Le Cauchemar pavillonnaire

Durée de lecture : 1 minute

13 mai 2012 / par gjfghjgfg




Les zones pavillonnaires, affublées à l’occasion du joli nom de
lotissement, envahissent inexorablement les abords des villes
et des villages, selon un modèle administratif et économique
qui, indifféremment du lieu, se reproduit à l’identique. Elles
incarnent un idéal et un mode de vie fondés sur l’aliénation
désirée. L’obsession de l’hygiène et de la sécurité, le culte de la
marchandise et de la propriété privée ont remplacé les
solidarités et la culture de résistance des classes populaires.

L’expérience de la relation à autrui se réduit au désir
mimétique de posséder les mêmes signes de la réussite
individuelle. Cet univers, parfaitement structuré, enferme
l’imaginaire dans un espace étriqué, accentue le repli sur soi et
appauvrit la vie sociale. L’espace, quadrillé, découpé en plans
de circulation, repose sur une logique de flux. La notion de
« ville » –et bientôt de « campagne »– s’efface.

Désormais réduites à leur centre historique, les villes sont cernées par des
zones spécialisées : industrielles, commerciales, résidentielles,
vertes, de loisir... Les enjeux de pouvoir se sont toujours
traduits dans l’organisation de l’espace social. Tout système
politique peut être analysé au travers de son architecture. Ce
livre permet de comprendre celui dans lequel nous vivons.

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Le cauchemar pavillonnaire, Jean-Luc Debry, éd. L’Echappée.






Source : L’Echappée

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