaires et des retraites et de compenser l’éventuelle perte qui
pourrait être imputée à la TVA sociale. […] Si l’expérimentation se révèle concluante, le report de
charges sur la TVA devra s’effectuer progressivement, par le biais des franchises de charges sur tous
les salaires. Je souhaite proposer à nos partenaires européens de s’engager dans la voie de cette
expérimentation où l’Allemagne vient de nous précéder. Ce serait un bon moyen, avec la taxation
écologique des importations à l’échelle européenne, d’esquisser une forme préférence
communautaire. Cela permettrait de consolider le modèle social européen sans céder à la tentation
du protectionnisme. La France a inventé jadis la TVA qui a été peu à peu adoptée par l’ensemble
des pays européens. Mon objectif est qu’il en soit de même un jour pour la TVA sociale. Celle-ci
nous amènera forcément à réfléchir à l’organisation de notre protection sociale. Elle nous obligera à
progresser vers le décloisonnement de la protection sociale, à mettre tous les Français à égalité
devant l’assurance- maladie et la retraite, à prendre aussi mieux en compte, à l’intérieur d’un
système de protection qui couvre tous les Français, la mobilité, la pluriactivité et l’alternance de
périodes de travail, de chômage, de formation. La réforme de nos régimes spéciaux de retraite que
je souhaite engager s’inscrit bien pour moi dans cette perspective, tout comme la remise en plat –
qu’elle permettra de financer – des critères de pénibilité et la remise à niveau des retraites des
agriculteurs, des commerçants, des artisans et des pensions de réversion. La TVA sociale, ce ne
serait pas seulement un nouveau mode de financement de la protection sociale, ce serait aussi un
levier du changement, une incitation à modifier nos comportements économiques et notre
organisation sociale pour relever le défi de la mondialisation. C’est pourquoi je veux
l’expérimenter. Au-delà du cas particulier de la TVA sociale, ce qui compte c’est de taxer le moins
possible l’homme au travail et la production. Il faut taxer la richesse produite et non la production
de richesse. Lorsque l’on décourage la création de richesse, on a moins à redistribuer.
Source(s)
Extrait "Ensemble"
TVA sur la restauration
Je n’ai jamais compris que la fixation des taux de TVA pour des prestations locales doive relever
d’une directive négociée à l’unanimité des Etats membres de l’UE. Autant je suis attaché aux
progrès de l’harmonisation fiscale européenne pour l’impôt sur les sociétés ou pour les droits sur les
alcools, l’essence, les cigarettes, qui manifestement impactent les échanges au sein de l’Union,
autant je souhaite que la TVA sur les prestations locales, telles que la restauration ou la rénovation
de logements, revienne entièrement dans le champ de notre compétence nationale, aussi tôt que
possible. J’entreprendrai ce combat si je suis élu, j’en prends l’engagement. Cette modification
permettra alors à la France d’harmoniser à la baisse ses taux de TVA en matière de restauration,
dans le cadre d’un accord global qui est à définir. Mais pour moi, l’objectif sera très clair : que la
réduction de la pression fiscale ait un impact global, sur les prix pratiqués, sur le nombre d’emplois
dans le secteur – nous savons qu’il constitue un gisement potentiel considérable – et sur le niveau
des rémunérations pratiquées dans l’hôtellerie. A mes yeux, si l’Etat accepte de se priver d’une
recette fiscale importante, c’est à la condition d’un accord gagnant-gagnant avec la profession, les
salariés et les consommateurs. Nous avons déjà négocié ensemble un tel accord. Nous pouvons aller
plus loin.
Source(s)
Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06)
Union civile
Je veux reconnaître la sincérité de l’amour homosexuel, en créant une union civile donnant les
mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux couples mariés, à l’exception de la filiation et de
l’adoption, ainsi qu’un statut de beaux-parents, valable pour les familles recomposées et
homoparentales. Je suis pour une union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du
tribunal d’instance, mais par la mairie. (…) Elle entraînera une égalité fiscale, sociale,
patriomoniale totale avec les couples mariées qui ira, par exemple, jusqu’au droit de à la pension de
reconversion pour le conjoint homosexuel. (…) Cette union civile emportera les mêmes droits que
le mariage dans les rapports entre les étrangers et Français, avec les mêmes limites. (…) A mes
yeux, l’union civile a vocation à remplacer le PACS. Mais il faudra être très prudent pour ceux qui
ont voulu s’organiser avec le PACS et qui voudraient le garder. Il faudra leur laisser cette
possibilité. Mon ambition est toutefois claire : elle a vocation à englober l’ensemble des situations.
Source(s)
Mon Projet
Interview Têtu (04/07)
Universités des métiers
Nous créerons des universités des métiers, c’est-à-dire des établissements d’excellence dans des
secteurs plus manuels ou plus techniques, mais qui jouent aussi un rôle déterminant dans notre
économie : par exemple, le jeu vidéo, les métiers d’art, la gastronomie, la construction navale, le
film d’animation et beaucoup d’autres domaines encore. Parce qu’il n’y a pas de raison que
certaines filières professionnelles ou technologiques n’aient pas, elles aussi, des « grandes écoles »
dans leur domaine.
Source(s)
Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)
Universités
L’enseignement supérieur et la recherche seront pour moi une priorité absolue. Leurs moyens seront
portés au même niveau que dans les pays les plus en pointe sur le sujet, mais cela s’accompagnera
