Quel avenir pour l’agriculture biologique ?

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22 décembre 2018 / Nature & Progrès

Le numéro 120 de la revue « Nature & Progrès » propose une réflexion sur l’évolution de l’agriculture biologique prise dans la contradiction entre la pratique de l’agroécologie, impliquant une approche globale du vivant, et la société d’aujourd’hui.

  • Présentation de la revue par son éditeur :

Le no 120 de la revue Nature & Progrès propose une réflexion sur l’évolution de l’agriculture biologique. Depuis son officialisation, en 1991, la Bio a vécu plusieurs réécritures de son règlement, diversement appréciées par les mouvements ayant contribué à son émergence. Alors que cette alternative agricole avait été conçue pour contrer les dérives du modèle intensif dominant, une industrialisation croissante de la Bio est observée. En la réduisant à de simples recommandations techniques et à une liste de produits autorisés ou interdits, la règlementation officielle a fait perdre à la Bio son pouvoir de transformation sociétale. Tandis qu’en avril dernier se concluaient les pourparlers du futur règlement européen de la Bio applicable en 2021, la revue Nature & Progrès se penche sur les incidences de ce nouveau virage pour le « logo feuille ». Elle questionne aussi les contradictions fondamentales existant entre la pratique de l’agroécologie, impliquant une approche globale du vivant, et la société d’aujourd’hui. Celle-ci, tout en plébiscitant la Bio, lui tourne littéralement le dos en développant par ailleurs des outils de dématérialisation et d’aseptisation, des approches hors-sol délétères ; mais qui répondent par contre excellemment aux critères de rentabilité du capitalisme. Dans ce contexte presque schizophrénique, quelle évolution pour la Bio ?

Pour aller plus loin.



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