« La plus grave nuisance du gaz de schiste : le gaspillage de l’espace »

Durée de lecture : 17 minutes

12 janvier 2013 / Anthony Ingraffea et Ellen Cantarow

Anthony Ingraffea est un des scientifiques qui ont montré pourquoi l’exploitation du gaz de schiste nuisait gravement à l’environnement. Dans cette interview, il explique les techniques de fracturation et les dégâts qu’elle génèrent.


Adaptation française par stopgazdeschiste.org d’un article d’Ellen Cantarow publié en anglais sur EcoWatch.org

Quand j’ai interviewé le Dr Anthony Ingraffea Professeur de génie, chargé de l’enseignement à l’Université Cornell et président de la société « Médecins, scientifiques et ingénieurs pour une énergie saine », j’ai réalisé que ses explications étaient peut-être les plus claires et les plus instructives de tout ce que j’avais déjà entendu sur le fracking (fracturation hydraulique).

J’ai donc élargi l’entrevue initiale pour inclure les réflexions d’Ingraffea sur son cheminement ayant mené un initié de l’industrie à un farouche adversaire du fracking, avec ses descriptions d’une nature fascinante avec ses formations schisteuses vieilles de 400 millions d’années ainsi que, précisément, ce que font les industriels lorsqu’ils perturbent ces créations de la nature.

Ingraffea est peut-être plus connu comme co-auteur d’une étude de l’Université Cornell de 2011 qui a établi le bilan de gaz à effet de serre de l’exploitation du gaz de schiste comme étant supérieur à celui de tout autre combustible fossile comme le charbon.

Le chercheur principal de cette étude sur l’effet de serre produit par l’exploitation du méthane issu des formations « schisteuses », souvent appelé « L’étude de Cornell », est Robert Howarth, professeur d’écologie et de microbiologie. La troisième co-auteure est l’assistante de recherche Renée Santoro.

Ingraffea a été chercheur principal dans des projets de recherche et de développement allant de la National Science Foundation, la NASA à travers Schlumberger, l’Institut de Recherche sur le Gaz [3], les Laboratoires de recherche Nationaux Sandia [4], L’Association des Ingénieurs du Fer et de l’acier [5], General Dynamics, Boeing et Northrop Grumman Aerospace.

Après avoir été depuis si longtemps au service de l’industrie, il est devenu un adversaire redoutable pour toute personne qui ose s’opposer à lui dans un débat sur la fracturation hydraulique intensive. Voir une video d’une de ses conférences

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Pouvez-vous nous parler de votre carrière antérieure et comment vous en êtes arrivé à vos points de vue actuels ?

Au début avec un diplôme en génie de l’aérospatiale de Notre-Dame, et quelques années à la « Grumman Aerospace Corporation » je m’orientais vers une carrière d’astronaute. Les choses se passèrent différemment : la guerre du Vietnam, la première crise énergétique, je m’orientais finalement vers une carrière universitaire, et j’ai commencé à étudier la mécanique des roches en 1974 à l’Université du Colorado.

Ma thèse de doctorat portait sur la propagation des fissures dans la roche. Peu d’entre nous sont entrés dans ce domaine, mais avec cette première crise énergétique, c’était comparable au défi d’aller sur la lune : comment obtenir plus d’énergie [à partir de combustibles fossiles] dans la roche. J’ai commencé des recherches sur ce sujet pour la NSF [L’Institut National des Sciences] et le DOE [Ministère de l’Energie] en 1978, et ai commencé à recevoir des fonds de recherche ainsi que des conseils de l’industrie pétrolière et gazière en 1980.

Ce soutien de l’industrie a continué jusqu’en 2003, avec une grande partie en provenance de l’Institut de Recherche sur le Gaz [7] (maintenant appelé l’Institut Technologique du Gaz) et de Schlumberger [8].

