Parce que le climat, c’est urgent, vélorution à Bordeaux le 24 mars

Durée de lecture : 3 minutes

22 mars 2012 / Taca

Manifestation à vélo à Bordeaux samedi 24 mars, pour rappeler l’enjeu prioritaire qu’est le changement climatique


L’expérience est la suivante :

• Jetée soudainement dans une casserole d’eau chaude, la grenouille, saisie par la brûlure, réagit immédiatement et s’éjecte hors de la casserole dans un sursaut salvateur.

• Placée au début dans une casserole d’eau tiède qui se réchauffe progressivement, la grenouille s’accommode comme elle peut de ce désagrément de plus en plus pressant et finalement mortel.

La grenouille c’est l’humanité et aussi chacun de nous, la casserole d’eau qui chauffe c’est la planète avec sa couverture de gaz à effet de serre qui s’épaissit et inexorablement alimente le réchauffement climatique en cours.

Contrairement à la grenouille, nous autres les humains, nous pouvons parfaitement comprendre ce qui se passe. Ces gaz à effet de serre qui s’accumulent dans l’atmosphère, c’est le résultat de la combustion des carburants fossiles, charbon, gaz naturel, pétrole, si utiles pour déplacer nos voitures, faire voler nos avions, alimenter en énergie nos usines et aussi notre agriculture.

Cette contrepartie négative de l’utilisation massive des carburants fossiles était depuis longtemps connue, mais de façon théorique. C’est seulement depuis une vingtaine d’année que cette menace est clairement identifiée, chaque année de façon plus précise et inquiétante.

Faut-il être un savant ou un expert pour comprendre que les ressources de la planète sont, comme la planète, en quantité finie ? Si on ne les renouvelle pas, à la fin il n’y en a plus !

Pour le pétrole, la très sérieuse et officielle Agence Internationale de l’Energie estime que depuis 2006 l’humanité s’attaque maintenant à la dernière moitié des réserves initialement disponibles. Au rythme actuel, dans une quarantaine d’années, il n’y aura plus de pétrole.

Le problème c’est notre consommation excessive de carburant fossile ; le réchauffement climatique d’un coté et la raréfaction de ces ressources de l’autre, sont les 2 faces du même problème.

Et à part ça, c’est quoi les nouvelles ? Sécheresse dans notre Sud Ouest, sécheresse en Espagne, sécheresse en Angleterre. Et de l’autre coté le super qui atteint à Paris 2€ !

Bien sur ces nouvelles n’ont pas la brutalité de l’explosion de Fukushima qui a entrainé le sursaut de la grenouille japonaise pour abandonner ses centrales nucléaires.

Et dans la grande casserole de la politique, que nous mijotent les maitres cuistots candidats à la présidence ?

Le cuistot sortant n’a rien trouvé de mieux que d’apprendre les recettes du chef Claude Allègre, le french mammouth imposteur climatique.
Le cuistot socialiste ne fait pas preuve de beaucoup plus de clairvoyance en reprenant la vieille recette de la TIPP flottante. Ainsi il s’attaque au symptôme, la hausse des prix, en ignorant la cause, notre consommation excessive d’une ressource qui se raréfie.

Il est temps de sortir de cette casserole qui nous cuit à petit feu avec des recettes dépassées.

Vivement le sursaut samedi 24 mars, avec nos enfants, notre famille, nos amis pour enfourcher nos vélos et faire ensemble à Bordeaux la Velorution Climat.

Pas besoin de se déguiser en grenouille, C’est avec les vélos décorés aux couleurs du printemps qu’on fêtera le renouveau.

L’association citoyenne taca (agir contre le réchauffement climatique) organise avec Greenpeace la Velorution Climat, avec le soutien de Vélocité.

Une Velorution c’est un joyeux convoi en ville de citoyens à vélo pour montrer qu’il s’agit de faire la révolution de nos comportements et détrôner la voiture de sa place en ville.

RV samedi 24 mars 15h au quai St Michel (près du Pont de Pierre à Bordeaux).



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Source : Courriel de Taca, avec info

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