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En brefClimat

Sans le changement climatique, la canicule aurait été plus fraîche de 2,4 °C à Paris

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la France et une grande partie de l'Europe de l'ouest cette semaine a été amplifiée fortement par le changement climatique.

Ça n’a rien d’étonnant mais c’est confirmé par une étude scientifique : la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la France et une grande partie de l’Europe de l’ouest cette semaine a été amplifiée fortement par le changement climatique. Dit autrement : sans changement climatique, cette canicule aurait été plus fraîche de 2,4 °C à Paris. Ailleurs en Europe, la canicule est 4 °C plus forte qu’elle ne l’aurait été sans le changement climatique.

Ces résultats sont ceux d’une étude d’attribution rapide réalisée par le consortium scientifique européen ClimaMeter. Le déplacement de masse d’air qui s’est produit pour déclencher cette canicule n’est pas inédit. C’est un phénomène qui a déjà été observé par le passé, mais dans un monde plus froid, il ne générait pas de canicule record comme aujourd’hui.

Lire aussi : Une journée de canicule devant CNews : clim partout, changement climatique nulle part

« Une canicule d’une telle intensité dès le mois de juin constitue un signal fort. Les modèles climatiques prévoyaient une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur, mais leur apparition de plus en plus précoce dans l’année dépasse parfois nos projections », souligne Mathieu Vrac, membre de l’équipe ClimaMeter et directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace.

« Nous approchons désormais des limites de ce à quoi de nombreuses sociétés et de nombreux écosystèmes peuvent s’adapter, prévient également son collègue Davide Faranda. Si de telles températures deviennent la norme dans les prochaines décennies, des impacts majeurs seront inévitables. La bonne nouvelle est que nous avons encore une marge d’action : une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre peut empêcher que les extrêmes d’aujourd’hui ne deviennent les étés moyens de demain. »

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