Le travail avec Schlumberger mettait l’accent sur divers aspects de la fracturation hydraulique. Le seul contact que j’ai eu avec le développement du gaz de schiste était en 1983-1984. J’ai passé ma première année sabbatique au Laboratoire national Lawrence Livermore à travailler sur ce qui s’appelait alors au ministère de l’Énergie le « Projet du schiste dévonien de l’Est ».

Nous avons utilisé la simulation informatique pour essayer de comprendre la rupture du schiste déjà fracturé. [Le schiste a déjà des fractures naturelles : voir les commentaires d’Ingraffea ci-dessous] Mais il s’est avéré être une impasse, personne ne savait comment le faire, ça ressemblait à un problème insoluble.

LA NAISSANCE DE FRANKENSTEIN

Les fractures dans le schiste sont apparues naturellement, il y a des millions d’années. Et ce réseau de fractures naturelles est essentiel pour le « fracking ». Si la roche n’avait pas été fracturée par la nature, l’homme ne pourrait pas la fracturer et la re-fracturer efficacement.

Mais puisqu’elle est déjà naturellement fracturée, il n’y a aucun moyen humain de savoir où le fluide de fracturation ira. En mathématiques ce qu’on appelle le « chaos non linéaire » s’applique ici, c’est-à-dire que le moindre changement au départ engendre un énorme changement dans les résultats.

Ce n’est qu’en 2007 ou 2008 que j’ai appris qu’on avait découvert le moyen de le faire. J’ai été atterré par la solution mise en œuvre qui était le développement à grande échelle de la fracturation hydraulique dans une multitude de puits avec de longs forages latéraux. C’était comme si j’avais travaillé sur quelque chose toute ma vie et que quelqu’un vienne et le transforme en Frankenstein.

Pourriez-vous expliquer ce que sont ces forages latéraux ?

Le forage latéral est la partie qui serpente à travers la couche de schiste quelle que soit la direction que prenne celui-ci.

Et le liquide de fracturation (slickwater) ?

Slickwater, c’est le nom donné au fluide de fracturation. Il a été mélangé avec un lubrifiant car contrairement à ce que vous pourriez penser, l’eau n’est pas suffisamment « glissante » ou visqueuse pour faire le travail.

Pourrions-nous revenir sur le fracking ? Y a-t-il un seul puits ?

Oui. Dans ce qu’on appelle la fracturation conventionnelle pour le gaz naturel classique, il n’y a qu’un seul puits par bloc. C’est parce que l’on espère atteindre un grand volume avec une forte concentration de gaz, comme une bulle piégée si vous voulez. Or ce n’est pas le cas dans le cas des gisements non conventionnels, où le gaz est éparpillé, non concentré, donc on a besoin de percer un peu partout avec de nombreux forages par puits et de nombreux puits par bloc.

Qu’est-ce qu’un « pad » ? Est-ce du ciment ?

[rires] Non, on fait simplement référence à une zone. Le « pad » est la zone que l’opérateur utilise, celle nécessitée pour mener l’ensemble des opérations de forage et de fracturation, de stockage, pour l’eau douce ainsi que pour la rétention des eaux usées. Si vous regardez les photographies aériennes, tout ce que vous voyez - toutes les plates-formes de forage, de camions etc. - ce sont des « pads ».

Et bien sûr ce système qui requiert la multiplication des puits, signifie le développement de beaucoup de puits dans la région, et l’agencement des « pads » les uns à côté des autres, c’est ce que l’on peut constater lorsqu’on survole la région. Il y aura un « pad » à un mile (1,5 kilomètre) au nord, un autre à un mile au sud, encore un à un mile à l’est, et un autre à un mile à l’ouest (…/…)

Le développement moderne avec l’exploitation du gaz de schiste est, à mon avis, l’inverse de ce que la nature a fait au cours des 400 derniers millions d’années. Avec le développement de l’exploitation du gaz de schiste, nous libérons le carbone que la nature a stocké pendant tout ce temps. 400 millions d’années ont été nécessaires à la nature pour le stockage souterrain du carbone et de l’eau dans les océans.