de réformes de fond. Je donnerai aux universités volontaires une autonomie réelle. La cinquième
puissance industrielle du monde ne peut pas rester avec des universités aussi peu soutenues, aussi
ingouvernables, aussi peu autonomes. S’il doit y avoir un chantier présidentiel, c’est celui de
l’enseignement supérieur, c’est celui de la création de campus de niveau européen dans chaque
région française et de quelques campus nationaux de retentissement mondial. Avant la fin de cette
année, nous aurons proposé aux universités volontaires un statut d’autonomie leur permettant
d’organiser librement leurs filières d’enseignement, de recruter leurs élèves et de recruter leurs
enseignants, de les payer comme elles l’entendent, d’utiliser leur patrimoine, de signer des
partenariats. Je veux que nos universités puissent se battre avec les mêmes armes que leurs
concurrentes étrangères pour figurer dans le peloton de tête des établissements d’enseignements
supérieurs. Dans les nouveaux campus que j’appelle de mes voeux et que nous devons créer, tout
doit être fait pour favoriser l’existence d’orchestres, de troupes de théâtre, d’ateliers film ou
écriture, parce que ce sont d’extraordinaires pépinières de talents. Cessons de porter un regard
condescendant sur les pratiques amateurs. C’est souvent par elles que la création peut s’installer
dans les vies !
Source(s)
Mon Projet
Discours Nantes (15/03/07)
Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)
Usines
Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs
stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. J’ai visité
beaucoup d’usines, rencontré beaucoup d’ouvriers. Dans les usines on parle peu. Il y a beaucoup de
pudeur chez les ouvriers. Il y a une culture ouvrière, une façon d’être des ouvriers, un rapport
particulier des ouvriers à la vie et au travail. Je ne veux pas que cette culture ouvrière se perde. Je ne
veux pas d’une France sans usine. Si les usines partaient, le reste partirait aussi. Les services aux
entreprises partiraient. Le marketing, la finance, la recherche appliquée partiraient.
Source(s)
Mon Projet
Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)
Vente d’armes à la Chine
La levée de l’embargo est une décision collective, qui doit être prise par l’ensemble des partenaires
européens. La Chine est un partenaire de première importance pour la France et l’Europe. Nos
relations se sont beaucoup développées au cours des dernières années, et c’est une très bonne chose.
Mais l’embargo sur les armes a une signification bien particulière, liée notamment à la situation des
droits de l’homme dans ce pays. Dans ce domaine, la Chine peut encore faire des progrès. C’est à
l’aune de cette question que nous devons continuer de discuter avec nos partenaires chinois.
Source(s)
Le Monde (16/04/07)
Vieux Métiers
Il ne faut pas se contenter de perpétuer les vieux métiers en les soutenant à bout de bras. Il faut aider
les vieux métiers à se transformer en nouveaux métiers.
Source(s)
Discours Besançon (13/03/07)
Vin
Les producteurs de vin pourront faire de la publicité pour le vin. Le vin n’est pas une drogue.
Source(s)
Visite au salon de l’Agriculture (09/03/07)
Violation du secret de l’instruction
Je suis attaché à la liberté de l’information, mais aussi au respect de la présomption d’innocence. Je
constate que l’équilibre actuel entre ces deux principes fondamentaux n’est pas satisfaisant. Il faut
très certainement éviter que des poursuites abusives soient engagées contre des journalistes, mais
également protéger la dignité des personnes. S’appuyer sur, renforcer ou compléter les diverses
chartes déontologiques existantes me paraît une bonne voie pour aller en ce sens.
Source(s)
Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)
Viticulture
Il faut que vous, les viticulteurs vous, vous organisiez et vous, vous rassembliez plus fortement,
parce que la création de valeur elle est trop prise par la grande distribution par rapport aux
viticulteurs. Deuxièmement, je veux qu’on arrête avec des importations de vins qui ne
correspondent pas aux critères de qualité qu’on vous oblige à respecter. Et troisièmement, je veux
qu’il y ait une vraie campagne sur le vin qui est un produit du terroir et qu’on ne doit pas
culpabiliser. Je ne peux pas vous imposer une règle qu’on n’impose à aucun autre en Europe.
Source(s)
J’ai une question à vous poser (5/02/07)

ZEP
Je propose de diviser par deux le nombre d’élèves dans les ZEP et de créer des internats de réussite
éducative dans toutes les villes afin de permettre aux enfants défavorisés de bénéficier des
meilleures conditions de travail pour réussir.
Source(s) : Interview dans La Croix (13/03/07).

Zones franches
Depuis que j’ai lancé cette idée, en mars 2006, les acteurs économiques des quatre DOM ont
répondu à mon appel et m’ont fait part de leurs attentes en la matière. Il ressort de nos échanges,
durant ces derniers mois, un consensus sur l’idée de créer des zones franches globales au plan
géographique mais ciblées sur certains secteurs d’activités. Il ne s’agit donc pas d’un privilège
accordé à telle ou telle partie du territoire : la zone franche globale concerne la Guadeloupe tout
entière ! (…) Ces zones franches viendraient en complément de l’actuelle défiscalisation qu’il faut
conserver. Il faut la conserver car la défiscalisation agit sur les coûts d’investissement, là où les
zones franches agiront sur les coûts de fonctionnement. Il faut la conserver car la défiscalisation
n’est pas un « ensemble de niches fiscales », c’est un outil de développement économique
nécessaire à la croissance de territoires spontanément sous capitalisés.
Source(s)



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