L’âge de faire

Durée de lecture : 6 minutes

4 janvier 2013 / par villalard


Le numéro 71 de L’âge de faire, janvier 2013, est paru. Sommaire :

Reportage : à la rencontre des jardiniers de la forêt

Dans le Tarn, à l’initiative du Réseau pour les alternatives forestières, bûcherons, débardeurs à cheval et techniciens confrontent leurs visions de l’arbre et du bois. Récit de ces échanges au sein d’une filière hiérarchisée dont les acteurs se mélangent peu.

EDITO LISA GIACHINO

On parle beaucoup des Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture, et l’on s’inquiète par ailleurs de la diminution des forêts naturelles et anciennes. Mais ce que l’on ignore souvent, c’est que l’industrie du bois s’intéresse aux OGM

Sur le grill

Grands projets inutiles : une logique de concurrence, un fantasme des élus.

Du grain à moudre

Préemption des salariés sur leur entreprise : le gouvernement dit oui, mais…

SAVOIR. Les incinérateurs européens en surcapacité

De nombreux incinérateurs de déchets doivent « importer » de la matière première pour fonctionner. Une logique absurde qui risque de compromettre les politiques de réduction des déchets.

COMPRENDRE.
La malbouffe, maladie de la mondialisation

Le commerce international contribue à étendre les problèmes de surpoids et d’obésité dans les pays qui exportent leurs produits frais. Entretien avec Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation.

Il faut de la cohérence pour mobiliser les citoyens

Nicolas Hulot, qui cherche depuis 2007 à faire peser l’écologie sur les décisions publiques, n’ est pas tendre avec les responsables politiques. Entretien avec cet ancien animateur télé populaire qui a musclé son argumentation.

L’urgence climatique : un défi démocratique

Face aux décisions qu’imposent les enjeux environnementaux, Nicolas Hulot et le Comité de veille écologique qui accompagne sa fondation proposent une "refondation écologique et solidaire de nos sociétés".

DOSSIER :
quelle forêt pour demain ?

2000 ans de défrichements : la forêt vierge européenne n’ existe plus qu’à l’état de trace, dans les pays de l’Est et peut-être en Scandinavie. La civilisation occidentale s’est construite en défrichant : d’abord pour dégager des espaces à cultiver, puis pour alimenter l’industrie en énergie et bois de construction. Alors qu’il y a 2 000 ans, la Gaule était recouverte aux deux tiers par une épaisse forêt, les espaces boisés recouvraient en 1850, à peine 10 % du territoire français. A partir de cette date, la forêt a regagné du terrain, jusqu’à atteindre aujourd’hui 28 % de la surface du pays. Mais ces nouveaux espaces n’ont rien à voir avec la forêt primaire : il s’agit essentiellement de monocultures de résineux, choisis pour leur pousse rapide, et de forêts spontanées qui recolonisent des terrains privés suite à l’exode rural et à la mécanisation de l’agriculture. Depuis 2009, les espaces boisés ont cessé de progresser en France.

GROS PLAN. Colporteuses de résistances

Auteures d’une conférence gesticulée sur le management, Alexia Morvan et Annaïg Mesnil font circuler des témoignages à travers toute la France.
L’air un peu revêche, elles sont entrées dans la salle armées d’un balai à franges, vêtues d’une blouse de ménage et coiffées d’une charlotte.

Alexia Morvan, une petite brune sarcastique, imite à merveille le hennissement du cheval. Quant à Annaïg Mesnil, une grande fille qui en impose et décoche de bons sourires, elle se lancera plus tard dans un numéro burlesque sur un sujet qui n’a rien de drôle : la démarche qualité dans les entreprises.

Rire et apprendre, c’est le principe des conférences gesticulées, ce mélange de spectacle, de conférence et de débat inventé par la coopérative d’éducation populaire Le Pavé. Mais les fondateurs du Pavé, dont font partie Alexia et Annaïg, ne conçoivent pas l’apprentissage comme un transfert à sens unique. « Il n’y a ni ignorants ni savants absolus : il y a des hommes qui, ensemble, essaient de savoir davantage », écrivait en 1974 le Brésilien Paolo Freire dans sa « Pédagogie des opprimés ».

C’est mon sentiment en quittant la MJC : ces filles ont digéré pour nous des livres ; elles ont puisé dans leur expérience et ont collecté des témoignages sur le management ; elles nous ont poussés à mettre en commun nos connaissances. En échange, elles attendent des participants de nouveaux savoirs qui enrichiront leur analyse. « Nous apprenons auprès de chaque personne qui apporte des corrections, des compléments, des subtilités, explique Annaïg. Ces rencontres font évoluer la conférence. »

AGIR COLLECTIVITES

LE MAIRE DU MOIS

La Talaudière (42) sauve sa librairie

Qu’est-ce qui a bien pu pousser Pascal Garrido, maire de La Talaudière, à se couper en quatre pour maintenir une librairie dans sa commune ? « Ça a été lourd à porter ! » lâche au téléphone l’une de ses collaboratrices. L’homme, âgé de 68 ans, préside depuis 17 ans aux destinées des 6 300 habitants de cette petite ville située à quelques kilomètres de Saint-Étienne.

« J’ai estimé que la petite librairie méritait de vivre. Le contact avec le libraire qui connaît son métier est essentiel », précise-t-il. Tout a commencé quand Regain, l’unique libraire de La Talaudière, a fermé et vendu. Gilbert Castelliro, son seul salarié, n’ayant pas les moyens financiers de racheter le fonds de commerce, la ville se retrouvait sans librairie, car le nouveau propriétaire des lieux avait opté pour une autre activité commerciale.

Inacceptable pour Pascal Garrido, qui ne concevait pas que La Talaudière, forte de son école maternelle, de ses trois écoles primaires et de son collège de 800 élèves, puisse se passer de librairie. « Une librairie, ce n’est pas un commerce comme les autres, répète-t-il. C’est culturel et c’est un lieu de proximité, en lien avec l’enseignement, les enfants, la bibliothèque. »

FICHES PRATIQUES. Réduire sa consommation d’électricité

Reportage « A l’école en forêt » . Une expérience venue de Scandinavie

La première école en forêt est née dans les années 50 en Scandinavie. En Suisse, où la première expérience date de 1996, les animations en forêt se multiplient aussi dans les écoles classiques. Les maîtresses d’écoles sont accompagnées lors de leurs premières sorties avec leur classe. En Allemagne, il existe environ 400 « Kindergarten » dont les enfants se rendent tous les jours dans la nature (chiffre de 2007). Certaines panachent : le matin en forêt, l’après-midi à l’intérieur.
En Suisse et en Allemagne, on peut inscrire son enfant dans une école en forêt. Le principe ? Les enfants sont dehors par tous les temps.

Et toutes nos autres rubriques habituelles …

A lire aussi : la visite en France de Raoni, défenseur amérindien de l’Amazonie ; le Mozambique à l’heure des crédits carbone ; l’héroïsme des écologistes russes qui défendent la forêt de Khimki, etc.




Source  : L’âge de faire

Consulter par ailleurs : La bibliothèque de Reporterre

19 octobre 2019
Rojava kurde : un projet écologique menacé par l’invasion turque
Reportage
21 octobre 2019
Extinction Rebellion, peu politique ? « Nous avons occupé le centre de Paris pendant cinq jours ! »
Tribune
16 octobre 2019
La carte des luttes contre les grands projets inutiles
Enquête


Du même auteur       villalard