Notre Dame des Landes : le procès de la liberté

13 février 2013 / Hervé Kempf (Reporterre)

Le 12 février à Saint Nazaire, Elise et Erwan comparaissaient devant le tribunal. Leur crime ? Avoir « outragé » les gendarmes surarmés qui investissaient le bocage de Notre Dame des Landes en manifestant nus.


- Reportage, Saint Nazaire

Je me rends au procès d’Elise P. et Erwan T. « La citation à témoins » que j’ai reçue indique que j’ai « à comparaître devant le tribunal correctionnel de Saint Nazaire » le 12 février à 14 h « en qualité de témoin pour y être entendu dans l’affaire concernant Madame P. [je n’indique pas les noms] et Monsieur Erwan T. poursuivis pour avoir à Notre Dame des Landes (44), le 23 novembre 2012, outragé par gestes non rendu public une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions en l’espèce en déambulant entièrement dénudé ».

Le vendredi 23 novembre, une semaine après la grande manifestation populaire du 17 à Notre Dame des Landes, l’Etat avait lancé une nouvelle opération policière, très brutale, sans doute pour signifier qu’il restait maître du terrain. Dans la boue et le froid, une guerilla de deux jours s’enclenchait sous les nappes de gaz lacrymogène, avant que, dimanche soir 25 novembre, une cinquantaine de tracteurs viennent former autour de la Chataîgneraie une barrière protectrice. Face à la violence policière, Elise et Erwan, qui s’étaient rencontrés quelques jours auparavant, décidèrent de manifester nus.

Le 24 novembre, Elise et Erwan recommencent leur action, joints par deux autres zadistes, dont Baptiste. La police réagit sauvagement, les aspergeant à bout portant de gaz lacrymogène. Voici le témoignage de Baptiste.

C’est cependant seulement le geste du 23 novembre qui est poursuivi.

Elise a expliqué sa démarche de façon claire : « Pourquoi nue ?

Je souhaite m’exprimer au travers de cette lettre, pour ne rien omettre, ni tordre mon discours, car il est en ce moment, entendu et peut être mal compris. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles j’ai posé nue.

En choisissant ce geste, cette forme d’expression, j’ai souhaité créer un contraste indiscutable face au surarmement déployé censé encercler un lieu aussi nu que moi. Cela éveille chez moi un besoin indispensable de m’exprimer au nom de la nature, dans laquelle j’inclue l’humanité.

Je ne vois pas comment faire passer le message autrement que nue. Etant aux côtés de la nature, de la forêt, de sa faune et de toute sa diversité, en proie à la destruction programmée, je ne peux me défendre qu’aussi nue qu’elle.

Si moi j’ai pu outrer quelqu’un, moi je les accuse, au nom de la forêt, de la mettre en danger. Comment au jour d’aujourd’hui, sachant ce que l’on sait sur le réchauffement climatique, sur le pic pétrolier, sur la croissance à tout prix et j’en passe, peut-on laisser l’humanité s’autodétruire en faisant disparaitre un lieu qui n’a demandé qu’à être là pour maintenir le fragile équilibre de notre écosystême ?

Qui aujourd’hui peut m’apporter les raisons valables de ne pas m’opposerer à la destruction de cette parcelle fondamentalement nécessaire à l’équilibre naturel du département ?

Je me bats aux côtés de la nature, en son nom et dans sa forme. Nue.

En tant qu’être humain, je ne suis pas capable de m’exprimer haut et fort pour convaincre, je ne suis pas capable de combattre avec les armes, quelles qu’elles soient, de notre société.

La seule chose que je peux faire et que je sais faire, c’est de me mettre à armes égales avec la nature, pour faire passer son message, à savoir l’innocence, la vulnérabilité et le besoin... Le besoin de notre attention à tous. Et espérer que ce message soit plus entendu à travers ma voix qu’à travers la simple présence de la nature. Puisque ce monde n’entend que la voix des humains.

Camille à Couettes (Elise) ».

Elle s’explique aussi en interview : écouter ici

Erwan et Elise, le 12 février

Il y a environ quinze jours, Baptiste m’a proposé de venir témoigner au procès. L’avocat d’Elise et d’Erwan, Me Le Moigne, m’a appelé peu après pour officialiser cette proposition. J’ai accepté sans trop d’hésitation. Je ne suis pas un témoin des faits, mais ce qu’on appelle, je crois, un témoin de personnalité, apte à replacer le délit présumé dans un cadre plus large. Il avait été question de trouver d’autres témoins pour enrichir la barre de ce procès évidemment politique, mais le temps a manqué de mon côté pour en chercher, et il en est allé de même, manifestement, du côté de Me Le Moigne.

