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Mines et Gaz de schiste

Le développement des énergies renouvelables implique toujours plus d’activité minière, souligne la Banque mondiale

Les énergies renouvelables sont dangereuses pour l’environnement, c’est la Banque Mondiale qui le dit ! Son nouveau rapport, intitulé (en anglais) « Le rôle croissant des minéraux et des métaux pour un rapport sur le carbone », montre que les outils technologiques des énergies « propres », éolien, solaire, hydrogène et systèmes électriques, nécessitent beaucoup plus de ressources rares, que les ­systèmes d’alimentation en énergie traditionnelle.

Le rapport explique que cette analyse est « conçue pour aider les décideurs politiques et les autres parties prenantes dans les domaines des industries extractives, de l’énergie propre et des changements climatiques à mieux comprendre les enjeux et identifier les domaines d’intérêt commun ».

Les prix du cobalt, par exemple, un des composants des batteries pour véhicules électriques, souvent présent dans les mines de cuivre et de nickel, ont beaucoup augmenté l’année dernière, en raison de la demande.

Cuivre, argent, aluminium (extrait de la bauxite), nickel, zinc et, aussi, le platine, sont les ressources clefs de la transition énergétique listées par La Banque mondiale, qui cite aussi les terres rares, comme le neodymium et l’indium. Ainsi, les éoliennes et les panneaux solaires se multipliant pour diminuer les effets du changement climatique, pourraient faire doubler la demande en métaux, et pourraient entraîner une augmentation de plus de 1.000 pour cent de la demande de lithium pour les batteries, si l’on n’agit pas drastiquement pour limiter le réchauffement.

Beaucoup dépendra donc des choix politiques des gouvernements, qui « doivent se rendre compte que le développement minier est un complément et pas un concurrent à un avenir plus vert et plus durable », a déclaré Riccardo Puliti (propres !), directeur du pôle mondial d’expertise en énergie et industries extractives du Groupe de la Banque mondiale. Il plaide pour l’ouverture d’un « dialogue entre les groupes d’intérêt sur le climat, l’énergie verte et les industries extractives ».

  • Sources  :

. Banque mondiale

. Bloomberg News

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