Projection de No Gazaran et débat sur le gaz de schiste à Nîmes

Durée de lecture : 3 minutes


Le jeudi
18
juin



Les pressions sont grandes,
les mobilisations citoyennes ne faiblissent pas

Certes le lobbying politique et médiatique des compagnies pétrolières et gazières se fait de plus en plus intensif : pourquoi se passer de l’extraction des gaz et huiles de schiste présents dans les sous-sols français ? Sous prétexte d’expérimentations scientifiques, les forages risquent de se multiplier.

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales, ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de financer allègrement les gaz de schiste.
Ukraine, Patagonie, Afrique du Sud, Tunisie… Le pétrolier Shell investit tous azimuts pour trouver du gaz de schiste et des hydrocarbures non conventionnels.
Total a fait une présentation des gaz de schiste gentiment nommé gaz de roche mère. Les apôtres du gaz de schiste en France lancent un centre d’information scientifique.

La Commission européenne vient d’officialiser la création d’un groupe d’experts chargés de collecter des informations sur l’exploitation des gaz de schiste et sur d’éventuelles méthodes d’extraction moins polluantes. Le tout dans un esprit d’« échange d’idées équitable et équilibré », assure Bruxelles. Problème : la grande majorité de ces « experts » sont liés à l’industrie pétrolière et gazière, favorable aux gaz de schiste.

Mais aussi le 30 mars dernier, les opposants au gaz de schiste, réunis à Alger, se sont dotés d’une coordination à l’échelle du pays. La contestation s’étend et se structure : née le 1er janvier, elle a désormais largement débordé des lointains sables de la petite ville saharienne d’In Salah, dans le sud algérien. Au nord du Danemark, population et militants bloquent les opérations de prospection pour les gaz de schiste du géant français Total. Celui-ci pensait commencer son premier forage en avril dernier. Chevron a quitté la Pologne.

Et si la loi de transition énergétique prévoie de multiplier par 2 la consommation
d’électricité, le rapport commandé par l’Ademe sur une France 100 % renouvelable en 2050 a fait grand bruit. Intitulé « 40 % d’électricité renouvelable en 2050 : la France est-elle prête ? ». Il avance un potentiel énergétique colossal. 100 % de l’électricité serait produite par des sources renouvelables : hydraulique, éolien, photovoltaïque, géothermie, bois, méthanisation, énergies marines.

Négawatt est prêt à collaborer à cette perspective avec son propre scénario. Partout en France, en Europe et dans le monde, la vigilance et les mobilisations citoyennes persistent.

Le collectif Nimes anti-schiste vous propose :

Jeudi 18 juin 2015 Soirée au SPOT,
8 rue Enclos Rey à Nîmes
Projection du documentaire NO GAZARAN

Accueil à 18h
Projection de 18h30 précises à 20h : le film dure 1h30
A 20h pause : le SPOT nous accueille gratuitement, mais leur bar est ouvert
pour consommer une bière, un jus de fruit, une assiette bio…

De 20h30 à 22h maxi : Echange avec les participants sur le thème :
« Mobilisations et initiatives citoyennes pour une transition énergétique »
en présence de Rémy CARRODANO des Collectifs Gaz de Schiste & EON à Gardanne.



Source : Nîmes anti-schiste

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