Le Siècle tremble devant quatre citoyens... et envoie des dizaines de CRS !

Durée de lecture : 17 minutes

2 juillet 2011 / Pepito

Le Siècle se réunit le quatrième mercredi de chaque mois, et non le dernier mercredi... Si bien que seuls quatre courageux citoyens sont venus affirmer le 22 juin que : « L’oligarchie, ça suffit ». La police est intervenue en force...


(...)

Nous étions donc face à l’Automobile Club de France avec quatre de mes amis. Il n’y avait pas plus de monde, que ce soit en terme de manifestants qu’en terme d’effectifs policiers. En effet, il faut préciser que d’habitude, la Préfecture de Police mobilise à peu près un fourgon de Gardes Républicains par manifestant, le tout bien évidemment aux frais du contribuable, afin d’encadrer et « sécuriser » une réunion privée d’un club secret. Par définition, cet événement privé n’a donc absolument aucun caractère officiel justifiant de tels déploiements de moyens, ni de telles dépenses du denier public.

Une absence totale de mobilisation

Quatre manifestants au total, nous, et aucun policier, ou presque. Nous nous sommes posés beaucoup de questions en arrivant, nous nous sommes demandés si la réunion de ce mois-ci n’avait pas été annulée ou déplacée aux vues de l’absence totale d’un dispositif de sécurité tel que nous avions l’habitude de le voir. Nous nous sommes vite rendus compte qu’il n’en était rien, dès lors que nous avons vu les premiers convives arriver sur les lieux. Alors pourquoi une telle absence ? Simple ! Il est colporté partout sur la toile que le Club du Siècle se retrouver chaque « dernier » mercredi de chaque mois. Or, en réalité, il s’agit de chaque quatrième mercredi de chaque mois. Le mois de Juin en comporte cinq.

Après vérification, il s’avère que des événements étaient prévus pour la réunion du Siècle en Juin. Des rassemblements étaient bien planifiés, mais le 29, soit le dernier mercredi du mois de Juin, et non le quatrième, le 22, ce jour fatidique ou le destin a frappé, et c’est le cas de le dire ! Ceci explique aussi pourquoi aucune force policière n’était présente, aucune manifestation n’étant ouvertement programmée sur Internet. A ce sujet, je tiens à rappeler à tous ceux qui se mobilisent contre le Siècle, vous qui comme nous militez pour une information juste et entière, je tiens à vous rappeler à tous, si l’on tiens à être en accord avec son propre combat, qu’il est important de se renseigner correctement, de confronter, vérifier, et valider les informations collectées…

Une réaction démesurée

Postés à proximité de l’Automobile Club, juste à côté de l’entrée, nous avons vu un homme téléphoner en nous regardant. 10 minutes plus tard, deux policiers en civil sont apparus, continuant à nous regarder talkie-walkie à la main. Cinq minutes après, un bus de CRS « spécial manifestants » est arrivé. Nous l’avons contemplé passer pour aller se garer à l’écart de la Place de la Concorde. Ce sont ensuite cinq fourgons remplis de Gardes Républicains qui sont arrivées pour se stationner dans la rue Royale à proximité de notre lieu de « rassemblement ».

Nous avons décidé de bouger pour nous poster en face. L’un d’entre nous est parti se mettre un peu à l’écart pour filmer les convives qui commençaient à arriver à pieds, en taxi ou en métro. Nous n’étions plus que trois, deux amis, un homme et une femme, et moi-même. Nous les appellerons par des pseudonymes afin de respecter leur anonymat : Carla et Nicolas. Nicolas a décidé de sortir une pancarte faite maison, un bout de carton sur lequel était inscrit au marqueur : « L’oligarchie, ça suffit ! ». Il a brandi son panneau face aux invités du diner qui arrivaient en masse, à l’homme qui téléphonait en nous regardant, ainsi qu’aux deux policiers en civil qui venaient de le rejoindre. Cela a eu pour effet d’attirer l’attention des passants qui regardaient d’un oeil intrigué « cet original » brandissant son panneau. Les deux policiers en civil se sont immédiatement dirigés vers nous pour nous demander poliment de nous disperser, tout en nous rappelant la loi sur les rassemblements. Au delà de deux personnes, c’est un rassemblement illicite aux yeux de la loi. Bien évidemment, rassurez-vous, vous avez (encore) le droit de circuler en famille sans être inquiété… C’est la pancarte en carton a aggravé notre cas.

