Le bio porte un humanisme

Durée de lecture : 1 minute

13 février 2018 / Frédéric Denhez

  • Présentation du livre par son éditeur :

Le bio, c’est bien, c’est moderne, c’est l’élixir qui change tout en vert, garant du goût et d’une bonne santé. Mais est-il équitable, durable, responsable ? Est-il solidaire, collaboratif ? Profite-t-il aux agriculteurs qui le produisent ? Respecte-t-il le sol, la biodiversité ? Pas forcément, et c’est là que le bât blesse !

Le bio s’est imposé et ne cesse aujourd’hui de se développer, malgré des prix plus élevés qu’en conventionnel. Cela dit, quand il s’industrialise, quand il vient d’ailleurs pour satisfaire la demande croissante, reste-il fidèle à lui-même ? Pas sûr. Le bio, ce n’est pas la carotte bio vendue sous film alimentaire par peur des contaminations ; ni l’aubergine bio d’Espagne qui pousse sous serre en hiver, cueillie par des Marocains surexploités ; ni la pomme de terre bio d’Ukraine cultivée sur des champs qui s’étendent à perte de vue... Car au-delà du simple label, le bio doit aussi porter des valeurs et une éthique. Une dignité. Un humanisme.

En définitive, le bio est ce que nous en ferons. Un simple label rassurant ou un idéal fédérateur. Attention, danger...


  • Le Bio. Au risque de se perdre, de Frédéric Denhez, préface de Périco Légasse éditions Buchet Chastel, février 2018, 128 p., 12 €.

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