On peut réparer l’étalement urbain

21 mars 2012 / Carfree France

Une nouvelle conception propose de « réparer » l’étalement urbain en habillant les formes urbaines lâches pour les rendre plus vivables et moins énergivores.


Nous nous interrogions il y a peu sur l’avenir des lotissements périurbains. De manière plus générale, c’est l’ensemble de l’étalement urbain qui est aujourd’hui menacé par les enjeux énergétiques et écologiques actuels. C’est dans ce contexte qu’est née une proposition d’urbanisme pour littéralement réparer l’étalement urbain et ses nombreux inconvénients (consommation d’espace, dépendance à l’automobile, faibles densités, surconsommation de ressources, émissions de gaz à effet de serre, etc.)

Un concours d’urbanisme organisé par Inhabitat et intitulé Reburbia (Réurbaniser Suburbia), dont le but était de penser l’avenir de l’étalement urbain en général et des banlieues pavillonnaires en particulier, a reçu en 2009 plus de 400 projets du monde entier. Parmi ces projets, un a retenu tout particulièrement notre attention car il propose, avec une économie de moyens, de « refaire de la ville sur la ville » ou mieux, de « faire de la ville à partir de l’urbain ».

Ce projet, présenté par Galina Tahchieva, fait partie des lauréats du concours Reburbia, et est arrivé en 3e position. Il s’agit rien de moins qu’un Kit de réparation de l’étalement urbain (Urban Sprawl Repair Kit).

Ce projet a ceci de remarquable qu’il ne propose pas de détruire l’existant, à savoir les centres commerciaux, les stations-service ou les lotissements pavillonnaires. Son propos est plutôt d’ajouter à ces formes urbaines énergivores les éléments urbanistiques leur permettant de devenir plus soutenable.

En partant du principe que les bâtiments les plus écologiques sont ceux qui ne sont jamais construits, Galina Tahchieva propose un Kit de réparation des tissus urbains lâches, représentés parfois aussi sous la dénomination d’urbanisme de volume, à la différence de l’urbanisme de façade de la ville traditionnelle.

L’objectif est ainsi de passer d’un urbanisme de l’automobile à un urbanisme « marchable », adapté à l’échelle du piéton, et a fortiori, à l’échelle du vélo.

Plutôt que d’être démolis, les bâtiments existants sont revêtus de nouvelles structures en utilisant des technologies renouvelables combinées à des pratiques d’efficacité énergétique. L’ensemble forme un Nouvel Urbanisme, au sens de l’urbanisme néo-traditionnel américain inspiré de l’urbanisme des villes anciennes européennes.

Est-ce que le passé sera la solution d’avenir pour réparer le présent ?



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Source du texte et de l’image : Carfree France

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