Nous avons discuté un moment avec les policiers, très charmants, à qui nous expliquions que nous comprenions, que nous respections leur travail, mais que nous étions ici car nous protestions contre cette réunion dangereuse pour l’intérêt général de citoyens comme nous. Une vieille dame est arrivée, qui savait pourquoi nous étions ici. Elle avait connaissance de l’existence du Club du Siècle, et elle a soutenu notre action auprès des gardiens de la paix. Face à leur insistance, nous pressant de ne plus rester sur le trottoir que nous « occupions » face au bâtiment, nous avons dit aux policiers que nous partions. Nicolas a alors demandé « si je vais seul sur le trottoir en face, seul sans ma pancarte, ça va alors ? » et il s’est écarté après leur réponse positive.

Nous nous sommes donc dispersés, Carla et moi-même sur le trottoir interdit, nous étions restés discuter avec la vieille dame, et Nicolas à l’écart, qui expliquait ce qu’était « l’oligarchie » aux passants curieux qui se demandaient ce qu’il se passait.

A trois c’est un rassemblement illicite, à moins, non

Ce n’est pas moi qui l’invente, c’est la loi. Nous sommes restés avec Carla discuter avec la petite dame deux à trois minutes, c’est alors que nous avons vu un groupe d’une quinzaine de CRS arriver sur nous nous sommant de nous disperser. Nous leur avons dit qu’on ne faisait rien de mal, que nous discutions présentement avec la dame tranquillement sur le trottoir, et que nous partions. Sans nous laisser le temps d’avancer de nous-même, ils se sont mis en demi cercle autour de nous et se sont mis à avancer tout en nous poussant. Nous avancions donc (pas d’autre choix) et obtempérions.

« Allez-allez ! Je vais vous faire mal ! »

C’est alors que Carla a reçu un coup de matraque sur l’épaule. Elle s’est mise à crier sur le responsable du coup : « Hey, pourquoi vous me tapez ? Il m’a fait mal là ! », ce à quoi l’homme a répondu « Allé allé ! Je vais vous faire mal, vous allez voir, je vais vous faire mal ! ». L’un de ses collègues m’a demandé de la tenir et de l’écarter ce que j’ai fait. Enfin disons que j’ai essayé. Ils continuaient d’avancer et de nous pousser, mais plus devant nous, sur le côté. Nous nous sommes ainsi retrouvé collés à des barrières de travaux pour finir totalement encerclé et bloqués. A ce moment là Carla n’a pu contenir sa colère et son énervement. Elle a craché sur l’épaule de l’homme qui la menaçait de lui faire mal, tandis que j’essayais de la retenir.

« C’est bon, on enlève »

Je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qu’il nous arrivait dès lors que j’ai entendu cette phrase prononcée par un agent de l’Etat derrière moi. Le CRS qui me faisait face m’a envoyé son poing en plein visage, poing dont je garde encore une trace à l’heure ou j’écris ce témoignage. Non suffisant, peut-être ai-je l’air dangereusement vif, fort et musclé, j’ai aussi eu droit à un grand coup de genou dans les parties. Tandis que les agents placés derrière moi me tiraient violemment par le sac à dos, ceux de devant m’ont poussé pour me retrouver ainsi plaqué à terre. Je ne me suis à aucun moment débattu. Ils m’ont « maitrisé » et relevé. J’ai alors vu Carla à terre avec trois ou quatre gardiens de la paix la maintenant à terre de tous leurs poids. Ils avaient posé leurs genoux sur elle pour la maintenir au sol le temps de lui passer les menottes. Elle hurlait de douleur, de rage et de peur.

Ils nous ont amené à l’écart, à l’entrée du parc qui fait face à l’ambassade des Etats-Unis, à proximité du lieu de notre interpellation. Après une fouille rapide, un fourgon est arrivée. Je pensais qu’elle allait nous conduire au poste, il n’en a rien été. Le véhicule s’est contenté de bloquer la circulation de l’avenue Gabriel Peri le temps qu’un bus arrive. Oui, un bus, ce même bus que nous avions vu arriver auparavant. Un véhicule immense pouvant contenir plusieurs dizaines de personnes, pour nous, rien que pour nous, Carla et moi. Nous avons été installés à l’intérieur et conduits au commissariat du 8e arrondissement.

