11 juin 2013 à 14h30Mis à jour le 10 mars 2015 à 09h23
Durée de lecture : 1 minute
La narratrice, une jeune femme, se sent envahie d’une sorte de torpeur au cours de vacances en Europe. Elle rentre épuisée en Nouvelle-Angleterre. Fièvre, désorientation, bientôt une lourde paralysie… La voilà confinée sur une banquette-lit dans un studio médicalisé ; on lui administre divers traitement, dont de nouveaux médicaments, aux lourds effets secondaires.
Cette situation court sur plusieurs années ; elle fournit le fil conducteur du récit, jusqu’à la guérison. Cet état ravage toutes ses certitudes et la conduit à s’interroger sur elle-même et, au-delà, sur le fonctionnement du vivant. Un escargot des bois, dans un pot de violette lui est offert ; « confinée » elle-même « comme un escargot dans (sa) coquille », elle se passionne pour ce minuscule compagnon, à ses mœurs, aux mécanismes de l’évolution… Du microcosme que constitue l’escargot dans son terrarium, elle apprend. Sa maladie devient une brillante initiation : à l’humilité, au détachement, à l’amour de la nature et de la vie.
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Un livre très attachant, qui nous apprend beaucoup sur... l’escargot. Au fait, n’est-ce pas l’animal fétiche des décroissants ? - Camille Martin (Reporterre).
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Les nuits mouvementées de l’escargot sauvage, Elisabeth Tova Bailey,
éditions Autrement, mai 2013, 16.00€