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Menacées, l’Ademe, Santé publique France et d’autres agences publiques appellent à manifester le 23 juin

Mardi 7 avril, environ 200 salariés de Santé publique France, rejoints par des agents de l’Anses, l’Institut Paris Région, l’OFB, Météo France et l’Institut géographique national, ont manifesté sur l’esplanade des Invalides à deux pas de l’Assemblée nationale pour dénoncer une « destruction programmée ».

Ne pas laisser l’État démanteler ses agences sans rien faire. Mardi 23 juin, à 13 h 30, un rassemblement du collectif des agences en lutte est prévu près de l’Assemblée nationale, au métro Invalides à Paris. Organisé avec le soutien de plusieurs organisations syndicales, il réunira des agents de Santé publique France, de l’Ademe, des CAUE (conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) ainsi que d’autres établissements publics et opérateurs de l’État.

À l’origine de cette mobilisation, le projet de loi du gouvernement visant à renforcer l’État local. Examiné par le Conseil d’État le 7 mai, il prévoit de rattacher les antennes régionales de l’Ademe aux Dreal (Directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), sous l’autorité des préfets. Les syndicats dénoncent un « démantèlement » de l’agence et s’inquiètent d’une perte d’autonomie des agents et de possibles mutations imposées.

Les syndicats y voient une menace pour la transition écologique, alors que l’Ademe a mobilisé 2,8 milliards d’euros de subventions en 2025, permettant de financer environ 8 000 projets. Reporterre en avait notamment présenté six : lutte contre le gaspillage alimentaire, industrie sobre, recyclage, ou encore réemploi des matériaux et mobilité à vélo.

Lire aussi : « Une attaque contre l’écologie » : l’agence chargée de la transition en sursis

Du côté des CAUE, on alerte sur la situation financière catastrophique du réseau. La Fédération nationale des CAUE estimait à au moins 100 le nombre de postes supprimés d’ici fin 2025. Après la fermeture du CAUE de la Manche fin 2025, celui de la Gironde est menacé de liquidation avec un projet de 10 nouveaux licenciements à l’été 2026, après 6 suppressions de postes en 2025, soit une perte de 60 % des effectifs initiaux.

L’intersyndicale de Santé publique France et le collectif Santé publique en danger dénoncent quant à eux des atteintes aux missions et à l’indépendance de l’agence : blocage de campagnes de prévention — paris sportifs avant la Coupe du monde, Journée mondiale sans tabac du 31 mai, messages sur la canicule lors de la vague de chaleur de mai —, mais aussi projet de transfert des campagnes de prévention au ministère de la Santé et des cellules régionales aux Agences régionales de santé (ARS).

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