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Tribune

La direction d’EELV doit s’expliquer sur les finances du parti


Lettre ouverte aux membres du Conseil Fédéral

Dépasser les intérêts de l’oligarchie et mettre en place une gestion financière et du personnel répondant à l’intérêt général
(diffusion initiale Septembre 2011 mis à jour 7 Mai 2012)

Le 19 août 2011, Hugues Bonneville a envoyé une lettre aux membres du Bureau Exécutif avec copies aux parlementaires, aux mandataires des motions d’orientation et aux ex-commissaires financiers. Les faits évoqués sont graves.

Les sujets traités sont l’absence de transparence financière, l’impact des conflits d’intérêts, et la gestion du personnel en contradiction avec notre objectif de responsabilité sociale, conduisant à une souffrance au travail au siège d’EELV, que nos élus dénonceraient si cela se passait ailleurs.

Les rôles respectifs de l’exécutif, des commissaires financiers et des commissaires aux comptes sont décrits dans les rapports écrits des commissaires financiers qui figurent dans les documents distribués aux Congressistes de 2006 et de 2008. Je joins à cette lettre le Rapport d’étape publié dans la Tribune fin 2008, ainsi que le Rapport définitif que la Secrétaire Nationale avait choisi de ne pas diffuser.

Lors de mes interventions régulières pendant les sessions des Conseils Nationaux, j’ai pris soin de rappeler les différentes
responsabilités de ces trois instances.

Le mal est profond. La conviction qu’un cercle restreint d’élus savent mieux que les simples adhérents ce qui est bon pour le mouvement et qu’il est préférable de ne pas communiquer des informations considérées comme sensibles en dehors de ce cercle, est partagée de fait, en dépit des discours qui servent surtout à attirer des signatures avant chaque élection interne. C’est cette culture oligarchique du Parti qui est à la racine des dysfonctionnements nuisibles à l’intérêt général.

Ceux qui ne partagent pas le point de vue de « la direction », ceux qui exercent des responsabilités de contrôle des pouvoirs sans céder aux pressions, sont éliminés (ainsi, moi même fin 2008 pour le poste de commissaire financier, tout comme André Lefranc en 2009 au Conseil Statutaire).

Depuis 2009, les commissaires financiers n’ont pas fait leur travail correctement et il n’y pas eu de rapport écrit à la Rochelle. Ils auraient du, par exemple, suivre le retard des reversements plus activement. Cela nous aurait permis d’éviter la controverse publique concernant les cotisations de Cohn-Bendit en pleine période du Congrès.

Je suis d’accord avec Hugues Bonneville sur le besoin d’un audit indépendant, couvrant les années 2009, 2010 et le premier semestre de 2011. Je pense que cet audit pourra être réalisé, pour un meilleur rapport prix/qualité/utilité, par les commissaires aux comptes d’EELV, dans le cadre d’une mission élargie.

Les points de vue que j’exprime ci-dessus, reposent sur mon expérience professionnelle : j’ai dirigé des missions d’audit et d’investigations pendant 40 ans en France et en Afrique, et j’ai été pendant les huit dernières années de ma vie professionnelle, Directeur des normes professionnelles au Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, et représentant au Comité des normes d’audit de la Compagnie des Commissaires aux Comptes.

L’absence de réponse du Bureau exécutif à la lettre de Hugues Bonneville, est la preuve de son incapacité de à reconnaître et à apprendre des erreurs passées.


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