La justice chilienne valide un projet de barrages géants en Patagonie

Durée de lecture : 1 minute

7 avril 2012 / AFP




La Cour suprême du Chili a donné son feu vert mercredi 4 avril au projet de construction de cinq barrages hydroélectriques en Patagonie, levant le dernier obstacle judiciaire à ce programme controversé qui a provoqué l’an dernier d’importantes et violentes manifestations.

Déjà validé par une commission constituée d’autorités régionales en mai 2011, le chantier doit encore recevoir le feu vert du gouvernement. Le cas échéant, la construction ne devrait pas commencer avant 2014 et pourrait durer une dizaine d’années. Ces barrages visent à produire 2 750 mégawatts et augmenter de 20 % la capacité électrique du pays, qui connaît régulièrement des problèmes d’approvisionnement énergétique.

5 900 HECTARES INONDÉS

La Cour suprême avait été saisie par des opposants à HidroAysen, nom du projet, déjà déboutés en première instance et en appel l’année dernière. Porté par un consortium hispano-chilien, Endesa-Colbun, le méga-projet hydroélectrique avait généré en mai une forte mobilisation populaire, avec des manifestations émaillées de violences à Santiago et Coyhaique en Patagonie, à 1 300 km au sud de la capitale.

Pour ses défenseurs, dont le gouvernement, HidroAysen est vital pour l’indépendance énergétique du Chili. Aux yeux de ses détracteurs, il risque de défigurer un des derniers paysages vierges de la planète, une région de forêts, de lacs et glaciers attirant des touristes du monde entier. HidroAysen doit notamment inonder 5 900 hectares, virtuellement déserts.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre



Source : lemonde.fr

Ecouter aussi : Quel est le problème des barrages en Patagonie, au sud du Chili ?

23 mai 2020
« Laudato Si’ », un ferment de conversion écologique pour les chrétiens
Tribune
23 mai 2020
Une canicule sans précédent au printemps écrase l’est de la Méditerranée
Info
25 mai 2020
Pour éviter les pandémies, cessons l’élevage industriel
Tribune