Pour le droit à refuser les grands projets inutiles... sans subir les violences policières

Durée de lecture : 2 minutes

21 novembre 2014 / Collectifs locaux

Des manifestations auront lieu samedi 22 contre les violences policières. A Nantes, des « lettres d’auto-dénonciation » seront déposées au bureau du procureur. « Nous proposons à toutEs les participantEs à la manif d’apporter des idées nouvelles pour instaurer un climat de confiance, et donc de considérer comme un enjeu de s’abstenir de répondre aux provocations des flics ou s’en prendre aux biens matériels. »


Face au déchainement de la répression étatique et des violences policières qui cherchent à museler la résistance et le droit de manifester dans un espace public, nous appelons à reprendre la rue le 22 novembre.

Cette initiative, lancée depuis l’automne, par des comités locaux anti-aéroport, suite aux incessants procès de participantEs à la manifestation nantaise du 22 février, résonne singulièrement avec l’actualité de ces derniers jours et le drame du Testet.

Nous voulons, par cette initiative, dénoncer deux choses. D’abord l’usage d’armes mutilantes et mortelles par la police dans le cadre des manifestations, dans des villes mises en état de siège par des arsenaux comme canons à eau, rues bloquées par des grilles, vidéo-surveillance des cortèges, etc... Ensuite l’acharnement des tribunaux via une justice d’abattage qui condamne les opposantEs, en appuyant les convictions des juges sur les fichiers de la DGSI, police chargée de surveiller les mouvements politiques d’opposition.

Le déroulement de cette manifestation consistera à déposer des lettres d’auto-dénonciation qui seront remises au procureur pour exprimer notre solidarité avec les personnes condamnées et refuser ainsi la stigmatisation des opposantEs aux décisions de l’Etat.

SOYONS CRÉATIFS ET CRÉATIVES POUR MONTRER NOTRETERMINATION !

Le collectif d’organisation de la manif du 22.11 considère qu’il y a un enjeu très fort à reprendre la rue en masse, à ne pas la laisser à la police. Et cela passe par le fait de vaincre la peur collective qui s’est installée ces derniers jours, suite à l’accumulation de blessures, mutilations, incarcérations et tabassage médiatique.

Nous ne condamnons pas les expressions de colère, surtout suite au meurtre de Rémi, mais nous considérons que les affrontements avec la police et la casse participent à faire monter la tension de telle façon que tout un tas de gens ne se sentent pas à l’aise pour retourner manifester, ou bien n’en voient plus l’intérêt stratégique.

Nous proposons donc à toutEs les participantEs à la manif d’apporter des idées nouvelles pour instaurer un climat de confiance, et donc de considérer comme un enjeu de s’abstenir de répondre aux provocations des flics ou s’en prendre aux biens matériels.

Il ne s’agit pas là de porter une critique idéologique sur ces actes mais bien d’une volonté stratégique de reprendre la rue en masse à cette occasion.



Source : Le collectif d’organisation de la manifestation, composé des membres de comités locaux contre le projet d’aéroport, de collectifs anti répression, de membres de différentes associations et d’individuEs (Zone à défendre).

Photo : Sur la zone humide du Testet, le 1 septembre 2014.

Lire aussi : À l’université de Toulouse, un campement contre le barrage de Sivens et les violences de l’Etat.


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