Merci, amies et amis de Reporterre, on va bien, grâce à vous

Durée de lecture : 3 minutes

24 juillet 2015 / par kempf

Fin aujourd’hui de la campagne de soutien à Reporterre. Pleinement réussie, merci à vous ! On continue, en pleine forme.


Quand le 23 juin, on a lancé la campagne de soutien à Reporterre, on avait le trac, comme un comédien avant d’entrer en scène : les lecteurs vont-ils être là ? est-ce que ce qu’on fait est suffisamment bien ? n’est-il pas trop tard, alors que les vacances approchent ? Et puis, on l’a fait, sans se laisser paralyser par le doute, parce qu’on voulait vous parler avant le grand saut estival, vous dire qui on était, comment on travaillait, établir ce lien d’amitié qu’on sent bien mais qui est invisible dans la tombée quotidienne de l’information. Et aussi, puisque l’argent est un carburant essentiel pour une information libre et indépendante, vous demander de remplir la caisse, parce que, même si on a une gestion très rigoureuse, la modestie des moyens commence à rendre difficile de bien travailler.

L’équipe de Reporterre - enfin, une bonne partie

Eh bien... vous avez été formidables. Aujourd’hui, 24 juillet, fin de la campagne, vous nous avez comblé : de mots gentils, de lettres émouvantes, et des moyens de travailler, avec plus que les 30 000 euros qu’on vous demandait.

Grâce à vous, nous avons plus de six mois de trésorerie devant nous, et on va pouvoir faire exactement ce qu’on vous demandait :

- engager un journaliste supplémentaire pour suivre encore mieux les enjeux climatiques,
- renforcer le secrétariat de rédaction,
- passer à plein temps le poste de chargée de développement,
- augmenter le tarif des « piges » des collaborateurs extérieurs.

Ainsi que louer cinq postes de travail à La Ruche plutôt que les trois où la rédaction se tasse en ce moment.

Le projet Climat et quartiers populaires est bien lancé

Et puis lancer divers projets rédactionnels, avec aussi l’appui de fondations (Un monde par tous, Pour une terre humaine, De France, Luciole) et le Conseil régional d’Ile-de-France :
- Climat et quartiers populaires, pour que la voix des gens « d’en bas » puisse être entendu dans le brouhaha qui s’annonce pour la COP 21 ;
- le Kit de la COP 21 : un instrument pratique pour tout savoir sur le climat et la COP 21 sans y passer des heures ;
- la Rencontre de Reporterre sur les biens communs : parce qu’une voie existe entre le marché et l’Etat, celle des communs (voyez nos premiers articles).

Tout cela n’a qu’un but : assurer une bonne information, originale, rigoureuse, pertinente, indépendante, sur l’écologie. Tous les jours, révéler, expliquer, réfléchir, espérer. Casser le monopole des médias néo-libéraux, financés par les milliardaires et par l’Etat, pour porter le regard de l’écologie - le plus grand défi du siècle - sur l’actualité.

On va continuer à le faire, avec vous, grâce à vous, pour vous, et en restant en accès libre et sans publicité, pour que cette information puisse se répandre sans limites. Quand vous soutenez Reporterre, quand vous nous donnez de quoi travailler, vous donnez en fait à d’autres la possibilité de s’informer autrement.

Un grand merci à vous, à chacune, à chacun. On continue, ensemble !

PS : il faut aussi chaleureusement remercier nos « parrains », les amis qui ont bien voulu s’engager pour soutenir Reporterre : José Bové, Geneviève Azam, Fabrice Nicolino, Marie-Monique Robin, Olivier de Schutter et Karima Delli.

Et en vous souhaitant un très bel été

Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

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