Et maintenant, les humains débarquent et veulent libérer le carbone et le font en prenant l’eau douce à la surface de la terre et en la séquestrant sous terre. Et nous l’obtenons par l’injection par pompage de l’eau vers le bas. Et ceci au moment même dans l’existence de l’humanité où le réchauffement climatique provoqué par l’émission excessive de dioxyde de carbone et de méthane et où la pénurie d’eau sont des problèmes mondiaux ! Pour moi, c’est « Frankenstein », diabolique, un processus mortel.

Que pensez-vous qui soit le plus dangereux dans la fracturation hydraulique ?

Le problème n’est pas le « fracking » en tant que tel. L’industrie pétrolière et gazière a fait du foin autour du mot « fracking » (fracturation hydraulique) pour tenter de noyer le problème. Ils disent : « nous avons fait cela pendant 60 ans et il n’y a jamais eu de cas [problème] documenté … »

Le ["Fracking"] correspond à une période de temps relativement brève dans le cycle de vie de cette gigantesque industrie lorsque l’eau mélangée à des produits chimiques et du sable est injectée dans les puits de forage et le schiste est à nouveau fracturé. C’est finalement quelque chose de très, très éloigné de ce qui se passe.

Il faut des mois, voire des années pour complètement développer et exploiter un « pad » de gaz de schiste moderne. Cela pourrait prendre des mois pour traiter et transporter le méthane sur le marché. Le processus de fracturation lui ne prend que quelques heures par puits.

Les gens qui sont contre la fracturation hydraulique ne pensent pas à tout ce qui se passe avant et après. C’est pourtant beaucoup plus risqué pour la santé humaine et l’environnement. Le plus grand risque pour l’eau, c’est quand les produits chimiques de fracturation sont stockés à la surface puis injectés par pompage vers le bas pour la fracturation, puis lorsque ceux-ci ainsi que les substances nocives qui avaient été séquestrées dans la roche retournent à la surface après la fracturation dans ce qui est appelé effluent de forage.

L’opération de « fracking » en tant que tel présente des risques limités pour la qualité de l’air, mais les polluants issus des gaz d’échappement des moteurs diesel et les émissions de méthane associées aux processus d’excavation, de forage, la déshumidification, la compression, le traitement et le transport du gaz par pipeline présentent de graves problèmes pour la qualité de l’air et le réchauffement climatique.

L’élément le plus important de l’exploitation des gaz de schiste qui semble tout simplement ne pas être compris par beaucoup est son intensité spatiale. Il s’agit d’une forme extrême de l’exploitation des combustibles fossiles en raison du nombre très élevé de puits très profonds, de la longueur totale verticale et latérale des forages et du volume du fluide de fracturation requis pour parvenir à une exploitation significative de ces formation schisteuses !

VASTATION DES PAYSAGES, AIR EMPOISONNÉ

Alors quelle est selon moi la plus grande menace pour les humains liée à l’exploitation des gisements non conventionnels de gaz naturel à partir des formations schisteuses à travers le monde ? Et si je voulais être plus précis en tant qu’ingénieur, à proprement parler, quelle est la plus grande menace que constituent ces champs d’exploitation percés par une multitude de forages, à l’aide de gros volumes de fracturations hydrauliques et de longs forages latéraux ?

Finalement c’est ça le problème. C’est parce que cette activité hautement industrielle occupe beaucoup d’espace, une activité qui implique bien plus que forer-le-puits-fracturer-le-puits-connecter-le-pipeline-et-on-s-en-va, une activité qui nécessite bien plus de terrains à défricher, beaucoup de forêts et de champs à dévaster.