Cela me fait un peu bizarre d’aller témoigner ainsi. Je ne crois pas que ma personne impressionnera fort la cour (à moins, hypothèse peu probable, que les juges aient lu L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie), il faudrait des personnalités plus notoires, plus reluisantes. Mais partons du postulat que cette démarche peut être utile.

Je n’ai guère hésité, car il ne s’agit pas d’un procès visant à décider si le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes doit ou non se faire, mais du procès d’une forme non-violente de manifestation dans le cadre d’une lutte évidemment publique et dont les enjeux sont légitimement controversés. Autrement dit, c’est un procès qui concerne la vie démocratique, qui concerne les libertés publiques.

Mardi 12 février. Après le petit déjeuner, on se rend dans le cabinet de l’avocat, Maitre Le Moigne, sis à Saint Nazaire. Celui-ci explique aux prévenus l’aspect juridique du procès. « Pour que l’outrage soit constitué, selon le Code pénal, il faut atteindre une personne directement. Là, le commandant, qui se plaint, n’a pas été spécifiquement ciblé. Le point de droit est là : il n’y a pas d’atteinte à la dignité d’une personne ». Erwan et Elise, qui n’ont jamais pensé outrager quiconque, raisonnent autrement : « Notre but n’était pas de déambuler devant eux, dit Erwan, mais d’être entre eux et les barricades. De leur montrer la fragilité des gens comme de la forêt ». Elise : « Pour moi, c’était une poésie. La poésie est jugée par beaucoup comme inutile, ou futile – mais pas du tout ! Il s’agissait de faire passer le contraste entre leur surarmement et la vulnérabilité humaine et naturelle. Qui va parler du lieu ? C’est lui qui est outragée. La forêt, personne ne l’entend. Elle crie qu’elle ne va pas bien ».

Dans la discussion, on se rappelle qu’Elise a été frappée par les gendarmes, qu’elle a eu deux hématomes – dont attestent des photos -, le 23 novembre au bras, le 24 à la cuisse.

Dehors, on discute un peu sur le trottoir. Elise me dit qu’elle a toujours vécu dans la région. Depuis près de dix ans, elle élève des chevaux. Mais elle manquait d’espace. Il y a cinq mois, elle a pu s’installer – avec Olivier, son mari, qui est informaticien – non loin de Notre Dame des Landes, sur 5 hectares, avec ses quatorze chevaux (il a fallu en vendre pendant l’hiver, qui a été beaucoup trop humide). Ce qui se passait sur la Zad l’a tout de suite attirée, elle y a été avec une petite caravane. On discute aussi des enfants, elle en a trois, de deux, cinq et huit ans. Elle veille à, comment dire, ne pas les endoctriner, pour qu’ils restent libres de choisir quoi penser, plus tard. Dans le village, quand il y a eu l’histoire dans les journaux sur son acte poétique, ses voisines, les autres mères à l’école, ont été en sympathie avec elle, l’ont soutenue.

Non loin de là, sur une espèce de place, un pique-nique de soutien a été organisé. Il y a de la soupe chaude, plus d’une centaines de personnes, venues de la Zad et de Saint Nazaire, on discute, on se retrouve.

Je tombe sur Eric, paysan dans le Var, fabricant d’un délicieux pistou, que j’avais croisé voici quelques années. Il est venu avec les marcheurs partis de Nice et qui sont arrivés dimanche. Je discute avec Fatima et Patrice, d’une radio alternative toulousaine, Radio Canal Sud : ils sont venus voir ce qui se passait sur la Zad.

« En ce moment, dit Fatima, le slogan, c’est ‘Tousse ensemble’, il fait froid, tout le monde a le rhume ». Je discute avec Fred qui vit sur la Zad : son beau chien nous fait entrer en conversation. Fred me dit qu’en ce moment, les gendarmes ou les CRS sont carrément provocateurs, ils injurient ceux qui sont sur les barricades de manière vulgaire et provocante, c’est stressant. On discute de l’avenir, des risques d’expulsion.

Plus loin, on se maquille : torse dénudé, on se peint des slogans ou le symbole de la lutte, un panneau d’interdiction de stationnement des avions.

Mais il est l’heure d’aller au tribunal, à quelques centaines de mètres de là. La salle d’audience est vaste et moderne.

