Le crowdfunding - ou financement participatif - se développe‏

Durée de lecture : 2 minutes

14 mai 2013 / Arte


Crowdfunding, vous avez dit crowdfunding ? En français, crowdfunding veut dire financement par la foule. Les créateurs des premières plateformes proposant un financement participatif de projets sur le web se sont largement inspirés des méthodes de récoltes de dons utilisées par les organisations humanitaires. Depuis cinq ans, ce système de financement s’étend à la globalité de la sphère internet. Parallèlement, des plateformes d’échange de savoirs, de compétences et d’expériences se multiplient sur la toile.

Le financement participatif : une vraie solution pour le documentaire engagé

Il est désormais parfois plus facile de se faire financer un projet via des donateurs anonymes sur le web que par une organisation dédiée à cela. Certains sites de crowdfunding permettent de préserver une partie de la création documentaire et artistique, qui a de moins en moins de droit d’antenne à la télé.

Les premières plateformes spécialisées dans le financement de projets de particuliers sont apparues en 2006 aux Etats-Unis et fin 2008 en France. Musique, littérature, cinéma, documentaire, jeux vidéos, sport, environnement, création d’entreprises, humanitaire ou social… tous les domaines sont concernés. En France, actuellement, une quarantaine de sites de crowdfunding sont répertoriés. Avec l’installation de la crise économique et financière, les projets solidaires ont tendance à se distinguer.

Les dons de base oscillent entre 10 et 50 euros. Plus rarement, certains atteignent des sommes beaucoup plus importantes. Certains sites invitent leurs plus importants donateurs à participer directement à la finalisation du projet. D’autres accordent aux internautes un accès aux outils de développement.

Quelques exemples de plateformes d’échanges citoyens et sites de crowdfunding :

Imagination for people
Sparknews
Le blog de la consommation collaborative
Kisskissbankbank
Mailforgood
Babeldoor
Shamengo
Ulule
Arizuka

Un nouveau business ?

Bon nombre de projets ont pu voir le jour grâce à l’accumulation des micro-dons des internautes. Parallèlement aux associations, mouvements et particuliers, entrepreneurs et businessmen ont également recours au financement participatif. Pour ces projets-là, les dons recueillis peuvent atteindre 500, 1000, 10 000 euros et même beaucoup plus. Cet été, le projet de réseau social App.net qui se veut une alternative avec abonnement et sans publicité à Twitter et Facebook, a ainsi dépassé les 500 000 dollars de dons.

Limites juridiques

Plus de 6 millions d’euros ont ainsi été récoltés sur les sites français depuis 2010. Une somme qui aurait pu être plus importante encore sans la décision de l’Autorité des marchés financiers qui limite à 99 le nombre de donateurs en France, contre 1 000 aux Etats-Unis.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Arte

Photo : Challenges

Lire aussi : En Belgique, une banque coopérative‏ voit le jour

12 novembre 2019
Qu’est-ce qu’un nano-plastique ?
1 minute, 1 question
9 novembre 2019
« Notre histoire s’est bâtie pour partie sur des violences populaires »
Tribune
12 novembre 2019
Pour les jeunes des centres sociaux, « la nature parle mais les hommes ne l’écoutent pas »
Reportage




Du même auteur       Arte