La lutte contre l’éclairage nocturne progresse - lentement

Durée de lecture : 3 minutes

7 mars 2014 / Energie 2007



Le ministère de l’Écologie a dressé un premier bilan de la « nuit noire », un bon moyen d’économiser de l’énergie et de l’argent en éteignant les éclairages nocturnes.


- Communiqué du ministère :

Eteindre la nuit pour faire des économies : premier bilan sur la mise en œuvre de l’arrêté relatif aux éclairages nocturnes

Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie s’est entretenu avec Anne-Marie Ducroux, présidente de l’association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (ANPCEN), à l’occasion du bilan, à mi-année, de la mise en œuvre de l’arrêté relatif aux éclairages nocturnes des bâtiments non résidentiels.

Depuis le 1er juillet 2013, les bureaux, vitrines, façades et bâtiments doivent être éteints la nuit. Cette mesure doit permettre d’économiser l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, d’éviter l’émission de 250 000 tonnes de CO2 et de réaliser une économie de 200 millions d’euros.

L’année 2013 a été essentiellement consacrée à l’information et la sensibilisation des acteurs concernés (communes, entreprises, exploitants de commerces...). Cette nécessaire étape de pédagogie a porté ses fruits et la mesure est aujourd’hui globalement connue. Il convient désormais de veiller à ce que sa mise en œuvre soit renforcée.

Philippe Martin appelle donc à une nouvelle mobilisation des maires et de l’ensemble des services de l’État afin qu’ils continuent à se montrer exemplaires quant aux bâtiments placés sous leur responsabilité et qu’ils veillent au bon respect de ces dispositions par les autres acteurs.

L’excès d’éclairage artificiel est source de perturbations pour les écosystèmes (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, perturbation des migrations...) et la santé humaine. Il représente également un gaspillage énergétique considérable.

Les mesures mises en place pour limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie répondent à une réelle préoccupation : plus de 80 % des Français sont favorables à une extinction la nuit des bureaux inoccupés, des enseignes et publicités lumineuses et des vitrines des commerces [1].

Extinction : mode d’emploi

- Les éclairages intérieurs des locaux à usage professionnel (bureaux, ateliers, salles de classe, entrepôts...) doivent être éteints une heure après la fin de leur occupation,

- les éclairages des vitrines des magasins de commerce doivent être éteints au plus tard à 1h (ou une heure après la fin de leur occupation si elle intervient plus tardivement),

- les éclairages des façades des bâtiments non résidentiels doivent être éteints au plus tard à 1h.

Pour consulter le bilan détaillé et l’ensemble des informations réglementaires, rendez-vous sur le site Internet du ministère.


Note

(1) Étude MEDDE / TNS Sofres réalisée les 21 et 22 août 2012 par téléphone auprès d’un échantillon national de 980 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.


Complément d’info : Ce bilan du ministère de l’Ecologie est jugé très mitigé par des connaisseurs du sujet.





Source : Energie 2007

Photo : For wallpaper

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