Le Comité invisible : « Plutôt que les élections, la destitution »

Durée de lecture : 1 minute

9 mai 2017

  • Présentation du livre par son éditeur :

Maintenant est un texte d’intervention. Il peut se lire comme un chapitre supplémentaire d’À nos amis, commandé au Comité invisible par une actualité écartelée entre attentats, rhétorique antiterroriste, mouvement contre la loi « travaille ! », répression féroce, fin de la sociale-démocratie et rumeurs de « guerre civile ».

Maintenant vient à la suite d’un mouvement qui a vérifié l’essentiel des conjectures du Comité invisible — détestation sans appel de la police, expérience et lassitude des AG, centralité du blocage, retour du thème de la Commune, dépassement de l’opposition entre radicaux et citoyens, refus de se laisser gouverner, etc. —, et au début d’une année dont l’enjeu sera, pour le pouvoir, de faire rentrer dans le cadre délabré de la politique classique, au prétexte d’une campagne présidentielle, tout ce qui, d’ores et déjà, la déborde, lui échappe et ne veut plus entendre parler d’elle.

Maintenant propose une bifurcation, esquisse un autre chemin que l’étouffoir prescrit, avance une autre hypothèse que celle des élections : celle de la destitution. Une hypothèse où il est question de prise sur le monde et non de prise de pouvoir, de nouvelles formes de vie et non de nouvelle Constitution, de désertion et de silence plutôt que de proclamations et de fracas. Où il est question d’un communisme inouï, aussi — un communisme plus fort que la métropole.



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