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Nicolas Hulot lance un « think tank » sur l’écologie

Durée de lecture : 2 minutes

31 janvier 2013 / Audrey Chauvet (20 Minutes)


Une Fondation ne suffit pas. Nicolas Hulot, « l’envoyé spécial pour la protection de la planète » du gouvernement Hollande, a lancé ce mercredi 30 janvier son « think tank », un « laboratoire d’idées innovantes, apolitique et indépendant dédié à l’écologie ». Autour d’un comité scientifique rassemblant une quarantaine d’experts, ce laboratoire devrait accoucher d’études, notes et rapports pour « placer la transition énergétique au cœur de l’action publique et privée ».

Pour mener toutes ces réflexions, on retrouve les têtes de la Fondation : Hulot lui-même, même si « en état d’épuisement, il a dû arrêter toute activité » et n’était pas présent à la soirée de lancement ce mercredi soir, Dominique Bourg et Cécile Ostria. Cette dernière assure que le think tank « ne remplace pas la Fondation » : « Cela restructure et donne plus de force pour travailler en réseau », explique-t-elle à 20 Minutes lors de la soirée de lancement à laquelle tous le « réseau » était convié. Les sponsors sont aussi les mêmes que ceux de la Fondation : TF1 et EDF arrivent en bonne tête des financeurs du laboratoire.

Le Conseil scientifique du « think tank » devrait néanmoins « être le garant de la qualité et de la rigueur scientifique des travaux ». Il réunira des personnalités diverses, de l’écolo-économiste Alain Grandjean au chercheur au Muséum national d’histoire naturelle Pierre-Henri Gouyon, en passant par les voix de France Inter Jean-Claude Ameisen et Bernard Maris. Tout ce beau monde discutera avec des ONG, des syndicats, des entreprises… pour « porter ce travail en lobby d’intérêt général », explique Cécile Ostria. Et peu importe le contexte politique, assure-t-elle : « Nous sommes toujours dans un marasme lié à la crise économique avec des problématiques urgentes comme le chômage, mais nous ne nous positionnons pas à court terme. Nous voulons donner envie d’un futur durable. »

Un futur dans lequel Nicolas Hulot aurait à nouveau un rôle politique ? Son statut d’envoyé spécial du gouvernement, qu’il définissait lui-même comme une « mission internationale diplomatique qui s’inscrit dans la tradition universaliste de la France », reste flou. Son divorce d’avec Europe Ecologie-Les Verts l’a semble-t-il définitivement vacciné de l’écologie politique, malgré la présence à la soirée de lancement du think tank de Pascal Durand, secrétaire national d’EELV et ancien soutien de Hulot, venu « en ami ». Nicolas Hulot a du mal à se trouver une place durable dans le paysage de l’écologie.



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Source : 20 minutes

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