Le premier supermarché sans emballages est lancé à Berlin

Durée de lecture : 1 minute

2 mai 2014 / Elodie (Melty Food)

Deux jeunes Allemandes ont lancé à Berlin le premier supermarché anti-gaspillage en supprimant les emballages des produits.


On connaissait déjà l’insolite magasin qui vendait des denrées périmées pour faire face au gaspillage alimentaire. Deux jeunes Berlinoises vont plus loin et ont eu une idée originale et très écolo : un supermarché qui propose des produits sans emballages.

« Original Unverpackt » est un jeu de mots qu’on pourrait à la fois traduire par « sans emballage d’origine » et par « non emballé à l’origine ». Dans leur magasin, les jeunes femmes proposent des produits de la consommation courante et locale stockés dans de grands récipients et vendus au poids. Les clients pourront apporter leurs propres contenants, se les procurer sur place ou utiliser des sacs en papier recyclé.

Comme l’explique l’une d’elles, Milena Glimbovski au magazine Süddeutsche Zeitung, en montrant un concombre sur l’étalage d’un supermarché : « La nature a déjà emballé ce concombre. A quoi sert cet emballage supplémentaire dans du plastique ? C’est complètement idiot ». Les jeunes Allemandes veulent lutter contre le gaspillage alimentaire et la pollution.

Le magazine Süddeutsche Zeitung souligne la situation : « L’attrait de cette idée s’explique à l’aide de deux chiffres, qui explicitent le concept de société de gaspillage. Chiffre n°1 : chaque jour, huit millions de déchets – bidons, bouteilles en plastique, brosses à dents – atterrissent dans les mers de la planète, estime l’organisation de protection de l’environnement WWF. Chiffre n°2 : 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires se perdent chaque année — ce qui correspondant à un tiers de la production mondiale ».

- Sara Wolf, Milena Glimbovski et Sarah Pollinger -


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Melty Food

Photos : jetzt.sueddeutsche

Lire aussi : A Oullins, les paysans ont créé un supermarché bio



Documents disponibles

  Sans titre
14 novembre 2019
Le mystère de la mort d’abeilles près d’un champ expérimental de Bayer-Monsanto
15 novembre 2019
« Le maintien de l’ordre vise à terroriser et décourager en infligeant des blessures graves »
16 novembre 2019
Radio Bambou - L’étrange voyage de Bambou… à l’intérieur d’un pain !