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22 mai 2009 à 10h23Mis à jour le 10 mars 2015 à 09h21
Durée de lecture : 1 minute
Mes amis de la Ligue ROC m’ont dit : « Le 22 mai, c’est la Journée mondiale de la biodiversité ».
Spontanément des vers d’Eluard se sont imposés :
"Liberté
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
..."
Si, en 1942, Eluard écrivait Liberté, en cette année 2009, j’ose écrire :
Biodiversité ...
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
...
Le poème, écrit en temps de guerre, fut largué en milliers de tracts sur la France occupée. Il célébrait ce qui manquait le plus : la Liberté. Il fallait gagner la guerre. Heureusement, ce fut le cas. Aujourd’hui, la liberté ne nous manque plus ici. Pourtant nous sommes encore en guerre, une drôle de guerre, celle que nous menons contre la nature donc contre nous-mêmes. Cette fois, si nous gagnons, nous sommes perdus.
Biodiversité est donc un mot qu’il faut rendre aussi précieux aux humains que le mot Liberté . C’est un mot à célébrer, à faire aimer pour laisser à la Biodiversité la Liberté de se déployer. Et le message doit faire le tour du monde. Car le monde entier est concerné.