Le compost en ville, c’est possible !

Durée de lecture : 5 minutes

29 novembre 2012 / Farre // Neo Planète




D’abord sceptique et plutôt réticent à l’idée d’avoir chez moi des
déchets en décomposition et des vers de terre, je me laisse convaincre
une fois avoir vu un copain en faire dans son immeuble... Quoi ?!!??
Ben
un compost pardi !!

QUELLE RÉVÉLATION ! Ca ne sent pas, ça ne moisit pas. Comment est-ce
possible ??
J’étudie la vie fascinante des "ingénieurs de la terre", dont la
biomasse serait la plus importante sur la Terre et découvre leur
pouvoir quasi magique qui transforme le déchet en compost riche et
fertile. Incroyable...

A ma grande SURPRISE, ON SE PREND D’AFFECTION POUR TOUTE CETTE
COLONIE
GROUILLANTE DE VERS, travailleurs et discrets, qui se nourrissent de
mes
déchets verts, allégent ma poubelle et me donnent du compost grâce
auquel je fais pousser des fraises sur mon balcon. Tout le monde est
content !

POUR DODO, LA PRÉSENCE DES VERS EST AUSSI NATURELLE que celle de
Yakamoz. Ils n’ont aucune appréhension à les regarder ou les toucher
et j’aime les entendre s’émerveiller de la rapidité de transformation
de leurs trognons de pomme en compost "qui sent bon la forêt !"

Les vers font maintenant partie de la famille, comme n’importe quel
animal domestique, les soucis de vaccination et changement de litière
en moins !

JE N’IMAGINE PAS DEVOIR À NOUVEAU JETER LES ÉPLUCHURES DANS LA
POUBELLE NORMALE, que je ne sors plus qu’une fois par semaine, cela dit
en passant !

En voici une présentation par Neo Planète :

...............................

Du compost en ville, c’est possible

FAIRE DU COMPOST DECHETS EN APPARTEMENT, C’ESTGOÛTANT, PAS
PRATIQUE, UTILE SEULEMENT SI ON JARDINE ? PAS SI SÛR… VOICI DE BONNES
RAISONS D’ACCUEILLIR DES VERS CHEZ VOUS.

Verre, plastique,
carton… A chacun sa poubelle. Quid des déchets organiques ? Ils
représentent jusqu’à 30 % du poids de notre poubelle, selon
l’ADEME. Collecter et traiter ces déchets représente une grosse
dépense énergétique et la production de beaucoup de gaz à effet de
serre.

Pourtant, il existe une solution simple et écolo pour diminuer
le poids de nos poubelles : le compost.
« Ça sent l’humus, comme lors d’une balade en forêt »,
réplique Marie-Eve Fermet quand on lui demande si le compost sent
mauvais.

Un peu difficile à croire comme réponse et pourtant, elle non
plus n’était pas convaincue quand elle a commencé à faire du
lombricompostage dans son appartement. Depuis, elle a même lancé
son site, de vente et conseils sur le compostage
en ville. L’idée de base : faire reculer les idées reçues sur le
compostage et apporter des conseils aux citadins qui veulent commencer
l’aventure.

Des travailleurs qui mangent de tout

La solution pour composter en appartement : le lombricomposteur.
C’est une « boîte » hermétique qui renferme des vers de
l’espèce Eisenia. Ces travailleurs de l’ombre sont friands de
déchets végétaux (épluchures, fleurs fanées), céréaliers (pain,
pâtes, riz), de coquilles d’œuf, de marc de café, de sachets de
thé et même de papier et de carton !

Étanches, les composteurs ne laissent aucune chance à l’évasion.
Aucun risque donc de se retrouver avec des vers grouillants dans sa
cuisine. De plus, les lombrics n’apprécient pas la lumière. Ils
préfèrent rester enfouis sous terre.

Si l’idée d’avoir une boîte
de vers dans votre cuisine vous rebute vraiment, vous pouvez toujours
placer le composteur sur votre balcon. La température idéale pour ces
petites bêtes se situe entre 15 et 25°C. « S’ils sont en
extérieur, il suffit de les protéger en cas de gel ou de canicule »
,
explique Marie-Eve Fermet.

Si vous prenez bien soin de ces travailleurs, vous n’aurez plus à
vous en occuper après les avoir introduits dans la boîte. Les vers se
reproduiront naturellement. Ils s’appliqueront à la tâche tant que
vous les nourrirez. Le seul contact que vous aurez avec les vers sera
lors de la récupération du compost. Il faudra faire le tri entre les
vers et l’engrais. Une tâche qui rebute plus les adultes que les
enfants.

DES VERS CRÉATEURS DE LIEN SOCIAL

Dernière trouvaille éco-citoyenne, l’installation de composteurs
collectifs au pied des immeubles. L’association du Toit angevin, à Angers (49), a installé depuis plus d’un an des bacs à
compost dans le quartier de la Roseraie. Une initiative qui a beaucoup
de succès.

Sensibilisés au compostage avant l’arrivée des bacs, les
habitants du quartier ont vite commencé à les remplir. Quand
l’engrais arrive à maturation, des animateurs organisent une
distribution collective conviviale, ce qui permet aux locataires de se
rencontrer. Une action qui crée donc du lien social autour des déchets.

Un moyen écologique et économique de gérer ses déchets

Déjà instaurée dans certaines communes, la tarification au poids du
traitement des ordures est une des propositions du projet Grenelle 2.
La
moitié de nos poubelles sont composées de déchets qui peuvent nourrir
ces vers (matières organiques et papier-carton).

Une famille de
quatre personnes produit environ 100 kg de déchets par an. En trois
mois, les lombrics transforment 10 kg d’ordures en 1,5 kg d’engrais.
Sur l’année, une famille produits 15 kg de compost, contre 100 kg de
déchets inutiles.

Transformer ses déchets en compost, c’est aussi
une économie de sacs poubelles et du compost gratuit pour les amis et
voisins si vous n’avez pas la main verte.






Source :
- Courriel de Farre à Reporterre
- Neo Planète

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