Lancement de la campagne Stop Paying / Ne payons plus leur crise
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Les désobéissants appuient la démarche initiée par des indignés et visant à rendre possible une désobéissance civile massive à la dette et aux charges imposées aux peuples d’Europe par les marchés financiers.
Cette campagne, « Stop paying », vise à réunir les conditions pour déclencher la plus vaste campagne de désobéissance civile jamais vue en Europe :
une pétition est lancée, qui vise à réunir trois millions de personnes s’engageant à cesser de payer (leurs mensualités de crédits, leurs impôts illégitimes, leur électricité, les transports en commun, etc.) dès lors que le chiffre de 3 millions, justement, aura été atteint.
Le 13 avril, des rassemblements se tiendront dans plusieurs dizaines de villes, en parallèle de la manifestation d’occupation et de semailles de la Zone à défendre de Notre-Dame des Landes. Ces rassemblements visent à discuter des modalités de cette campagne, et à lui donner une visibilité importante.
Choisissez votre rassemblement (23 villes à ce jour) :
Bordeaux : 14h place de la Bourse
Chambéry : 14h place du 8 mai 1945
Clermont-Ferrand : 14h Place de Jaude
Gap : 13h Place Jean Marcelin
La Réunion : 17h Saint-Denis Préfecture
Lille : 14h lieu inconnu
Lyon : 14h Place Bellecour
Marseille : 14h Vieux Port
Metz :14h Place de la République
Mont-de-Marsan : 14h lieu inconnu
Montpellier : 14h Place de la Comédie
Nice : 14h Place Masséna
Nîmes : 14h Maison Carré
Paris : 14h Place de la Bourse
Perpignan : 14h, Castillet, place de la Victoire
Poitiers : https://www.facebook.com/events/309440485851159/
Reims : 14h Place Drouet D’Erlon
Rennes : 14h Place de la Mairie
Rodez : 14h Place d’Armes
Sables d’Olonne : 14h la Grande Plage, au niveau de l’horloge
St-Etienne : 14h Place Jean Jaurès
Toulouse : 14h Place du Capitole
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Extraits du texte d’appel de la campagne Stop Paying :
Nous ne voulons plus payer ces dettes odieuses [concept de droit international qui renvoie à leur caractère illégitime - note des Désobéissants] privées et publiques qui nous asservissent, provoquent des destructions écologiques, laminent les principes démocratiques et les droits sociaux, entretiennent les communautarismes, alimentent les conflits militaires et conduisent aux guerres civiles.
Nous ne voulons plus payer ni la corruption des États ni le totalitarisme des marchés boursiers qui répondent à la contestation par la coercition, avec des politiques dites sécuritaires (en réalité de surveillance et de répression policières) et appuyées par des discours de plus en plus déshumanisants, ouvertement xénophobes (...)
Nous refusons de payer pour l’accès aux biens communs et aux services publics élémentaires (logement, éducation, santé, communications, culture, transports, eau, chauffage, électricité, etc.).
Nous refusons de payer pour des politiques de grands projets inutiles qui démantèlent les droits sociaux gagnés grâce aux luttes menées par nos aînés.
(...) Nos situations sont différentes, nos raisons de ne plus payer le sont également : certains s’engageront à ne pas payer les transports, d’autres les frais de santé, d’autres les crédits, d’autres les loyers, d’autres un peu tout cela à la fois… avec le soutien de tous ici, et avec le réseau de ceux qui refusent de payer l’inacceptable.
Nous voulons bâtir avec nos propres moyens une société répondant à nos aspirations légitimes, contre les gouvernements à la botte du commerce international. Dès maintenant nous construisons des solidarités concrètes, nous ré-inventons, découvrons et renforçons des modes d’échanges équitables et horizontaux.
(...)