Lalonde : « Il n’est pas exclu que l’on demande aux riches de moins consommer »
Le Sommet de Rio en 2012 pourrait « s’adresser pour la première fois aux riches pour les inciter par exemple à moins consommer », selon Brice Lalonde
RIO DE JANEIRO - Rio+20, la Conférence de l’ONU sur le développement durable, sera un énorme rendez-vous planétaire pour se demander quel avenir nous voulons, a déclaré jeudi à Rio le Coordinateur des Nations unies pour le développement durable et Rio+20, Brice Lalonde.
Au lieu de dépeindre l’avenir sous une vision d’apocalypse, cette conférence sera l’occasion de se demander quel avenir nous voulons et ce que l’on doit faire, a déclaré à l’AFP M. Lalonde, en visite au Brésil pour rencontrer des représentants des autorités gouvernementales, de la société civile et de l’ONU.
Prévue du 4 au 6 juin 2012, Rio+20, organisée vingt ans après le sommet de la Terre de Rio, devrait être l’occasion d’un ambitieux et vaste bilan de l’état de la planète : croissance, sécurité alimentaire, accès à l’eau, mode de vie, énergie, biodiversité, climat.
En 1992 à Rio, 180 pays s’étaient engagés solennellement sur la voie du développement durable. Rio a aussi donné naissance à une série d’accords multilatéraux sur l’environnement et posé les bases des négociations internationales sur la lutte contre le changement climatique.
Quand on sait qu’en 2050, il y aura dix milliards d’habitants sur la planète et que la majorité aura moins de 30 ans, il ne suffit pas seulement de mobiliser les 193 pays qui se bousculent pour défendre leurs intérêts (...) mais tous les peuples et notamment les jeunes, a souligné l’écologiste français.
C’est leur monde qui se prépare maintenant et c’est à eux de se mobiliser, a-t-il ajouté.
Selon lui il va falloir qu’on invente de nouvelles politiques avec plus de solidarité et d’intérêts communs qui nous permettent de sortir de cette difficulté où l’économie ne croît que si elle détruit.
Il n’est pas exclu que l’on s’adresse pour la première fois aux riches pour les inciter par exemple à moins consommer, a souligné M. Lalonde.
Il a souhaité que le Brésil ait un rôle déterminant à la conférence.
Nous avons besoin d’un plus grand leadership du Brésil parce que le leadership traditionnel a disparu, a estimé le Coordinateur exécutif de Rio+20.
(©AFP / 18 août 2011 22h24)