Lyon Turin : en Italie, le mouvement No TAV est entré au Parlement

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5 mars 2013 / Coordination des Opposants au Lyon-Turin




Le premier enseignement de l’élection italienne est que Mario MONTI est le personnage politique italien le moins représentatif, il a été désavoué par les urnes, il n’avait d’ailleurs jamais été élu.

Il est le signataire de la déclaration commune franco-italienne sur le projet de nouvelle
ligne entre Lyon et Turin qui n’a pas eu plus d’effet que celui d’un « show » médiatique le 3 décembre dernier.

C’est une nouvelle preuve de la manière dont est géré ce dossier : des prévisions fausses,
la politique du fait accompli, des engagements pris par des hommes politiques
désavoués, des cabinets d’études dépendants des maîtres d’ouvrage, des conflits
d’intérêt...

La grand messe du 3 décembre 2012 avec un homme politique italien autoproclamé puis rejeté par les urnes prend là toute sa mesure.

Le second enseignement à tirer de cette élection est l’entrée au Parlement et au
Sénat italiens de membres du mouvement NO TAV (opposants au Lyon Turin).
Ils figuraient sur les listes « Gauche Écologie et Liberté » et du ’« Mouvement 5 étoiles ».

Ainsi en Italie comme en France maintenant, la voix des opposants pourra enfin
s’exprimer dans les assemblées parlementaires.

C’est également la preuve d’un fort mouvement d’opposants italiens au Lyon-Turin,
contrairement aux caricatures le présentant comme celui de quelques excités venus
de l’étranger.

Les faits sont décidément têtus car les trafics de marchandises entre la France et l’Italie ne cessent de diminuer, les alternatives immédiates pour diminuer le trafic routier
existent et ne sont pas mises en oeuvre malgré les capacités de la ligne existante et les possibilités de transports maritimes.

C’est cela qui est de plus en plus dénoncé en France et en Italie au sein même des
assemblées parlementaires.

Mais pour faire avancer un projet inutile, qui ne créera que des déficits publics
supplémentaires et pour lequel on vient d’apprendre que les études sur l’exploitation
économique n’ont pas été faites, les promoteurs et lobbyistes du Lyon-Turin ont choisi
l’homme le moins représentatif de l’Italie : Mario Monti.

Tant en Italie qu’en France, il faut aujourd’hui compter au sein des assemblées
parlementaires avec une opposition au Lyon-Turin. Un projet insoutenable pour les
finances publiques, inadapté aux besoins et aux priorités.






Source : Coordination des Opposants au Lyon-Turin

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Du même auteur       Coordination des Opposants au Lyon-Turin