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Le Medef finit par accepter la conclusion du débat sur la transition énergétique

Après un refus matinal, le patronat s’est finalement rallié à la synthèse du débat sur la transition énergétique.


Un coup oui, un coup non. Et finalement, ce sera oui. Après huit mois de négociations, le débat sur la transition énergétique a abouti à un accord. Le patronat français s’est finalement rallié jeudi 18 juillet à la synthèse des négociations, après avoir critiqué plus tôt dans la journée certaines propositions « utopiques » de ce texte qui doit alimenter une loi de programmation à la rentrée.

« A ce stade, sauf changement majeur, le Medef n’envisage pas d’endosser en tant que tel ce document ». Ainsi parlait le directeur général du Medef, Michel Guilbaud, jeudi matin. Un coup de pression ? Toujours est-il que quelques heures plus tard, le même Michel Guilbaud tenait un tout autre discours. « Il y a eu une vraie évolution dans la journée, initialement ce document nous ne pouvions pas l’endosser », a-t-il reconnu, avant de conclure : « Il constitue un document de synthèse que nous acceptons et qui va permettre au gouvernement de travailler dans la concertation ».

Si le patronat a finalement décidé de s’engager, c’est parce que des modifications à la marge ont été apportées au texte final. Le titre est notamment passé à la demande du Medef de « recommandations » à « synthèse ». Suffisant pour dire oui. Plusieurs ONG comme France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot (FNH) ont fait part de leur satisfaction sur les dizaines de propositions formulées par le texte final. « Après le petit coup de bluff, on est enfin revenus au fond, et donc nous sommes plutôt satisfaits, c’est la victoire des idées de la transition, du changement de modèle (énergétique) », a dit Matthieu Orphelin, porte-parole de la FNH.

Le document sur lequel se sont mis d’accord les différents acteurs du débat contient quinze chapitres, qui déclinent des dizaines de propositions, consensuelles ou non, pour engager la France vers une économie plus sobre en carbone et un mix énergétique plus diversifié. Certaines restent vagues sur plusieurs sujets épineux, notamment la façon dont la France parviendra à concrétiser la promesse de François Hollande de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025. Le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, a en tout cas assuré qu’il défendrait « bec et ongles » ce texte lors de la préparation du projet de loi sur la transition énergétique, attendu à l’automne et qui devrait être débattu début 2014 à l’Assemblée nationale.


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