La première affaire appelée concerne une histoire pitoyable, impliquant deux perdants de la vie, tous deux classés adultes handicapés pour motif psychique. L’un, conducteur d’engins – il ne travaille plus depuis 2005 -, a enchainé courtes peines de prison et séjours psychiatriques. L’autre, c’est à peu près pareil, mais il était dans une phase tranquille depuis un an et demi. Ils se sont rencontrés à Angers, où le premier – un grand et fort barbu – a convaincu l’autre – mince et crâne rasé - de l’accompagner à Notre Dame des Landes où se déroulait, selon lui, une rave-party succédant à la FestiZad de début janvier. Ils embarquent dans un taxi, dont le chauffeur n’a pas hésité à les emmener, le prix de la course étant fixé au départ et, je crois, payé. Mais arrivés sur la zone, ils ne savent où aller, errent sur les routes, le chauffeur s’inquiète, leur propose de les ramener à Nantes ou de le laisser là, le ton monte, ils finissent par faire arrêter la voiture et à cogner le conducteur. Celui-ci a passé le plus sale quart d’heure de sa vie, parvient à s’échapper et à se réfugier dans une maison d’où l’on appelle la police.

Les discours des deux prévenus ne brillent pas par leur cohérence. Un avocat plaide l’irresponsabilité, l’autre recommande l’obligation de soins. Leur argumentation ne convainct pas la cour, qui suit le procureur, et assène les peines : deux ans et trois ans fermes, avec maintien en détention.

C’est le tour d’Elise et Erwan. Ils sont appelés à la barre. Moi, comme témoin, je quitte la salle et vais dans le hall du Palais de justice. A travers la fenêtre, on voit que dehors, la foule chahute et chante. Une trentaine se sont dénudés le torse et parfois les jambes, et chantent, malgré le froid. Une pancarte rappelle le bon sens : « Etre nu, c’est naturel, pas criminel ».

Mais je suis déjà rappelé. Je vais à la barre. Le président me demande de me présenter, puis ce que j’ai à dire. Je commence à parler, mais il m’interrompt rapidement : « Nous ne sommes pas là pour parler de Notre Dame des Landes, mais du délit d’outrage. – Je ne parle pas de ce projet, Monsieur le Président, mais du contexte sur les personnes dépositaires de l’autorité publique… » Il m’interrompt à nouveau, je retente de parler, il me coupe.

Maitre Le Moigne se lève et lui demande de me laisser parler. J’indique : « Je ne parlerai que cinq minutes, Monsieur le Président, si on ne m’interrompt pas. » C’est tendu, incorrect. Heureusement, je sais ce que je veux dire, et ne suis pas trop déstabilisé.

Je rappelle qu’en tant que journaliste, j’ai mis à jour deux informations sur Notre Dame des Landes. L’une, que l’ancien préfet de Loire-Atlantique au moment de l’enquête publique et du lancement de l’appel d’offres, a ensuite été embauché par Vinci. Voilà qui peut répandre chez beaucoup de nos concitoyens un doute légitime sur l’impartialité des personnes dépositaires de l’autorité publique. L’autre, qu’il y a eu manipulation sur des prévisions de trafic dans le dossier d’enquête d’utilité publique. Voilà qui peut répandre chez beaucoup de nos concitoyens, répété-je, un doute légitime sur l’impartialité des personnes dépositaires de l’autorité publique.

Ensuite, j’observe que de très nombreuses images de personnes nues sont répandues à foison par les télévisions, les affiches, les magazines, sans que l’on considère qu’il s’agit d’un outrage à l’égard des femmes, dont la représentation est pourtant le plus souvent sexiste, ou des enfants.

Je dis ensuite qu’en novembre, des députés européens et français ont pénétré illégalement dans une maison proche de Notre Dame des Landes, appartenant à Vinci, et qu’ils n’ont pourtant pas été poursuivis pour cet acte manifestement illicite.

Enfin, et c’est le point essentiel, on reproche à des opposants de répondre parfois violemment à des interventions policières, en les traitant parfois de ‘terroristes’, d’’anarchistes’, d’’étrangers’, mais si on leur reproche aussi de répondre par la non-violence – car qu’y a-t-il de moins violent que de s’exposer nu ? -, cela signifie que l’on interdit toute manifestation, toute liberté de manifester.

J’ai à peine fini cette phrase que le président, qui a toujours détourné le regard pendant mon témoignage, assène : « Les cinq minutes sont écoulées ! ». Je ne peux que répondre : « Merci Monsieur le président d’avoir compté le temps », et je vais m’asseoir sur un banc, secoué par la sécheresse de l’échange.

La suite s’enchaine rapidement. Me Le Moigne demande le visionnage de la vidéo montrant ce qu’ont fait Erwan et Elise le 23 novembre. La procureur s’y oppose, et le président la suit.