« Vous savez ce que vous êtes dans la société ? »

« Vous n’êtes rien ! Qu’est ce que vous nous faites chier petites merdes, va ! ». Voici ce à quoi nous avons eu droit pendant le trajet. Fouille, suppression des supports vidéos et photo de mon téléphone mobile, et monologue agressif à notre encontre. Ce même homme qui tout à l’heure avait menacé de faire mal à Carla pendant l’interpellation nous tenait un discours des plus aberrants selon nous, en tout cas agressif. Nous comprenions son énervement, nous comprenions que le fait de mobiliser des forces de l’ordre pour un rassemblement illicite puisse énerver, mais nous ne comprenions pas une telle agressivité. Voilà pourquoi nous avons préféré finir par nous taire durant tout ce long trajet, à écouter le bras armé du gouvernement nous rappeler ce que nous étions aux yeux de la société et du pouvoir… Rien, des moins que rien, « des merdes » selon lui. Nous le savions bien, c’est justement ce pourquoi nous étions là

Au SAIP du 210 rue du Faubourg Saint-Honoré

Nous avons été reçu dans ce commissariat du 8e par des gardiens de la paix fort sympathiques, et surtout, visiblement très courageux. En effet, non contents de passer leurs journées ces temps-ci à auditionner de plus en plus de manifestants comme nous, ils doivent exercer leur fonction difficile dans des locaux délabrés, inadaptés, et équipés d’un mobilier et de matériel datant des années 70, usés et abimés.

Des ordres passés en direct

Pendant mon audition, l’agent des forces de l’ordre qui s’occupait de moi, quand je lui ai demandé si il ne trouvait pas tout ça disproportionné, m’a expliqué pourquoi une telle démonstration de force pour deux personnes. Il faut dissuader les passants de se mobiliser pour venir en aide aux personnes interpelées, et ceci dans le but d’éviter tout débordement. Lorsque je lui ai demandé si une telle violence était justifiée, cette même personne m’a expliqué que les CRS avaient deux modes d’action : « encadrement, protection » et « dispersion ». Ce soir là, ils étaient en mode « dispersion », tels que l’ordre leur en avait été donné en direct. Oui, en direct, et pour cause. L’homme dont je vous parlait en début d’article était visiblement un commissaire de Police, présent à l’Automobile Club ce soir là. D’après ce que l’on m’a dit au commissariat, ce serait l’homme au téléphone, dont je parlais au début de ce témoignage, qui aurait appelé les forces de Sécurité Républicaine et qui aurait leur aurait donné l’ordre de nous « disperser ».

Une audition aux parties « très indiscrètes »

Lors de l’audition, après les questions relatives à mon état civil, l’agent de police m’a indiqué qu’il allait passer maintenant aux « questions indiscrètes ». Les renseignements demandés étaient étrangement détaillés (de l’état civil à la situation familiale, passant par l’adresse, position exacte de l’appartement, montant du loyer, nom du propriétaire, jusqu’à l’emploi, avec le nom de l’employeur, l’adresse, le montant du salaire, etc etc). Comme au sujet des conditions de notre interpellation, j’ai demandé si tout cela n’était pas un peu disproportionné : d’accord avec moi, le gardien de la paix m’a indiqué que « c’est pour constituer une base de données, et calculer directement l’amende au plus juste et en direct en cas de condamnation ».

Je suis sorti du poste aux alentours de 23H, Carla est restée en garde à vue pour 24 heures du fait de « l’agression » qu’elle aurait commise à l’encontre du CRS qui l’avait brusquée pendant l’interpellation.

Outrage et agression envers un agent des forces de l’ordre

C’est le motif pour laquelle elle a été gardée. Mise en geôle après mon départ du poste, elle a été visitée par un avocat commis d’office à 4H du matin, puis conduite à sa demande à l’hôpital Dieu sur l’Île de la Cité afin de vérifier son état de santé et de constater ses blessures. Elle a été relâchée le lendemain, jeudi 23 juin 2011 aux alentours de 17H30, après une nuit blanche dans une cellule sale et sans confort, même minimum. A l’heure ou je vous écris, elle est convoquée ce jour pour une confrontation avec le garde républicain responsable du coup de matraque, et à l’origine de la plainte, l’inculpation, et la garde à vue pour outrage et agression. L’entretien devrait je pense normalement se passer et ne pas donner de suite ni de condamnation. En effet, quand bien même la parole de cet homme vaudrait plus que celle de Carla, nous avons ici toutes les preuves de sa bonne foi. Par ailleurs, elle n’a pas porté plainte pour les coups reçus et l’arrestation abusive dont nous avons été victime. Selon nous, les forces de l’ordre, quelles que soient leurs vocations, leurs motivations, leur état d’esprit lors d’interventions, ces femmes et ces hommes restent avant tout des gens comme vous et moi qui ne font que suivre les ordre qu’on leur donne, et que leur fonction oblige à suivre sans discuter.

