« Un héritage empoisonné », projection en avant première, à Paris

Le mercredi
20
février


Solidaires EHESS fait écho au séminaire mensuel « Penser et lutter avec Bure » et vous invite à venir découvrir le film documentaire d’Isabelle Masson-Loddts, « Un héritage empoisonné » en AVANT PREMIERE à Paris !

>>Synopsis :
Des poisons de 14-18 aux déchets nucléaires : au fil d’une enquête sur l’héritage toxique de la Grande Guerre, se dessine une mise en perspective (d)étonnante. Dans les années 1920, la Belgique et la France se sont débarrassés des rebuts chimiques du conflit dans des territoires défavorisés. L’opposition des populations locales a été balayée par l’urgence des décisions et par les pressions exercées par les lobbies industriels et agricoles. L’actualité révèle que le déni des craintes exprimées à l’époque a favorisé un oubli délétère. Les habitants du nord du département de la Meuse subissent encore aujourd’hui les conséquences de l’amnésie qui a entouré la pollution de leurs terres. Or 100 kilomètres plus au sud, à Bure, d’autres citoyens luttent contre un projet de poubelle nucléaire. Alors qu’un siècle a suffi pour faire oublier le danger des pollutions héritées de 14-18, notre mémoire permettra-t-elle de préserver les générations futures de déchets qui resteront dangereux pour plusieurs millénaires ?

>> Quelques mots de la réalisatrice Isabelle Masson-Loodts : A Bure aujourd’hui comme à Muzeray hier, tous les ingrédients de l’oubli semblent réunis. Bien que ce film soit intimement lié à l’actualité, je veux faire en sorte qu’il s’en détache pour offrir l’occasion d’une réflexion plus large : il y a un siècle s’est ouverte une nouvelle ère, celle de la production de déchets dont les effets délétères se prolongent sur des périodes dépassant la durée de vie humaine, et même celle de nos sociétés. En s’attachant à la question de leur mémoire, ce film est un appel à l’humilité et à l’honnêteté.

« Se peut-il que le nucléaire soit une réalité qui rompt de toutes les façons possibles avec un schéma fondamental ? Nous savons que les civilisations ne font pas le ménage derrière elles. Mais aucune n’a jamais laissé derrière elle des déchets qui resteraient mortellement dangereux pendant des millénaires. Là, nous sommes uniques. Absolument les seuls dans l’Histoire. » Henning Mankell, Sable mouvant, 2015




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Rendez-vous le mercredi 20 février à 19h, à l’EHESS en amphithéâtre Furet, au 105 boulevard Raspail (75006 Paris).
Entrée prix libre en soutien à la réalisatrice Isabelle Masson-Loodts.
Projection à 19h (durée 57 minutes), débat dans l’amphi jusqu’à 21h, on vous propose ensuite d’aller boire des verres dans un bar du quartier !


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