Le lourd poids en CO2 des courses quotidiennes

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16 mai 2012 / Joel Cossardeaux (Les Echos)



Chiffré à 700 kilos en 2009, le poids moyen des courses par Français pèse le double en équivalent carbone.


Le panier de courses annuel de chaque Français pèse en moyenne 0,7 tonne et son « poids » en tonne équivalent carbone est exactement le double. Avant d’être mis en rayon, tous les produits n’ont pas nécessité les mêmes niveaux d’émission de C02 Les produits non alimentaires comptent pour 11 % du poids des achats courants des Français et 13 % de leurs dépenses. En revanche, ils contribuent à 26 % du contenu carbone du « panier de la ménagère », constate une récente étude du ministère de l’Ecologie, menée auprès de quelque 20.000 ménages et 11.000 lieux de vente.

Les viandes pèsent beaucoup plus lourd dans le porte-monnaie (23 % de la dépense) que dans le filet de commissions (8 %), mais elles présentent un bilan carbone équivalent au non alimentaire. C’est l’inverse pour les fruits et légumes (20 % du poids du panier, 14 % des dépenses et 7 % du contenu carbone) et les produits de crèmerie. « L’écart le plus marquant concerne les eaux, boissons gazeuses et jus dont la part en poids est six fois supérieur à leur coût relatif et à leur contribution en contenu carbone (23 % contre 4 %) », poursuit l’étude.

Un rapport de 1 à 25 par kilo d’achat

Par ailleurs, les contenus carbone différent fortement au sein d’une même catégorie de produits. En moyenne, le rapport varie de 1 à 25 par kilos d’achat. Il est très élevé pour les viandes : plus de 4 kilos équivalent CO2 par kilos contre 2 kilos en moyenne et moins de 1 kilo pour les fruits et légumes ou les eaux minérales.

D’importantes variations sont aussi constatées selon les catégories socio-professionnelles.C’est le panier des ménages ouvriers qui contient proportionnellement le plus de carbone en poids et en valeur avec des taux de respectivement + 8 % et + 20 % par rapport à la moyenne. Les cadres sont dans une situation diamétralement opposée (-10 % et -15 %).

A noter également qu’un retraité émet beaucoup de C02 dans ses achats. Le contenu carbone de son panier est supérieur de près d’un quart à la moyenne. Contrairement à l’agriculteur qui se situe 23 % en-dessous de celle-ci. « Les retraités, qui prennent la plupart de leurs repas à domicile, ont un panier d’achat plus lourds en carbone que les actifs qui prennent fréquemment leurs repas en dehors du foyer », explique l’étude.






Source : Les Echos

Source : 28 % des émissions françaises de CO2 ont leur source en Russie

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