La police de plus en plus violente durant les manifestations
Durée de lecture : 1 minute
Les intimidations et les brutalités pratiquées par les forces de police envers les personnes se multiplient de façon alarmante lors des manifestations.
Ainsi, le jeudi 19 mars, à Toulouse, le fils d’un camarade a été grièvement blessé par un tir de flash-ball. A Paris, des agents tentent d’intimider une camarade en tête du cortège SNCS en la menaçant de garde à vue et d’amende à cause « des propos injurieux à l’encontre du Président de la République » tenus dans la manifestation.
Le jeudi 26 mars, une de nos camarades a été violemment brutalisée par des policiers en civil devant le CNRS au moment où des personnels venaient soutenir les occupants du siège.
Le vendredi 27 mars, à Orléans, un étudiant participant à l’occupation du rectorat a été blessé par des policiers, puis arrêté et menotté, lors de l’évacuation. Il est cité à comparaître devant le tribunal le 9 septembre pour « rébellion ».
Des faits similaires se produisent de plus en plus souvent dans des lieux publics (gares, parcours de manifestation...) et dans les établissements d’enseignement (du primaire à l’université). Ces pratiques sont inadmissibles dans une société démocratique. Elles remettent en cause le droit de manifestation dans notre pays.
Le SNCS-FSU appelle les syndiqués à participer aux comités de soutien des personnes brutalisées par les forces de police, à faire circuler des pétitions de soutien, à envoyer des lettres aux élus.
Il demande au Gouvernement le respect des citoyens dans leur droit à manifester.