Il y a la nécessité de construire des milliers de kilomètres de pipelines qui engendre à nouveau la destruction de forêts et de champs. Il y a également la nécessité de construire de nombreuses stations de compression, ces installations industrielles qui compriment le gaz pour leur transport par gazoducs et qui brûlent d’énormes quantités de diesel. Elles sont très bruyantes et émettent du CO2 dans l’atmosphère.

Puis, il y a la construction de fosses à déchets et bassins d’eau douce qui là encore nécessitent de gros travaux de génie impactant, du matériel de construction lourd, engendre des émanations gazeuses produites par les déchets dans les bassins de rétention ainsi qu’énormément de circulation de poids lourds, ce qui entraîne à nouveau la combustion de grandes quantités de diesel, l’augmentation des dégâts sur les routes et les ponts ainsi qu’un risque accru pour la circulation au milieu de ce trafic de poids lourds.

UNE INDUSTRIE SANS FRONTIÈRES

Pour à peu près toutes les autres industries qu’on puisse imaginer, comme de fabriquer de la peinture, des grille-pains ou des automobiles, ces formes traditionnelles de l’industrie sont implantées dans des zones industrielles, à l’intérieur de bâtiment, séparés des maisons d’habitation, des fermes et des écoles.

Nous avons été suffisamment sages grâce à notre manière de nous civiliser pour nous rendre compte que l’industrie lourde doit être confinée dans des espaces clos. Et voilà qu’à l’inverse le secteur pétrolier et gazier nous informe que nos maisons, nos écoles, nos hôpitaux, même s’ils sont implantés dans des zones résidentielles, doivent devenir partie intégrante de leur industrie !

Dans la plupart des états, les lois sur le pétrole et le gaz supplantent les règlements d’urbanisme. Elles permettent aux industries du pétrole et du gaz d’établir leur prochaine industrie à l’endroit où nous vivons. Nous sommes invités à vivre à l’intérieur de leurs espaces. Ils nous imposent l’obligation d’implanter nos foyers, hôpitaux et les écoles à l’intérieur de leur espace industriel.

Quand et comment avez-vous commencé à informer les gens à propos de la menace de cette industrie ?

Deux choses se sont produites. Il y a quatre ans, lorsque le business du gaz de schiste a touché New York, j’ai pris conscience des publicités à la radio, à la télévision, dans les journaux, des articles écrits dans les journaux, les éditoriaux, qu’il s’agisse de grands journaux comme le New York Times ou des journaux locaux. Et ce que j’y lisais était étonnamment imprécis. Quand ce n’était inexact, hors sujet ou incomplet. Ma première réaction d’ingénieur a donc été, ils ne disent pas toute la vérité, les points essentiels ne sont pas abordés.

J’ai été invité par certains de mes copains de pêche – au passage les pêcheurs ont un intérêt direct pour l’eau non polluée - ils m’ont demandé de donner une conférence à la section locale de la société de pêche [9]. C’est comme ça que j’ai commencé mes conférences publiques.

Et c’est ce qui m’a fait me plonger plus profondément dans la littérature de l’époque, la littérature technique sur le pétrole et l’ingénierie, et c’est ainsi que j’ai commencé à comprendre ce qu’est l’exploitation du gaz de schiste.

Alors, pourriez-vous nous parler des principaux domaines où vous pensez que se trouve le danger ?

Les puits (d’eau) ont été contaminés à un rythme significatif. L’industrie disait : « Quand on fore des puits, certains puits fuient, mais cela arrive rarement. » J’oppose à cela : « ça se passait rarement, maintenant ça arrive plus fréquemment ».

Il y a la menace mondiale du réchauffement climatique, il y a la menace locale de la contamination des ressources en eau, et il y a la menace régionale de la contamination de l’air ainsi que des eaux de surface et souterraines, tout ceci étant exacerbé par l’intensité de l’occupation spatiale de cette industrie extractive.

