Pour « Silence », l’alimentation peut être autogérée

1er septembre 2018 / Revue S !lence

Dans son numéro de septembre, la revue « S !lence » propose un dossier sur l’autogestion des coopératives alimentaires.

  • Présentation de la revue par son éditeur :

L’éditorial du numéro de septembre de la revue S !lence

L’alimentation, une école d’autogestion !

Face à une alimentation industrielle qui nous échappe, dans laquelle nous ne connaissons ni l’origine des produits transformés que nous mangeons, ni le visage des personnes qui l’ont produite, des alternatives existent.

Le lieu le plus emblématique de cette réappropriation de notre alimentation est le « marché de producteurs ». Les Amap et d’autres systèmes de paniers en vente directe se sont également multipliés, avec pour objectif de retisser des liens entre la ville et la campagne et de dépasser les fossés existants entre le travail de la terre et le plaisir de l’assiette.

Pour les produits secs, les coopératives sont les lieux par excellence où l’on peut trouver un accès à des produits de qualité sans intermédiaires multiples. Cette absence d’intermédiaires permet de conserver des prix à la fois justes pour les personnes qui produisent les aliments, et accessibles aux petits portefeuilles [1].

Magasins de product·rices, coopératives de consommation, supermarchés coopératifs illustrent cette volonté d’un accès économique facilité aux produits écologiques ou locaux, tout en cultivant le lien avec les producteurs et les productrices.

Parmi ces coopératives, certaines ont fait le choix de fonctionner de manière autogérée et sans salarié·es. On y expérimente une forme d’organisation originale, simple, très horizontale, assez facilement reproductible avec peu de moyens, et qui fonctionne.

De quoi interroger nos modèles associatifs classiques. De quoi également donner envie d’expérimenter des formes d’autogestion radicales et inspirantes. Autour de l’alimentation écologique et sociale, mais pas que.
Guillaume Gamblin

Au sommaire

  • DOSSIER Autogérons les coop’ alimentaires !
    Comment se réapproprier notre alimentation sans intermédiaires et œuvrer à un accès à une alimentation de qualité pour tout le monde ? Les « supermarchés coopératifs » connaissent un essor important. Plus discrètement, des coopératives alimentaires autogérées et sans salarié·es fleurissent également, cultivant des formes d’autogestion radicales. C’est ce modèle autogestionnaire inspirant qui est exploré dans ces pages.
    • Les Diony-Coop, c’est l’anarchie… la vraie ! Jean-Claude Richard
    • Oser l’autogestion dans les coopératives alimentaires. Jean-Claude Richard
    • Prairial, la première coopérative écolo de France. Romane Dubrulle
    • Le renouveau multiforme des coopératives de consommation. Jean-François Draperi
  • Et d’autres articles
    • Murray Bookchin nous aide à penser la crise écologique. Pinar Selek
    • La non-violence en héritage. François Marchand
    • Les mirages écolo-sécuritaires de la voiture autonome. Laurent Castaignède
    • Les villes et les territoires en transition en Gironde. Pascal Bourgois
    • De New-Delhi à Genève, marcher pour « la victoire du monde » ! Guillaume Gamblin
    • Compagnonnage alternatif et solidaire
  • Réseau REPAS




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[1Silence a donné voix à certaines de ces initiatives dans son numéro de septembre 2017, « Tout le monde a le droit de bien se nourrir », à propos du réseau VRAC à Strasbourg et à Villeurbanne, et des Amis du Zeybu à Eybens (Isère).


Lire aussi : Allez, viens, on crée notre supermarché !
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