Le train nucléaire a emprunté la voie alpine que les autorités disent dangereuse

Durée de lecture : 2 minutes

16 janvier 2013 / Coordination des opposants au Lyon Turin



Dangereuse quand il s’agit de la remplacer par un projet pharaonique, la ligne ferroviaire entre Lyon et Turin ne l’est plus quand il s’agit de faire passer des déchets nucléaires.


Un train de déchets radioactifs en provenance de Vercelli en Italie est
passé en France [dans la nuit du 15 au 16 janvier] en utilisant la ligne existante entre Lyon
et Turin.

Le convoi a quitté Vercelli, a pris la direction de Turin puis la
vallée de Suse. Il a traversé les Alpes à Bardonnechia à plus de 1.100 m d’altitude, puis les villes de Modane, St Michel de Maurienne, St
Jean de Maurienne, Aiguebelle, Montmélian, Chambéry, Aix les bains,
Culoz, Ambérieu.

La ligne ferroviaire utilisée est la ligne « historique » qui a
été mise au gabarit B1 et aux normes ERTMS.

Cette ligne, décrite comme dangereuse par les Préfets et promoteurs du
Lyon Turin, ne l’est étonnamment plus pour les transports de déchets
nucléaires. Sauf à avoir méconnu le principe de précaution en
utilisant une ligne « dangereuse » et en mettant en péril les
populations riveraines !

UNE NOUVELLE FOIS CE TRANSPORT « SECRET » DISQUALIFIE LES LOBBYISTES
ET PARTISANS DU LYON TURIN, AVEC LEURS ARRANGEMENTS ET ALLÉGATIONS À
OMÉTRIE VARIABLE.

Notons que les conditions météorologiques exécrables (neige et froid)
auraient dû interdire selon les risques allégués tout transport
dangereux !

De façon étonnante, les camions et marchandises ne présentant aucun
danger ne sont pas reportés sur cette ligne existante alors qu’elle est
utilisée à moins de 20 % de sa capacité.

Elle permet de transporter les marchandises non dangereuses, circulant
à bord d’environ un million de poids lourds sur 1,3 millions qui
circulent au Mont-Blanc et au Fréjus.

Cette situation démontre une fois de plus que la formule d’abus de
conscience utilisée par la Coordination des Opposants au Lyon Turin est
parfaitement justifiée.

Il est temps d’exiger :

- l’utilisation immédiate de la ligne existante pour transporter les
marchandises par le train plutôt que par la route,

- la couverture des voies pour sécuriser les voies et diminuer les
nuisances pour les riverains,

- d’interdire la circulation des camions à vide ou peu chargés,

- de reporter le trafic italo-espagnol sur la méditerranée par
l’autoroute de la mer,

- l’arrêt de la politique du fait accompli,

- d’investir immédiatement, comme le demande la directrice régionale de
la SNCF, sur le réseau existant pour améliorer les transports
collectifs de proximité et notamment le doublement de la ligne entre St
André le Gaz et Chambéry.






Source : Coordination des Opposants au Lyon -Turin

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