"Et ça les rend ridicules, les forces de l’ordre"

C’est à la procureur de présenter son argumentation. « Il y a un mot du témoignage du monsieur [c’est moi] tout à l’heure, le ‘contexte’. On ne peut pas faire abstraction du contexte, qui est celui de Notre Dame des Landes. On a taxé le ministère public de choix dans les poursuites, avec ‘l’outrage’. Mais ce choix n’est pas fait parce que l’acte est non-violent : le ministère public a l’opportunité des poursuites. On nous dit qu’avec le terme de ‘terroristes’, il y a stigmatisation des personnes. Sous-entendu : les prévenus seraient poursuivies par assimilation avec ces personnes. Non. Il y a bien poursuite parce qu’il y a outrage.

« On nous dit qu’il n’y a pas d’élément intentionnel. Cette affirmation n’est pas admissible. Qu’il n’y a pas d’élément matériel. Il n’y a aucune difficulté à prouver le contraire. »

Elle revient au texte du dossier : « Mme P. est venue en véhicule jusqu’au carrefour et dit, ‘là on a décidé de se déshabiller’. On est loin de la poésie. C’est un comportement délibéré. Et ça les rend ridicules, les forces de l’ordre. C’est une protestation qui n’est pas violente, mais qui est très délibérée. » Et elle demande « d’entrer en voie de condamnation », requérant un mois de prison avec sursis et 200 euros d’amende.

C’est au tour de Me Erwan Le Moigne de mener sa plaidoirie. Il va parler d’une voix dense et claire.

"Comme la salle, commence-t-il, j’ai envie de sourire. En 2013, poursuivre des personnes qui ont eu le courage de se mettre nus est déplorable". Il montre la couverture d’un récent numéro de Courrier international qui montre que dans de nombreux endroits du monde, en Egypte, en Ukraine, en Iran, des femmes se sont dénudées pour manifester.

"Sommes-nous en 1965, quand Louis de Funès, dans Le gendarme de Saint Tropez poursuivait les nudistes sur la plage ? Là, sur les photos du dossier, on voit que les gendarmes ne se sentent pas outragés, ils ont plutôt le sourire !"

"Dans un dossier aussi lourd, avec des policiers surarmés, on voit des jeunes gens dans le plus simple appareil, simplement pour dire, ’Ca suffit’. Le 23 novembre, je le rappelle, il y avait plus de 500 gendarmes sur le terrain, venus détruire les cabanes. Ce n’était pas rien.

"Ils disent qu’ils ont voulu rappeler l’essentiel, qu’ils se sont mis nus pour exprimer la liberté. Eh bien, rappelez le grand tableau de Delacroix, La liberté guidant le peuple, si chère au coeur des Français. La liberté y est représentée nue."

"Ce dossier, dit-il, c’est l’outrage à la liberté".

Il rappelle ensuite que le délit d’outrage participe de la répression des mouvements sociaux, et qu’il a été dénoncé dès 2008 par des intellectuels et des citoyens dans une pétition.

Il entre ensuite dans le détail juridique du procès, démontrant que les éléments matériels du délit ne sont pas constitués. "L’outrage, c’est cibler une personne. Là, une vingtaine de gardes mobiles étaient présents. Tous auraient dû porter plainte. Celui qui a porté plainte, le commandant Pierre Morant, a-t-il été outragé personnellement ? Non. Donc il n’y a pas d’élément matiérie. C’est là le point essentiel."

Me Le Moigne se rassied. La procédure veut que les prévenus aient le dernier mot. Le président leur demande s’ils ont quelque chose à ajouter. "Ne démolissez pas la plaidoirie de l’avocat", glisse-t-il. Erwan est bref : "J’espère que cela a été suffisamment clair pour que nous obtenions la relaxe".

Le président met en délibéré au 5 mars. Il faudra attendre jusque-là le verdic.

Tout le monde sort. Elise est sonnée. Elle a été tétanisée par la foule, par la salle, et n’a presque pas pu dire un mot de l’audience. Erwan et Le Moigne répondent aux journalistes. Dehors, chants et cris redoublent, cela réchauffe le coeur.

Elise et Me Erwan Le Moigne

On sort par une sortie arrière et on rejoint les amis. Une trentaine se sont mis nus, Erwan et Elise les rejoignent.

Il y a quelques prises de parole. Erwan : "Je me rends compte à quel point c’était difficile, plus que ce que je croyais." et il évoque les autres opposants à l’aéroport qui sont poursuivis ou en prison, et qui n’ont pas bénéficié du même soutien.

Tout le monde discute, dans la bonne humeur, avant de se disperser.



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Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Complément d’info : Erwan raconte en video l’action du 23 novembre

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