Les paysans sans terre se rassemblent dans l’Hérault

Durée de lecture : 3 minutes

28 septembre 2009 / Via Campesina

Les jeunes de la Coordination Européenne Via Campesina organisent un campement européen du 30 septembre au 4 octobre, à Minerve (Hérault), pour rassembler les jeunes et futurs paysans, les personnes avec des projets d’installation, les paysans sans terre et celles et ceux qui veulent reconstruire la souveraineté alimentaire en Europe.


Les jeunes de la Coordination Européenne Via Campesina organisent un campement européen du 30 septembre au 4 octobre, à Minerve (Hérault), pour rassembler les jeunes et futurs paysans, les personnes avec des projets d’installation, les paysans sans terre et celles et ceux qui veulent reconstruire la souveraineté alimentaire en Europe.

Le crise mondiale de l’alimentation de l’agriculture, du climat, de l’énergie, de la biodiversité et de nos sociétés toutes entières touchent des milliards de personnes. Cette crise est étroitement liée au remplacement de l’agriculture paysanne et familiale par des modes de production et de consommation industriels contrôlés par les entreprises multinationales. Alors que des milliards d’euros ont été donnés aux banques ces derniers mois, l’entreprise d’anéantissement de l’agriculture paysanne par les politiques néo-libérales continue. Ces politiques détruisent des modes de vie qui ont prouvé leur capacité à maintenir un lien harmonieux entre les êtres humains et entre les sociétés et leur environnement. En Europe, les forces dominantes ont presque réussi à exterminer totalement la paysannerie en faisant en sorte qu’il soit impossible pour les petits agriculteurs de survivre du travail de la terre et pour les jeunes de s’installer comme paysan.

Nous voulons devenir paysans pour reprendre le contrôle de nos vies et pour mettre nos valeurs en pratique. En cultivant la terre, nous exprimons notre engagement vis à vis de nos territoires, de notre environnement et des personnes avec qui, dans notre voisinnage ou dans un lointain pays, nous partageons cette petite planète. De cette façon, nous participons à assurer un futur viable pour les générations à venir. Nous pouvons en finir avec la machine de dévastation en renforcant le mouvement des jeunes paysans et de ceux et celles qui veulent s’installer, en relocalisant l’économie et en utilisant notre créativité pour reconstruire des campagnes vivantes. Il n’y a de futur possible en Europe que si de nombreux jeunes paysans et paysannes peuvent s’installer !

Les luttes à mener sont nombreuses : pour l’accès à la terre, pour des prix agricoles rémunérateurs, pour la reconnaissance social du travail paysan, contre la domination du modèle d’agriculture industrielle et pour des politiques agricoles plus justes. Nous voulons nous rassembler pour nous renforcer et ouvrir la possibilité à ceux et celles qui veulent cultiver la terre de le faire.

Le campement Reclaim the Fields est destiné aux jeunes paysan-ne-s et à toutes celles et ceux qui souhaitent le devenir. Vous êtes chaleureusement invité-e-s à venir partager vos expériences et s’inspirer de celles des autres. Il y aura de nombreux ateliers, pratiques et théoriques, sur l’accès à la terre, l’agriculture urbaine, les politiques agricoles, l’agroécologie, les alliances producteurs-consommateurs, etc...

Le campement aura lieu sur la ferme collective de Cravirola, dans la Sud de la France. Tous les participants sont invités à prendre en charge son bon déroulement. Chaque jour, une assemblée organisera la vie collective, comme les repas, le nettoyage et les annoncements sur le programme. Une petite contribution vous sera demandée pour le campement (5 euros pour toute la durée du campement) et pour les repas.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : http://www.reclaimthefields.org/fr/...

Ecouter aussi : Y a-t-il en France un mouvement des sans-terre ? http://www.reporterre.net/spip.php?...

9 juillet 2019
Ceux qui aiment le raisonnement scientifique devraient être pour l’homéopathie
Tribune
17 juillet 2019
Trois raisons de refuser le Ceta
Tribune
15 juillet 2019
Le 20 juillet, une marche pour soutenir le « combat Adama » et « riposter à l’autoritarisme »
Tribune




Du même auteur       Via Campesina