Parce que vous avez une multiplication des zones de forage, l’exploitation industrielle ayant recours à des moteurs diesel fonctionnant pendant de longues périodes dans de vastes régions engendre le brouillard et la création d’ozone au niveau régional.

Il y a des problèmes de qualité d’air en raison de la nature même de l’exploitation des gaz de schiste. On rencontre également des problèmes de qualité de l’eau au niveau régional en raison d’accidents ou de rejets intentionnels de déchets dans les eaux de surface.

Les gens ont besoin de respirer de l’air. Les gens ont besoin de boire de l’eau. Les gens ont besoin de vivre dans un climat acceptable, lequel devrait être stable. Ceci nécessite deux choses. Voir la communauté où vous vouliez vivre et où vous avez vécu toute votre vie prendre votre relève, et l’environnement, l’eau, l’air, le climat, la flore, la faune, tout ça est menacé. Ces deux menaces se trouvent sur le spectre de santé par rapport à la richesse. C’est la santé du plus grand nombre face à la richesse de quelques-uns.

Alors, êtes-vous pour l’interdiction de cette industrie ?

Ma position est la suivante. Lorsque l’exploitation du gaz de schiste n’a pas encore eu lieu, il faut l’interdire. C’est tout. Là où elle a déjà démarré, adopter de stricts règlements, examiner la conformité avec ténacité, appliquer des règles intransigeantes et lorsqu’elles ne sont pas appliquées infliger des amendes qui signifient vraiment quelque chose. Les Dix Commandements sont « règlements », mais les mots seuls ne nous mènent pas très loin.

LA TRANSITION VERS L’ÉNERGIE DURABLE

Enfin, là où tout autre combustible fossile est en cours d’exploitation, ralentir sa production et son utilisation aussi rapidement que possible, en tenant compte de toutes les facettes de ce problème fort complexe. Vous ne pouvez pas interrompre l’utilisation de combustibles fossiles aujourd’hui et vous tourner vers les énergies renouvelables demain.

Mais nous devons commencer à réduire l’utilisation de combustibles fossiles dès aujourd’hui et accélérer l’utilisation de carburants renouvelables. Et c’est là que les complications arrivent, celles de la politique, de l’économie et de la sociologie.

L’exploitation du gaz de schiste n’a pas encore commencé dans votre propre État, celui de New York. Le mouvement dans l’État de New York a réussi à éviter ça pour une longue période. Quelle est la prochaine étape ?

Un commentaire sur les règlements de l’administration environnementale [État de New York]. L’administration environnementale aurait du passer les trois dernières années de moratoire sur les gaz de schiste à faire les bonnes choses : pas de politique adoptée tant que de rigoureuses études scientifiques sur l’environnement, la santé humaine et les impacts économiques n’auront été effectuées et validées.

À mon avis, l’administration environnementale n’a pas effectué d’études scientifiques rigoureuses sur l’environnement, la santé humaine et les impacts économiques. Elle aurait du passer les deux dernières années à faire l’évaluation des impacts là où l’exploitation de ces gaz de schiste a déjà lieu, formant ainsi une base d’information pour la validation.

Ils ne l’ont pas fait. Au lieu de cela, ils ont déjà proposé des règlements, ce qui aurait dû être la dernière chose à faire si et seulement si les études avaient été effectuées et validées. Je comprends que la démocratie est compliquée, mais la partie désordonnée ne devrait concerner que la politique, pas la partie scientifique.

Propos recueillis par Ellen Cantarow

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Notes

[1] Physicians, Scientists and Engineers for Healthy Energy, Inc.

[2] Methane and the Greenhouse-Gas Footprint of Natural Gas from Shale Formations

[3] Gas Research Institute

[4] Sandia National Laboratories

[5] Association of Iron and Steel Engineers

[6] the Society of Women Engineers

[7] Gas Research Institute

[8] Schlumberger

[9] Trout Unlimited



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Source et photos : Stop Gaz de schiste ! (Rhône-Alpes Nord)

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