Je n’ai pas pensé à le demander lors de la signature. Je n’y ai songé qu’après être sorti, je me suis dit qu’une copie du procès verbal aurait été intéressante à produire en annexe de ce témoignage. J’ai donc téléphoné hier au poste qui m’avait accueilli la veille, afin de leur demander si il m’était possible de récupérer une copie de ma déclaration. On m’a répondu « impossible, on ne peut rien sortir du dossier ». J’en ai profité aussi pour prendre des nouvelles de Carla. En effet, autant je n’avais été gardé que quelques heures, pour m’entendre au sujet de mon interpellation pour « réunion illicite sur la voie publique », Carla, elle, a été gardée là bas en pour 24 heures de garde à vue. Carla est finalement sortie du poste de police le lendemain vers 18H après une nuit blanche, exténuée et désabusée.

Vendredi 24 juin 2011, 17h30

17H30, Carla est juste sortie de la confrontation avec le Garde Républicain qui avait porté plainte pour « outrage et agression » à laquelle elle était convoquée ce jour là. Pendant une heure, elle a été reçue au poste ou elle avait effectué sa garde à vue, et elle a été entendue par la commissaire en charge du dossier. Quatre des CRS qui nous avaient arrêtés étaient présents. Ils ont tous portés plainte contre elle.

Le Garde Républicain agressé par son crachat a soutenu ne pas avoir utilisé de matraque, mais un « tonfa ». La personne en charge de l’audition a demandé de ne pas jouer sur les mot. Les trois autres représentants de la République ont soutenu la victime, et donc déposé eux aussi une plainte pour avoir reçu des résidus de l’arme ayant servi à l’agression : des postillons issus du dangereux projectile. Lorsque Carla tentait de prendre la parole pour se défendre, et malgré le fait qu’elle reconnaisse devant l’auditoire qu’elle avait effectivement insulté, « agressé » avec un crachat, mais ayant agi sous le coup de la colère et de l’énervement, elle se heurtait à la partie adverse qui soit minimisait, soit grossissait, en tout cas, niait en bloc. Pourtant, vous avez vu les images de notre interpellation comme nous. Eux, non. Lorsqu’il a été porté à leur connaissance que ces images existaient, l’ambiance a soudainement changé. A la question « avez-vous quelque chose à ajouter ? » plus personne n’a répondu. Fin de l’entretien, Carla sera prochainement convoquée devant un juge qui statuera sur cette effroyable affaire.

Conclusion

Pour conclure sur cette histoire, je ferais court. Outre le fait que notre groupe de quatre dangereux manifestants ait pu enfreindre le cadre légal sur les rassemblements, outre le fait que le respect d’un membre des Forces de l’Ordre ait pu être bafoué par une réaction impulsive de la part d’une personne poussée dans ses retranchements, il n’empêche que nos droits les plus fondamentaux ont été malmenés pour arriver à une tel résultat : Une situation totalement absurde et absolument démesurée. Mobiliser des inspecteurs de Police, un procureur, un avocat, des médecins, une commissaire pour mener l’entretien de Vendredi, prochainement un tribunal et un juge, personnellement, c’est tout simplement disproportionné, et surréaliste. Des moyens démesurés, des bleus partout sur le corps et une immense perte de temps, je pensais que mes impôts étaient utilisés à bon escient, et non pour casser ainsi des bien déjà vaines initiatives individuelles. Je tiens pour finir à rappeler que je ne fais pas ici le procès des Forces de l’Ordre et des Gardiens de la Paix. Nous avons croisés après l’interpellation et durant la garde à vue de Carla des personnes aussi atterrées que nous de cette affaire, mais pourtant obligées de faire leur travail. Ce que je dénonce ici, ce sont les conditions incroyables dans lesquelles se sont passées ces événements, ainsi que les abus de pouvoir dont nous avons été, et sommes encore à cet heure les victimes. Jusqu’à ce que Carla reçoive sa convocation au tribunal et que le jugement final soit délivré, cette histoire reste en suspend.

Article 13 des droits de l’homme et du citoyen 1789, préambule de notre Constitution : La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

La Démocratie n’existe plus en France que sur du papier. Il s’agit de ce petit papier qui nous donne la sensation tous les cinq ans de faire entendre notre voix au sujet de l’avenir de notre pays et de l’intérêt général, on appelle ça un « bulletin de vote ». Mais il y a bien longtemps que les décisions vitales ne se prennent plus dans les sphères démocratiques du pouvoir. Ces sphères ne servent plus qu’à légaliser ce qui est décidé en amont, hors de notre champ de vision et de compréhension. Ce pouvoir par le peuple pour le peuple n’existe plus que dans nos livres d’histoire. J’en vois certains sourire, pourtant c’est la triste réalité.

Bienvenue chez nous, bienvenue à tous en Oligarchie.



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Source avec video et photos : http://www.losai-france.com/sois-sa...

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