Les ampoules basse consommation ne sont pas inoffensives
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Ondes électromagnétiques et mercure : les ampoules économiques présentent certains risques.
La Commission de sécurité des consommateurs vient de rendre un avis sur les dangers des ampoules fluo-compactes. Dans son numéro de mars, Que Choisir publie un test sur ces ampoules, qui progressivement remplacent nos anciennes ampoules à incandescence.
Les ampoules fluo-compactes présentes des dangers de deux ordres :
- la présence de mercure à l’intérieur de ces ampoules, qu’on appelle aussi lampes basse consommation ou à économie d’énergie.
- l’émission de champs électromagnétiques.
Ces deux dangers sont réels mais minimes et ce n’est qu’un rappel, car le débat existe depuis 2009, dès les premiers retraits du marché des ampoules classiques. C’est le rôle de la Commission de sécurité des consommateurs de les pointer, explique Jean-Paul Geai, de Que Choisir.
Pour les vapeurs de mercure, il n’y a aucun risque tant que l’ampoule n’est pas cassée. C’est un peu comme avec les anciens thermomètres médicaux au mercure. Ce n’est qu’en cas de bris de l’ampoule que le risque existe. Dans ce cas, il faut aérer la pièce pendant une vingtaine de minutes pour éviter de respirer les effets toxiques des vapeurs de mercure. Puis il faut ramasser les débris de verre avec un balai, ou encore un tissu humide ou du papier collant avant de les mettre à la poubelle. Surtout ne pas les aspirer avec un aspirateur, ça ne ferait que disperser les vapeurs dans la pièce.
D’où ce conseil : si une ampoule fluo-compacte ne fonctionne plus, surtout ne pas la jeter à la poubelle, mais bien la déposer dans les différents réceptacles que l’on trouve dans les magasins qui les vendent. C’est très important pour éviter toute pollution.
Les mesures faites par l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, comme celles faites lors des tests de Que Choisir, montrent que les émissions électromagnétiques sont perceptibles quand on est situé à moins de 30 cm de l’ampoule. Au-delà, on ne mesure pratiquement plus rien.
Donc, il n’y a apparemment pas de danger pour les ampoules qui équipent un plafonnier ou les lampes ou appliques d’une pièce. Par précaution en revanche, il vaut mieux ne pas en équiper les lampes de bureau ou de chevet ou encore les liseuses, toutes ces lampes auprès desquelles on peut rester un long moment, la tête à moins de 30 cm de l’ampoule. Ou alors équiper ces lampes d’ampoules protégées pas des globes en verre qui, eux, seront protecteurs.
La solution face à ces problèmes pourrait être les LED. Mais elles coûtent cher, comptez 40 à 90 € l’ampoule. L’investissement n’est pour l’heure pas très rentable. Pour en équiper son domicile, il faudra attendre que les prix baissent sérieusement.
L’autre handicap est plus grave : il s’agit des risques pour la vue. Ils ont été identifiés par l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Le rapport que l’ANSES a publié l’automne dernier est plutôt inquiétant. Les LED sont dangereuses pour les yeux, en particulier ceux des enfants. La lumière bleue nécessaire pour obtenir des LED blanches conduit à « un stress toxique pour la rétine », notamment pour les jeunes enfants, « car leur cristallin reste en développement et ne peut assumer son rôle efficace de filtre de la lumière ».