Le désinvestissement des énergies fossiles, une urgence climatique

3 février 2016 / Nicolas Haeringer



Quel est le point commun entre la fondation de l’acteur Leonardo DiCaprio, l’université de Glasgow, la ville de San Francisco, le quotidien britannique The Guardian ou encore la Fondation Rockefeller Brothers ? Ces institutions ont décidé de mettre un terme à leurs investissements dans le secteur
des combustibles fossiles. Elles rejoignent ainsi le mouvement pour le désinvestissement, aux côtés de quatre cents autres acteurs ayant renoncé à soutenir les projets les plus néfastes pour le climat.

Lancée en 2012, cette campagne repose sur une idée simple : si nous voulons maintenir le réchauffement global sous la barre des 2 °C, nous devons laisser 80 % des combustibles fossiles dans le sous-sol. Pour cela, il faut donc sensibiliser, sinon contraindre, les investisseurs et les inciter à rediriger leurs capitaux vers des solutions durables pour soutenir la transition vers un futur 100 % renouvelable : le désinvestissement est une nécessité climatique, un impératif éthique, un choix financier raisonnable et une revendication démocratique.

Nicolas Haeringer présente les principaux arguments en faveur du désinvestissement et montre quels sont les outils à développer pour porter cet engagement auprès des décideurs français.


- Zéro fossile. Désinvestir du charbon, du gaz et du pétrole pour sauver le climat de Nicolas Haeringer, éditions les Petits Matins, 112 p., 7 euros.




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