Les vigiles de Castorama molestent des militants opposés au Roundup

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6 mai 2013 / Round’up Non merci




Quartier de la Défense - 3 mai 2013. Des militants du collectif Roundup Non Merci ont été agressés par plusieurs vigiles du magasin Castorama de la Défense, alors qu’ils essayaient de sensibiliser les clients de cette enseigne au danger que représente la vente de Roundup à destination des jardiniers amateurs.

Trois journalistes ont également été pris à partie, une caméra professionnelle détruite par un vigile de Castorama, des menaces de mort proférées à l’encontre des journalistes et des militants. Plusieurs plaintes ont naturellement été déposées à l’encontre des vigiles, et de l’enseigne Castorama au titre de personne morale.

Le collectif Roundup Non Merci demande l’interdiction du Roundup, et veut cibler par des actions non-violentes toutes les enseignes qui continuent à proposer ce produit cancérigène et toxique pour l’environnement.

Castorama, leader européen et plus grande enseigne du bricolage en France propose encore dans ses rayons du Roundup aux jardiniers amateurs, alors même que plusieurs études scientifiques ont démontré la toxicité de ce produit pour l’homme et son environnement. Demandons à Castorama de montrer l’exemple en arrêtant de vendre ce produit dangereux. Dernièrement, une mobilisation citoyenne a permis d’obtenir l’interdiction des pesticides les plus dangereux pour les abeilles, notamment le Cruiser.

Le Roundup est loin d’être inoffensif : Monsanto, qui commercialise ce produit, a été condamné à plusieurs reprises pour publicité mensongère alors que la marque prétendait vendre un produit sans danger et "biodégradable".

Depuis, plusieurs études scientifiques ont montré la toxicité de ce produit, notamment l’étude du professeur Gilles Eric Séralini de l’université de Caen, qui a révélé que le produit avait un caractère cancérigène sur des rats en ayant consommé pendant 2 ans. En plus de développer les cancers, le Roundup est notamment accusé d’être à l’origine de troubles de la reproduction. Le produit - comme nombre de pesticides dangereux - a probablement aussi un effet sur la disparition des abeilles.

« Une telle violence à l’encontre de militants pacifiques et incompréhensible de la part de Castorama. Les vigiles sont-ils formés à frapper tous citoyens ou journalistes qui viendraient poser des questions dérangeantes sur la toxicité des produits vendus par cette enseigne ? Une chose est sûr : La campagne Roundup Non Merci ne fait que commencer chez Castorama", Rémi Filliau, porte parole du collectif Round’up Non Merci.

Une pétition a été signée par prêt de 27000 personnes pour demander à Castorama de stopper la commercialisation du Roundup, mais l’enseigne continue à faire la sourde d’oreille… Continuons la pression citoyenne sur Castorama, rejoignez nous !

Pétition à signer






Source et photo : Round’up Non Merci

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