Séisme : « aucun doute », le nombre de morts devrait dépasser les 10 000

Durée de lecture : 4 minutes

12 mars 2011 / par villalard


Le bilan du séisme au Japon pourrait atteindre les 10 000 morts, dimanche 13 mars, 09 h 20.

Source : AFP et REUTERS

Plus de dix mille personnes pourraient avoir été tuées lors du séisme puis du tsunami qui a dévasté la préfecture de Miyagi, la plus proche de l’épicentre, a annoncé dimanche le chef de la police locale, cité par la télévision publique NHK.

Naoto Takeuchi a expliqué qu’il n’y avait « aucun doute » sur le fait que le nombre de morts allait dépasser les 10 000. Samedi, NHK avait rapporté que 10 000 des 17 000 habitants de la ville portuaire de Minamisanriku étaient portés manquants dans cette préfecture.

Pour l’heure, selon l’agence de presse Kyodo, ce bilan serait encore de 1 800 morts et disparus.


Séisme au Japon : 1700 morts, crainte d’accident nucléaire,
vendredi 11 mars, 19 h 45.

Le bilan du tsunami est dramatique : 1700 personnes sont mortes alors que des milliers sont portées disparues. L’inquiétude est toujours très forte autour de la centrale de Fukushima, frappée par une explosion.

Le très violent séisme de magnitude 8,8 à 8,9 et le tsunami qui ont touché le Japon vendredi 11 mars ont causé d’importants dégâts

Ce qu’il faut retenir samedi après-midi :

- Bilan humain. Un bilan des médias fait état de 1700 morts au moins et de 10.000 disparus.

- Alerte nucléaire. Un accident nucléaire est possible dans la centrale de Fukushima. Une explosion a eu lieu dans le batiment du réacteur. Des pastilles d’iode sont distribuées à une population appelée à se calfeutrer.

- Tsunami. L’alerte est levée partout sauf pour les côtes nippones, toujours secouées par d’importantes répliques

- Dommages. Les dégâts semblent considérables. Des pluies toxiques ont lieu près d’une raffinerie en feu.

- Secours. Ils progressent en direction des zones touchées. Des équipes internationales arrivent au Japon.

Le séisme et le tsunami, qui ont dévasté le nord-est du Japon vendredi 11 mars, ont semé la dévastation dans l’archipel. L’épicentre de séisme de 8,9 sur l’échelle de Richter était situé à 24 km des côtes, déclenchant immédiatement un tsunami de 10 mètres de hauteur.

Selon Jiji, une agence de presse japonaise, le bilan humain dépasserait désormais les 1700 morts. La préfecture de Fukushima est la plus touchée, ainsi que la ville de Sendaï, une métropole de 1 million d’habitants. Il y a également des centaines, voire des milliers de disparus. Quatre trains de passagers sont portés manquants tandis que plusieur navires n’ont pas donné signe de vie. Un barrage a cédé dans le nord-est, selon l’agence Kyodo, emportant des maisons sur son passage. Samedi midi, 300 à 400 corps ont été retrouvés dans près de Sendaï, faisant craindre un bilan bien plus lourd. 10.000 habitants d’une ville portuaire manquent à l’appel.

La situation dans plusieurs centrales nucléaires qui fait l’objet de très vives inquiétudes. Un problème de refroidissement du réacteur, immédiatement après le séisme, dans la centrale de Fukushima Daiishi, concentre toutes les inquiétudes. Une explosion a eu lieu ce samedi matin à proximité du réacteur n°2. Des fuites nucléaires sont officiellement envisagée alors que plus de 10.000 personnes ont été évacuées, dans un rayon de 20 km. La télévision japonaise demande aux habitants à proximité de se calfeutrer dans leurs maisons et d’attendre les instructions du gouvernement. Des pastilles d’iode vont être distribuées. La situation reste très confuse.

L’alerte au tsunami a été levée dans l’ensemble du bassin pacifique. Seul le Japon est encore concerné, à cause des risques de répliques. Les secousses les plus importantes se sont d’ailleurs décalées vers l’est, c’est à dire plus loin des côtes nippones. Les vagues, qui ont touché la plupart des côtes du Pacifique, n’ont pas fait de dégâts majeurs ailleurs qu’au Japon.

Les transports restent très désorganisés. L’aéroport international de Narita, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Tokyo, a rouvert après une interruption de trafic de plusieurs heures. Le trafic y est néanmoins très perturbé, comme dans tout l’archipel. Les trains express Shinkansen ont été stoppés dans tout le nord-est et les autoroutes de la région de Tokyo fermées quelques minutes après le tremblement de terre. Le métro et les trains de banlieues sont à l’arrêt.

Les secours tentent de venir en aide aux victimes dans des conditions délicates. Des milliers de secouristes sont à l’oeuvre dans le nord-est. L’Onu et de nombreux pays, dont la Chine et la France, proposent leur aide. Les Etats-Unis, qui disposent de forces au Japon, participent à plusieurs opérations, dont une vers la centrale de Fukushima. L’Australie, la Suisse et le Royaume-Uni envoient des équipes spécialisées.



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