Libres, avec vous

Durée de lecture : 3 minutes

23 juin 2015 / Hervé Kempf (Reporterre)


Reporterre va bien : depuis deux ans, l’aventure du quotidien de l’écologie se poursuit en beauté. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rendre visite (déjà plus de 700 000 visites pour le mois de juin), l’équipe est riche de talents et d’une vibrante énergie, la communauté écologiste comprend l’utilité d’un regard écologique quotidien sur l’actualité, nos finances sont saines... Nous pourrions voguer sur un petit nuage et savourer la joie d’être libre.

Evolution de la moyenne du nombre de visites mensuelles sur le site

Et d’autant plus que nous y parvenons selon un « modèle économique » - on ne prétend aucunement être modèle de quoi que ce soit, mais c’est l’expression de l’époque - original et qui assure la liberté de l’information que vous lisez : pas de publicité, pas de propriétaire ou d’actionnaire extérieur, un accès libre à tous nos articles.

Alors comment vivons-nous, sachant que le travail de presque tous les professionnels qui s’investissent dans Reporterre est payé ? Par vos dons, essentiels, par des conférences et des animations rémunérées, par les projets rédactionnels soutenus par des fondations ou en partenariat avec des ONG (voir détail du budget ici).

Mais nous ne saurions nous baigner dans le contentement. Pour trois raisons :

- d’abord, parce que nos moyens sont trop modestes pour assurer pleinement le travail essentiel qu’il faut mener : notre espace de travail est serré, l’équipe est restreinte, les rémunérations sont insuffisantes.

- Ensuite, parce que nous voulons, pouvons, et devons faire mieux : couvrir mieux l’actualité, échanger davantage avec vous, développer le journalisme citoyen, élargir la communauté de Reporterre, travailler avec nos amis des autres médias libres.

- Et puis et peut-être surtout, parce que la situation est grave et que l’on a besoin plus que jamais d’outils d’information pour présenter une autre vision que celle imposée par des médias qui sont aux mains des milliardaires, des banquiers, des entreprises de télécom ou d’armement. Grave par une crise écologique qui empire à grande vitesse et qui menace la santé et le quotidien ; grave par la destruction de l’environnement qui continue follement, à coup d’autoroutes, de centres de loisir, d’aéroports, de plate-formes logistiques, d’étalement urbain ; grave par une évolution politique sinistre, qui nous conduit vers « l’ordre » et la violence.

Il faut dénoncer, enquêter, révéler, critiquer, et aussi, c’est vital, raconter le dynamisme de la société civile, les mille alternatives, l’énergie des jeunes, l’espoir et la joie de faire autrement. Ouvrir, avec d’autres, la voie vers l’autre monde écologique et juste qui est possible, pleinement possible.

C’est pour tout cela, qu’aujourd’hui, très simplement, on vous demande d’aider Reporterre : de lui donner les moyens d’informer encore mieux, de le faire connaître, de relayer notre message et nos informations. D’avance, merci.

Au fait, permettez-moi de vous présenter l’équipe : elles et ils sont presque tous là.

Et aussi de vous inviter sur la page de soutien.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

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